Le Jeu des 7 Erreurs Badass
En un mois sont sorties 3 bandes-annonces qui m’ont bien fait triper : The Expendables, The A-Team et The Losers. Trois films qui en voulant faire dans la finesse et la délicatesse, ont pris d’étranges similitudes.
En fait nous n’allons pas vraiment jouer au jeu des 7 erreurs (parce qu’il n’y en a pas autant) mais plutôt tenter de faire une petite liste des points communs de ses trois films et établir la recette la parfaite bande-annonce de bourrin :
- Une équipe de mercenaires ex-militaires qui ont chacun une spécialité
- Un leader dur au grand coeur qui fume des gros cigares
- Un casting soit has-been soit never-been mais respectueux des quotas
- Un vilain propre sur lui entouré de gros bras à l’oeil torve et d’une tripotée de soldats incapables
- Des hectolitres de testostérone et quelques gouttes de sang et de sueur dans lequel baigne des douilles
- Des chapeaux de cowboys et des marcels pour cacher les tatouages abimés par les cicatrices
- Des motos, des camionnettes et des hélicos qui exploseront forcèment comme si ils avaient été plein de munitions trempées dans le napalm
- Et enfin, mettez le nom de l’équipe comme titre du film et vous obtenez les trois trailers suivants.
Bonus version SF :
Je vous laisse en trouver d’autres dans les commentaires
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C’est pas Persée mais Pompée !
A l’occasion de la sortie en salle du Choc des Titans (dont voici ma critique), une jolie campagne de publicité a été lancée sur des bus de la RATP. Initiative sympathique et adaptée, mais pas originale :
L’idée ayant déjà été adaptée il y a plusieurs mois à Copenhague pour la promotion de leur zoo.
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Critique du film Le Choc des Titans (2010)
Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant d’avoir la seconde grosse déception de 2010 (après Alice) : Le Choc des Titans, version 2010/Louis Leterrier/3D. J’ai attendu 2 jours pour tenter de digérer mais malheureusement, ça me reste sur l’estomac.
Pour remettre dans le contexte : je ne suis pas un fan absolu de la version 1981, même si je l’avais apprécié, je m’en souviens à peine, je me rappelle du charme désuet des SFX. Le bestiaire m’avait surtout marqué : la chouette dorée, le Kraken et surtout Méduse. A part ça, je ne suis pas particulièrement attaché à cette oeuvre et donc plutôt ouvert à une nouvelle vision du mythe.
Malheureusement, de nouvelle vision il n’y a pas : on assiste ici à un patchwork indigeste de séquences sans lien, fourre-tout d’SFX allant du médiocres au très bons de temps en temps, scènes d’action illisibles entrecoupées de plans larges de jolis paysages naturels.
Parlons-en justement de ces paysages : ils sont magnifiques et donnent un peu de répit avec leur côté “Seigneur des Anneaux”. Malheureusement, on ne s’y attardent jamais, soit les plans sont trop courts, soit la caméra bouge tellement que le souffle épique n’arrive jamais. Enfin, effet secondaire regrettable : leur beauté éphémère rend les plans truqués, en particulier ceux des cités antiques, très très laids.
Ajoutez à cela un design des monstres plus que classique (Méduse=Angelina Jolie dans Beowulf, Kraken=Godzilla façon Emmerich, Scorpions=arachnides de Starship Troopers, etc.) et une intégration douteuse compliquée par une mise en scène des séquences d’action peu inspirée et vous obtenez un truc assez désagréable visuellement.
Bon, en écoutant la promo de Louis, il ne réalisait pas un film d’action mais avait souhaité se concentrer avant tout sur les humains. Admettons, le choix du casting va dans ce sens : Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes, Jason Flemyng, Gemma Arterton, Mads Mikkelsen, Ashraf Barhom…
Mais voilà, le plus gros gâchis se révèle être finalement le casting : il y avait pourtant tant à faire. Peut-être pas au niveau de Sam Worthington (arnaque ou réel potentiel, je commence à désespérer) qui n’a pas non plus aidé par ses lignes de dialogues faméliques, mais surtout pour Liam “Pimp My Armure/je te passe un coup de polish” Neeson, Ralph “je m’emmerde comme un rat mort et ça se voit” Fiennes et Gemma “potiche ou plutôt amphore” Arterton, etc. qui sont ici à la frontière du cachetonnage et de l’ennui mortel.
Même les phrases chocs tombent à plat (“Release the fucking Kraken FF$!!!“) et passent sans la moindre vibration.
(Petit parenthèse sur la prestation honteuse de Mouloud : ce n’est pas tout de vouloir faire jouer ses potes, mais encore faut-il qu’ils ne soient pas trop mauvais, au point de réussir à flinguer les 12 mots qu’ils ont à sortir en 1h30. Vraiment, j’avais honte pour lui.)
Et encore, je ne vous parle pas de l’affreuse version 3D qui renvoie aux pires souvenirs de la mode des 80s, le film n’ayant pas été conçu pour cet effet au départ, elle est ici complètement inutile et empire même les choses.
Bref, c’est un film sans âme et ni coeur, un comble pour un film “humain” !
Il aurait fallu se poser un problème dès le départ : soit faire un remake de la version de 1981 en essayant de garder sa simplicité/naïveté et son esprit, soit faire un reboot en modernisant le mythe d’origine (en relief pourquoi pas ?).
Leterrier, lui, ne s’est pas posé ses questions à temps, il nous offre là un objet bâtard, le cul entre deux chaises, avec un scénario d’un autre temps mâtiné d’une bouillie visuelle.
On en ressort frustré, devant un tel potentiel gâché, en fin de compte, Louis Leterrier n’aura réussi qu’une chose : créer le Complexe de Persée.
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