Critique du film L’Autre Monde et rencontre avec le réalisateur Gilles Marchand
Aujourd’hui sort le deuxième film de Gilles Marchand, L’Autre Monde, sept ans après Qui a tué Bambi ?, son premier film.

Synopsis : C’est l’été dans le sud de la France. Gaspard (Grégoire Leprince-Ringuet ) est un adolescent heureux qui partage son temps avec ses amis et sa copine, Marion. Mais Gaspard va rencontrer Audrey et sa vie va basculer. Car Audrey (Louise Bourgoin) est belle, sombre et double. Sur un jeu en réseau elle se fait appeler Sam et cherche un partenaire pour mourir. Pour tenter de l’approcher, Gaspard se crée lui aussi un avatar, Gordon, et part la retrouver dans Black Hole.

L’autre Monde a pour sujet l’adolescence, le désir, la féminité, les univers virtuels sociaux, le suicide : ce mélange atypique sur le papier prend vie de façon parfois maladroite à l’écran mais n’enlève rien à l’originalité de ce film, qui oscille entre les amours adolescentes du Conte d’Eté de Rohmer et le fantasme de la femme fatale de certains films noirs d’Hitchcock ou Lang. Sans prétention aucune, Gilles Marchand propose dans ce récit une structure narrative simple s’inscrivant dans un cadre plus complexe, et finalement, plutôt ambitieux pour la famille de ce cinéma français plutôt intimiste à laquelle il appartient (rappelons qu’il est l’ami et le co-scénariste de cinéastes comme Dominik Moll –qui a co-scénarisé d’ailleurs L’Autre Monde- Laurent Cantet ou encore Cédric Kahn, et qu’ils ont fait la FEMIS ensemble).

Outre son intérêt scénaristique, le film propose de belles compositions d’acteurs, Louise Bourgoin en tête, débordante de charme et de mystère et dont le jeu troublant est renforcé par la présence de Melvil Poupaud. Celui-ci bénéficie d’un rôle ambigu, peut-être trop peu exploité au long du film, malgré son ampleur dramatique et ténébreuse majeure qui contraste avec le personnage de Grégoire Leprince-Ringuet. Ce dernier, que l’on voit quasiment à chaque plan, dégage pour le rôle de Gaspard une personnalité d’une grande justesse, oscillant entre la force mature de l’homme adulte et les faiblesses du jeune garçon qui peine à quitter ses illusions naïves du monde des « grands ».
Les défauts du film résident essentiellement dans la mise en scène, hésitante et manquant souvent de cohésion. Le monde virtuel, Black Hole, repose sur des clichés de représentation, s’appuyant surtout sur des fantasmes des univers virtuels, gothiques et sadomasochistes, qui feront crisser les dents de plus d’un geek. Seule la « plage noire » de Black Hole propose une idée particulièrement pertinente et poétique de cet univers, où « l’autre monde », n’est finalement pas celui que l’on croit.

En bref, L’Autre Monde est un film difficilement classifiable, où résonne le mystère d’un univers noir et dérangeant dans le monde réaliste des premiers émois adolescents et de la perte de la naïveté. Au creux des chaleurs estivales, vous pourrez vous laisser tenter sans aucun déplaisir par la fraicheur sensuelle qui émane de cet Autre Monde…
Filmgeek a pu rencontrer Gilles Marchand (merci à Haut et Court de cette sympathique opportunité) avec quelques autres bloggeurs et aborder avec lui quelques points de son film. Je vous en propose un petit résumé :

La première question a porté sur la participation du site web « tous coprod » dans la production du film. Les producteurs du film se sont intéressés au site essentiellement pour l’aspect communautaire qui s’en dégageait, et permettre ainsi de donner accès aux coulisses ou aux avant-premières aux “collaborateurs” : ce n’était donc pas une volonté de financement mais plus une idée de communication. Pour Gilles Marchand, cette démarche était plaisante mais ne le concernait pas directement : il n’avait pas à discuter des choix artistiques avec les collaborateurs de « tous co-prod ».
La seconde question s’est orientée sur la place de la femme fatale dans le film, qui pouvait être vu comme un hommage au film noir. Gilles Marchand se retrouve dans cette étiquette du film noir pour L’Autre Monde : il a aimé jouer avec les codes du genre, même si de façon générale, il s’est inspiré de films qui s’intéressent à l’âme humaine, à l’attraction, à l’attirance.
Et comment lui est venue l’idée du film ? Tout simplement à partir d’une expérience quotidienne (un joueur dans un lieu public). Il a commencé à imaginer la vie privée du joueur et la vie de son avatar. Il a relié l’idée avec le fantasme du suicide qui reste très lié à cet univers. Il avait envie de confronter aussi les esthétiques du virtuel et du réel, de façon très distincte : pas en incrustant les éléments réels dans l’image « réelle » (hybridation) mais au contraire en jouant sur le contraste d’un monde purement virtuel et un autre uniquement réel : tout est bien séparé à l’image et c’est la puissance de l’imaginaire du spectateur qui peut rendre ainsi le virtuel poreux au réel, et réciproquement : c’est l’engagement mental qui crée le trouble, et non les jeux de représentations des images du film.
Au-delà de l’histoire, voulait-il viser un public ou faire une critique des dangers du virtuel ? Il a voulu montré une histoire ayant comme thème l’attirance des choses obscures. C’est un film assez autobiographique, même si dans son adolescence, Gilles Marchand ne pouvait connaitre les jeux en réseaux, il pratiquait la passion du cinéma. Pour lui, son film n’est pas réac’ mais ça l’intéresse qu’on puisse l’interpréter de différentes façons : plus que le jeu en soi, c’est l’attirance elle-même, autant sexuelle que morbide, qui est le sujet du film : il ne voulait pas mettre en cause les jeux virtuels mais plutôt les malentendus et la manipulation.
A propos de ses casquettes de scénariste et de réalisateur : il ne s’est jamais senti dans une case précise. Il prend énormément de plaisir à écrire sur les projets des gens qu’il apprécie : il aime visiter la tête des autres. Dans ses propres films, il doit visiter sa propre tête. Non sans humour, il nous a précisé à ce moment qu’il était plus facile de prendre du plaisir avec les autres que tout seul.

Et l’expérience Cannoise, qu’il commence à bien connaitre ? C’est un grand 8 émotionnel, qui lui a donné beaucoup de plaisir avec ses amis cinéastes, mais aussi en tant que réalisateur avec Bambi ou comme spectateur (il y va tous les ans, pendant toute la durée du festival). Il aime aussi le côté festif de cet évènement.
Enfin, concernant le casting, il a expliqué qu’il écrivait ses scénarios sans penser à des acteurs précis : les personnages doivent déjà vivre sur le papier. Il a ensuite choisi le rôle de Garpard et le choix de Grégoire Leprince-Ringuet a été évident pour la question d’équilibre qu’apportait le jeune acteur au personnage. Louise Bourgoin a été présentée par les productrices du film, elle venait de finir le tournage de La Fille de Monaco et celui d’Adèle Blanc-Sec n’avait pas encore commencé. Gilles Marchand avait été hésitant au départ, mais après les premières rencontres, il a été agréablement surpris et a été convaincu par l’enthousiasme de Louise pour le film (au premier rendez-vous, elle lui avait parlé de ses aventures sexuelles sur Second Life…) et la palette émotionnelle qu’elle dégageait aux essais. Elle possédait le mystère qu’il recherchait. Pour Melvil Poupaud, le rôle était difficile et pour Gilles Marchand, cet acteur était l’un des seuls à correspondre physiquement et mentalement parlant : tout est lisible dans le film, sauf ce personnage finalement.
Caro
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Critique du film Une Nuit au Cirque 3D
Le mois dernier, une étrange invitation nous avait été envoyée : assister à la projection du film Une nuit au cirque 3D d’Olivier Kauffer et Fabien Remblier (sortie en salle ce mercredi 26 mai), au Cirque d’Hiver.
N’étant pas particulièrement amateurs sur Filmgeek du cirque traditionnel, nous n’attendions rien du film lui-même, présenté comme une captation 3D du 18ème Festival du Cirque de Massy. Rien de bien enthousiasmant à première vue.
1ème surprise de cette soirée : reconnaître physiquement (et un peu honteusement) l’un des co-réalisateurs, Fabien Remblier, qui jouait Jérôme dans Premiers Baisers, le sitcom d’AB productions.
2ème surprise, et de taille cette fois-ci : le film en lui-même. Oui bon, rien de révolutionnaire là dessous non plus. On a l’impression de voir la retransmission d’un spectacle de cirque du dimanche après-midi sur France 3, mais en 3D. Dès les premières minutes, on commence sérieusement à se demander pourquoi on est là. On est littéralement plongé dans le kitch, dans les paillettes et les projecteurs, sans aucun point de vue, sans réelle émotion. Et puis au fil des numéros, on se prête au jeu, on se surprend à sourire au numéro des clowns, à sursauter de frayeur lorsque qu’une jeune acrobate rate son saut à la barre russe, à retenir sa respiration pendant les numéros aériens, à se laisser émerveiller par la beauté des fauves et des… contorsionnistes. Le film s’achève dans une sorte d’apothéose avec un superbe numéro de cirque de création de la troupe des Mummies.
Et puis, on enlève ses lunettes et on se dit qu’on a plutôt passé une bonne soirée, malgré tous les vilains préjugés que nous avions avant de voir le film.
Le potentiel filmique et spectaculaire est là, avec une 3D qui peut être intéressante pour ce genre de traitement. Un « vrai » film sur le cirque, du genre Sous le plus grand chapiteau du monde, avec un scénario, un regard critique, une mise en scène, serait somme toute le bienvenu. Ça tombe bien, les réalisateurs ont promis qu’ils travaillaient sur une « suite », qui posséderait une véritable orientation discursive. Bon, n’est pas Cecil B.Demille qui veut non plus… En tout cas, attendez-vous à voir dans les années à venir d’autres films en 3D sur le thème du cirque, de tout genre et de tout horizon possible. Cirque du Soleil, Cirque de Pékin, etc. Les possibilités (esthétiques, techniques, et surtout financières) sont grandes et le public plutôt friand des shows de ces super-productions du spectacle.
Malgré tout, même si j’ai trouvé cette expérience intéressante, il reste que le (bon) cirque est avant tout un spectacle vivant qui s’apprécie en « live » et dans un chapiteau. Finalement, ce film est surtout une expérience technique, mais aussi commerciale, qui fera très certainement le bonheur des enfants des propriétaires de téléviseurs 3D relief, quand il sortira en blu-ray à Noël…
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Critique du film Camping 2
Alors que je suis forcé de voir ce réchauffé de pellicule gachée, j’ai choisi de le prendre avec le sourire et de réagir positivement en tentant d’expérimenter formellement et de vous faire ainsi vivre cette aventure de l’intérieur en direct de la salle.
Et quel meilleur outil que twitter pour rendre-compte minute par minute des états d’âme ? Alors voici sans plus attendre l’intégralité de ma critique live-tweet de Camping 2 à laquelle j’ai ajouté quelques liens :
- Le livetweet de #Camping2 va commencer
- Dans la salle pour Camping 2 : seul et à jeun. #pourlascience
- J’ai donc pris un ticket pr Mammuth mais je suis bien dans la salle de Camping2 : je ne financerai pas la piscine de Franck
- ça commence
http://twitpic.com/1j6bnh - L’action debute dans un cabinet d’assurance a Clermont-Ferrand : on est dans l’ambiance http://twitpic.com/1j6czd
- Pastis des Flots Bleus, Pastis délicieux ! http://twitpic.com/1j6dhl
- Patrick is back ! http://twitpic.com/1j6drq
- Alysson Paradis est dedans… Quel gachis
- 06 25 24 63 06 c’est le numero de Patrick Chirac et il est celibataire : tout est écrit sur sa voiture.
- Avec une BO de Jean-Claude Borelly, rien que ça !
- J’arrête un peu parce que là je vais vomir
- Il mérite tellement mieux Anconina même si on peut en douter là, il mérite vraiment de faire son Tchao Pantin
- Tout tombe chez Mathilde Seigner : le visage, le menton, les seins, les fesses…
- Sans dec y a eu une idée de réalisation ! Les paroles du karaoké incrustées à l’ecran.
- Oh la reference à Moïse et le 10 commandements ! http://twitpic.com/1j6s0p
- Putain c’est aussi long que laid
- L’experience est terminée : sans surprise c’était aussi long que laid que chiant que pas drôle http://twitpic.com/1j6vyz
Afin de ne pas polluer les timelines (1 tweet toutes les 6 minutes de film) j’ai livetwitté en privé à Caro, mais il y a quand-même eu quelques réactions sur twitter et facebook :
PS : Exceptionnellement, je ne mettrai pas l’affiche du film qui est trop hideuse et qui spoile donc le film.
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Critique du film Le Choc des Titans (2010)
Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant d’avoir la seconde grosse déception de 2010 (après Alice) : Le Choc des Titans, version 2010/Louis Leterrier/3D. J’ai attendu 2 jours pour tenter de digérer mais malheureusement, ça me reste sur l’estomac.
Pour remettre dans le contexte : je ne suis pas un fan absolu de la version 1981, même si je l’avais apprécié, je m’en souviens à peine, je me rappelle du charme désuet des SFX. Le bestiaire m’avait surtout marqué : la chouette dorée, le Kraken et surtout Méduse. A part ça, je ne suis pas particulièrement attaché à cette oeuvre et donc plutôt ouvert à une nouvelle vision du mythe.
Malheureusement, de nouvelle vision il n’y a pas : on assiste ici à un patchwork indigeste de séquences sans lien, fourre-tout d’SFX allant du médiocres au très bons de temps en temps, scènes d’action illisibles entrecoupées de plans larges de jolis paysages naturels.
Parlons-en justement de ces paysages : ils sont magnifiques et donnent un peu de répit avec leur côté “Seigneur des Anneaux”. Malheureusement, on ne s’y attardent jamais, soit les plans sont trop courts, soit la caméra bouge tellement que le souffle épique n’arrive jamais. Enfin, effet secondaire regrettable : leur beauté éphémère rend les plans truqués, en particulier ceux des cités antiques, très très laids.
Ajoutez à cela un design des monstres plus que classique (Méduse=Angelina Jolie dans Beowulf, Kraken=Godzilla façon Emmerich, Scorpions=arachnides de Starship Troopers, etc.) et une intégration douteuse compliquée par une mise en scène des séquences d’action peu inspirée et vous obtenez un truc assez désagréable visuellement.
Bon, en écoutant la promo de Louis, il ne réalisait pas un film d’action mais avait souhaité se concentrer avant tout sur les humains. Admettons, le choix du casting va dans ce sens : Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes, Jason Flemyng, Gemma Arterton, Mads Mikkelsen, Ashraf Barhom…
Mais voilà, le plus gros gâchis se révèle être finalement le casting : il y avait pourtant tant à faire. Peut-être pas au niveau de Sam Worthington (arnaque ou réel potentiel, je commence à désespérer) qui n’a pas non plus aidé par ses lignes de dialogues faméliques, mais surtout pour Liam “Pimp My Armure/je te passe un coup de polish” Neeson, Ralph “je m’emmerde comme un rat mort et ça se voit” Fiennes et Gemma “potiche ou plutôt amphore” Arterton, etc. qui sont ici à la frontière du cachetonnage et de l’ennui mortel.
Même les phrases chocs tombent à plat (“Release the fucking Kraken FF$!!!“) et passent sans la moindre vibration.
(Petit parenthèse sur la prestation honteuse de Mouloud : ce n’est pas tout de vouloir faire jouer ses potes, mais encore faut-il qu’ils ne soient pas trop mauvais, au point de réussir à flinguer les 12 mots qu’ils ont à sortir en 1h30. Vraiment, j’avais honte pour lui.)
Et encore, je ne vous parle pas de l’affreuse version 3D qui renvoie aux pires souvenirs de la mode des 80s, le film n’ayant pas été conçu pour cet effet au départ, elle est ici complètement inutile et empire même les choses.
Bref, c’est un film sans âme et ni coeur, un comble pour un film “humain” !
Il aurait fallu se poser un problème dès le départ : soit faire un remake de la version de 1981 en essayant de garder sa simplicité/naïveté et son esprit, soit faire un reboot en modernisant le mythe d’origine (en relief pourquoi pas ?).
Leterrier, lui, ne s’est pas posé ses questions à temps, il nous offre là un objet bâtard, le cul entre deux chaises, avec un scénario d’un autre temps mâtiné d’une bouillie visuelle.
On en ressort frustré, devant un tel potentiel gâché, en fin de compte, Louis Leterrier n’aura réussi qu’une chose : créer le Complexe de Persée.
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A Single Man, un film de Tom Ford
Aujourd’hui sort en salle la première œuvre cinématographique de Tom Ford (qui en est à la fois scénariste, réalisateur et producteur). Tom Ford, c’est le couturier texan qui remit sur pied Gucci dans les années 90, donna un souffle nouveau à la maison Yves Saint Laurent dont il fut le directeur artistique au début des années 2000 et qui décida, au sommet de sa gloire de styliste, de se mettre au cinéma.

Tom Ford propose régulièrement pour ses produits des campagnes de pub « porno-chic » parfois censurées car pas toujours du meilleur goût (je vous laisse faire un tour sur google images pour apprécier par vous-même).
A Single Man est l’adaptation d’une nouvelle de Christopher Isherwood, Un Homme au Singulier (en français), publié en 1964, qui traite d’un professeur homosexuel qui ne parvient pas à faire le deuil de son compagnon. Christopher Isherwood est aussi connu pour avoir écrit la nouvelle « Adieu à Berlin » en 1939, que Bob Fosse adapta en 1972 avec son flamboyant Cabaret.
Le film est aussi produit par Chris Weitz (connu entre autres pour American Pie, The Golden Compass, Twilight 2).
On aurait pu s’attendre à ce que tous ces éléments nous offrent un film trivial, frivole, outrancier.
A Single Man est un film sensible, maitrisé, élégant. Read more
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Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E16
Bonjour à tous ! Au menu du best-of dominical des blogs ciné des pères, un Avatar et des aventures extraordinaires !
Eh oui ! Encore de l’Avatar au menu, alors qu’après ma seconde vision, je ne sais toujours pas quoi en penser exactement tellement le film oscille entre les extrèmes, j’espère pouvoir coucher tout ça sur le clavier avant 2010 ^^
- Cineblogywood : Cadeaux de Noël – les idées du Père Léon
- Rob Gordon a toujours raison : Le père de mes enfants, Entretien avec Mia-Hansen-Løve
- Cinefeed: Box-office Avatar en temps réel
- FilmGeek : Premier teaser des Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec
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Critique d’Avatar de James Cameron
Dans 10h, Caroline et moi-même allons découvrir en projection de presse, le film évènement de l’année : Avatar de James Cameron. Depuis le début de la promo j’ai réussi à soigneusement éviter le moindre des extraits, films-annonces et autres vidéos du film diffusés sur le net ou ailleurs et il faut bien admettre que c’était très dur de resister à l’envie d’en voir plus, d’en savoir plus.
Il y a déjà plusieurs projection cette semaine, mais l’embargo de la Fox s’arrête à l’instant et je rageais de ne pas vous dire comment c’était. Comme vous êtes certainement au moins aussi accro ou impatient que moi, j’ai donc trouvé un moyen de vous faire la primeur d’un premier retour, grâce à un contact privilégié (que je remercie encore) qui a pu voir le film plus tôt cette semaine et qui partage ici ses premières impressions et voici donc notre première critique d’Avatar :
Tout le monde autour de moi ne parle que d’AVATAR, « the film » de cette fin d’année.
N’étant pas fan de science fiction et n’ayant pas du tout accrocher à la bande-annonce je suis allé le voir sans grande conviction, juste parce que j’avais l’opportunité de le voir en avant-première.Et bien je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : c’était grandiose !!! L’image est tout simplement magnifique et ce mélange de personnages réels et de fiction m’a captivé : tout s’entremêle pour ne créer qu’un seul et même univers dans lequel on se laisse emporter au gré d’une merveilleuse musique. Bref, on ne voit absolument pas le temps passé !
On s’attache à la communauté des Na’vi, qui n’est pas sans rappeler le peuple des indiens d’Amérique. Les humains veulent aussi leur prendre leur richesse en essayant de les soudoyer, avant de s’apercevoir qu’ils ne sont pas corruptibles, et de décider d’employer la force pour les déloger.
En sortant de la projection on n’a qu’une seule envie s’endormir comme Jake et rejoindre les Na’vi qui vivent en totale harmonie avec la nature et les animaux : la communion est parfaite. Sur Pandora tout est possible et il n’y a pas d’actes gratuits. Par exemple, si on tue un animal on lui explique pourquoi : la communication est essentielle. Chacun peut faire entendre sa voix dans la communauté ; et le passé, les racines occupent une place importante au quotidien.
Tout ceci peut paraître utopique mais cela fait un bien fou de se dire qu’un tel monde peut exister. Ce film fait aussi écho aux problèmes d’environnement auxquels nous allons être confrontés et ils nous forcent à nous interroger sur notre comportement.Bref, pour résumer j’ai adoré AVATAR et j’ai hâte d’aller le voir à nouveau !
Voilà, dans 10h nous allons donc découvrir Pandora, en VO et en 3D, et je vous ferai part de nos impressions plus en détails, en attendant, vous pouvez retrouver la retranscription de la conférence de presse du film chez nos amis de Cloneweb/ qui ont fait du bon boulot et qui devrait déjà aussi avoir leur petite opinion sur le film
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Critique du film Un Prophète et concours
L’idée Générale :
Malik El Djebena, jeune homme de 19 ans vient d’écoper d’une peine de prison de 6 ans. A la centrale, il est malmené par les différents prisonniers. Il rencontre alors César Luciani qui se trouve à la tête d’un groupe de corses faisant régner sa loi dans la prison. Sous sa protection, il va gagner le respect et s’imposer chez les détenus.
Le bon :
Je retiendrais deux choses principales : le sujet du film et le casting.
Au centre de l’actualité française depuis déjà de nombreuses années, les prisons françaises sont constamment montrés du doigts pour leur surpopulation, la vétusté des installations, les suicides à la chaine des détenus et autres joyeuseté… et cette “centrale” que Jacques Audiard nous montre dans le film est criante de vérité. Le film devait d’ailleurs être tourné dans une ancienne prison, mais au final les décors ont été construits dans un bâtiment désaffecté et on peut dire que les techniciens et décorateurs ont fait un travail remarquable.
Mais les décors ne sont rien s’ils ne sont pas occupés par des acteurs. A ce titre, les acteurs principaux du films sont tous parfaits. Niels Arestrup n’est plus à présenter, mais Tahar Rahim et Reda Kateb, jeunes acteurs encore méconnus sont les vraies révélations. Tahar Rahim joue Malik, tandis que Reda joue un gitan trafiquant de drogues qui va nouer contacts avec Malik. On tient certainement avec ces deux là, au minimum une nomination pour le meilleur espoir masculin des prochains Césars.
Le moins bon :
Là, franchement je vois pas
Le bilan :
7 films. C’est la filmographie en tant que réalisateur de Jacques Audiard. Et ce n’est clairement pas avec ce 7ème film, qu’il va sortir du petit cercle des grand réalisateurs français en activité. Dérangeant, puissant, intéressant sont quelques adjectifs pour qualifier Un prophète. On ne peut pas sortir de la salle sans réfléchir sur ces problèmes de sociétés. Je prends déjà rendez-vous pour le 8ème.
Comme le film nous a beaucoup plus et qu’on aime bien partager notre passion, nous avons 3×2 places à vous faire gagner pour aller voir le film. Pour cela, c’est simple : les trois premiers commentaires sur cette critique repartirons avec deux places (merci de ne pas faire plusieurs commentaires pour gagner toutes les places, et n’oubliez pas de mettre une adresse mail valable, pour être contactés, sinon tant pis
).
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[Exclusif] Critique de Wall-E le nouveau film de Disney-Pixar
Avertissement : Cette critique est garantie 0% spoiler, la presse classique (Première, Studio, Ciné Live et les autres que je salue au passage) étant sous embargo, elle n’a pas encore diffusé de critiques et la promo du film étant bien menée, peu d’éléments de l’histoire ont réellement été révélés et c’est tant mieux.
Enfin mes propos pourront vous paraître exagérés mais il n’en est rien, je n’ai rien pris, je suis clean, je sors juste d’un des meilleurs films de l’année et des plus enthousiasmants.
Le synopsis :
Wall-E est le dernier être sur Terre et depuis 700 ans il fait ce pourquoi il a été conçu : il nettoie. Mais au fil des objets amassés, sa personnalité se développe, son caractère se forme et ses émotions naissent dont la solitude. Jusqu’à l’arrivée d’Eve qui elle aussi a une directive à exécuter.
Date de sortie : 30 Juillet 2008
Réalisé par Andrew Stanton et avec Ben Burtt, Fred Willard, Jeff Garlin.
Le bon :
Wall-E est le passage à l’âge adulte, après Ratatouille, la frontière entre film d’animation et film classique n’a définitivement plus lieu d’exister. Ou comment la complexité est au service de l’apparente simplicité.
Wall-E est un film somme, l’aboutissement de tous les précedents films de Pixar et Lasseter mais pas seulement comme on peut le voir dans le générique où l’on évoque modestement l’Histoire de l’Art.
On y retrouve des émotions héritées des films muets, des sentiments provenant des meilleures comédies musicales, de la réfléxions comme les meilleurs films de SF savent nous en donner.
Ajoutez à cela des personnages charismatiques et des références bien senties aussi bien cinématographiques que geeks et vous obtenez un film génial.
Lasseter peut partir tranquilou à la retraite, la boucle est bouclée.
Le moins bon :
Le film risque donc d’être un peu difficile d’accès pour les enfants. Même si je pense que la qualité de l’animation et son efficacité peut les toucher. Il faudra donc attendre de voir les réactions directement dans les salles en souhaitant que le film ait le succès qu’il mérite.
Le Bilan :
Vous vous en doutez, le film m’a beaucoup plu. C’est, je le pense sincèrement, une œuvre majeure de Pixar mais aussi du cinéma en image de synthèse, marquant une nouvelle étape pour le Cinéma tout court tel un aboutissement sous la forme d’une ouverture vers le futur.
Ce film est donc l’occasion idéale de sortir le label FG !
A voir et à revoir, avec des enfants ou entre amis, au ciné puis en Blu-Ray.
Remerciements : Allociné pour l’excellente soirée et la surprise de taille, Heaven et Alain pour l’invitation et Buy n Large pour tout le reste.










