Festival International du Film de Gent – Episode 1
Salut à tous !
Je suis actuellement à Gent (aka Gand ou Ghent) pour le Festival International du Film. On en avait déjà parlé sur FilmGeek, le festival de Gent est un festival qui, en sus d’une classique compétition filmique, est également centré sur la musique de film avec une série de concerts et un entretien de plus de 3 heures avec Mr Umebayasi, compositeur, entre autres, d’In the Mood for Love. Cette année, le cinéma asiatique est mis à l’honneur.
Le festival a commencé le 6, mais il était impossible pour moi d’arriver avant hier soir. Après un voyage cumulant les retards (merci l’inefficacité indolente du personnel de KLM à Schipol), j’ai posé mes valises dans le centre de Gand.
Cette arrivée tardive va m’empêcher de voir la majorité des films en compétition, mais permettra néanmoins de découvrir de belles choses. Le festival est bien organisé et fonctionnel, gageons qu’il gagnera ses galons de festival européen plus connu des cinéphiles et mélomanes !
Aujourd’hui, donc, J1 pour ma présence à Gent. J’en profite pour remercier mes autres partenaires UniverCiné et Armand LeHess Autofunding Corp. (NDF : un peu plus est ça faisait ALACON)

Début tranquille avec un des films que je voulais vraiment voir : le nouveau documentaire d’Oliver Stone.
Intitulé South of the Boarder, le film du réalisateur américain veut mettre en lumière les profondes mutations socio-politiques qui ont réuni les principaux pays d’amérique du Sud dans une démarche démocratique, socialiste et dans une volonté de refus de l’hégémonie du Fond Monétaire International (FMI) et des Etats Unis.
Au cours de l’introduction de son exposé, Stone rappelle le matraquage médiatique anti-Chavez (principalement) sous l’administration Bush, dans des termes extrêmistes dont nous n’avons pas tellement eu vent en France.
L’heure trente qui suit est utilisée par Stone pour présenter ses entretiens avec Chavez le Vénézuélien, mais également les dirigeants du Brésil, de l’Argentine, de la Bolivie ou encore de Cuba. Stone a l’intelligence d’aller voir les “nouveaux” dirigeants qui veulent une Amérique du Sud unifiée et autonome, qui sont tous issus de minorités sociales ou ethniques.
Pour avoir passé quelque mois au Vénézuéla entre 2004 et 2007, j’ai apprécié la peinture plutôt juste donnée par le métrage de Stone. Au contraire d’un Moore qui provoque, Stone nous propose une vision qui semble être objective, même s’il abuse parfois d’effets de style ou d’artefacts musicaux telles que l’utilisation du thème de Medal of Honor (oui la BO du jeu vidéo composée par Giacchino) pour donner un ton patriotique à une scène du film. Tout n’est bien évidemment pas aussi rose que le ton optimiste du film pourrait nous le faire croire, mais Stone est clair dans son approche: il ne discute pas des conditions de vie du peuple, mais uniquement des changement d’approche politique et pourquoi ces pays sont déclarés comme des dictatures par les Etats Unis.
J’essaierai de faire un écrit plus complet quand j’aurai digéré les propos et réuni des arguments solides pour soutenir et/ou réfuter les propos de Stone.
Je vous conseille néanmoins ardemment la vision de ce documentaire car l’Amérique du Sud unifiée et stable sera un interlocuteur des plus importants dans les années à venir et pas uniquement de par les ressources naturelles (enjeu d’un contrôle Américain of course) phénoménales dont ces pays disposent.
Le Brésil, grâce à son pétrole et à titre d’exemple, a effacé sa dette au FMI et dispose de suffisamment d’argent pour racheter les dettes de l’Etat Français (tout comme la Norvège d’ailleurs)…
Après ce moment plutôt intellectuel, j’ai visité l’exposition “Anime ! Hi Art-Pop Culture” (cliquer pour lire le dossier de presse).

Cette exposition, qui ne s’est pas beaucoup montrée, retrace les grandes évolutions de l’histoire de l’animation japonaise, les grands hommes et grand studios tout en présentant rapidement les grands genres d’animes. Cette exposition est issue d’une collection personnelle d’une grande richesse avec moults croquis de maîtres. On regrettera que la présentation ne sorte pas du cadre des supports disponibles pour être exhaustif: si l’on y parle de Studio Ghibli (avec Takahata et Myiazaki), on ne parle pas de Studio IG. Akira est montré, mais nulle trace de Ghost in the Shell qui me semble pourtant un incontournable. Je ne suis ni un grand fan ni un grand connaisseur d’anime ou des très nombreuses séries issues des studios japonais, mais j’ai néanmoins apprécié la visite de cette exposition qui rentre dans le cadre thématique du festival et qui se visite gratuitement.
Demain s’annonce plus chargée avec 5 films dans la journée, dont une bonne partie est déjà passée en avant première en France. Ca ne m’empêchera pas d’en parler.
Allez, zou ! Une douche et les trappistes m’attendent !
A Lire également sur Filmgeek :
Coup de pouce : Vivre !
Mon amie Sandra d’In the mood for cinema a débuté la rentrée à 200 à l’heure mais entre deux festivals et le lancement de sa boutique de merchandising, elle trouve le temps de soutenir un film qui lui tient à coeur et c’est donc normal que je lui file un petit coup de main !
Il s’agit de Vivre ! d’Yvon Marciano, sorti ce mercredi dans une douzaine de salle, avec Aymeric Cormerais, Jean-Jacques Levessier, Lydie Waï et pleins d’autres que j’avoue ne pas connaître non plus ^^.
Voici le synopsis officiel :
A l’enterrement de leur meilleur ami Mathieu (40 ans), quatre garçons et trois filles se rencontrent pour la première fois : ils ont entre 22 et 26 ans, connaissaient tous Mathieu séparément, et chacun d’eux croyait être son seul ami. Cette rencontre imprévue est pour eux le point de départ de nouvelles amitiés, et d’un nouvel élan. Et surtout, elle leur donne envie, après la mort de Mathieu, chacun à sa manière, de célébrer la vie.
Et le film annonce :
Pour avoir une idée encore plus précise du film, vous pouvez retrouver la critique de Sandra ainsi que celle de Pascale ici.
Comme ce WE il va faire un temps à aller au cinéma, pourquoi ne pas aller découvrir Vivre !?



