Affiches Espagnoles

Je suis off à Madrid pour quelques jours, ce qui me donne l’occasion de chopper quelques clichés d’affiches à la sauce hispanique. Je ne dirai pas que j’ai raté la rencontre avec un producteur (enfin un mec du bizz) qui disait à deux demoiselles qu’il avait fait venir Woody Allen 2 fois pour je-ne-sais-quoi… C’était dans un bar, et j’ai pas osé m’incruster avec mes deux mojitos… Lose j’vous dit.
Bref, voilà les affiches
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Entretien avec Grégoire Vigneron, réalisateur de Sans laisser de traces
Lundi après-midi, Grégoire Vigneron est allé à la rencontre de blogueurs ciné pour parler de son premier film Sans laisser de traces qui sort aujourd’hui en salle avec Benoît Magimel, François-Xavier Demaison, Julie Gayet et Léa Seydoux, dont voici la bande-annonce :
Voici le compte-rendu écrit complet de cette interview :
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Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E26
Cette semaine nous avons un taquet entre Quentin et James , un petit bilan du BO US et deux critiques de films attendus : Precious qui risque de faire son petit effet cette nuit aux Oscars et Alice de Tim Burton, qui lui ne fait pas son petit effet malgré la 3D.
- Cineblogywood : 3D – Tarantino remet Cameron à sa place
- Rob Gordon a toujours raison : Critique de Precious
- Cinefeed: Du côté des US – semaine du 27/02
- FilmGeek : Critique du film Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton
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Critique Alice au Pays des Merveilles, de Tim Burton

Synopsis : Alice (Mia Wasikowska) approche de ses 20 ans, et depuis son enfance, est hantée par des cauchemars d’un monde étrange peuplé par des créatures mystérieuses. Le jour où le jeune et arrogant Hamish Ascot la demande en mariage, elle s’enfuit à la poursuite d’un lapin blanc, puis bascule dans un terrier qui semble sans fin… Elle atterrit dans le monde de ses rêves. Certaines des créatures la reconnaissent et voient en elle leur sauveuse, pour combattre la Reine Rouge et le Jabberwock.
Notre avis : Un film de Tim Burton est toujours un événement, même si pour beaucoup de fans la déception s’installe de plus en plus à chaque nouvelle réalisation.
Proposer une suite à Alice in Wonderland en adaptant De l’autre côté du miroir était un pari osé, qui, sous les doigts du magicien du cinéma fantasmagorique, pouvait réconcilier le maitre et son art, époque Beetlejuice, Batman, Ed Wood, Edward aux mains d’argent, Mars Attack ou même Sleepy Hollow. Bref, que l’on retrouve un peu de noirceur et de cynisme, mais du vrai, du dur, pas du gothique édulcoré à la Sweeney Todd, pâle caricature de toutes les possibilités créatives du cinéaste.

Au début, on y croirait presque : charme et maquillage blafard d’une Alice exquise de décalage dans ce monde victorien si rigide. Et puis l’arrivée dans Wonderland/Underland est une petite merveille en soi, des textures, des couleurs, une luxuriance du décor plaisante à l’œil, mystérieuse à souhait, où l’ambiance est posée : nous sommes dans un Tim Burton semblant renouer avec ses bonnes vieilles traditions, avec même un soupçon d’imaginaire visuel emprunt à Terry Gilliam. Le design plutôt spectaculaire des créatures et de la Reine Rouge (Helena Bonham Carter) ainsi que le casting 5 étoiles ne faisant que confirmer ces premières impressions.
Et puis… Disney semble avoir arraché les rênes à son réal’ au cours du film, faisant perdre à Alice toute sa splendeur. Oscillant autant visuellement que narrativement entre Narnia et La Boussole d’Or (et parfois Harry Potter, Disney ratisse large), la magie n’opère plus vraiment, si ce n’est à travers les présences fortes heureuses d’un Johnny Depp parfait en Chapelier Fou émouvant et d’une Anne Hathaway « délicate » en Reine Blanche.

Tout semblait être présent pour déguster pendant presque deux heures un délice cinématographique, mais il manque à cette recette l’assaisonnement nécessaire pour relever le goût et sublimer le parfum. L’intrigue est fade, sans véritable enjeu, sans aucune empathie pour les personnages. Pire, Alice parait s’ennuyer autant que le spectateur par moments (la preuve, cachée derrière mes lunettes 3D, j’ai réussi à m’assoupir quelques instants). L’humour absurde et impertinent, pourtant présent dans les contes de Lewis Carroll et le dessin animé, est quasiment inexistant ici. Et quand il surgit enfin, c’est souvent pour tomber complètement à plat. L’esprit ludique et déjanté du « joyeux non-anniversaire » manque cruellement.

Malgré tout, nous sommes dans un film de Tim Burton (je vois bien, fan fidèle, ton désappointement face à la lecture de cette critique amère et je souhaite te rassurer un peu) : Alice au pays des merveilles reste un spectacle cinématographique de bonne facture, mais simplement loin d’être à la hauteur de ce dont est vraiment capable le génie subversif Burtonien. Finalement, il y a 60 ans, Disney, dans son long-métrage d’animation, avait pris plus de risques qu’en 2010.
Un conseil donc : mieux vaut (re)voir le dessin animé avant de se rendre en salle le 24 mars pour apprécier par soi-même ce nouvel « Alice ».
Caro
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Preview d’Alan Wake sur Xbox 360

L’évènement date d’il y a presque une semaine, mais il m’a paru bon de le relayer, avec un certain recul.
C’est cette fois ci grâce à l’agence Edelman que nous avons pu nous rendre mercredi dernier dans les très agréables locaux de Microsoft France pour assister à une conférence de presse avec deux des développeurs du studio Remedy, puis à un essai manettes en main de leur prochain jeu en exclusivité sur Xbox 360, Alan Wake, un des prochains hit en puissance.

Le pitch
En manque d’inspiration pour ses romans, Alan Wake et sa femme décident de s’installer quelques temps dans la jolie ville de Bright Falls. Très rapidement, la situation va dégénérer et plonger dans l’horreur et le surnaturel, plus précisément dans l’imaginaire surnaturel de l’auteur, que l’on pourra suivre en vivant l’aventure et en récoltant des pages de manuscrit à travers le jeu. “A story coming true”, comme ils disent chez Remedy. Joli prétexte pour mettre en place un “semi-survival horror”. Read more
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Critique du film La Rafle, de Roselyne Bosch
Le 21 janvier dernier, j’ai été invitée par Gaumont (merci Pingoo) avec une petite dizaine d’autres blogueurs à aller découvrir La Rafle et sa réalisatrice Roselyne Bosch. J’avais vu la bande-annonce au cinéma et j’avais trouvé l’idée ambitieuse et originale. Avant de voir le film, Roselyne Bosch, qui finalisait le mixage avec son équipe, prit le temps de nous expliquer le sujet de son film : montrer la rafle du Vel’ d’Hiv’, qui n’avait jamais été abordée au cinéma français. Son choix de départ était de prendre le point de vue d’un enfant qui avait vécu la rafle, le Vel d’Hiv’, les camps français, mais qui avait échappé aux camps de la mort. Après des années de recherches auprès des rares survivants, elle trouva celui qu’elle cherchait dans un enregistrement d’émission télé : Joseph Weismann. Il y expliquait qu’il avait pu fuir le camp français juste avant que les autorités ne les envoient dans les camps d’extermination. L’idée de départ de la réalisatrice pouvait se concrétiser et bénéficier de toute la crédibilité d’une histoire vraie. La passion de la réalisatrice pour son projet était très communicative et c’était avec un grand respect et beaucoup de curiosité que je voulais découvrir son film.
Malheureusement, j’ai plus eu les larmes aux yeux en écoutant Roselyne Bosch qu’en regardant La Rafle. Alors oui, c’est toujours gênant d’avouer qu’on a pas aimé un film sur la shoah. En fait, ce n’est pas la première fois que ça arrive. Je n’ai pas aimé La Liste de Schindler et La Vie est Belle. Voilà c’est dit. Certains pourront peut-être penser que je suis un monstre insensible mais à un moment, il faut distinguer Cinéma et Histoire. Et La Rafle, comme tant d’autres films sur le sujet, est en déséquilibre complet entre sa volonté de représenter la terrible Histoire dans toute sa vérité tout en reprenant tous les codes de mises en scène et d’écriture d’une œuvre de fiction.
Alors oui, il y a des scènes très intéressantes dans La Rafle, parce qu’inédites : le Vel d’Hiv, sublimement reconstitué et le rôle des infirmières françaises (comme Annette, jouée par Mélanie Laurent), des médecins juifs (Dr. Sheinbaum, joué par Jean Reno, excellent dans ce rôle) et des pompiers (notamment le Capitaine Pierret, joué par Thierry Frémond) jusqu’à l’arrivée dans le camp français. Ces deux scènes m’ont captivée et émue, elles m’ont interrogée et m’ont donnée envie d’en apprendre plus. Mais ces deux scènes ne durent tout au plus qu’une demi-heure du film (alors qu’elles en sont pourtant le sujet même).
Le reste n’est que mise en scène clichée et “tire-larmes” alternant scènes intimes et empathiques des familles juives et des Justes et fausses images d’archives d’Hitler avec sa famille (écoutant du Wagner…) et de Pétain et Laval complotant dans leur bureau parisien. Le pire arrivant dans les dernières secondes du film, où je me suis rarement sentie aussi mal à l’aise dans une salle de cinéma : colère, non pas à cause du sujet traité dans le film (je ressens cette colère depuis l’adolescence à travers les livres et les documentaires sur les sujets concernant l’holocauste) mais dans ce choix cinématographique jurant comme une ultime fausse note dans une partition déjà bien hésitante. Pourquoi ? Dans quels buts ? Je ressens encore une grande colère pour ce film qui est passé à côté de quelque chose de grand, se réduisant qualitativement parlant à un téléfilm de France Télévisions. On ressent le travail documentaire de la réalisatrice, mais celui-ci est submergé par les vagues de pathos trop présentes, trop… grand public. Ce que je reproche finalement aussi à La Liste de Schindler et La Vie est Belle. Il y a des choses qu’on ne peut qu’évoquer, pas représenter.
Pourtant, tout comme ses prédécesseurs, je sais que ce film est nécessaire, et que le public se déplacera en masse, notamment les profs accompagnés de collégiens et lycéens. Le devoir de mémoire, que ce soit sous une forme ou une autre, est trop important pour condamner trop durement ce film. Et c’est peut-être tout simplement ça qui me met en colère : qu’on ait encore besoin de faire des films pareils, uniquement pour ne pas “oublier”…
Caro
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Critique Shutter Island
Après quatre longues années, Scorsese revient à la fiction avec l’adaptation de l’oeuvre de Dennis Lehane du même nom. Shutter Island est le nom d’une l’île où a été construit un hôpital psychiatrique afin d’y interner les plus dangereux criminels. Leonardo DiCaprio et Mark Ruffalo, U.S. Marshal de leur situation, s’y rendent pour enquêter sur la mystérieuse disparition d’une patiente.
Ne connaissant pas le livre, la comparaison va être difficile, mais je ne pense pas qu’il soit possible de faire ambiance plus oppressante que celle mise en place par Scorsese. A peine les pieds à l’intérieur de l’enceinte de l’hopital, on se sent autant mal à l’aise que peuvent l’être nos deux Marshal : oppressant, conditions météo des plus difficiles et personnel hospitalier qui nous fait nous interroger sur les vrais buts des médecins présents dans cette institution.
Pour arriver à ça, il y a une réalisation précise et jamais laissée au hasard qu’on connaît de Scorsese ainsi qu’un montage impressionnant, qui met en valeur le casting aux petits oignons. A chaque film, je suis impressionné par les capacités de DiCaprio à rentrer dans ses personnages. Ce n’est pas une nouveauté de dire qu’il est le “De Niro” du 21ème siècle pour Scorsese, mais voir cette histoire se construire depuis 4 films fait que c’est aussi pour ça qu’on aime le cinéma (maintenant il ne tient qu’à lui de ne pas finir aussi sa carrière avec Meet the Fockers 13…).
Ne voulant pas rentrer dans les détails de l’intrigue, qui nécessite au minimum 2-3 visionnage selon Martin, Shutter Island est bien la claque cinématographique qu’on était en droit d’attendre. Et ce qui est bien avec 2010, c’est qu’on devrait avoir pour cette année la deuxième vague Scorsese avec sa série Boardwalk Empire actuellement en production et qui sera diffusée sur HBO.
A voir s’il est aussi bon à la télé qu’au cinéma.
Max
Shutter Island – bande annonce VOST
Edit suite commentaire de MG
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A Single Man, un film de Tom Ford
Aujourd’hui sort en salle la première œuvre cinématographique de Tom Ford (qui en est à la fois scénariste, réalisateur et producteur). Tom Ford, c’est le couturier texan qui remit sur pied Gucci dans les années 90, donna un souffle nouveau à la maison Yves Saint Laurent dont il fut le directeur artistique au début des années 2000 et qui décida, au sommet de sa gloire de styliste, de se mettre au cinéma.

Tom Ford propose régulièrement pour ses produits des campagnes de pub « porno-chic » parfois censurées car pas toujours du meilleur goût (je vous laisse faire un tour sur google images pour apprécier par vous-même).
A Single Man est l’adaptation d’une nouvelle de Christopher Isherwood, Un Homme au Singulier (en français), publié en 1964, qui traite d’un professeur homosexuel qui ne parvient pas à faire le deuil de son compagnon. Christopher Isherwood est aussi connu pour avoir écrit la nouvelle « Adieu à Berlin » en 1939, que Bob Fosse adapta en 1972 avec son flamboyant Cabaret.
Le film est aussi produit par Chris Weitz (connu entre autres pour American Pie, The Golden Compass, Twilight 2).
On aurait pu s’attendre à ce que tous ces éléments nous offrent un film trivial, frivole, outrancier.
A Single Man est un film sensible, maitrisé, élégant. Read more
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Photos des films Greenberg, Nowhere Boy, Neds, Encore Un Baiser +BONUS
Voici les première photos officielles des films Greenberg, Nowhere Boy, Neds et Encore Un Baiser.
Greenberg de Noah Baumbach avec Ben Stiller, Amy Adams et Rhys Ifans qui doit sortir le 28 avril 2010 :
Les autres films ne sont pas encore datés mais titillent déjà notre curiosité !
Nowhere Boy de Sam Taylor-Wood avec Aaron Johnson, Kristin Scott Thomas et Anne-Marie Duff :
Neds de Peter Mullan :
Encore un baiser (Baciami) de Gabriele Muccino avec Stefano Accorsi, Vittoria Puccini, Claudio Santamaria.
Et en bonus, l’affiche de L’épine dans le coeur, le prochain film très attendu de Michel Gondry qui revient au documentaire après le très bon Dave Chappelle’s Block Party :












