Festival international du film d’animation d’Annecy 2011

Festival international du film d’animation d’Annecy 2011
Intro : Emilie, étudiante en cinéma, a assisté pour la 3ième fois, au Festival international du film d’animation d’Annecy et nous a très gentiment proposé de nous faire un petit compte-rendu de l’édition 2011, illustré par ses soins et forcément on a accepté (avec grand plaisir ^^).
PS : Cliquez sur les images pour en profiter en grand format.
Comme chaque année le Festival international du film d’animation a lieu d’Annecy. Au programme longs et courts métrages en ou hors compétition, films de télévision et de fin d’études, mais aussi hommages et rétrospectives, Travelling et avant-premières et projections en plein air sur écran géant…
Ainsi pendant une semaine, armée d’un carnet de croquis, 3 stylos et un appareil photos, je me suis mise à gribouiller et commenter ce que j’ai pu voir et faire pendant ce festival.
En voici la première partie.
The Rise 50 Event
Il y a deux mois filmgeek publiait cet article présentant un teaser d’un nouveau film de la franchise Planète des singes, Rise Of The Planet Of The Apes. On était alors en Avril et seulement ce teaser et quelques artworks étaient sortis. Il y a alors clairement un gros problème sur la promotion du film puisque qu’à 4 mois de la sortie du film il n’y avait que ces quelques éléments pour faire parler du film.
La Fox l’a vite compris et a organisé il y a quelques jours un événement exceptionnel «The Rise 50 Event» et FilmGeek y était convié. Il s’agissait évidemment d’un gros coup de pub pour la promotion du film dans quelques pays du monde. Parce que oui, mis à part des bloggeurs (et Vloggeurs) des Etats Unis, des bloggeurs internationaux étaient aussi conviés, ainsi étaient présents le Brésil, l’Espagne, la Corée, l’Angleterre et le Mexique. La France, aussi, bien entendu.
Cet événement se déroulait dans les locaux de la 20th Century Fox à Los Angeles les 2 et 3 Juin. Il y avait au programme des interventions du réalisateur Rupert Wyatt, du producteur Peter Chernins, de Joe Letteri de WETA, etc…
Durant ces deux mois qui précédent la sortie du film (10 Aout 2011) seront publiés sur FilmGeek des articles, des photos, vidéos. Chaque article reviendra un peu plus en détails sur ces deux jours incroyables.
En attendant voici le nouveau trailer sorti il y a moins d’une semaine :
A Lire également sur Filmgeek :
Petit Questionnaire Cannois #4 : Brigitte B.
Brigitte est journaliste totale dans la presse ciné pro, spécialiste ès Courts-métrages, animation et festivals, mais aussi blogueuse ciné émérite depuis 2005 sur Les Nouveaux Cinéphiles.
Vous pouvez la retrouver sur www.lesnouveauxcinephiles.com/ et sur Twitter : @BlogCinema
- C’est ton combientième Festival ?
2e - Cette année tu y descends pour quelle raison officielle ?
Journaliste accréditée - La couleur de ton badge ?
Je ne sais pas encore ! Ca sera la surprise ! (edit : il est jaune, donc basique) - Le film que tu attends le plus ?
The Tree of life de Terrence Malick (que je verrai à Paris!) - Ton favori pour la Palme ?
The Tree of life ! - Ce qui te fatigue déjà !?
Les m’as-tu-vu qui pullulent sur la Croisette - Ton pire souvenir de Cannes ?
Oublier d’avoir pris des boules quiès pendant une soirée où le volume était assez insoutenable - Ton meilleur ?
Soirée d’ouverture l’année dernière et le concert privé de -M-, placé à 2 cm de la scène - Un bon plan à partager ?
Sur la plage du Majestic, les jus de fruits sont gratuits et à volonté! - Le mot de la fin.
“- Vous connaissez Cannes ?
- Oui, j’y suis allé en colo quand j’avais 12 ans.
- J’étais sûr que vous étiez l’homme de la situation !”
Questionnaires précèdents :
- Petit Questionnaire Cannois #1 : Raoul
- Petit Questionnaire Cannois #2 : Eric Toledano
- Petit Questionnaire Cannois #3 : Lucile Bellan
A Lire également sur Filmgeek :
SciFi Convention 1.5 : Résumé de la journée de samedi
Ce week end j’étais invité à la SciFi convention 1.5 au Théâtre du Gymnase à Paris. Je n’ai pu m’y rendre qu’aujourd’hui, samedi 16 Avril, mais la convention dure tout le week end, le 16 donc et le 17.
Alors pourquoi 1.5, tout simplement parce que c’est la deuxième édition de cette convention mais sous une nouvelle forme, un peu plus modeste cette année. C’est Arcadia Events, une société d’Evénementiel Française, qui organise cette convention depuis sa création l’année dernière. Cet événement a pour but de rassembler, autour de conférences, sessions de questions/réponses, projections, etc…, des fan de science fiction. C’est évidemment ouvert à tous, les fans donc mais aussi les personnes désirant entrer dans ce monde fantastique qu’est la Science Fiction.
Je vous invite à aller sur leur site pour en découvrir un peu plus : http://www.scifi-convention.com/accueil.html
Comme je disais la convention cette année était plus modeste, mais seulement concernant le lieu puisque l’année dernière elle s’est déroulée à l’Espace Paris Est Montreuil avec des exposants et marchants. Cette année c’est dans un petit théâtre que la convention se passe, l’endroit est quand même plutôt joli. Concernant les invités par contre c’est du haut standing avec John Noble (Walter Bishop de Fringe), Jasika Nicole (Astrid dans Fringe), Jordan Hinson (Zoe dans la série Eureka) et Michael Shanks, l’inoubliable Daniel Jackson dans Stargate SG-1.
La journée commençait (avec un peu de retard) avec une séance de présentation des acteurs de Fringe ainsi qu’une cession de Questions/Réponses avec les animateurs et le public. L’ambiance générale était bonne et tout le monde était content d’être là, les acteurs se prêtaient avec plaisir évidemment au petit jeu des Q/R. John Noble est très très imposant, il a beaucoup de prestance et de charisme, pas grand chose à voir avec son personnage de Fringe ^^ Et Jasika Nicole est – et je pense que vous allez être tous d’accord – véritablement très très mignonne !
On a bien sûr parlé de la série et de la relation entre Walter et Astrid et il a été dit que cette relation est à la fois mère/fils, père/fille et frère/soeur. A savoir également qu’au début de la série cette relation n’était pas censé aller plus loin que scientifique/assistante mais les auteurs ont vu la remarquable alchimie qui s’opère à l’écran entre les deux et ont décidé au fur et à mesure de faire évoluer leur relation. Ainsi c’est depuis l’épisode de la saison 2 où nos deux héros sortent à Chinatown qu’elle est véritablement palpable. John Noble a d’ailleurs dit que l’aspect de Fringe qu’il préfèrait par dessus tout le reste c’était les relations qu’unissait les personnages, l’amour que chacun portait au autres, le véritable et profond amour.
L’aventure Seigneur des Anneaux a aussi été évoqué et notamment son rôle de Denethor. Pour lui l’aventure Seigneur des Anneaux est la plus grande expérience qu’un acteur peut avoir dans le sens où c’était un bonheur de travailler pour Peter Jackson et dans cette ambiance fabuleuse. Il parle ensuite de son rôle de Denethor comme le plus éprouvant émotionnellement de sa carrière mais aussi le plus complexe. Ce personnage est très Shakespearien de par ses différents conflits, avec ses fils notamment et surtout Faramir.
Vers 10h30-11h et jusqu’à 12h30 se tenait la séance de photos avec les acteurs présents, l’organisation était plutôt laborieuse et certains ne pourront passer que dimanche. Suivi d’une pause déjeuner jusqu’à 13h30 (enfin… 14h30 plutôt ^^). Et ce fut au tour de Michael Shanks et Jordan Hinson de monter sur scène pour répondre à des questions de leur série respective. Le premier aura 2 fois plus de questions, le public étant venu en masse spécialement pour lui (il aura beaucoup de succès lors des séances de dédicaces et photos).
J’avoue que je connais Stargate par les quelques épisodes que j’ai vu sur M6, rien de plus, je n’ai jamais vu l’intégrale. Mais le niveau certaines questions n’était pas exceptionnel (dont une magnifique : «Est-ce que les lunettes que vous portez dans la série sont des vraies ?»). Mais la très bonne humeur et le très bon humour de Michael Shanks et Jordan Hinson ont fait qu’on a passé un excellent moment. D’ailleurs le premier me rappelle un peu Michael Weatherly (Tony Dinozzo dans la série NCIS) physiquement et au niveau du comportement.
Ce fut donc une journée vraiment agréable et la convention est plutôt réussie dans l’ensemble.
Romain
Conférence de presse Thor avec Kenneth Branagh et Chris Hemsworth
Aujourd’hui, mardi 12 avril 2011, avait lieu la conférence de presse du film Thor réalisé par Kenneth Branagh et qui sortira sur nos écran le 27 avril.
Je vous propose quelques photos de cette rencontre avec Kenneth Branagh et l’interprète du dieu Thor, Chris Hemsworth. Et on peut dire que ce dernier en impose, j’ai honnêtement pris un petit coup à mon ego en le voyant arriver.
Plus sérieusement, nos deux stars ont répondu avec enthousiasme aux questions que les journalistes dans la salle leur ont posé.
Le réalisateur nous a dit tout d’abord qu’il a eu des facilités à aborder Thor et son univers car on y trouve des liens étroits avec Shakespeare, les relations père/fils/frère par exemple où de grands enjeux comme la guerre ou la mort. Il a pu donner une grande intensité dans les émotions d’une famille royale et amener une grandeur à l’histoire même si cela se situe dans l’espace.
On lui a ensuite demandé si le choix de réaliser Thor est d’abord un choix d’aller vers l’entertainment, le divertissement et d’attirer surtout les adolescents. Il a répondu qu’à 8 ou 9 ans il aimait beaucoup le comicbook Thor car il était très coloré et le personnage de Thor était fascinant dans la mesure où c’était quelqu’un de très fort physiquement mais possédant des failles intérieurement. Il trouve la question intéressante car pour lui divertir c’est la possibilité de provoquer mais aussi d’aller vers quelque chose de très émotionnel. Pour lui il n’y a pas de règle concernant l’âge, sont film s’adresse à tous, à tout âge on est capable de comprendre le coté artistique et divertissant d’un film.
Une question plutôt “amusante” d’un journaliste, compte tenu des événements, qui a demandé si la Terre est un endroit où on y apprend la sagesse comme l’a fait Thor après son bannissement. Kenneth Branagh répond qu’Odin, le père de Thor et Loki semble aimer la Terre et qu’il y a eu d’ailleurs plusieurs aventures et des enfants (!) et que pour lui (Odin) la Terre peut être un endroit de paix un jour, une lueur d’espoir qui va éclairer l’univers.
On sait que Thor est un personnage d’une franchise que Marvel met en place depuis quelques années avec pour point d’orgue le crossover The Avengers en 2012, ainsi Brnnagh s’est vu demander si il avait conscience de tout ça, du merchandising mis en place , si il avait ressenti une certaine pression durant le tournage. Le réalisateur s’est intéressé seulement à Thor et à son histoire, même si il sait qu’il y’a toute une franchise autour il a volontairement laissé de coté merchandising de la franchise. Il y a eu 3 mois de discussions avec le producteur, tout était vraiment clair entre eux, il sait qu’il a été pris pour sa vision de Thor, il n’a pas été controlé, ils l’ont laissé faire à sa manière. Mais Branagh nous dit aussi que pour lui un film ce n’est pas l’oeuvre d’une seule personne mais c’est une collaboration, c’est quelque chose de collectif, il y a toujours des discussions pour faire le meilleur film possible. Il y revient dessus plus tard en disant que c’est incroyable de voir des milliers de noms défilés lors du générique parce qu’il se rappelle que le film a commencé dans une petite pièce entre lui et une autre personne.
Evidemment Chris Hemsworth a eu droit à quelques questions aussi ^^ et notamment sur son ressenti sur travail de Kenneth Branagh durant le tournage. Il a trouvé formidable de travailler avec un réalisateur de cette trempe, d’autant plus qu’il sait comment bien diriger un acteur étant lui même acteur. Il comprend les acteurs et sait comment leur parler, il sait explorer un personnage sans l’enfermer dans une seule émotion. Ils ont discuter de la dimension du personnage, comment l’aborder. Pour lui jouer Thor c’est comme un rêcve de gosse car étant enfant il a toujours rêvé d’être un super héros (qui n’a jamais rêvé de ça ?) et là il a l’occasion de jouer un personnage qui n’est pas vraiment connu de tous, comme peut l’être spiderman ou superman, du coup ça permet de créer quelque chose de vraiment nouveau. Il trouvait ça intéressant d’explorer le coté humain de Thor, le fait d’humaniser un dieu était captivant.
Pour finir, il a également parlé de sa relation avec Natalie Portman durant le film et justement parce que c’était elle les scènes où ils sont ensemble étaient plus facile à jouer. Il a trouvé la dynamique de leur deux personnages intéressante car Thor et Jane y trouvent un réconfort réciproque.
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Sucker Punch : Interview de Zack Snyder
Après le compte rendu de l’avant première de Sucker Punch publié la semaine dernière voici l’interview de Zack Snyder par Filmgeek :
Interview Zack Snyder pour Sucker Punch par FilmGeek-TV
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Compte-rendu de l’avant-première de Sucker Punch
Quand on m’a proposé d’aller voir Sucker Punch en avant première pour pouvoir interviewer Zack Snyder (pardon, Mr Zack Snyder) j’ai évidemment accepté tout de suite, qui serait assez fou pour refuser cette opportunité ?
Lundi soir je me suis donc rendu au Trianon, au Boulevard Rochechouart. L’heure de rendez vous pour les bloggeurs et journalistes était fixée à 19h30 – au pire 20h – je suis arrivé pour ma part à 19h. J’ai pris mes précautions et suis arrivé en avance me rappelant la mésaventure de Florian dans le RER pour la projection presse de Inception !
J’attendais patiemment devant le bâtiment devant une armée de 5 agents de sécurité en attendant mon co-équipier du soir et cameraman, Roger (et accessoirement fan de Zack Snyder).
Evidemment le stress montait de plus en plus, d’une part parce que c’était ma toute première interview et d’autre part parce que c’était… Zack Snyder, je veux dire c’est pas tous les jours qu’on a le privilège de parler à un des plus grands réalisateurs d’Hollywood. Mais la bonne organisation du tapis rouge aidant j’ai réussi à gérer mon stress, plus ou moins, et bien préparer mes questions que j’allais poser quelques dizaines de minutes plus tard.
Chaque blog/site/chaîne de télé avait sa place attitrée, nous nous sommes donc dirigés vers la notre, en deuxième position lorsque le réalisateur arrivera. Nous plaçons notre matériel, à savoir mon appareil photo avec un petit micro accroché (un Canon 550D quand même !) et le pied de Roger (pas son vrai hein, son pied de caméra) et nous sommes fin prêts à accueillir Zack Snyder.
Celui ci arrive vers 20h10, de bonne humeur et dans une ambiance bon enfant. Première fois que je le voyais en vrai, ça fait bizarre, un mélange d’excitation, de joie et d’appréhension m’a envahi. C’était marrant parce qu’en arrivant devant nos collègues d’EcranLarge il a fait un petit saut, qu’il a réitéré devant nous, bon enfant je disais, donc. On a profité de cette première interview pour prendre un maximum de photo.
Quelques minutes plus tard arrive la notre, je lui dis que c’est un honneur de le rencontrer et pouvoir lui parler. Je lui pose ensuite mes questions, que je lis… C’est dommage car je les connaissais et voulais faire sans mon papier mais j’avais un peu le trac, beaucoup même. Finalement ça s’est bien passé, c’est quelqu’un de très ouvert, de très agréable et qui répond avec plaisir aux questions posées. Il prend même le temps de signer des autographes et dessiner Rorschach sur le comic book Watchmen de Roger.
C’était vraiment une excellente interview. Je sais pas vraiment si c’est rare ce genre de comportement chez les réalisateurs mais j’ai été assez bluffé, même si j’avais des retours comme quoi c’était une crème, j’ai été bluffé par sa disponibilité et sa gentillesse.
On a ensuite eu le temps de prendre d’autres photos lorsqu’il répondait aux questions des autres journalistes et bloggeurs et de vite partir à la séance pour ne pas louper le début du film. Nous sommes placés au balcon sur le coté gauche de l’écran, des sièges pas très confortables mais nous voyons bien l’écran et le sac contenant une bouteille d’eau, un sandwich et une sucette était le bienvenu.
Avant le début du film, Zack Snyder est venu nous faire un petit coucou (pas à nous spécialement, à la salle). Ce moment était assez cocasse puisque le traducteur qui faisait un peu la biographie du bonhomme avant qu’il vienne, l’a accueilli en l’appelant «Jack Seider» avec une petite pause entre les deux mots dans le genre «et merde j’ai raté son prénom, essayons de nous rattraper sur son nom de famille» ou pas donc.
Le film se passe, Roger a beaucoup aimé et j’ai trouvé que la deuxième vision est toujours aussi bonne que la première, c’est une bonne nouvelle. Nous nous rendons à la soirée qui se déroule juste en dessous, beaucoup de monde est présent, quelques personnalités, une musique forte, une lumière rouge – trop – tamisée, mais open bar ce qui est plutôt sympa. On ne s’est donc pas privés pour prendre une ou deux coupes de champagne et de délicieux macarons. On découvrait également une sympathique exposition avec des dessins du film dans une pièce à coté. Le temps de prendre quelques photos et quelques vidéos la salle se vidait et les serveurs commençaient à ranger. Je suis allé demander à un agent de sécurité, qui gardait deux tables entourées de bandeaux rouges, si Zack Snyder allait passer à la soirée (ce qui était, je crois, prévu). Me disant que non nous sommes donc partis, en se demandant tout de même pourquoi cet agent gardait deux tables vides.
Résultat de la soirée : Parfaite et on y prend vite goût ^^ Par contre un seul bémol, à la fin de mon interview Zack Snyder allait pour me serrer la main en même temps que je lui demandais si il pouvait signer quelques trucs. Je culpabilise depuis, du vent que je lui ai mis, j’en suis pas à pleurer tous les soirs depuis mais quand même. Alors qu’il a même pas du y prêter attention ^^
Romain
Toutes les photos de la soirée sont dans la suite du post et à venir, la vidéo de l’interview :
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Stanley Kubrick l’Exposition à La Cinémathèque Française
Demain commence l’exposition phare consacrée à Stanley Kubrick à la Cinémathèque française. Exposition itinérante, mise en place par le Deutsches Filmmuseum en 2004, déjà appréciée à Berlin et Francfort, nous avons pu découvrir à notre tour cet évènement attendu depuis des mois (des années ?) en France.
Parcourant deux étages du bâtiment du 51 rue de Bercy, l’espace consacré au cinéaste est d’une exceptionnelle richesse, revenant avec minutie sur chacun de ses films et projets. Outre les objets habituels : décors, accessoires, maquettes, costumes, storyboards, photographies de plateau, scénarios annotés, etc. l’exposition rassemble les archives et documentations personnelles du réalisateur, et c’est autour de cette mise en abime de l’archive filmique (et non-filmique), que tout l’intérêt de la (re)découverte de l’auteur -et de la scénographique du musée- se conçoit.
Qu’est-ce qu’un objet cinématographique ? Est-ce seulement le film lui-même ? La réponse est bien entendu non, et cette exposition est là pour nous le rappeler. En révélant toutes les années de recherche effectuées pour chaque projet, notamment ce Napoléon qui ne vit jamais le jour, la visite ne peut que faire vibrer les cordes sensibles de chaque cinéphile : la somme réunie des études faites par le réalisateur de toutes les démesures illustre l’incroyable travail de précision et l’acharnement de cet homme à ne rien laisser au hasard, chaque image, chaque son, chaque musique des films de SK s’imprégnant grâce à cela éternellement dans les mémoires de chacun, et dans la mémoire même du cinéma.
L’exposition est aussi un remarquable hommage à la technique cinématographique (chère à la Cinémathèque), révélant les ambitions florissantes de cet homme qui participa aux créations d’appareils de prises de vues et d’objectifs révolutionnaires, s’impliquant plusieurs années avant la réalisation même d’un film à toutes les facettes de création possible de ses idées.
Tout ce cheminement, largement illustré par des extraits de ces films, des analyses, des témoignages de ses collaborateurs et de ses « héritiers » (Spielberg a largement sa place dans cet hommage à SK), ne peut que nous assoir sur cette évidence : Kubrick est sans aucun doute le cinéaste le plus talentueux de la 2nde moitié du 20ème siècle.
Stanley Kubrick – L’exposition par lacinematheque
Ainsi que vous soyez fan acharné du génie, ou simple curieux, vous ne serez pas déçu. Notons que, comme à son habitude, le site internet de la Cinémathèque propose tout un tas d’informations supplémentaires et pratiques : http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/kubrick/ (je vous conseille d’ailleurs l’audio-guide, dont vous pouvez télécharger le contenu via itunes), ainsi qu’une exposition virtuelle que vous pouvez découvrir dès maintenant ici : http://www.cinematheque.fr/expositions-virtuelles/kubrick/index.php
N’oubliez pas que cette expo est accompagnée d’une rétrospective de tous les films de Kubrick, et d’un cycle de conférence (http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/kubrick/projections-conferences.html).
[Edit] A voir avant l’expo, l’excellent documentaire : Kubrick, les archives d’une vie, qui vous fera une bonne introduction à propos du travail sur les archives et autres documents du réalisateur.
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Les Losers d’Hollywood: mea culpa (merci Disney)
Je me suis planté. Et bien planté. Rien ne pouvait vraiment me préparer à cela, mais Disney m’a trahi. Enfin c’est surtout Bob…
Bob ?
Oui, Bob Zemeckis !
En effet, alors que je pensais tenir pour acquise la victoire de Nick Cage et son Hell Driver, voilà que l’ex-studio de Robert Zemeckis, et financé par Disney, vient lui voler la vedette.
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Guide pour l’ARG The Prodigies
On vous a déjà parlé de The Prodigies il y a quelques semaines avec le premier teaser du film. Cette dernière m’avait laissé un sentiment mitigé mais l’univers du film avait titillé ma curiosité.
Je me suis donc un peu renseigné sur le film, le roman d’origine, la genèse de sa production et peu de temps après, à la suite de la diffusion de la bande-annonce, on m’a contacté pour vous parler d’un jeu, mais pas n’importe lequel.
Je vais donc vous parler maintenant d’une forme d’ARG, mis en place dans l’univers du film, pour sa promo bien-sûr car le transmédia est la grande mode du moment, mais comme c’est plutôt bien foutu et que cela concerne une production française, cela mérite de s’y pencher un peu non ?
Le jeu propose de dévoiler, toutes les semaines, le mercredi, une nouvelles énigmes à résoudre pour accéder à du contenu exclusif (artworks, images, teasers, etc.).
En grande partie basé sur des sites créés spécifiquement pour le film, le jeu de piste en ligne explore aussi des sites existants et nécessite l’utilisation de Google ou Twitter par exemple. On y accède ainsi par un site miroir du site officiel : www.whereareyou.fr et www.uoyeraerehw.fr
Les mécanismes fondamentaux de ce type de jeux sont ici appliqués à la lettre, sans trop d’originalité comparé à ce qui a déjà été fait outre-Atlantique par exemple, mais c’est assez ludique pour que l’on prenne plaisir à creuser et chercher la solution puis toucher sa récompense.
Les habitués trouveront donc tout cela un peu simple mais les novices risquent peut-être de rester bloqués et ça serait bien dommage car la mise en scène et le travail sont de qualité et permettent d’explorer l’univers du film de manière décalée.
Je vous recommande donc chaudement de vous lancer dans ce jeu de piste virtuel et si vous êtes un peu perdu, vous trouverez dans la suite, les clés des différents niveaux.
Les solutions sont cachées afin de ne pas vous spoiler et les récompenses sont à télécharger directement sur le site suivant :
Accès au jeu : www.uoyeraerehw.fr
Code d’accès : LNDER FILMG



















































































