Premier bilan des blockbusters 2009

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Alors voilà, on est déjà au mois d’octobre et la saison des blockbusters est finie. A venir, quelques gros film tels que 2012, Ninja Assassin, A Christmas Carol, le nouveau Twilight (mwahahaha) ou enfin ce qu’on espère être LE blockbuster ultime et profession de foi de la 3D, Avatar.

Soit un peu plus d’un gros budget par mois.

Comment s’est déroulée l’année 2009 des blockbusters et que nous réserve donc 2010 ? Chiffres et dates proviendront de Box Office Mojo. On compte sur vous pour réagir et donner votre appréciation des films !

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Le premier blockbuster de 2009 fut Watchmen. Avec une sortie US en mars et un budget de 130 millions de dollars (hors marketing, MDHM), Legendary, Paramount et Warner pensaient capitaliser à la fois sur la vague comics et sur l’aura de Zack Snyder acquise grâce à 300. Le film est fortement buzzé mais réalise une bonne grosse contre-performance. Avec 185 millions en exploitation (MDE) le film ne rentre sûrement pas dans ses frais.

Le film en lui-même m’avait laissé perplexe à cause de son inconstance de rythme et de ses choix visuels qui ne plaisent pas forcément. La scène d’ouverture et le génériques sont phénoménaux mais le film souffre un peu de longueurs. Je vous conseille de le revoir, il vient de sortir en vidéo, on apprécie beaucoup plus.

Toujours en mars, Monstres Vs Aliens est le premier blockbuster d’animation de l’année. Signé DreamWorks Animation, MvA jouit de la 3D. Le film réalise cependant un score moyen relativement à son budget (380 MDE pour 175 MDHM) et se place dans la fourchette inférieure des films de DWA. J’avais bien aimé ce film qui, s’il est bardé de stéréotypes, utilise bien la 3D. En VO, Seth Rogen est hilarant. Pas inoubliable, mais plus fun que Kung Fu Panda.

En avril, c’est Fast and Furious qui est le blockbuster du mois. Quatrième opus de la franchise, Fast and Furious en est à la fois le film plus cher et le plus rentable (343 MDE). Je n’ai jamais aimé la série des F&F. Les films de bagnoles pour les hommes, y en a pas des masses et je ne vois pas grand-chose à part Bullitt (qui a quand même vieilli) et Ronin. Et ce n’est pas l’opus 2009 qui change la donne. Cependant, en sortant de son carcan caisse-tuning-gonzesses, le film de Justin Lin se suit sans trop d’ennui. Le DVD contient une sorte de mini-préquelle, court métrage tourné par Vin Diesel himself. Epargnez vous cette torture : c’est mal filmé, dégoulinant de mégalomanie. Universal a bien joué son coup car Fast and Furious, seul blockbuster du mois ne souffre pas de la concurrence des blockbusters du mois suivant.

Mai arrive et la saison des blockbusters s’ouvre avec X-Men Origins: Wolverine suivi la semaine suivante de Star Trek. Les deux films sont comparables en termes de budget et en termes de recettes. Le premier jouit de l’aura de la série XMen et du charisme de Hugh Jackman. Le second est un reboot, terme à la mode et il est réalisé par Mr Buzz: JJ Abrams. Ces deux films avaient un potentiel-sympathie assez élevée et se sont révélés tous deux décevants.

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Les choix narratifs et techniques de XMen en font un film ni intéressant sur le fond et parfois très raté sur la forme. On retiendra juste la prestation de Liev Schrieber qui crève littéralement l’écran. Le cas de Star Trek est plus complexe. Techniquement excellent, le film d’Abrams doit jongler avec la série et les 9 films de la franchise, au risque de s’aliéner les fans. Le réalisateur-producteur passe proche de l’exploit, mais il rend ses héros quasi-invincible ou en tout cas donne l’impression qu’il ne peut rien leur arriver. C’est bien dommage, Abrams étant un roi de l’action efficace et des scènes shock. Une fois qu’on zappe ces défauts, on profite de Star Trek comme de l’entertainment superfun. Le film est passé un peu inaperçu dans le monde mais cartonna aux USA.

Une semaine après Star Trek, c’est Anges et Démons qui débarque avec ses 150 MDHM. Là encore, pas mal de buzz grâce au succès du Da Vinci Code. Même équipe, même support et même approche de thriller mysthique. La sauce ne prend pas tellement aux USA mais fonctionne bien dans le reste du monde grâce à une sortie avancée. Je n’ai pas vu le Da Vinci Code, mais le bouquin m’avait vraiment paru insipide. Au mieux. Dubitatif sur Anges et Démons, que je n’ai pas lu, j’ai été agréablement surpris. Malgré des ressorts assez éculés, le film de Ron Howard se suit avec plaisir, grâce notamment au bon boulot d’Hans Zimmer et Joshua Bell à la BO et aux supporting actors de choix (Ewan McGregor). Anges et Démons est également le premier blockbuster de la saison à dépasser la barre des 400 millions de dollars en recettes mondiales cumulées.

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Pas le temps se reposer, Terminator Renaissance et La Nuit au Musée 2 débarque la semaine suivante ! Après un Terminator 3 assez raté, on craignait le pire pour l’opus post-apocalyptique de la franchise culte lancée par James Cameron il y a 20 ans. Le développement tortueux du scénario, les coups de gueule de Christian Bale et l’ambition peut être exagérée de McG nuisent au film qui, là encore montre de bonnes choses sans convaincre totalement). Certaines scènes sont très réussie (le premier crash d’hélicoptère en plan séquence notamment) et d’autres sont odieusement téléphonées. En outre, les robots sont visuellement trop proches de Transformers (la faute à ILM qui s’occupe des deux)? Avec 200 millions de budget et seulement 371 de recettes, le score de Terminator Renaissance déçoit. Je me demande ce que réserve la version longue… Ah et puis T4 c’est aussi le prix de l’explosion la plus inutile de l’année avec un mur de flammes noyée dans une fusillade. Ca coûte cher, ça n’a rien à foutre là et c’est pas impressionnant pour un sou.

La Nuit au Musée 2, c’était une obligation pour la Fox après les 600 millions de recettes du premier volet. Retour de tout le casting, toujours Shaun Levy aux commandes et 150 millions de budget. Sans faire aussi bien que son prédécesseur, le film porté par Ben Stiller met quand même plus de 400 millions dans ses poches. Pas vu (pas pris, vu pris pendu), mais le premier sombrait assez vite dans les stéréotypes lourdingues.

La fin du mois de mai est marquée par l’annuel de Pixar, Up. Comparable dans les chiffres et la technologie au film de DreamWorks, Up s’offre un vrai scénario, une vraie histoire et n’enfile pas les clichés pour faire du fric. Cela paye puisque le film vient de dépasser les 450 millions de recettes alors qu’il commence tout juste son exploitation dans certains pays comme la Norvège (avant première en 3D cette semaine).

On est déjà en juin ! Et ça se calme un peu: on n’attend Transformers 2 qu’à la fin du mois. Le point de juin est mitigé pour le blockbuster: à l’exception d’Up et de Watchmen, aucun des gros film ne représente un coup de cœur ou une œuvre qui marque. Du point de vue business, c’est plutôt une bonne fournée avec une rentabilité correcte à l’exception de Watchmen et Terminator 4. En juin, c’est Legendary et Warner qui réalisent un beau hold up avec The Hangover. Avec 35 « petits » millions de budget, la comédie trashouille ramasse plus de 10 fois sa mise. L’effet Las Vegas, sans doute. En Juin, deux films à 100 millions ne réussissent pas à décoller : Land of the Lost se plante en beauté et le nouveau film de Tony Scott parvient juste à limiter la casse.

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Le voilà, LE blockbuster de l’année ! Transformers 2 ! 200 millions de dollars, toujours Michael Bay aux commades, plus de robots, plus d’action, plus d’humour lourd… Transformers, le premier, était une jouissive incartade pyrotechnique. Complètement con, mais sacrément explosif. Excitation lors du générique et le sound design bien burné, qui retombe bien vite. J’entre pas dans le débat technique, y a du boulot mais moi j’aime pas les animations et ça sent trop le travail à la va-vite (tout est relatif). ILM est une grosse boîte, c’est clair, mais bosser en même temps sur Terminator 4 et Transformers 2 ça fait beaucoup. Bref, plutôt bien déçu par ce Transformers 2 surtout que je m’y suis ennuyé assez rapidement. Ca reste quand même très lucratif avec plus de 800 millions de recettes. Chez DreamWorks et Paramount on commençait déjà à rêver d’un résultat à la Dark Knight… Mais l’Age de Glace 3 a coupé court à cet espoir.

Première semaine de juillet, le nouveau film de Blue Sky débarque. Pas aussi connu que DWA ou Pixar, BS a quand même cette franchise Age de Glace à son actif ainsi que l’excellent -mais sous estimé- Robots (2005). Sur le territoire américain, Ice Age 3 ne marche pas hyper fort, mais à l’international, il atomise le box office. Avec 678 millions de recettes hors USA, Scrat ne risque pas de manquer de noisettes 3D. Ice Age 3, c’est LE gros score international de l’année. Difficile pour le Public Enemies de Michael Mann d’exister dans ces conditions. Le film n’est cependant pas un plantage et Universal rentre dans ses frais.

Si Transformers 2 était le big ass de juin, c’est Harry Potter 6 qui est celui de juillet. Et le plus cher. Impressionnante constance de la franchise qui maintient un niveau d’intérêt tout au long des films. J’aime beaucoup le travail de David Yates sur ses deux premiers HP en tant que réal. Du coup j’attends avec beaucoup d’impatience les deux derniers volets des aventures du petit sorcier. HP6 c’est aussi le plus gros score en salles avec plus de 900 millions de recettes. Disney et Bruckheimer tentent bien de faire trébucher Poudlard avec G-Force, mais le blockbuster bardé de 150 millions de dollars ne parvient pas tellement à convaincre sur le sol américain. Il n’a pas encore été déployé sur tout le réseau Disney, mais je serais surpris qu’il dépasse les 300 millions.

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Août, c’est mon anniversaire, mais Stephen Sommers et Paramount en n’ont rien à battre et veulent tenter de créer un effet Transformers avec G.I. Joe. La sauce ne prend pas tellement. Je ne l’ai pas vu donc je ne me prononcerai pas… Le film ne dépassera pas les 320 millions en cumulé.

Depuis, pas de blockbuster à l’exception des Basterds de Tarentino (dans la catégorie blockbuster indépendant), qui finira à plus de 250 millions de recettes avec 70 de budget hors marketting. Succès bien mérité, c’est sans nul doute un des must have seen de 2009 avec un Christoph Waltz extraordinaire.

Comme je le disais au début du billet, quelques gros culs vont sortir avant la St Sylvestre: 2012 et ses 5 minutes dantesques, mais aussi le nouveau Zemeckis et Avatar

Pour 2010, on attend quelques gros budgets intriguants qui peuvent se révéler être de bonnes surprises comme Le Choc des Titans façon Louis Leterrier, ou Prince of Persia; mais également des cartons (semi-)assurés comme Iron Man 2, le prochain Nolan avec Di Caprio ou enfin de l’actionner badass avec The Expandables et, on l’espère, l’Agence Tous Risques façon Joe Carnahan (et ça c’est une bonne nouvelle). Sans oublier Narnia 3. On aura l’occasion d’y revenir.

Et quand ça pète, ça te dérange ?

0 réflexion sur « Premier bilan des blockbusters 2009 »

  1. Merci pour ce rappel des sorties des blockbusters de l’année. Je me souviens encore des tous premiers films à 100 millions de dollars; c’était incroyable pour l’époque, et considéré comme une folie, sans parler du budget de « Titanic » (200M, ah ah !) que plusieurs productions dépassent désormais allègrement.

    Alors soit, le parrain des blockbusters – « Les Dents de la Mer », 12M – aurait au moins coûté cinq fois plus d’argent aujourd’hui avec les fluctuations monétaires, mais il y a parfois, je trouve, une certaine insouciance dans l’attribution des budgets comme si, malgré la m**** servie, les producteurs allaient rentrer dans leurs frais (ce qui s’avère faux, comme tu l’as souligné).

    Car rares ont été les grosses productions américaines de qualité ces derniers mois (vague écho de la grève des scénaristes qui a poussé au traditionalisme bête ?) avec comme volonté de développer une esthétique unique. Deux projets ressortent du lot; « Watchmen » très amusant mais effectivement bancal, et « Avatar » promettant de belles images même si l’on peut craindre pour l’originalité du scénario…

  2. Je recommande chaudement GI Joe qui est vraisemblablement une des plus belles bouses de ces 10 dernières années. Il serait dommage de passer à côté.

  3. @pouletator En effet, je crois que je n’avais jamais autant eu ce sentiment de « tous ces moyens pour ça ! », que l’on appelle aussi gâchis. ^^

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