Inauguration, visite et réouverture du Forum des Images

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Grâce à Rémy et Yann de Publicis et au blog du Forum des Halles, ainsi qu’au Club 300 d’Allociné, j’ai pu assister aux deux soirées d’inauguration du Forum des Images, sur la toute nouvelle « Rue du cinéma« , au Forum des Halles.

La première soirée, ultra sélect, à en faire des jaloux (mention à Franck C., un de mes anciens profs et maintenant collègue, que j’ai bien nargué de l’autre côté du cordon rouge) était pleine de surprises, de paillettes et de crépitements de flash.

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La première impression du lieu, assez succinte, permet de se faire une idée de la nouvelle ambiance présente au Forum des Images : conviviale et chaleureuse, fun et glossy, moderne et interactive. A l’image des deux invités exceptionnels de cette soirée qui ne l’était pas moins : Michel Gondry et Agnès Varda, ou « le choc des Titans ».

Gondry pour le petit film promotionnel du nouveau Forum, que je vous laisse déguster :

Gondry aime les défis, on le sait. Il se défie donc lui-même après la projection de son court en faisant un discours de moins d’une minute. Il gagne haut la main, nous laissant dans la plus grande frustration, mais qu’importe, mieux vaut de la qualité que de la quantité de la part du maître. Nous parvenons tout de même à apprendre qu’il a dessiné les croquis constituant son film dans la salle où nous sommes installés à ce moment même.

Arrive ensuite accompagnée de Jane Birkin la « Grande » Agnès Varda, sous des applaudissements plutôt émouvants. Elle présente son film, remercie ses enfants, ses petits-enfants, dans la salle pour l’occasion, les acteurs présents ou non, vivants ou décédés qui l’ont accompagnés au fil de sa longue et belle carrière. Elle évoque Jacques Demy et l’intimité de son film. Elle a peur de le montrer à tout ce public de la profession.

Puis le film commence. Les Plages d’Agnès est sublime d’intensité, d’amour, de coup de gueule, de beauté, d’hommage, de respect. Pour avoir suivi il y a quelques années un excellent cours sur la dame, je connais et admire plusieurs de ses films, que Les Plages d’Agnès ne fait que sublimer. Souvent les larmes aux yeux, surtout dans la dernière partie, le sourire aux lèvres, je salue le choix juste et emblématique du Forum des Images d’inaugurer ses nouvelles salles avec une oeuvre si forte. Et même si Agnès ne réapparait pas après le film, je sors du Forum heureuse d’avoir pu assister à cet évènement.

Lisez la suite… dans la suite !

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Le lendemain, rebelote, je remet ça. Les projecteurs et les flashs ont disparu, les invités sont moins VIP mais tout aussi intéressants (mention aux blogueurs Osmany et Vincent & Alice). Nous pouvons partir à la découverte des salles, des espaces de visionnage, du matériel à disposition. Ce qui est sûr, c’est que les nouveaux espaces en jettent. Voir même un peu trop… J’ai peur que les locaux vieillissent mal avec tout ce rose !

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Le catalogue que je feuillette entre deux coupes et deux photos me promet de belles surprises dans les jours à venir : la venue de Alejandro Jodorowski, Bertrand Tavernier, James Gray, JJ Beineix, etc. Un cycle est consacré à New-York et annonce du très bon, notamment le dimanche 28 décembre où la trilogie du Parrain est programmée !

Le forum a de quoi faire des heureux, et surtout les moyens de proposer une façon innovante de « consommer » de l’art cinématographique, dans le respect qu’il se doit.

Le refuge du cinéphile est de retour et ça fait du bien !

PS : Découvrez l’intégralité du set de photos sur Flickr.

0 réflexion sur « Inauguration, visite et réouverture du Forum des Images »

  1. Ce que je n’aime justement pas dans ces forums et autres temples du cinéma, c’est leur décorum, leur aspect recherché et pesant.

    Personnellement, ce que j’apprécie dans les salles de cinéma modernes c’est leur totale déshumanisation. On rentre, on sort; personne ne vous voit et vous ne faites attention à personne. J’aime assez la discrétion des salles d’arrière cour.

    Quand je vois tous ces fauteuils roses et rouges, ces escaliers immenses et ces salles étendues, ça me coupe toute envie d’y jeter un œil. C’est pompeux, alors que l’objectif est de regarder une simple toile blanche; pas de boire du champy à la fraise en draguant la blonde d’à côté.

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