[Crazy] Remix cinés de Pogo.
Vous connaissez Pogo? Pas le pogo des concerts de metal, pas le titre “Pogo” de Digitalism, Pogo. Ou plutôt Nick Bertke aka Pogo. Le bougre s’est amusé à sampler et remixer de grands classiques pour les transformer en titres de musique électronique.
Il bosse sous FLStudio et le résultat est particulièrement impressionnant, parfois un peu ridicule mais c’est totalement geek -surtout le clin d’oeil à GladOS (les joueurs de Portal comprendront)- et par conséquent indispensable.
100% Terminator 2:
Mais le meilleur reste sans doute son remix d’Alice au Pays des Merveilles, qui a dépassé les 8 millions de vues.
Enjoy.
Armand
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[Analyse] Licences Américaines Billionnaires.
Salut,
Ca faisait un bail.

Le cinéma, c’est de l’art et du business. Enfin dans l’autre sens. Ou pas.
Pour comprendre le succès d’un film, notamment aux USA, on pense à comparer son budget et ses recettes. Quand on n’est pas dans le biz, c’est difficile d’apprécier ce succès quand on ne connaît pas la somme mise en jeu dans le marketing.
C’est encore plus difficile quand certains comparent un film sortant en 2012 et un film sorti 15 ans avant. Pour vraiment comprendre une carrière de film sur le territoire US, il faut prendre en compte l’inflation. In fine, on se retrouve donc à comparer les choses vraiment comparable, à l’instar des sommes du nombre d’entrées sur le territoire français.
Dans cette “analyse”, j’aimerais remettre en perspective les séries ou licences qui ont dépassé le billion (ou milliard) de dollars en recettes cumulées sur le territoire américain. Cela permet de comprendre parfois pourquoi les producteurs s’attachent ou s’acharnent à faire (re-)vivre certaines licences malgré des chiffres à priori décevants pour les derniers opus.
Les chiffres qui suivent sont issus de boxofficemojo (dont la mise à jour est un bonheur pour tout fan de dollars), en regardant les recettes cumulées, le nombre de films de la franchise (sans y ajouter les ressorties).
Ces chiffres sont virtuels, ils reflètent le nombre de places vendues pour chaque film, multiplié par le prix d’une place en 2011. Les sommes engrangées ne sont donc pas réelles mais le ratio budget/recettes est sans doute pertinent. Les plus curieux iront voir sur le site pré-cité; il comporte moultes comparaisons et autres informations budgétaires.
Si l’ensemble paraît évident, il y a tout de même quelques surprises, en tout cas je l’espère.
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[JV OST] BO de Portal 2 en téléchargement gratuit.
Le jeu de Valve (Half Life, Team Fortress, Portal, Left 4 Dead, Steam) est dans les bacs depuis un mois et se porte plutôt pas mal. Si vous aimez le jeu et sa BO, vous serez heureux d’apprendre qu’elle est disponible en téléchargement gratuit et légal ICI.
Merci qui ? Merci Valve !
Bonne écoute, en attendant le prochain volume.
Armand
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[Bande Originale] Hanna, des Chemical Brothers

Tout le monde connaît le groupe anglais The Chemical Brothers. Du moins, si vous ne les connaissez pas, vous avez forcément entendu de leur musique en jingle TV ou dans de nombreux films (notamment Kick Ass).
Petit rappel avec certaines des meilleures pubs jamais faites, réalisées par Michel Gondry pour Air France, portées par The Chemical Brothers (le titre s’appelle Asleep from Day):
L’année dernière The Chemical Brothers nous gratifiait d’un nouvel album, Further, que je ne saurais trop vous recommander. S’éloignant toujours plus du big beat initial (et des titres démoniaques tels que Get up on it like this ou Block Rockin’ Beats), Further est riche en ambiances variées et en sons triturés. Plus poétique, Further n’en reste pas moins un album d’électro qui sait envoyer les basses. La grosse nouveauté de l’année dernière c’est la composition d’un track (Don’t Think) pour le Black Swan d’Aronofsky dont on vous avais déjà parlé en ces lieux. Le titre n’est disponible que sur la version digitale de Further ou sur le CD Japonais de l’album.
Cette année, ils ont remis le couvert pour Hanna, le film de Joe Wright à sortir en France au début du mois de juillet (alors qu’il a déjà fini sa carrière aux USA). Plus extrême, le score composé par le duo anglais garde évidemment une relation avec leur travaux précédents, mais se fait nettement plus violent. A l’image du film, sauvage, les titres de Chemical Brothers sont sans concessions. Le thème principal est efficace, l’ensemble est agrémenté de différents instruments créant de nombreuses ambiances. On penserait parfois au travail de Bruno Coulais sur Coraline, aux Dust Brothers de Fight Club, à une pincée de Damon Albarn (Monkey Journey to The West), mais c’est surtout un album 100% Chemical Brothers qui explose le enceintes. On retrouve les sonorités issus de 15 ans d’expérimentations électroniques mais également une fraîcheur inattendue et une efficacité de tous les instants.
Le score d’Hanna surprend l’oreille et devrait ravir les fans de musique électronique, les fans de Chemical Brothers et les fans de bandes originales vraiment originales, sans déchets et qui s’écoute même sans avoir vu le film. Un incontournable dans son genre. Et parce que la vie est bien faite, on peut en écouter une bonne partie >>ICI<<
Armand
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Séance de rattrapage: Hell Driver (Nick Cage)
Le cas de Nicolas Cage est intéressant. Après avoir passé ses jeunes années dans le cinéma indépendant et les pelloches de genres peu recommandables, il devint une superstar grâce à un deal de 5 films avec Jerry Bruckheimer au milieu des années 90. Le flair alors infaillible du producteur ambitieux réunit avec succès Michael Bay et Nick dans un des meilleurs films d’action post-Die Hard/l’Arme Fatale: The Rock. Le succès se poursuivit avec Les Ailes de l’Enfer et 60 Secondes Chrono. Parallèlement, il participera à la bonne entrée de John Woo dans le cinéma américain grâce à sa prestation exceptionnelle dans Volte/Face. Jusqu’au début des années 2000, Cage est donc bankable et un action-man inespéré. Il n’en oublie pas le cinéma de genre avec 8mm ou l’excellent Snake Eyes et joue même pour Scorcese. C’est à ce moment là que les choses se gâtent avec les plantages de Capitaine Corelli ou Windtalkers (auto-parodie involontaire de John Woo qui sera tout aussi ridicule que financièrement désastreuse). Cette crise de rentabilité est en partie contrebalancée par de belles performances dans un cinéma plus indépendant (chez Jonze ou Scott), où son jeu s’exprime à merveille.

C’est encore de Bruckheimer que viendra le salut avec Benjamin Gates, rôle d’aventurier qui lui va à merveille et qui marque son retour à la grosse rentabilité. Depuis 2004, Cage alterne les succès et les fours (le lamentable Next et le sous-estimé Bangkok Dangerous), tourne au moins 2 films par an et a une coupe de cheveux toujours discutable. Son goût pour le cinéma bis et la diminution de son cachet l’orientent cependant vers un côté qu’il avait peu développé: la série B sans prétention, parfois excellente (Kick Ass), parfois tenant plus du plaisir coupable.
Depuis le début d’année, Nico a été à l’affice de deux films à moyen budget, très moyen même: Le Dernier des Templiers et Hell Driver (on y arrive enfin). Pour le premier, 40 millions de dollars dans les caisses (dont 7 et quelques dans sa poche), une ambition au-delà des moyens, mais un réalisme dans la mise en scène, qui permet d’optimiser la thune en quelque sorte. Pas déplaisant, le film fantastique doit beaucoup à la présence impeccable du Sieur Cage, bien appuyé par un Ron Perlman toujours adéquat dans ce genre de cinéma. Après, avec 40 millions on ne fait pas de miracles et les VFX finaux sont ridicules.
Hell Driver (Drive Angry en VO) et pour sa part une sorte de vigilante mélangeant allègrement du Ghost Rider et du Death Proof. Réalisée Patrick Lussier (l’auteur du mauvais Meurtres à la Saint Valentin 3D et d’une tripotée de DTV minables), le film est assumé comme un série B tirant vers le Z, gore et pleine d’humour simplet. Lussier a la même approche qu’Aja dans son Piranha 3D: des effets visuels pour la plupart ratés contrebalancés par un scénario simplifié à l’extrême (beuf) et une série de scènes cultes. Point d’ambition artistique, point de prétention d’aucune sorte, Hell Driver se veut l’anti Ghost Rider par excellence: on s’y amuse. Avec une telle approche, le spectateur est donc disposé à tolérer une 3D qui devait déjà être dégueu en salles, mais qui se révèle vraiment affreuse en bluray 2D, à tolérer aussi tous les stéréotypes de mise en scène que l’on avait déjà subi dans le précédent métrage de Lussier ou dans Destination Finale 4 (objets variés en CGI foirés fonçant vers le spectateur). On ne peut qu’applaudir des acteurs un peu en roule libre mais dont le cabotinage sert le film à merveille. Cage et Fichtner sont parfaits, Amber Heard délivrant quand à elle une partition mémorable.
Echappé de l’enfer en bagnole, Cage veut récupérer sa petite-fille, tombée aux mains d’un taré sataniste. Amber l’aide contre sa volonté (du moins au début) alors que Fichtner le poursuit pour le ramener chez Satan (l’habite). Les bagnoles, si possible américaines cultes, sont partie prenante du film. Lussier n’est cependant pas Tarantino, son film n’a jamais l’essence de Death Proof. Néanmoins, certaines poursuites bien troussées et quelques plans couillus sauvent plutôt bien la mise. Autre acteur moins évident, l’Amérique profonde. Avec une galerie de personnages secondaires tout aussi abrutis que jouissifs, Hell Driver fait mouche avec presque autant d’efficacité que dans les films de Rob Zombie. Leur destin varié mais généralement funeste est un plaisir à découvrir.
Hell Driver est un film pour cinéphiles. Qu’on ne s’y trompe pas, le cinéphile concerné fait partie de cette minorité qui rit grassement devant The Devil’s Rejects, Halloween 2 (2009), Piranha 3D ou encore la duologie Hostel.
Toi, lecteur de Filmgeek qui aime les films assumés, qui aime le rock (la bande son est plutôt bien vue), les rednecks, les vieilles Charger SS, les coups de pioche dans la caboche, les scènes cultes (Nick s’activant au lit avec son cuir, ses lunettes de soleil, son cigare et sa bouteille de Jack), les référence au cinéma bis, tu devrais t’amuser.
Hell Driver n’est pas un grand film, ce n’est même pas un vrai bon film; mais il a pour lui un manque de sérieux, une pêche d’enfer et une interprétation de tout premier ordre.
Armand
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[Deuxième Séance] World Invasion: Battle Los Angeles
Le film est toujours à l’affiche et je viens seulement de le voir, mais dans une des plus grandes salles THX du monde: Le Colosseum d’Oslo.
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Rendez-vous med Fransk Film (Oslo)
Pour la septième année consécutive, le fraîchement rebaptisé Institut Français organise ce rendez-vous avec le cinéma Français à Oslo. Comme chaque année, 7 films pas encore distribués sur le sol Norvégien sont sélectionnés et montrés dans 2 salles d’Oslo, en sus de la programmation normale qui peut, elle aussi, comprendre des films Français (Des Hommes et des Dieux en ce moment). Ce rendez-vous a démarré hier et se termine le 14 avril prochain.
Elle d’appelait Sarah, de Gilles Paquet-Brenner
Tournée, de Mathieu Amalric
Le documentaire La danse: The Paris Opera Ballet, de Frederik Wiseman (ça tombe bien, Black Swan est toujours à l’affiche)
Potiche, de Ozon
La Vie au Ranch, de Sophie Letourneur
Le Refuge, Ozon
Adèle Blanc-Sec de Besson (qui est soi-dit en passant un beau navet, dommage que ça arrive ici)
Les Emotifs Anonymes, de JP Améris.
Du docu, du drame, de la comédie et de l’aventure, la programmation est assez éclectique. On regrettera qu’ Adèle Blanc Sec ait été choisie à la place d’un bon petit polar tel que A Bout Portant de Fred Cavayé. On reste tout de même majoritairement dans le stéréotype de la production Française classique (drames, comédies) sans chercher le film de genre qui revient en force. Une bonne initiative tout de même, et l’occasion rêvée pour les expatriés et francophones/-philes d’avoir accès à des films qu’ils ne pourraient pas voir autrement.
Armand.
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Les Losers d’Hollywood: mea culpa (merci Disney)
Je me suis planté. Et bien planté. Rien ne pouvait vraiment me préparer à cela, mais Disney m’a trahi. Enfin c’est surtout Bob…
Bob ?
Oui, Bob Zemeckis !
En effet, alors que je pensais tenir pour acquise la victoire de Nick Cage et son Hell Driver, voilà que l’ex-studio de Robert Zemeckis, et financé par Disney, vient lui voler la vedette.
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Les losers d’Hollywood
Tous les ans, le cinéma américain a son anti-héros, sa faille, son échec, sa purge. Parfois fatale à son héros l’oeuvre qui se croute envoie dans l’enfer californien réalisateur et acteurs. Le passage de bankable à has-been arrive bien -trop- vite, pour le malheur des spectateurs. Tout le monde a droit à un faux pas, non ?
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[Critique] The Troll Hunter (Trolljegeren)
En octobre 2010 sortait sur les écrans norvégiens Trolljegeren, alias The Troll Hunter à l’international. Alors que le film commence sa tournée de festivals internationaux (Gérardmer en tête) et que le DVD/Bluray inonde les bacs norvégiens (sortie officielle aujourd’hui), revenons sur une petite perle du fantastique.
Ah, petite précision: ne regardez pas le trailer officiel international, mais le norvégien sous-titré anglais. Ca évitera trop de spoil…












