Worst of Batman and Robin

Alors que The Dark Knight s’impose quasi-unanimement comme le meilleur Batman au ciné, certains confirment que le Batman et Robin de Joel Schumacher est certainement le pire, la preuve avec ce montage Worst Of :

On comprend bien pourquoi Schumacher s’excuse du film qu’il a commis :

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  1. Je n’ai même pas pu regarder la compilation jusqu’à la fin tant elle me mettait mal à l’aise. Il n’y a évidemment pas de doute; Joel Schumacher a été le pire réalisateur de Batman (ne pas oublier l’épisode avec Double-Face et Enigma, assez mauvais lui aussi, réalisé par le même bonhomme; rediffusé récemment sur la TNT et impossible de le revisionner jusqu’à la fin, une nouvelle fois).

    Cependant, je ne pense pas que « The Dark Night » soit le meilleur Batman, tant la réalisation est moyenne (hormis l’attaque du fourgon) et le scénario d’une très grande pauvreté (je copie colle une partie de mon commentaire du film écrit sur « La Route du Cinéma »; non exhaustif, sur l’absurdité générale) =

    « Le directeur de la banque qui finit par sortir de son bureau (en verre et qui n’a pas été fouillé) avec un fusil à pompe et une assurance étonnante pour finir à terre 45 seconde plus tard; le bus scolaire qui défonce une entrée de banque avec une simple marche arrière sans éveiller de soupçons véritables dans la rue; la réplique « mais moi je n’ai pas de protège-tibias » de Batman à ses copieurs (quelle douche froide, cette réplique !); la scène du pistolet en plein tribunal (soit, présente dans le Comic, mais effroyablement niaise); le fait que Rachel Dawes autrefois brillante ne soit devenue qu’une simple gourde dépendante de ses relations avec ses hommes et que chaque femme apparaissant dans le film soient soit décérébrées, soit femmes au foyer spectatrices de l’intrigue; la scène du retour du chef de la police pour annoncer à sa femme que sa mort, c’était finalement une bonne private joke et désamorce ainsi complètement la touchante scène de l’annonce de son décès (1. Il retourne d’ailleurs chez lui pour se reposer sur ordre du maire mais file à nouveau après 1 minute 30 au commissariat parce que – élément nouveau de première importance – ils ont fait s’assoir le joker sur une chaise dans la salle d’interrogatoire. 2. Il est très fort ce Gordon puisqu’il prévoit le plan de sa fausse mort à partir d’une attaque imprévisible du Joker); le système d’écoute et de localisation Big Brother à partir des portables peut-être vaguement crédible dans vingt ans mais mal exploité, les images sonars étant ridicules et étourdissantes, sans compter que le tout est évidemment malsain et amoral – bon, les enfants, c’est MAL, mais on ne l’utilise qu’une fois puis on le détruit, d’accord ? C’est comme violer quelqu’un et jeter les preuves, il ne s’est rien passé après tout, non ? – ; le fait que Batman s’attaque au SWAT alors qu’il aurait suffit qu’il prévienne par radio que les clowns étaient en réalité les otages; toute la scène dans la tour de verre digne d’un jeu-vidéo, avec le joker, au sommet, présenté comme un vulgaire boss final, et des scènes d’action vraiment mal montées et mal réalisées entre-temps (j’ai vraiment été étonné du montage de la séquence dans la tour; peut-être dira-t-on dans vingt ans qu’elle est géniale); toute la scène finale avec ses propos symboliques sibyllins indigestes. » Et je rajoute, quand j’y pense, toute la séquence de l’empreinte laissée sur la balle.

    Alors soit, Heath Ledger est bon, mais pas assez pour porter sur ses épaules le film, tant ses apparitions sont rares et les fautes de goût nombreuses.

    Personnellement, le meilleur Batman restera pour moi celui du Tim Burton avec Jack Nicholson. Je l’ai encore récemment vu et leur virtuosité est toujours étonnante. Nicholson joue alors un Joker infiniment plus sensuel, maniéré, drôle et monstrueux que celui de Ledger qui campe un maniaco-dépressif aux mimiques assez répétitives, aux dialogues très pauvres et aux situations sans grand intérêt (hormis la scène finale où il tombe sans craindre une seconde la mort, faisant écho à celle où le Joker-Nicholson déclenche son rire pré-enregistré une fois sur le bitume).

    Je pense qu’il y a une sorte de crainte inconsciente de critiquer un mort – paix à son âme – mais, en toute bonne foi, je ne trouve pas que Ledger ait été meilleur que Nicholson dans la manière de jouer le Joker et, pourtant, il est le seul atout du film car ce n’est pas Christian Bale – inexpressif et rigide – qui va éveiller en moi un grand intérêt. Michael Keaton assurait le Batman de manière assez impeccable et avec beaucoup d’humour.

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