Critique du film Argo

October 22, 2012 · Filed Under Critiques 

[NDLR : Cette critique a été rédigée par une Rédactrice Invitée Anonyme]

En 1979, l’ambassade américaine est prise d’assaut par des révolutionnaires iraniens. Des américains sont fait otages mais six réussissent à s’échapper du chaos et se refugient à l’ambassade du Canada. Pour les rapatrier avant qu’ils ne soient retrouvés et exécutés, la CIA en la personne de Tony Mendez, expert en exfiltration, imagine un plan : les faire passer pour une équipe de tournage canadienne venue en Iran en repérage pour leur film de science fiction ‘’.

Après et , démontre avec Argo qu’il est un réalisateur au potentiel croissant et impressionnant. À la seconde où Argo débute, on est cueuillis, et on ne lâche pas (on se souviendra longtemps de cette longue scène d’introduction où la caméra énergique se déplace à travers le peuple iranien en furie).

Le film se découpe en trois parties bien distinctes, chacune d’entre elles ayant sa manière propre d’être filmée. Ben Affleck dit s’être inspiré de L’Affaire Thomas Crown (1968) de Norman Jewison ou encore du film Les Hommes du President (1976) de Alan J. Pakula pour toute la partie sur la CIA. Cette stylisation très marquée d’Argo contribue grandement à la réussite du film. Historique de par son point de départ, Affleck joue tout au long du film sur deux tableaux. Celui de l’Iran avec sa révolution et ses prises d’otages mais surtout l’autre qui est la création de la mission. Hollywood et sa capacité à créer de faux films, vendeur de rêves et sauveteur d’otages. L’illustration parfaite est cette scène magistrale de parallèle entre la lecture de scenario du film Argo par les pseudos acteurs et créatures du future du film et le discours anti américain d’une militante iranienne. Mélange donc de réflexion sur le cinéma hollywoodien mais aussi de tensions qui s’entremêlent. L’arrivée en Iran de l’expert, l’explication du plan et enfin l’application de la mission, tourne le film dans une phase terrifiante, tendue et au suspense insoutenable. On a beau connaitre l’histoire et peut être savoir comment ca se finit mais l’important est de voir comment Ben Affleck nous la raconte. À noter aussi les performances des acteurs qui sont tous aussi juste les uns que les autres. Le couple John Goodman et en pontes d’Hollywood est d’une drôlerie rare, chacune des leurs apparitions fait mouche. Une petite mention spéciale à ému aux larmes à la fin du film, immense acteur que nous ne présentons plus (cf ) et que nous aimerions voir encore dans des rôles plus importants au cinéma.

On rit, on s’émeut, on s‘accroche à son siège, Argo est un grand film qui nous démontre une troisième fois que Ben Affleck est un des meilleurs metteur en scène de sa génération. Nous ne serons donc pas étonnés de voir le film nommé et voire oscarisé de multiples fois à la prochaine cérémonie.

… Et dans le cas contraire on leur dira: !

Rédactrice Anonyme Invitée par Allociné que l’on remercie !

A Lire également sur Filmgeek :

Comments

2 Responses to “Critique du film Argo”

  1. L’hebdo des blogs ciné : Argo, Looper, The King of New York et Télé Gaucho… | Filmosphere on October 28th, 2012 15:38:07

    [...] Filmgeek : Critique du film Argo [...]

  2. zorg652 on November 14th, 2012 22:32:57

    “On a beau connaitre l’histoire et peut être savoir comment ca se finit mais l’important est de voir comment Ben Affleck nous la raconte” C’est ce qu’il faut retenir oui. Très bonne critique.

    CINECTUEL.FR/a>

Leave a Reply