Critique du film Gypsy (Cigán)
Après Une Vie Meilleure (dont je ne ferais pas la critique ici car j’ai travaillé dessus), mon second film du Festival de Cinéma Européen des Arcs 2011 est donc Gypsy, film slovaque de Martin Sulik.
Adam, un jeune tzigane de 14 ans partage ses journées dans son petit village tzigane entre la boxe et son ami Julka. Mais après la mort violente de son père dans un mystérieux accident, son monde s’écroule et le nouveau mari de sa mère le contraint à des activités criminelles. Il est arrêté par la police lors d’un des nombreux coups fourrés de son beau-père et réalise alors qu’il est temps pour lui de prendre une décision avant de sombrer définitivement dans le grand banditisme.
Tourné en Roumanie dans un village tzigane avec des acteurs non-professionnels à l’exception de deux rôles secondaires d’adulte, Gypsy est une véritable immersion dans la communauté tzigane par l’intermédiaire du jeune héros qui passera non sans difficulté dans l’âge adulte.
Le réalisateur s’attaque ici à beaucoup de sujets très durs : le racisme, la pauvreté, l’adolescence, la violence, le tout dans un décors glacial et délabré, mais parvient à alleger le tout avec quelques petites touches fantastiques ou burlesques dont je vous laisse la surprise.
Cette plongée brute et réaliste peut paraître austère, mais la chaleure des acteurs et l’intensité de ce “Hamlet chez les tziganes” mérite vraiment le coup d’oeil et de passer au delà certain petits défauts comme la musique par exemple.
C’est donc une excellente surprise venue de l’école de l’est et j’espère qu’MK2 lui accordera la sortie qu’il mérite et que vous aurez l’occasion de découvrir cette culture méconnue et pourtant très proche géographiquement.
[Festival] Paris International Fantastic Film Festival : Suite et fin
Comme dirait un certain Jean Louis-Aubert Voilà c’est fini, la première édition du PIFFF s’est achevé dimanche soir avec le film Détention de Joseph Kahn. Malgré quelques problèmes de ponctualité le festival s’est parfaitement déroulé dans une très bonne ambiance et aura accueilli 4600 spectateurs durant ces 5 jours. Ce succès assure dès maintenant une seconde édition pour novembre 2012. On a hâte.
Après les micro-critiques de A Lonely Place to Die et Blind Alley voici celles des films restant du festival. Il proposait un programme diversifié à l’ensemble finalement enthousiasment. Pour être honnête j’avais un peu peur après la journée de samedi où aucun des films ne m’avaient passionné.
Avec Extraterrestre, réalisé par Nacho Vigalondo (Timescrimes), on se retrouve devant, peut être, la comédie de l’année. Julio (JulianVillagran) se réveille chez une jeune femme, Julia (Michelle Jenner), après une soirée certainement très (trop) arrosée. Il ne se souvient de rien et ne sait pas où il se trouve, il va alors devoir cohabiter avec elle, son copain et un voisin envahissant pendant qu’une invasion extraterrestre se prépare. Cette comédie romantique, aux dialogues intelligemment écrits, n’utilise le coté science fiction seulement comme une couverture servant aux nombreux quiproquos que nous offre le film. Extraterrestre utilise à merveille le jeux des différents acteurs en usant de tout leur talent comique, nous donnant alors des scènes tordantes. Comme cette scène lors d’un repas avec un jeu de regards habilement mis en scène.
Retreat, de Carl Tibbetts, est, malgré son casting, une véritable déception. Un couple (Cillian Murphy et Thandie Newton) décide de passer quelques jours dans une maison de campagne sur une île, loin de tout, pour fuir leurs problèmes. Tout se passe plutôt bien jusqu’à ce qu’un homme (Jamie Bell), blessé, débarque sur l’ile et est recueilli dans la maison. A partir de là le soldat va mettre la maison en quarantaine en leur annonçant qu’un virus a décimé la population. La difficulté des huis clos réside généralement dans le savoir faire de la tension et du jeu des acteurs (Puisque généralement ils doivent tenir le film à eux seuls), et là nous n’avons ni l’un, ni l’autre. Dans un premier temps, la tension n’est jamais vraiment palpable, la faute à de multiples rebondissements qui cassent à chaque fois un peu plus le rythme et nous sortent du film peu à peu (dans le cas où nous y étions déjà, ce qui n’est pas vraiment le cas). Le suspense n’est jamais vraiment présent et le scénario semble s’étirer en longueur, alors que certaines idées, bonnes à la base, ne sont jamais exploitées. Thandie Newton en fait des caisses, jouant une femme devenant de plus en plus histérique et finissant par être ridicule aux agissements semblant assez incohérents. Reste alors Cillian Murphy, qui, dans un rôle à contre emploi, s’en sort bien et Jamie Bell plutôt impressionnant qui porte le film quasiment à lui seul dans le rôle d’un soldat ayant les nerfs à vif et prêt à tout pour atteindre son but.
The Dead est un film de zombies des Frères Ford. L’histoire se situe en Afrique, où après le crash d’un avion le lieutenant Brian Murphy, seul survivant, doit survivre dans les plaines et désert d’un continent infesté par des zombies. Il tente de trouver un moyen de rentrer chez lui et retrouver sa famille. Il croisera la route de Daniel Dembele, un militaire local à la recherche de son fils. Le film a pour originalité de se dérouler en Afrique, dans des contrées encore jamais vues dans le genre Zombies. Malheureusement, avec quelques plans sublimes et un photo plutôt jolie, c’est le seul vrai bon point à retenir du film. The Dead s’avère beaucoup trop long pour ce qu’il raconte et semble étirer au maximum certaines scènes. On peut rajouter à ça un vrai manque de tension, dû en partie à la lenteur des revenants et d’un manque de mise en danger des protagonistes. Les frères Ford ont voulu faire ce film en pensant également à une ambiance Western plutôt lourde et quelque peu oppressante. Finalement peu efficace et un peu trop long, The Dead est également bien trop premier degré pour pouvoir fonctionner.
Après House of the Devil, le jeune réalistateur Ti West revient avec The Inkeepers, une histoire de fantôme se déroulant dans un hôtel condamné à devenir un parking dans les jours suivants. Lors de leur dernière nuit de garde Claire (Sara Paxton) et Luke (Pat Healy) partent à la chasse aux fantômes dans cet hôtel considéré comme l’un des plus hantés du pays. Le film mélange humour et horreur sans pour autant réussir à nous accrocher vraiment. On se retrouve un peu le cul entre deux chaises en attendant qu’il se passe réellement quelque chose. Malheureusement cette attente est vaine, la fin ne nous proposant aucune surprise. Ti West a voulu détourner les codes du genre sans que ça ne paraisse véritablement efficace.
Cassadaga de Anthony DiBlasi, raconte l’histoire d’une jeune professeur d’école déménageant dans la ville de Cassadaga en Floride après la mort accidentelle de sa petite soeur. Elle va essayer d’entrer en contact avec son esprit mais va attirer un autre esprit, celui d’une victime d’un tueur psychopathe. Le film alterne le fantastique et le thriller, entre apparition de l’au delà, visions subliminales et enquête sur le tueur fanatique. Anthony DiBlasi, après avoir adapté Dread et produit Midnight Meat train, tous deux de l’auteur Clive Barker, revient avec ce scénario original, qui, malheureusement, ne fonctionne que très rarement. Si il y a de bonnes idées elle sont sous exploitées. Une de ces bonnes idées, l’héroïne est sourde, sait parler parfaitement mais n’entend absolument rien de ce qu’il se passe autour d’elle, n’est finalement pas vraiment utilisé, que ce soit comme effet de réalisation ou dans l’histoire, mise à part peut être une scène où elle cherche des indices et fait tomber son téléphone sans s’en rendre compte. Malheureusement la scène semble déjà vue et n’amène pas véritablement de tension. Le film n’arrive pas à gérer ce mélange des genres et se termine dans un grand n’importe quoi sans consistance.
Rejetée lors d’une audition une jeune actrice se vois proposer de passer un entretient pour rejoindre une école privée pour comédiens. Ecole qui révélera certaines méthodes assez marginales. Masks, Giallo allemand, réalisé par Andreas Marschall rend hommage au Suspiria de Dario Argento (La scène où l’héroïne arrive à l’école de théatre en est d’ailleurs directement inspirée). En plus de son ambiance malsaine, perverse, crade, le coté allemand amène d’intéressants jeux d’ombres inspiré de l’expressionnisme. On rajoute à ça une assez bonne tension pendant une grosse partie du film et un whodunit efficace et on a un des meilleurs films du festival. Prix du Public et prix du meilleur film pour Ciné + Frisson
Ensuite, Bellflower. Gros coup de coeur, je ne l’attendais pas forcément et il m’a très agréablement surpris. On est dans un genre assez hybride, de par son histoire et son esthétique. On se retrouve dans un film “pré-apocalyptique” où deux potes, influencés par Mad Max veulent construire un lance flamme et une voiture suffisamment puissante pour être un peu les “rois” en cas de fin du monde, à la Mad Max, donc. Bien sûr on est loin de l’apocalypse, et on est là à suivre leurs mésaventures. A coté de ça on à l’histoire d’amour destructrice de Woodrow (Evan Glodell, également réalisateur et scénariste. Il a décidé de faire ce film après une histoire d’amour qui s’est très mal terminée). Finalement le coté apocalypse du film se trouve dans la caractérisation des personnages, qui se trouvent dans une sorte de cycle autodestructeur. On sent beaucoup de générosité de la part du réalisateur dans cette oeuvre et le résultat est plutôt grandiose. A voir absolument. Prix du jury (Jaume Balaguero, Christophe Gans, Roger Avary et Lucile Hadzihalilovic).
4:44 Last Day On Earth de Abel Ferrara. Celui là j’en attendais rien et c’était clairement un film d’auteur chiant où il ne se passe pas grand chose. Et finalement très bonne surprise ! On se fait chier pourtant pendant les 10, 15 premières minutes mais d’un coup sans trop savoir pourquoi l’atmosphère change et on s’intéresse à ce couple, se déchirant, se réconciliant, essayant de régler leur problème à quelques heures de la fin du monde. Assez bonne perfomance de Willem Defoe, acteur fétiche de Ferrara.
Et enfin, le film de cloture Détention de Joseph Kahn, le réalisateur du très mauvais Torque. Alors là gros délire, une sorte de Scott Pilgrim sous acide qui se passe dans un lycée, mêlant slasher, voyage dans le temps, teen movies. C’est avant tout une comédie totalement nawak, sous ses airs pop qui se fout de la gueule d’absolument tout et d’abord de lui même (il se bâche avec Torque). Si Scott Pilgrim jouait sur les références des jeux vidéos, Détention joue sur celles de… Tout. Des films, de la musique, des modes, etc… C’est ultra référencé et vraiment bien construit. Kahn, qui a lui même écrit le film, arrive à chaque fois à retomber sur ses pattes malgrè un scénario assez dense. Long story short, on s’éclate devant ce film totalement barge et hilarant.
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[Festival] Paris International Fantastic Film Festival : A Lonely Place to Die – Blind Alley
Depuis mercredi 23 Novembre (et jusqu’au dimanche 27) se tient à Paris, et plus précisément au Gaumont Capucines à Opéra, le PIFFF. Ce drôle de sigle est celui du Paris International Fantastic Film Festival.
La cérémonie d’ouverture du festival s’est faite avec le nouveau film de Jaume Balaguero, Malveillance. Le réalisateur de La Secte Sans Nom et co-réalisateur de REC 1 & 2 revient cette fois ci avec un thriller brillamment orchestré, à l’ambiance assez crade et malsaine emmené par un fascinant Louis Tosar. On notera également que ce film est hors compétition.
FilmGeek y est présent, par mon intermédiaire, et essayera de voir le plus de films possible. A noter que celui de minuit The Violent Kind, samedi 26 est déjà proscrit. Sinon je ne pourrais pas rentrer chez moi, ce serait bête.
Le premier film en compétition était A Lonely Place To Die
Quatrième film du réalisateur Julian Gilbey, A Lonely Place To Die nous place dans les vertigineuses montagnes des Highlands en Ecosses. Cinq randonneurs avides de sensations fortes vont voir leur escapade en montagne tournée au drame lorsqu’ils viendront en aide à une petite fille séquestrée.
Commence alors la partie survival du film, avec une course poursuite effrénée dans les montagnes. Les deux kidnappeurs veulent récupérer la fille et sont prêt à tout pour ça. Partie extrêmement efficace où Julian Gilbey sait nous surprendre par des séquences assez spectaculaires et où les spectateurs ayant le vertige en prendront pour leur grade. Il sait manier sa caméra et ça se voit, notamment lors des scènes de courses poursuites en forêt où on savoure la lisibilité de l’action. Cette première partie arrive à nous surprendre, plusieurs fois et comme je le disais, de manière efficace. Là où ça coince c’est le changement de ton, de genre que prend le film. Après ce coté survival le métrage part du coté du Thriller et abandonne les hautes altitudes pour une zone un peu plus urbaine. Mais ça ne marche pas, la chute de la tension est assez rapide et le film part un peu dans le grand-guignolesque où on sent que Julian Gilbey a voulu mettre en scène tous les genres qu’il aimait. Finalement d’un survival réussi et plein de tension on fini avec un thriller pas très original et maladroit. Dommage, le potentiel était là.
Je vous conseille tout de même d’y aller, le film vaut le coup d’oeil (Aaah ses plans larges magnifiques) et Mélissa George s’en sort plus que bien.
Le second film a entrer en compétition fut Blind Alley
On quitte maintenant les hauteurs d’Ecosse pour rejoindre le lavomatique d’une impasse glaude en Espagne. Rosa, une jeune femme de ménage passant des castings pour être comédienne se retrouve séquestrée (décidément) dans un lavomatique d’une sombre impasse.
Blind Alley est le premier film du scénariste Antonio Trashorras (L’échine du Diable, Agnosia). Il fut d’abord écrit pour être une épisode dans la série Masters Of Horror, et être réalisé par Guillermo Del Toro. Finalement Antonio Trashorras a décidé d’en faire un long métrage (1h15) et ainsi rallongé le scénario, et ça se sent tant le film tire en longueur. Beaucoup de moments sont très longs, pour un si court film c’est le comble !
Le réalisateur a également voulu nous montrer toute sa panoplie de références, mais c’est soit kitch (comme en témoigne le générique), soit lourd. On rajoute à cela un casting qui en fait des caisses (on les sent quasiment en roue libre), des pseudo twists pas efficaces pour un sous, et vous avez Blind Alley.
Bon, on retiendra aussi un peu de positif dans ce film avec une photographie très soignée et des split-screens plutôt bien pensés qui donnent au film un coté pop pas désagréable. Pas désagréable, comme l’actrice principale, Ana de Amas. Oui bon ça va, c’est pas sur toutes mes critiques que je me permet de finir sur une phrase sexiste.
Romain
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Le Congrès des Exploitants, une semaine après, que reste-t-il ?
Il y a une semaine s’est déroulé à Lyon le 66ième congrès des exploitants et en particulier la journée de distributeurs, pendant laquelle, 2200 professionnels de la profession devant lesquels la majorité des distributeurs français sont invités à présenter leur line-up de novembre à 2012.
Soit environ 8h de bandes-annonces, d’extraits exclusifs, promoreel et autres teasers dont certains sont dévoilés pour la première fois et présentés par les équipes. C’est ainsi une sorte de défilé de paons, à celui qui aura la plus belle, la plus grande queue.
A ce petit jeu, certains sont sortis du lot, d’autres ont franchement déçu et nous y revenons, une semaine après, une fois le tout bien décanté, avec quelques images exclusives à partager, pour vous présenter l’ESSENTIEL.
La journée a commencé très fort avec le line-up de StudioCanal : le premières images d’Hollywoo (dont on vous a déjà parlé ici) ont été très efficaces et le speech de Florence Foresti et Jamel Debbouze a achevé de convaincre l’audience. Le FA de La Taupe (8 février 2012) m’a aussi beaucoup plu entre son casting exceptionnel et son ambiance bien pesante, c’est un des films que j’attends le plus pour le premier semestre 2012. Enfin, le teaser de Cloclo (14 mars 2012) dans lequel Jérémie Renier m’a collé des frissons, tout simplement.
Pour le reste on va faire dans l’ordre alphabétique et on continue donc avec la 20th Century Fox dont le line-up est un des plus complets et hétéroclites, on retiendra Time Out, les premières images plutôt convaincantes de Star Wars 3D et l’absence d’image de Prometheus. Sinon le court-métrage annonçant L’Age de Glace 4 marche toujours aussi bien.
Passons à Ad Vitam qui m’a surtout marqué avec les images Take Shelter et Confession d’un enfant du siècle, et son casting original, réalisé par Sylvie Verheyde dont j’avais beaucoup aimé Stella, son précédent film.
Autre “petit” : Epicentre dont je retiendrai le documentaire Les nouveaux chiens de gardes dont on entendra j’espère un peu parler dans les médias puisque c’est le sujet du film.
On arrive maintenant à EuropaCorp qui a sorti la machine de guerre, avec un léger manque de modestie (ce n’étaient pas les seuls) et qui a surtout titillé ma curiosité avec l’adaptation de L’Amour dure 3 ans, par Frédéric Beigbeder himself… après le reste… bref, ça frime beaucoup.
Par contre Eurozoom, qui entre El Chino avec l’excellent Ricardo Darin, le film d’animation Colorful et le docu Freakonomics adapté d’un de mes livre de chevet, a de quoi être fier lui !
De Gaumont on retiendra deux choses : le trailer explosif des Lyonnais (qui jouaient à domicile) et le promoreel de 8 minutes d’Intouchables qui a véritablement conquis l’audience.
Gebeka et Kanibal m’ont alléché respectivement avec Le Tableau et The Black Power Mixtape 1967-1975 qui gagne aussi le prix du titre de film le plus chiant à retenir.
Mars Distribution a scotché tout le monde avec les extraits des Infidèles (dont on vous a déjà parlé là) et rassuré aussi avec du solide : Lioret, Cronenberg, Kahn, Gondry, Allen, Ozon… du très LOURD !
La Metropolitan ne nous a rien montré de nouveau sur Hugo Cabret mais je reste charmé et confiant, mais le reste du catalogue ne m’a guerre emballé à l’exception de Rhum Express dans lequel Depp renoue avec les démons d’Hunter S. Thomson.
MK2 est ma seconde grosse déception : c’est bien simple, à part leurs restaurations (Metropolis, Méliès, Chaplin, Jules et Jim…) rien de nouveau ne m’a vraiment plu.
On en vient à Pathé dont le trailer de Sur la piste du Marsupilami ne m’a pas du tout emballé (c’est le moins que l’on puisse) et fut à peine rattrapé par la présentation d’Alain Chabat et Jamel Debbouze.
La surprise est plutôt venue de La Dame de Fer et l’espoir de Nous York qui verra revenir l’équipe de Tout ce qui brille pour transformer l’essai.
Un de mes préférés de la journée a sans doute été Pretty Pictures qui a fait un carton plein pour moi en éveillant ma curiosité et mon envie sur leurs quatre films présentés : A la une du New York Times, Terri, Perfect Sense et surtout Detachment avec Adrian Brody et réalisé par Tony Kaye qui aborde cette fois le thème du système éducatif américain après son brûlant American History X.
Rezo Films a dévoilés un programme varié entre Takashi Miike, Artus de Penguern et le prochain Julie Delpy pour 2 days in New York dont le premier extrait a très bien fonctionné.
SND a du gros encore et bizarrement c’est un petit film qui a cartonné avec L’Irlandais qui a ravi le public avec un Brendan Gleeson en grande forme.
Sony cette année c’était surtout Tintin, Le Stratège et Millenium.
Sophie Dulac a été fidèle a sa réputation et sa ligne de conduite : c’est pas trop ma came mais je conçois parfaitement que cela puisse plaire.
UGC a fait venir Kassovitz pour L’Ordre et la Morale, ça ne compte pas quand-même car on l’a déjà vu cet été et à part un ENORME problème général d’interprétation, le film est très bien réalisé et signe le retour de Kasso aux affaires sérieuses.
Et le reste ? Quel reste ?
Le line-up d’Universal m’a laissé de glace et ne me déçoit pas vraiment puisque je n’en attendais rien, surtout pas Battleship qui a l’air totalement à côté de la plaque.
Walt Disney m’a cueilli avec le trailer de Félins, les fourbes ! Ajoutez à ça : Cheval de Guerre de Spielberg, John Carter et The Avengers. STFU and take my money !
Warner Bros avait peut-être le plus gros catalogue de la journée et ne l’a pas caché. Même Les Seigneurs a convaincu avec son casting en forme de best-of comédie populaire. Mais entre J. Edgar, The Dark Knight Rises, ils n’ont pas trop de soucis à se faire pour les prochains mois.
Wild Bunch était attendu au tournant pour une seule raison : Astérix et Obélix au service de sa majesté. Et ils ont réussi à planter leur trailer. Espérons que ça n’augure pas du pire pour le film dont le scénario était assez bon car là tout le monde faisait cette tête :
Au rayon déception on retiendra donc le teaser pas drôle d’Astérix et Obélix au service de sa majesté et la bande-annonce de Sur la piste du Marsupilami ainsi que les line-up d’EuropaCorp et d’MK2 comparés aux autres.
Ce qu’il reste une semaine après : le solide line-up de Pretty Pictures, le promoreel d’Intouchables et l’accueil très chaleureux de toute la salle, les extraits des Infidèles et ses éclats de rire spontanés ainsi que ceux des extraits de L’Irlandais.
Bonus : Le sac cadeau remis cette année aux participants était un énorme barda militaire remplis de DVD et de bouquins donnant aux quais de la gare de Lyon des airs de départ sur le front.
- Copyright / Crédit Photo : © Chez Wam – Nicolas Guiraud
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Hommage à Isabella Rossellini au Festival Paris Cinéma 2011
C’est le 2 juillet 2011 que s’est ouvert le Festival Paris Cinéma pour sa 9e édition. Ce festival a la particularité d’être ouvert au public : rétrospectives, avant premières, films en compétitions, ressortis de l’été…vous pourrez découvrir tous ces films pour la somme de 5 euros ou acheter un pass à 30 euros qui vous donne accès à toutes les séances. Cette année le Mexique était mis à l’honneur pour l’occasion de nombreux films mexicains sont projetés et la présence de Gael Garcia Bernal est à noter.
Un hommage a Isabella Rossellini (Blue Velvet, The saddest music in the world) s’est déroulé le dimanche 3 juillet. J’ai pu assister à trois séances dont deux en sa présence. Actrice italo-américaine, fille de Roberto Rossellini et d’Ingrid Bergman, c’est dans un français parfait qu’elle est venue présenter un film de son père et son film 3 fois 20 ans pour son avant première.
Avant sa venue est projeté un documentaire que la comédienne a réalisé sur sa vie et sa carrière. Elle revient sur ses débuts en tant que journaliste puis mannequin avant de devenir actrice, sur sa relation avec ses parents où l’on peut ressentir une profonde admiration pour le travail de son père dans ses propos. Elle évoque également Green Porno, ses courts métrage sur la vie sexuelle est insectes, inspiration écologique demandée par Robert Redford pour le Festival Sundance.
Elle vient ensuite présenter un film réalisé par son père «La Machine à tuer les méchants» de 1948. Elle nous dit qu’on lui demande souvent pourquoi elle joue dans des films où le réel n’a pas une grande importance contrairement aux films de son père qui s’attache à l’authenticité du monde réel. «Mais ce film montre bien que mon père ne montrait pas toujours le réel». Et en effet il met en scène une comédie où un photographe se découvre le pouvoir de tuer les gens en prenant en photo une photo de la future victime.
Vient l’avant première de son prochain film «3 fois 20 ans» qui sortira dans nos salles le 13 juillet. Cette comédie de Julie Gavras met en scène Mary et Adam, un couple avec une famille de 3 enfants, qui arrivent sur leurs 60 ans. Ils commencent à réaliser qu’ils vieillissent et réagissent de manière opposé, Mary essayant de l’acceptant au mieux et Adam en étant frappé d’une crise de «jeunisme». C’est avec un humour très «Woody Allen» que la réalisatrice aborde ce sujet. C’est une véritable réussite, on s’attache très vite aux personnages que ce soit le couple ou les personnages secondaires tout aussi drôles.
Sarah
Comic Con Paris 2011 : Master Class de Steven Moffat
Deuxième article sur le Comic Con et celui là concerne THE invité du festival, Monsieur Steven Moffat, scénariste et producteur anglais… Ecossais pardon.
Cette Master Class se concentre exclusivement sur son métier de scénariste et non sur Doctor Who. La conférence qu’il a donné sur Doctor Who aura son compte rendu plus tard sur FilmGeek.
Photo prise par Ceridwen
Il a commencé à travailler pour la télévision en 1989 pour la série Press Gang. Il a ensuite créé la sitcom Coupling, Jekill et Sherlock l’année passée. Il est depuis une saison et demi le showrunner de Doctor Who.
Ce qu’il faut savoir sur ce bourreau de travail c’est qu’avant Sherlock il écrivait tous les épisodes des séries qu’il a créé.
Steven Moffat travaille chez lui où un espace est aménagé à l’étage. Il commence ses journées lorsque la nourrice s’occupe de ses enfants. Il nous dit qu’il n’a pas réellement de journée type puisqu’il occupe plusieurs postes, à la fois producteur et scénariste. Certains jours sont pleinement consacrés à l’écriture, d’autres à son rôle de producteur où il doit assister à diverses réunions.
Ce compte rendu se fera en plusieurs parties, chaque partie sera consacrée à une série sur laquelle il travaille ou a travaillé.
Press Gang
Steven Moffat nous explique que la série se concentre sur des adolescents écrivant pour un journal appelé «Junior Gazette». Comme dit plus haut Il en a écrit entièrement les 43 épisodes de la série. Il s’est dit désolé que la série ne soit pas du tout connue en France mais qu’il n’est jamais trop tard pour la découvrir.
Coupling
Il nous déclare ensuite que la série Coupling est une basée sur sa vie, sur sa rencontre avec sa femme Sue. De ce fait il pense que personne n’aurait pu écrire des épisodes à part lui parce que c’est une série à propos de sa vie. Coupling est une très bonne série parce que c’est lui qui écrit la série sur sa propre vie. Alain Carrazé et Romain Nigita lui parle ensuite du lien évident entre sont couple (Steven et Sue et les personnages Steve et Susanne et il répond alors que la presse à l’époque, avec toute sa perspicacité, ne s’était rendu compte de rien.
Même si certaines fois il est dans l’obligation d’écrire des épisodes dans le désordre par rapport à la diffusion, à cause d’emploi du temps des acteurs par exemple, il préfère écrire dans le bon ordre, suivre la trame de l’histoire.
«On commence avec un plan mais il peut changer en cours de route de ce fait on finit toujours avec un plan mais pas le même»
A l’instar de The Office, Coupling a eu droit à un remake américain. Mais contrairement à The Office Coupling US n’a pas du tout fonctionné et a été annulée après seulement 3 épisodes. La raison qu’a évoqué Steven Moffat, en blaguant à moitié, sur le succès de The Office et le non-succès de Coupling US est tout simplement parce que la première est très bonne et le seconde pas si bonne. Plus sérieusement il nous dit ensuite qu’il avait vu un montage des épisodes avant que ce soit diffusé et c’était très drôle. Cependant le network a décidé de remonter les épisodes et les diffuser avec ce nouveau montage et ce fut beaucoup moins drôle.
Alain Carrazé a ensuite fait remarqué que la série a eu droit à une adaptation Grecque dont Steven Moffat ne se souvient plus exactement si il a vu des épisodes, mais il se souvient très bien avoir voyagé gratuitement là bas et pris quelques jours de vacances. D’ailleurs il accepterait n’importe qu’elle adaptation d’un pays si il a droit à un voyage gratuit de quelques jours dans ce pays. Il a totalement raison, pourquoi ne pas mêler travail et plaisir surtout si c’est dans un beau pays !
Si il y a une chose dont il est fan c’est de jouer avec le temps. On le voit bien dans Doctor Who mais également dans Coupling. Un rapide exemple avec des épisodes ou deux personnages racontent ce qu’il s’est passé quelques heures plus tôt avec chacun leur point de vue. Pour lui quand vous vivez des choses, ça ne se passe jamais vraiment dans l’ordre, quand vous racontez les choses à vos amis par exemple vous ne les racontez jamais vraiment dans l’ordre, vous essayez de vous souvenir de tout mais certaines fois revenez sur des faits antérieurs à des faits juste raconté l’instant d’avant.
Il a décidé d’écrire Jekyll dans une réalité où le monde connaît la nouvelle L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde.
A l’instar de Sherlock le but est de moderniser une icône britannique, mais c’est une pure coïncidence que Sherlock et Jekyll, qui sont des personnages Victoriens, arrivent tout deux en si peu de temps. Il blague ensuite sur le fait que sa prochaine adaptation sera la Reine Victoria sous le titre de Queen Victoria Investigations !
De ces 3 séries il est créateur, producteur et scénariste. Pour lui ce n’est pas si différent d’écrire pour sa propre création ou pour une autre série puisqu’il faut écrire, pour ces dernières, comme si l’histoire, les personnages lui appartenaient. Il faut vraiment s’approprier le personnage et l’histoire. C’est pourquoi il dit aux scénaristes qui écrivent sur Doctor Who par exemple qu’ils sont responsables de leur propre épisode.
D’ailleurs il dit que Doctor Who tire bénéfice de l’écriture de plusieurs scénaristes puisque chacun apporte son propre style et ses propres idées. Certaines fois Steven Moffat leur impose ses idées, d’autres fois ceux sont eux qui lui proposent leurs idées.
Il affirme qu’être scénariste n’est pas une chose facile, quand tu écris un scénario que tu crois excellent il ne l’est pas forcément, il faut persévérer jusqu’à trouver l’histoire parfaite. Ecrire un personnage est tout autant difficile car il faut faire en sorte que le public s’attache au personnage, crée un lien avec, que le personnage soit crédible.
Sherlock
Mark Gatis et lui aimaient beaucoup Sherlock Holmes et avaient l’idée d’une adaptation. Mais quand ils ont vu le film de Guy Richie sortir au cinéma ils étaient agacés par le fait que quelqu’un leur ai piqué l’idée. C’était sans compter sa femme qui lui a dit de le faire quand même.
Concernant les 90 min par épisodes c’est le meilleur choix pour eux car ça leur laisse beaucoup de temps pour développer leur histoire et surtout la relation entre Sherlock et Watson. Ils ne voulaient pas la compresser. Ce format de 3x 90 min (Et non 6 épisode comme l’a annoncé Alain Carrazé qui s’est gentiment fait huer par la foule ^^) lui semble le format parfait pour cette série.
Une question venant du public demandait comment on été choisi les acteurs. Pour Sherlock Holmes, Benedict Cumberbatch était un choix évident pour Steven Moffat et sa femme après l’avoir vu dans un film. Il a accepté dès la lecture du scénario. En ce qui concerne Watson un casting a été fait mais la relation entre Benedict Cumberbatch et Martin Freeman était déjà là, l’alchimie était présente. Petite anecdote, Matt Smith (Le docteur actuel de Doctor Who) avait été pressenti.
Sur les infos sur la saison 2 Steven Moffat a répondu un bon et gros «NO» qui a résonné dans la salle !
Mais dans un élan de gentillesse nous a tout de même donné les 3 titres de cette saison 2 :
- A Scandale in Belgravia
- The Hound of the Baskervilles
- The Reichenbach Fall
Enfant il pensait que c’était une bande dessinée britannique, c’était tellement bien écrit et excitant.
Ce fut donc fantastique de travailler dessus surtout avec des grands hommes tels que Steven Spielberg et Peter Jackson. Mais il n’a pas eu beaucoup de contact direct avec eux, il a surtout parlé via web cam, tout le travail qu’il a fait c’était chez lui
Pour écrire l’histoire du film ils ont relus tous les albums pour savoir quels éléments ils allaient utiliser dans le scénario. Des scénaristes européens ont été choisi pour la touche d’humour européenne et la sensibilité qui la caractérise. Evidemment c’est un blockbuster d’Hollywood mais avec le charme européen conservé.
Cependant avec son travail sur Sherlock et Doctor Who il a du quitter le projet et s’est fait remplacé par Edgar Wright et Joe Cornish. Il a toujours quelques contacts par mail avec l’équipe, Spielberg et Jackson.
Nous n’avons pas eu d’information en plus sur le film, d’autant plus que lui même ne sait pas si ce qu’il a écrit sera présent dans le film.
Projet Adam & Eve
C’est un projet qu’il a proposé et qui a eu le feu vert pour entrer en production mais Sherlock est arrivé et son travail sur cette dernière et Doctor Who était assez gros pour pouvoir s’occuper d’Adam & Eve, de ce fait le projet est resté un peu dans les carton mais il veut qu’un jour la série se fasse.
Il nous a quand même donner l’histoire de la série : 2 personnes qui n’arrivent jamais à se rencontrer au bon moment, ils tombent amoureux d’autres personnes, leur relation n’arrive jamais. Garanti sans happy ending.
Voilà pour cette masterclass qui fut réellement très intéressante devant un public conquis et heureux d’être là, en face de Steven Moffat. Un bon tier de la salle était d’ailleurs déguisé en Docteur, le scénariste a même fait une blague sur deux personnes au premier rang, l’une habillé en Matt Smith et l’autre en David Tennant, disant que ceci n’arrive que dans les rêves du docteur !
Conférence animée par Alain Carrazé et Romain Nigita.
(la vidéo arrivera plus tard).
Romain
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Comic Con Paris 2011 : Conférence de Gale Anne Hurd, Productrice de The Walking Dead
«I’m a geek»
Gale Anne Hurd est une productrice ayant travaillé pour des films comme Terminator, Aliens, Abyss, Armageddon et bien sûr The Walking Dead pour la télévision. Elle était une des grandes invitées du Comic Con Paris 2011.
Voici un compte rendu de cette conférence qui a eu lieu le 1er Juillet.
La productrice semblait contente d’être là et s’est rapidement prise au jeu des questions/Réponses d’Alain Carrazé et Romain Nigita ainsi que celles du public.
Avant The Walking Dead
Tout d’abord elle déclare être geek, bien avant que le terme ne devienne à la mode. Depuis petite elle lit des comic books d’abord grâce à son demi frère dont elle lisait sa littérature SF et Fantastique. Elle regardait également des séries TV telles que Dark Shadows, The Twilight Zone ou encore Lost In Space. Elle a découvert The Walking Dead dans un magasin de Comic Books Golden Apple Comics à Hollywood. Son fournisseur de Comics lui a recommandé et elle a de suite adoré ce qu’elle lisait.
Elle nous dit ensuite qu’elle a réellement découvert il y a deux ans que les histoires les plus intéressantes ne se trouvent pas au cinéma mais à la télévision et notamment sur le câble américain. Etant fan de films/séries de genre elle voulait produire une série de genre et elle s’est rappelée le comic book qu’elle avait adoré, The Walking Dead, dont elle apprendra, en cherchant un auteur, que Franck Darabont détient les droits.
Ce qui ressortait beaucoup dans ce qu’elle disait c’est qu’elle est plus intéressée par comment des gens ordinaires se retrouvent dans des situations incroyable notamment dans des mondes post-apocalyptiques. Comment la psychologie de ces personnes ressort et évolue en fonction d’un événement tel qu’une apocalypse.
Frank Darabont a commencé dans le domaine artistique et était triste de ne pas avoir travaillé pour Terminator. Il a un grand respect pour le cinéma de genre et est très en connexion avec des matériau tels que les livres de Stephen King. Il sait raconter des histoires et possèdent des personnages à la psychologie solide.
Elle nous dit ensuite que Robert Kirkman et Frank Darabont avaient proposé un projet à NBC mais la chaîne ne trouvaient pas les zombies assez sexy, comme peuvent l’être les vampires.
The Walking Dead
La productrice déclare que Robert Kirkman, dès le départ, voulait être véritablement impliqué dans le projet, à l’élaboration et au développement de la série.
Etant productrice exécutive elle travaille en collaboration avec Franck Darabont et Robert Kirkman et les autres scénaristes pour parler de ce qui va se raconter chaque saison.
Une journée type de travail pour elle en ce début de production de la saison 2 : Levée à 5h – arrivée à 7h sur le plateau de tournage puis réunion avec l’équipe de tournage – une partie de la journée est consacrée au casting de nouveaux personnages – scéance d’habillage – lecture des nouveaux scripts.
Gale Anne Hurd fait ensuite une petite pause nous apprenant que Jon Bernthal, qui joue Shane dans la série, est devenu papa depuis peu et fait une photo de l’audience pour son bébé. Petite séquence sympathique montrant la bonne humeur qui se dégage de cette conférence.
Par la suite, une fois les questions reprises elle nous apprend qu’AMC possède en octobre une case horaire «Fear Fest» où ils diffusent des films d’horreur, de science fiction et voulaient lancer une série inédite, c’est alors que Franck Darabont leur propose le pilote de The Walking Dead et la chaîne a été directement emballée. Il faut dire que voir un officier de police tuer une petite fille (zombifiée certes) fait sont petit effet !
Elle a par ailleurs comparer les différences de libertés au cinéma et à la télévision, disant qu’il y avait moins de liberté au cinéma, plus vraiment de prise de risque. C’est à la télévision que les risques se prennent maintenant et depuis quelques années. Les réalisateurs arrivent d’ailleurs à la télé depuis quelques temps avec Spielberg, Scorsese, ou Darabont donc. Cette liberté permet de faire évoluer les personnages tout au long d’une saison et comprendre la quête qui anime chacun d’entre eux. Puisque The Walking Dead avant d’être une série sur des zombies, c’est une série parlant d’humain essayant de survivre dans un monde dévasté.
Il faut dire qu’une série, sur le câble tout du moins, peut développer les personnage sur 13h par saison, alors qu’un film n’en possède que 2h30. Ce n’est pas la seule grosse différence puisque 13 épisodes de The Walking Dead, par exemple, coûtent beaucoup moins cher que 50 M$ alors qu’un blockbuster de 2h – 2h30 coûte dans les 200M$.
Elle nous apprend ensuite que si la série devait continuer encore quelques temps elle ne risquait pas de manquer de matériel puisque Kirkman a des idées pour 200 numéros de The Walking Dead, sachant qu’il en y a pour le moment 80 numéros.
The Walking Dead Saison 2
Gale Anne Hurd nous a donné quelques révélations sur la saison 2 de The Walking Dead suite à la question d’Alain Carrazé.
Il y aura donc beaucoup plus de scénaristes puisque la saison fera 13 épisodes. On peut compter parmis les nouveaux Evan Reilly (Rescue Me), Scott Gimple (Flashforward), Angela Kang (Terriers) et quelques autres. Concernant Stephen King qui désire écrire un épisode, elle nous apprend que ça ne se fera pas lors de cette seconde saison.
Coté casting de nouveaux personnages feront leur apparition puisque lors de cette saison 2 il y aura la ferme d’Hershell, Scott Wilson interprétera ce dernier tandis que Lauren Cohan (Chuck, The Vampire Diaries) tiendra le rôle de Maggie Greene.
Ensuite concernant Michael Rooker (Merle) Il y a toujours des discussions quant à son retour, sachant que seuls les 5 derniers épisodes de la seconde saison n’ont pas encore été écrits mais ce qui est sûr c’est qu’il ne sera pas de retour en tant que gouverneur malgré certaines rumeurs.
Pour finir une exclusivité pour la saison à venir, Greg Nicoreto, qui s’occupe du magnifique maquillage des zombies, va réaliser un épisode !
Mais la vraie exclue c’est que Gale Anne Hurd est une grande fan de Football et avait un maillot du Paris Saint Germain lors de cette conférence ! Ah bon ce n’est pas important ? Bon…
Voilà pour le compte rendu de cette conférence intéressante et instructive. Conférence animée par : Alain Carrazé et Romain Nigita.
Voici pour finir quelques minutes de la conférence en vidéo
Conférence de Gale Anne Hurd, productrice de The… par FilmGeek-TV
Romain
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