Télécharger 25 scripts de films de 2013/2014

November 28, 2013 · Filed Under Autour du cinéma, Cool Stuff, Gros Dossiers · 4 Comments 

La campagne pour les 2014 est ouverte depuis plusieurs semaines, ainsi les majors et les indés mettent à disposition gracieusement, for your consideration, les scénarios des films qu’ils aimeraient voir nommés dans les catégories “Meilleur scénario original” et “Meilleur scénario adapté“.

Cette année, il y a du très très bon dont Prisoners et Rush qui sont des modèles du genre.

Ils ne sont pas tous en ligne, mais voici les 24 premiers et comme l’année dernière on vous a fait un petit pack pour tout récupérer d’un coup : Scripts Oscar 2014

MAJ 4 : Ajout de All is lost, Labor Day, Nebraska et Short Term 12 qui étaient passés entre les mailles du filet. Total : 38 Scripts.

MAJ 3 : Ajout de deux très gros morceaux : The Wolf of Wall Street et Saving Mr. Banks. Nous avons donc 34 scripts dans notre Pack Scripts Oscars 2014.

MAJ 2 : Ajout des scénarios de Dallas Buyers Club, Philomena et August: Osage County, qui porte le total actuel à 32 scripts.

MAJ : Ajout de The Amstrong Lie, Tim’s Vermeer, One Chance et du court-métrage The Blue Umbrella.

 

Nommés pour le meilleur scénario original :

  1. Before Midnight 
  2. Philomena
  3. 12 Years a Slave
  4. The Wolf of Wall Street
  5. Captain Philips

Nommés pour le meilleur scénario adapté :

  1. Dallas Buyers Club
  2. Nebraska
  3. Her
  4. Blue Jasmine
  5. American Hustle

 

Tous les scripts :

  1. 12 Years a Slave
  2. 42 
  3. All is Lost
  4. August: Osage County
  5. Before Midnight 
  6. Dallas Buyers Club
  7. Despicable Me 2 
  8. Enough Said 
  9. Frozen 
  10. Fruitvale Station 
  11. Gravity 
  12. Kill Your Darlings 
  13. Labor Day
  14. Lone Survivor
  15. Monsters University 
  16. Mud 
  17. Nebraska
  18. One Chance
  19. Philomena
  20. Prisoners 
  21. Rush 
  22. Saving Mr. Banks
  23. Short Term 12
  24. Spring Breakers 
  25. The Armstrong Lie 
  26. The Bling Ring 
  27. The Blue Umbrella
  28. The Butler 
  29. The Croods
  30. The Great Gatsby 
  31. The Invisible Woman 
  32. The Past 
  33. The Places Beyond The Pines 
  34. The Spectacular Now 
  35. The Way Way Back 
  36. The Wolf of Wall Street
  37. Tim’s Vermeer
  38. Wadjda 

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Critique du film Nos héros sont morts ce soir

October 21, 2013 · Filed Under Critiques · 2 Comments 

Nos héros sont morts ce soir

Un film français qui rend hommage au Film Noir du cinéma d’après-guerre, déjà ça attire l’attention… Ni vraiment un polar, ni vraiment un film sur le catch comme on pourrait le croire au départ, mais plutôt une réflexion sur le thème du Héros, sur le bien et le mal et leur représentation, le noir et le blanc et leur symbolique, l’amour et l’amitié et leurs limites…. Le magnifique noir et blanc et la reprise des codes de films de gangsters, installent un atmosphère unique, entre rêve et réalité. Quand aux acteurs, que ce soit les premiers ou les seconds rôles, la galerie de « tronches » complète à merveille le tableau onirique de . Il évite les écueils du pastiche, de la parodie et le côté « vieux Paris pittoresque de carte postale ». La mythologie rétro qu’il met en scène, il l’aime sincèrement, il se l’approprie pour livrer une œuvre éminemment personnelle.

Nos héros sont morts ce soir_1

Nous sommes en France, au de?but des anne?es 60. Simon est catcheur, c’est le meilleur moyen qu’il ait trouvé pour gagner sa vie. Les combats, mis en scène et bien évidemment truqués, sont organisés par la pègre locale. Un univers pas franchement rassurant, mais c’est plutôt bien payé et par les temps qui courent ça ne se refuse pas. Le milieu a ses codes, chaque combattants porte un masque et un nom de scène bien évocateur pour que le public s’y attache et les dissocie. Il s’identifiera au « bon » et rejettera « le méchant ». Ce sera « L’Ange Blanc » contre « Le Dragon de Bagnolet », « Petit Prince » face au « Bourreau de Béthune ». Simon est du côté du « bien », il porte un masque blanc et sur le ring il est « Le Spectre ». Il a une amitié anciennement amoureuse avec Jeanne, tenancière de bar et grande lectrice, et commence une histoire avec Anna, une jeunette amatrice de musiques nouvelles : c’est l’époque où un certain Gainsbourg commence à faire parler de lui…

Nos héros sont morts ce soir_4

Dans cette vie relativement tranquille, il retrouve son vieil ami Victor, sans boulot, tout juste de retour de l’enfer de la guerre d’Algérie, et lui propose de le présenter à son coach Ferdinand. Victor est costaud, massif même. Il en impose, pour un peu il ferait peur… Parfait, il sera détenteur d’un masque noir et surnommé «L’Équarrisseur de Belleville ». Alors que « Le Spectre » représente la justice et la bonté, « L’Équarrisseur de Belleville » est plutôt censé être de l’autre côté de la barrière. Combat en trois rounds, tous les coups ou presque sont permis et à la fin c’est le masque blanc qui gagne, c’est le bien qui terrasse le mal, il faut bien que le public soit content. Et pour Victor, encore fragile, le ro?le parai?t biento?t trop lourd a? porter. Il aimerait bien pour une fois dans sa vie, e?tre dans la peau de celui qu’on applaudit, qu’on encourage, qu’on adule. Simon sugge?re alors a? son ami d’e?changer les masques. Mais on ne trompe pas ce milieu-la? impune?ment…

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C’est un film sous influence, on pense bien sûr à Jean-Pierre Melville, Jacques Becker ou Robert Wise. Et comment ne pas citer Lino Ventura qui fût lui-même catcheur avant d’embrasser la carrière d’acteur. Les clins d’oeil et références sont multiples mais ne parasitent jamais l’intrigue. Pas besoin d’être cinéphile pour apprécier l’histoire et l’ambiance « polar » qui se dégage du film. Les dialogues sont ciselés, on prend un grand plaisir en voyant exceller en tueur narcissique ou jouer les coachs intraitables. David Perrault signe ici son premier-long-métrage, il convoque ces maîtres mais s’en affranchi parfaitement, la mise en scène est soignée et réussie. Et une fois cette belle machine lancée, ça déménage pour notre plus grand plaisir, jusqu’à un final superbe. Un premier film vraiment prometteur !

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Écrit et réalisé par David Perrault

France 2013 1h37
avec Avec Denis Ménochet, , , Philippe Nahon, Pascal Demolon, ,

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Critique du film 9 mois ferme d’Albert Dupontel

October 14, 2013 · Filed Under Critiques · 3 Comments 

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L’excellent acteur et réalisateur est de retour sur nos écrans, véritable électron libre du cinéma comique français. Il faut l’avouer le gars s’est un peu assagi, la narration est plus fluide, le scénario plus nourri et mieux construit, le rythme beaucoup moins étourdissant que dans ces précédents films… mais il reste le maître de la comédie punk. Son grain de folie est toujours présent, prêt à surgir au tournant de n’importe quelle scène. Dupontel a le don pour inventer des histoires abracadabrantesques dont seul lui à le secret mais toujours emprunt d’une réalité sociale. D’ailleurs, dans la paysage ultra-formaté de la comédie française, Dupontel détonne, c’est le surdoué qui s’ingénie à rester le mauvais élève de la classe, qui dynamite les codes éculés de ce genre. Contrairement à son compatriote Danny Boon, qui lui n’a guère de talent si ce n’est de toucher 7,5 millions d’euros pour ses films (le triste record français pour un réalisateur-scénariste-acteur), nous délecte avec ses comédies de moeurs déviantes et corrosives! Et puis cette fois-ci, il a convoqué la géniale pour camper le rôle principale, une des rares actrices à pouvoir mêler comédie et drame. Elle est formidable et rien que pour ça le film vaut le coup d’oeil!

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Ariane Felder est une juge d’instruction intraitable, droiture, sérieux et abnégation sont ces préceptes. Et dans sa vie de quarantenaire célibataire, pas grand chose d’autre que son boulot. Pas le temps pour sortir s’éclater ou flirter. Mais le soir du 31 décembre, une énorme fête est donnée dans les murs luxueux du Palais de Justice de Paris. Et oui les avocats, juges et consorts ont bien le droit de faire la fête aussi. Profitant de cette débauche organisée, les collègues d’Ariane dont le collant De Bernard, l’embarquent. Dans cette ambiance débilitante, elle s’alcoolise plus que de raisons, il faut au moins ça pour supporter tous ces abrutis pense-t-elle… Le juge Felder s’y emploie avec le sérieux qui la caractérise, siffle flûte après coupe, tant et si bien que c’est au radar qu’elle quitte le tribunal, après minuit, après avoir été contrainte de souhaiter une bonne année à toute cette bande d’andouilles… Bref une soirée à oublier vite fait, et on se remet au travail…Six mois plus tard, notre juge apprend qu’elle est enceinte. Bien décidé à garder le contrôle de sa vie et de son corps, elle veut se débarrasser de l’intrus, mais légalement elle ne peut rien faire. Après avoir effectué des analyses ADN, il s’avère que c’est Bob Nolan, un cambrioleur multi-récidiviste, le coupable de ce crime odieux. Le délinquant est enfermé en prison pour avoir, lors d’un vol, tué le vieux proprio de la baraque et gobé ses yeux (un globophage d’après les experts!). Le chemin pour comprendre ce qui s’est passé et se confronter au terrible Bob sera loin d’être une sinécure.

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Autour du formidable duo Kiberlain-Dupontel, le reste de la distribution est impeccable, avec mentions spéciales à l’avocat bègue et parfaitement incompétent de Bob, joué par , sa prestation est à mourir de rire! On retrouve également en vidéo-surveilleur zélé et Jean Dujardin en traducteur télé en langue des signes, beau programme. Albert s’est amusé a insérer plein de cameo de ses potes dans le film… On y retrouvera avec grand plaisir Terry Gilliam, Yolande Moreau, Jan Kounen ou Gaspar Noé. D’ailleurs la mise en scène maîtrisé de Dupontel, est largement influencé par Gilliam, voir même de Kounen et Noé. Et pour la petite histoire, la juge qui préside le procès dans le film n’est autre que Michelle Bernard-Requin, véritable magistrate dans la vie qui était la protagoniste principale dans le doc 10e chambre – Instants d’audiences de Raymond Depardon. Elle a également été d’une grande aide en le conseillant sur les incohérences de son scénario sur la réelle procédure juridique. Dupontel explique d’ailleurs que c’est après avoir vu ce remarquable documentaire qu’il a eu l’idée de départ de .

Stephen

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9 mois ferme
Écrit et réalisé par Albert DUPONTEL
France 2013 1h22
avec Avec Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel, Nicolas Marié, , , Bouli Lanners…

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17 Posters alternatifs de Gravity

September 30, 2013 · Filed Under Posters et Images · 2 Comments 

A l’image d’Inception ou Spring Breakers, inspire les graphistes et le fandom. Et même si le matériel officiel (comme ce poster Imax) est plutôt chouette, ils proposent leur propre vision du film d’ sous la forme d’affiches alternatives.
En voici une sélection des meilleurs posters alternatifs de Gravity :

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Affiches d’Oldboy de Spike Lee

July 9, 2013 · Filed Under Posters et Images · 3 Comments 

Voici ci-dessus la première d’ de , avec , , et , remake de l’excellent film de Park Chan-wook.

Il y avait déjà un mais exceptionnellement nous avons aussi avoir pu accès à différents projets d’affiches dans des styles assez variés.
On remarquera que la piste retenues est assez stylisés type photo de mode, qui contraste avec la violence des autres et certainement du film.
Petit détail qui tue : sur l’affiche est indiqué “A Spike Lee Film” au lieu du traditionnel “”.

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[Ciné concert] Le Seigneur des Anneaux : Les deux tours, au Palais des Congrès de Paris

June 29, 2013 · Filed Under Autour du cinéma · 3 Comments 

Si cela doit sonner comme un aveu presque ignoble à certaines oreilles, alors tant pis: je crois que je n’ai jamais vraiment adoré la trilogie de Peter Jackson, trouvant ses dialogues pour le moins lourds. Mais boudiou, cette bande son ! A mon sens, le vrai héros derrière ces films, c’est Howard Shore, compositeur attitré de Cronenberg (ou presque), et complice de Jackson sur sa version du Seigneur des Anneaux et du Hobbit.

Alors, lorsqu’on se retrouve invité à aller voir la première des Deux Tours au Palais des Congrès, avec une bande son jouée en direct par chœur et orchestre, on saute sur l’occasion ! Joué / projeté depuis le 26 juin et jusqu’au 29, ce ciné-concert réunit un orchestre symphonique d’au bas mot 80 musiciens, ainsi que 100 choristes. Probablement plus même, je n’avais plus assez de doigt pour compter et étais de toute façon bien trop occupé à suivre le chef et les violons, cuivres, caisses et autres trombones résonnants sur le thème du Rohan !

L’orchestre en question est loin d’être le premier venu, vu que c’est l’Orchestre Colonne. Laurent Petitgirard laisse sa baguette à Ludwig Wicki, compositeur et chef d’orchestre suisse que j’ai découvert à cette occasion. Les chœurs sont également loin d’être inconnus des scènes parisiennes ! Les chœurs Francis Bardot tournent depuis longtemps, et ça s’entend. C’est particulièrement le chœur des enfants qui m’a fait vibrer. La belle cerise sur ce déjà conséquent gâteau musical, c’est la présence de la très agréable voix de soprane de Kaytlin Lusk, interprétant les quelques passages nécessitant une voix pure, principalement les épisodes douloureux auxquels les personnages font face. Je n’oublie pas non plus le soliste enfant dont je n’ai pas retrouvé le nom, probablement issu de la maîtrise des Chœurs d’Enfants d’Île de France vu sa très belle voix, et je lui souhaite de faire carrière.L’intérêt principal du show, c’est bien sûr d’entendre l’orchestre jouer la partition de plus de 3 heures de façon synchronisée à l’image ! Pour ce faire, un appareillage du pupitre du chef a été réalisé: un petit écran, des pulsations visuelles sur ce dernier pour se caler, et roulez jeunesse. Aussi simple qu’efficace. Raaaaah, la bataille de Helm, les guerriers se tapant dessus au rythme des grosses caisses et des cors sous nos yeux !  L’expérience de ce spectacle est réellement grisante, au point de  fréquemment se laisser porter par la musique et les images, en oubliant totalement la présence des 200 personnes sur scène, pourtant bien visibles.L’opération a déjà eu lieu pour le premier volet de la trilogie en octobre dernier. Pour ceux qui n’auraient pas l’occasion de se rendre au Palais des Congrès avant le 29 juin, il suffira donc d’attendre un peu pour voir, et surtout écouter, le troisième volet.

Comme la coutume le veut dans certaines coulisses, le mot de la fin est celui du chef, Ludwig Wicki: «Ce qui est magnifique dans la musique du Seigneur des anneaux,c’est qu’elle mixe avec bonheur des genres aussi variés que la symphonie de type Wagner, le chant grégorien, la musique contemporaine.»

Plus de renseignements ici même.

J’en profite pour remercier Sandra, de Aidem Communication, pour nous avoir permis d’assister à ce concert !

[Norway] Trailer Pionér

June 12, 2013 · Filed Under Nouvelles News, Vidéo · 3 Comments 

Le cinéma et les cinéastes Norvégiens se portent bien, tels qui semble rempiler pour la suite du succès international d´Hansel et Gretel, ou encore le duo derrière (et le moins recommandable ) qui ont été choisis par Bruckheimer pour réaliser le cinquième volet de Pirates des Caraïbes.

Après un remarqué Nokas en 2011, le réalisateur  revient cette année pour le thriller Pionér, qui se déroule à l´epoque des premières découvertes de pétrole en , à une époque où personne n´a posé le pied à une telle profondeur.

En sus d´un casting local, la prodution se paye également quelques stars étrangères telles que (The ) et ().

Déjà vendu pour le marché Américain, Pionér déboule sur les écrans Scandinaves fin août.

Sans plus attendre, le trailer:

 

Armand

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Séries Mania saison 4 : Le bilan

April 29, 2013 · Filed Under Festivals/Conventions, Séries · Comment 

Après une semaine de festival, c’est fini. Malheureusement votre serviteur n’a pas pu faire autant de chose qu’il voulait, dû à certains impératifs. Mais j’ai quand même pu assister à quelques projections et tables rondes pour lesquelles je vous ferai un petit résumé.

Cette saison 4 de Séries Mania fut une véritable réussite, d’après les premiers chiffres 15 000 personnes sont venus au Forum des Images visionner et découvrir des séries venues des quatre coins du monde. Entre rire, larmes et tension, toutes les émotions étaient au rendez-vous. C’est donc sans surprise que le festival a annoncé son renouvellement pour une cinquième année, qui, cette fois se déroulera sur neuf jours (du 22 au 30 avril 2014).

Cette année, le public a décidé de récompenser la minisérie suédoise Don’t ever wipe tears without gloves. Un drame se déroulant dans les années 80 et soulevant la question du sida dans la communauté homosexuelle.

Place maintenant à mes impressions sur ce que j’ai pu voir pendant cette semaine plus ou moins chargée.

Lundi avait lieu la soirée d’ouverture avec la série anglaise , présentée par son acteur principal . L’histoire : Rickie Bennett (Peter Mullan), un riche entrepreneur et mafieux sur les bords veut entreprendre un projet d’envergure, reconstruire une zone abandonnée de  la ville de Brighton. Malheureusement pour lui les choses ne vont pas se passer comme il l’entend quand une bande de mafieux libanais vient empiéter sur ses plates bandes et alors qu’une sorte de démence commence à le toucher. L’homme devient de plus en plus imprévisible et ses deux fils doivent prendre la relève. Le problème est qu’ils vont envenimer les choses.

A partir de ce résumé on peut penser que la série ressemble fortement à Boss, sur quelques points oui. Mais là où Boss est réussie, The Fear l’est beaucoup moins. Le premier épisode est assez accrocheur et l’histoire s’annonce plutôt attrayante, le début de la maladie de Rickie est bien traité et le récit assez clair. Après ça se gâte, l’histoire se complexifie pour pas grand chose et tout devient assez flou. Le rythme devient moins limpide et des flashback viennent ralentir le tout. Si les acteurs s’en sortent convenablement, et notamment Peter Mullan, le réalisateur charge sa réalisation avec des effets de style qui alourdissent la narration. Ce n’est pas un ratage complet mais la série compte beaucoup trop de défauts.

Mes 2 coups de coeurs du festival vont à 2 comédies autrasliennes, et . La première raconte le quotidien de Josh, jeune homme de 20 ans tout juste largué par sa copine et découvrant son homosexualité. Et alors que sa mère fait une tentative de suicide, il doit quitter sa colocation et revenir habiter avec elle. On retrouve quelques points commun avec Girls, la série de Lena Dunham, notamment dans ses dialogues, mais contrairement à cette dernière Please Like Me garde largement ses distance avec le drame. Si certaines scènes s’avèrent tristes c’est immédiatement désamorcé par une pointe d’humour. La série est très drôle, naïve parfois et n’oublie jamais d’être touchante. De plus, une sincérité rafraichissante émane du show de .

A Moody Christmas, est assez particulière sur la forme. Les 6 épisodes de la série se déroulent à noël, chacun 1 an après le précédent. On retrouve Dan, jeune australien travaillant à Londres qui part en Australie pour passer noël en famille. Une famille qui s’avère totalement disfonctionelle. Entre son frère loser,son oncle un peu lourd et soeur psychorigide  entre autres, Dan s’apprête à passer de magnifiques fêtes. C’est sans compter sur sa rencontre avec la belle Cora, petite amie de son cousin. Les situations familiales complètement chaotiques sont très drôles et semblent fidèles à ce que pourrait être une véritable réunion de famille avec ces membres là. La comédie douce-amère nous montre parfois une certaine mélancolie et ne joue pas à fond la carte de la comédie. Phil Lloyd et Trent O’Donnell, scénaristes et créateurs, assument ce basculement vers la dramédie et arrivent à trouver un parfait équilibre entre les deux.

Du côté de l’Angleterre mes séries favorites de ce festival ont été A Young Doctor’s Notebook et . Deux séries diamétralement opposées. La première met à l’ et . N’ayant rien lu dessus quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu que la série virait très souvent dans la comédie. Le récit se centre sur Vladimir (Daniel Radcliffe), un jeune médecin russe envoyé dans un hôpital situé un peu plus loin qu’au milieu de nulle part. A une heure de marche pour être plus précis. Il va faire la rencontre de trois “hospitaliers”, deux infirmières et un assistant plutôt lourdingue. Un individu s’invite à la fête, Vladimir avec 30 ans de plus, que lui seul peut voir. Il est bien évidemment joué par Jon Hamm. Assez surprenant au début mais on s’y fait vite, notamment grâce à une parfaite alchimie entre les deux acteurs qui s’en donnent à coeur joie. Si le ton de la série est au départ humoristique, voire burlesque par moment, il bascule peu à peu vers une certaine noirceur à mesure que le mal être de Vladimir s’installe. Une excellente surprise.

La seconde, Line of Duty suit Tony Gates (), inspecteur de police dont les taux de réussite battent tous les records et devient un héros pour l’ensemble de la police. Pourtant, ce succès tape dans l’oeil de la brigade anti-corruption qui va commencer une enquête sur ses agissements. Polar en cinq épisodes de 52 minutes, la série est très efficace et prenante. Assez référencée, la série imprime une atmosphère parano et étouffante quand l’étau semble se resserrer sur Gates. Les acteurs sont tous très bons et apportent beaucoup de nuances à leurs personnages.

C’est donc fini pour cette année, l’expérience fut excellente et au delà des séries il y a eu de belles rencontres. L’envie d’y retourner est déjà là et une certaines nostalgie s’installe. Que l’année prochaine arrive vite.

 

Romain

 

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Critique du film Iron Man 3 de Shane Black, avec Robert Downey Jr et Gwyneth Paltrow

April 24, 2013 · Filed Under Critiques, Gros Dossiers, Rencontres · Comment 

Synopsis officiel

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi , est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

Commentaire et critique

Après avoir frôlé la mort à New-York (dans ), Tony Stark n’a plus goût à la fête. Enfermé dans son labo avec Jarvis et son équipement toujours plus hightech, renfermé sur lui-même, il ne dort plus, il doute de lui-même et compense en se vouant corps et âme à la création d’armures toujours plus perfectionnées. Rappelez-vous, dans , il portait la Mark 7. Au début de , l’ennui et la dépression lui ont donné le temps et les moyens de travailler sur bien d’autres modèles, puisqu’il met alors à l’essai le prototype de la Mark… 42. Cette dernière est une armure surpuissante et surprenante, mais encore imparfaite et incontrôlable, à l’image de son créateur. Mark 42 est son obsession, sa fuite… C’est le masque qui lui permet d’éviter de se confronter à la réalité de ce qu’il vit et ressent… En effet, il se pourrait bien que le désinvolte, le narcissique, le flamboyant Tony Stark ait un coeur, caché, là encore, sous l’électro-aimant qui lui permet de vivre. Mais entre (sur)vivre pour soi et vivre avec les autres, Tony devra faire un choix : celui de tomber le costume (de fer)…

Kiss Kiss Blank Blank ? :

Le meilleur ennemi de Tony Stark ne serait-il pas Iron Man (et réciproquement) ? Bien évidemment la question a été déjà posée et largement développée, dans Iron Man 2 comme dans The Avengers. Rien de bien nouveau encore ici, si ce n’est que cette fois-ci, Tony n’est plus seul. Ou du moins, il comprend enfin qu’il n’est désormais plus seul…

Pepper l’aime et vit avec lui, elle lui fait aveuglement confiance et le comprend comme aucun(e) autre (hormis peut-être le docteur Bruce Banner, mais ça, c’est une autre histoire que je fantasme). Quand Pepper est en danger, il n’est plus du tout question de rigoler. Tony s’inquiète, s’émeut, se déchaine… ce qui donne lieu à quelques séquences plus sensibles et subtiles que d’autres, mais aussi quelques répliques bien senties et parfois des réactions étonnantes…

Happy a pris du grade, puisqu’il n’est plus son garde du corps (Iron Man n’a pas besoin de garde du corps) mais désormais son chef de la sécurité ; cependant, l’amitié et la complicité entre les 2 n’en demeurent pas moins tendres et fraternelles. Et puis ils sont fans de Downton Abbey. Et ça, c’est sacré.

War Machine, qui avait largement pointé le bout de son masque dans le 2, revient ici en Iron Patriot, customisé par U.S. Air Force aux couleurs subtiles du drapeau américain. Donnant lieu à un certain nombre de plaisanteries et d’un second degré “patriotique” plutôt bienvenu (déjà bien présent dans Captain America et The Avengers), on regrettera pourtant que le personnage du Colonel Rhodes () soit si peu approfondi, ne servant que de faire valoir moral au puéril et excentrique Tony Stark. C’est peut-être ici le point faible du film concernant la “consolidation” de l’entourage proche de Stark/Iron Man : en effet, le traitement Rhodey/War Machine/Iron Patriot est malheureusement assez expéditif et approximatif, frustrant donc.

Cette frustration nous la retrouvons aussi largement en la présence du second rôle féminin interprété par Rebacca Hall, Maya Hansen, qui aurait pu être absolument géniale, si son rôle n’avait pas été si bêtement illustratif. Une jolie fille sympa qui serait AUSSI un génie scientifique ? ça annonçait du très bon dès la 1ère séquence du film (un peu à l’image de l’excellente /Natasha Romanoff dans Iron Man 2), mais sur la longueur, les scénaristes (et les monteurs ?) ont dû trouvé cela trop peu crédible aux yeux des spectateurs et l’ont progressivement rangée dans le placard à plantes vertes. Certainement le plus grand gâchis du film…

Heureusement, les personnages d’Aldrich Killian (, plutôt bon, bien que trop formaté) et surtout celui du Mandarin (, comme vous ne l’avez certainement jamais vu) permettent la construction d’une intrigue plus efficace que celle d’Iron Man 2 et moins risible que celle de The Avengers. Entre expérimentation militaire, nanotechnologies, complot d’envergure (inter)national et terrorisme anarchique, l’intrigue fait surtout appel à Extremis, sorte de virus permettant de transformer des hommes et des femmes en super-mercenaires quasi invincibles et indestructibles (et très enragés). On est très loin du serum de Captain America… Et cette nouvelle forme d’ennemis, on s’en doute, ne peut que donner du fil à retordre à Tony, qui va à nouveau devoir faire preuve d’intelligence et de tactiques de combat et de défense plus ou moins improvisées, donnant souvent lieu à des scènes particulièrement surprenantes et spectaculaires. Et ça tombe plutôt bien, c’est aussi pour ça qu’on va voir un film comme Iron Man.

Iron(ic) Man :

Un des points forts du film est certainement le personnage de ce petit garçon, Harley, qui va aider Tony à un moment où Mark 42 et Jarvis décident inopinément de prendre un peu de repos dans un trou perdu des Etats-Unis, après une scène de destruction remarquablement bien foutue (et presque émouvante) que je vous laisserai découvrir par vous-même. Alors, là aussi, rien de bien exceptionnel dans l’écriture de ce duo Tony/Harley, mais on y retrouve une “ Touch” plutôt réjouissante. C’est surtout dans ce moment du film que le buddy movie se fait sentir, évitant que le film traine en longueur à ce moment de l’intrigue contre Extremis et le Mandarin. Le détournement que fait de sa propre marque de fabrique devient ainsi tout aussi drôle que grinçante, avec quelques répliques savoureuses.

Et alors donc, la grande question : Shane -L’Arme Fatale 1 et 2, Le Dernier Samaritain, Last Action Hero, - Black, ça vaut vraiment quoi, ici ? Reconnaissons que tout ce qui fait le nouvel intérêt d’Iron Man 3 – le petit plus à la recette qui ne change pourtant pas – c’est bien l’arrivée de Shane Black aux commandes. Enfin, aux commandes… La franchise parait parfois comme une armure vide géante tirée par les grosses ficelles des studios.

Mais… Shane Black, grâce à qui Robert Downey Jr avait ressuscité dans le génial Kiss Kiss Bang Bang (2005), a réussi à placer quelques fils supplémentaires là où généralement on ne trouvait plus grand chose. et , malgré tous leur mérites (un travail d’écriture plutôt sympa au niveau des interactions entre les personnages pour The Avengers, notamment), avaient malheureusement bien trop disparus derrière de grosses blagues potaches (efficaces, certes) et des idées visuelles marquantes, mais rongées par un excès d’effets en tout genre qui perdait le spectateur et le sens même du film.

Alors, soyons (voyons) clair, ce n’est pas non plus la panacée avec Shane Black, mais il s’en tire plutôt honorablement, même dans les scènes d’action. Comme dans les autres films, le climax est toujours aussi spectaculaire et virevoltant, dans l’excès permanent, mais ici, nous restons face à un excès “sous contrôle”. En effet, contrairement à la fin d’Iron Man 2 et de The Avengers où l’on bascule très vite dans un excès grotesque involontaire, ici, la mise en scène et l’écriture des scènes d’action parviennent à rester dans une certaine maîtrise (toute relative) du spectaculaire. L’écriture et la mise en scène de Shane Black permet ainsi au spectateur de toujours se situer dans l’espace et le déroulement des actions plus qu’impressionnantes, sans jamais perdre (ou presque) le contrôle de ce qu’il est en train de regarder et comprendre de la situation. Vous en aurez plein les yeux (surtout avec la 3D relief, très efficace), mais sans être pour autant aveuglé par le feu d’artifice permanent. Et c’est suffisant rare pour que cela soit souligné.

A coeur ouvert :

La sortie d’un nouveau film de chez , c’est la promesse d’un bon divertissement grand public, cool et spectaculaire : c’est par excellence la sortie entre potes et la sortie familiale (enfants, parents, grands-parents,…). La sortie d’un nouvel Iron Man (inclus The Avengers), c’est aussi la promesse d’un show inégalable de Robert Downey Jr, décomplexé à souhait, réjouissant d’extravagance, d’impertinence et d’auto-dérision. Un acteur (et un personnage) qui se veut, bien évidemment, davantage charismatique que Thor, Captain America et autres Hulk. Iron man 3 se lance ainsi assez fièrement au sommet de l’ensemble des derniers Marvels, plaçant la barre haut, barre que certainement seul The Avengers 2 cherchera à atteindre.

Rien de nouveau cependant sous le soleil de la franchise : la recette est toujours la même (mais elle fonctionne, pourquoi la modifier ?), cependant ici, quelques surprises et coups de théâtre (des spoilers sur lesquels je n’insisterai pas, vous verrez bien par vous-mêmes) permettent d’ajouter une saveur nouvelle, saveur un peu piquante que certains adoreront, que d’autres oublieront très vite après l’avoir goûtée.

Malgré la participation appréciée de Shane Black, l’intrigue d’Iron Man 3 aurait pu être davantage consolidée, mais dans le genre, on a rarement vu mieux. Alors le temps de la projection, ne boudons surtout pas notre plaisir ! Et promis, Robert Downey Jr réussira toujours à vous tirer un paquet de sourires et même quelques éclats de rire sincères et spontanés :-)

Caroline

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Vidéo de la conférence de presse parisienne d’Iron Man 3

April 23, 2013 · Filed Under Rencontres, Vidéo · 1 Comment 

2ième jour de notre semaine 3 avec la vidéo intégrale de la conférence de presse de et , ainsi que la version audio pour écouter tranquilou au bureau avant la sortie du film demain et notre critique.

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