Critique du film La Rafle, de Roselyne Bosch

la rafle

Le 21 janvier dernier, j’ai été invitée par Gaumont (merci Pingoo) avec une petite dizaine d’autres blogueurs à aller découvrir La Rafle et sa réalisatrice Roselyne Bosch. J’avais vu la bande-annonce au cinéma et j’avais trouvé l’idée ambitieuse et originale. Avant de voir le film, Roselyne Bosch, qui finalisait le mixage avec son équipe, prit le temps de nous expliquer le sujet de son film : montrer la rafle du Vel’ d’Hiv’, qui n’avait jamais été abordée au cinéma français. Son choix de départ était de prendre le point de vue d’un enfant qui avait vécu la rafle, le Vel d’Hiv’, les camps français, mais qui avait échappé aux camps de la mort. Après des années de recherches auprès des rares survivants, elle trouva celui qu’elle cherchait dans un enregistrement d’émission télé : Joseph Weismann. Il y expliquait qu’il avait pu fuir le camp français juste avant que les autorités ne les envoient dans les camps d’extermination. L’idée de départ de la réalisatrice pouvait se concrétiser et bénéficier de toute la crédibilité d’une histoire vraie. La passion de la réalisatrice pour son projet était très communicative et c’était avec un grand respect et beaucoup de curiosité que je voulais découvrir son film.

Malheureusement, j’ai plus eu les larmes aux yeux en écoutant Roselyne Bosch qu’en regardant La Rafle. Alors oui, c’est toujours gênant d’avouer qu’on a pas aimé un film sur la shoah. En fait, ce n’est pas la première fois que ça arrive. Je n’ai pas aimé La Liste de Schindler et La Vie est Belle. Voilà c’est dit. Certains pourront peut-être penser que je suis un monstre insensible mais à un moment, il faut distinguer Cinéma et Histoire. Et La Rafle, comme tant d’autres films sur le sujet, est en déséquilibre complet entre sa volonté de représenter la terrible Histoire dans toute sa vérité tout en reprenant tous les codes de mises en scène et d’écriture d’une œuvre de fiction.

Alors oui, il y a des scènes très intéressantes dans La Rafle, parce qu’inédites : le Vel d’Hiv, sublimement reconstitué et le rôle des infirmières françaises (comme Annette, jouée par Mélanie Laurent), des médecins juifs (Dr. Sheinbaum, joué par Jean Reno, excellent dans ce rôle) et des pompiers (notamment le Capitaine Pierret, joué par Thierry Frémond) jusqu’à l’arrivée dans le camp français. Ces deux scènes m’ont captivée et émue, elles m’ont interrogée et m’ont donnée envie d’en apprendre plus. Mais ces deux scènes ne durent tout au plus qu’une demi-heure du film (alors qu’elles en sont pourtant le sujet même).

Le reste n’est que mise en scène clichée et « tire-larmes » alternant scènes intimes et empathiques des familles juives et des Justes et fausses images d’archives d’Hitler avec sa famille (écoutant du Wagner…) et de Pétain et Laval complotant dans leur bureau parisien. Le pire arrivant dans les dernières secondes du film, où je me suis rarement sentie aussi mal à l’aise dans une salle de cinéma : colère, non pas à cause du sujet traité dans le film (je ressens cette colère depuis l’adolescence à travers les livres et les documentaires sur les sujets concernant l’holocauste) mais dans ce choix cinématographique jurant comme une ultime fausse note dans une partition déjà bien hésitante. Pourquoi ? Dans quels buts ? Je ressens encore une grande colère pour ce film qui est passé à côté de quelque chose de grand, se réduisant qualitativement parlant à un téléfilm de France Télévisions. On ressent le travail documentaire de la réalisatrice, mais celui-ci est submergé par les vagues de pathos trop présentes, trop… grand public. Ce que je reproche finalement aussi à La Liste de Schindler et La Vie est Belle. Il y a des choses qu’on ne peut qu’évoquer, pas représenter.

Pourtant, tout comme ses prédécesseurs, je sais que ce film est nécessaire, et que le public se déplacera en masse, notamment les profs accompagnés de collégiens et lycéens. Le devoir de mémoire, que ce soit sous une forme ou une autre, est trop important pour condamner trop durement ce film. Et c’est peut-être tout simplement ça qui me met en colère : qu’on ait encore besoin de faire des films pareils, uniquement pour ne pas « oublier »…

Caro

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  1. Et encore, tu ne parles pas de l’affiche horrible ou du changement de prénoms de circonstance de la réalisatrice et du producteur :-/

  2. Moi aussi j’ai vu ce film, et je n’arrive pas à comprendre comment vous pouvez le placer au même niveau qu’un téléfilm de France Television, donc de troisième zone. Film « tire-larmes » dites vous, ce qu’il n’est pas, et même le serait-il, serait-il pour autant mauvais? Je crois malheureusement que vous n’avez rien compris (le sujet du film, dites vous, se trouve dans les scènes de l’infirmière et des pompiers!!!!)et c’est dommage. Je serais tenté de croire que vous êtes « très » jeune au risque de passer pour un vieux con. Si c’est le cas, vous pouvez être excusée. Faire preuve toutefois d’autant d’insensibilité me dépasse, et m’attriste.

  3. Pour l’aspect téléfilmique du film, j’ai entendu plusieurs fois cette remarque, en particulier d’un gros gros gros site de cinéma (je ne le citerai pas) où on parlait même de téléfilm de TF1 (pire encore ?) et pour le reste, je laisse à Caro le soin de répondre.

  4. Réponse à Philippe, sous le mode « je raconte ma vie pour bien expliquer le point de vue de ma critique » :
    Tout d’abord : certains téléfilms de France Télévisions sont de bien meilleure qualité que certains films de cinéma, ce n’est pas forcément péjoratif, c’est juste une façon différente de mettre en scène, caractéristique, plus « accrocheuse » et pédagogique pour empêcher le téléspectateur de zapper, chose que l’on ne peut faire au cinéma. J’attends d’ailleurs demain avec impatience le téléfilm consacré à Louise Michel, avec Sylvie Testud (que l’on voit dans La Rafle d’ailleurs, avec un personnage très représentatif du style « tire-larme » que je reproche au film).
    Ensuite : j’ai gagné le concours national (au niveau départemental) de la résistance et de la déportation au lycée et j’ai participé à la réalisation il y a bientôt 10ans d’un documentaire sur un résistant communiste qui avait connu le STO puis ensuite les camps français et allemand. J’ai passé plusieurs années à l’université à étudier la représentation de la shoah au cinéma (thème préféré des universitaires). J’ai une grande passion pour l’histoire de cette époque, que j’estime bien connaitre, historiquement et cinématographiquement parlant. Je pense ainsi avoir suffisamment de recul pour ressentir cette impression que La Rafle ne présente pas le sujet de la meilleure façon. Mais je sais que c’est facile, pour un critique, de donner son opinion (négative) sur un film au sujet si complexe et difficile à représenter, sans avoir été derrière la caméra. Je respecte énormément Roselyne Bosch pour son courage et sa détermination dans ce projet qui m’a beaucoup émue, je le redis, avant de voir le film. Mais c’est son premier film et cinématographiquement parlant, il reprend des clichés de mise en scène déjà exploités par d’autres, que l’on a déjà vu dans des dizaines de films et téléfilms précédents. C’est pour cela que pour moi les scènes les plus intéressantes sont celles à l’intérieur du Vel d’Hiv car inédites au cinéma. Mais la séquence dure tout au plus 20 minutes du film, alors que toute la promotion est centrée sur ce drame.
    Pour finir, je ne suis pas insensible, bien au contraire, je suis sûrement bien trop sensible pour être autant en colère face à ce film qui pour moi, est passé justement à côté du sujet.

  5. Voila où on en est…
    XXIeme siècle et l’on continue de faire des films sur la Shoah…cela doit être le 25 000eme.
    Pourtant des films traitant de sujets moins convenus il y en a beaucoup, des petits réalisateurs qui proposent des films très bien fait et 10 fois plus objectifs sur les massacres au Rwanda, la traite négrière, les horreurs Tchétchènes…[NDLR : Ta dernière phrase étant clairement antisémite, je me suis permis de la supprimer.]

  6. Question et réflexions adressées à Philippe :
    Où sont donc les éléments concrets de votre propos, vos arguments ? En tant que lecteur, je ne vois rien d’autre qu’une mauvaise lecture de la critique dont vous ne semblez pas avoir avoir compris les aspects justement contradictoires. En effet, « au risque de passer pour un vieux con » je me permettrais de vous rappeler que « rien n’est tout noir ou tout blanc ». C’est ce que cette critique montre : un sujet de film excellent et inédit, un réel travail documentaire réalisé en amont, une intention louable, de bons acteurs et quelques scènes novatrices sur certains aspects ne suffisent pas toujours à faire un bon film.
    Je ne me pose pas ici en critique – je n’ai même pas vu le film – mais en lecteur de votre message qui me semble de l’ordre du jugement non assumé, là où Caro assume la critique plutôt négative d’un film dont les propos de la réalisatrice l’ont par ailleurs profondément émue et dont le sujet lui tient véritablement à coeur.
    Pour Caroline : je crois que je vais attendre que le film soit proposé dans ce qui semble être son véritable contexte pour le voir, à moins que je n’emmène mes élèves le voir avec un collègue d’histoire. Quoiqu’il en soit, je te félicite pour ton courage et la minutie de ta critique.

  7. Aujourd’hui je suis allée voir le film La Rafle. Au niveau cinématographique, je ne suis pas d’accord avec les critiques de Caroline, mais chacun à ses goûts. En effet, j’ai trouvé que l’histoire était émouvante mais aussi intéressante du fait des différentes histoires de plusieurs survivants qu’on a retrouvé dans ce film (témoignages des survivants dans le documentaire passé mardi dernier sur france 2). Je trouve que ce film m’a apporté un esprit critique sur la France des années 40, son parlement antisémite mais aussi l’indifférence des français envers les juifs!!!
    C’est vrai, comme dit la remarque de Caroline, »Il y a des choses qu’on ne peut qu’évoquer, pas représenter », mais on ne pourra jamais représenter exactement ce qui c’est réellement produit dans un film. Mais celui-ci se rapproche le plus possible de la réalité. Une remarque de Joseph Weismann m’a marqué lors de son interview, il disait que lors de la scène au Vel’Div, c’était tellement réaliste que le souvenir de l’odeur des latrines lui était revenues, comme quoi le film arrive à faire revivre des souvenirs profonds!!!
    En tant que lycéenne en première, j’aurais apprécié qu’en histoire on s’attarde un peu plus sur cette été 1942 car si il n’y aurai pas eu ce film je n’en aurai jamais entendu parler!

  8. [quote = Mélissa] Mais celui-ci se rapproche le plus possible de la réalité. [/quote]

    Une infirmière qui rencontre le préfet sur les marches de la Préfecture. J’ai déjà vu plus réaliste.
    Voilà de quoi le film peut s’entacher de cliché comme Caro nous le fait entendre.
    Le sujet est sensible, ou plutôt émouvant, cela n’empêche que le travail cinématographique est une nécessité pour quelconque film qui se voudrait être un « très » bon film..

  9. Bonjour Caro,

    J’ai vu la Rafle ce week-end avec ma fille (15 ans). Comme toi, j’ai baigné depuis plus de 20 ans dans l’historiographie de la déportation et c’est un sujet qui effectivement confronte chacun, à tout âge, aux limites de l’imaginaire. Je suis d’accord avec ta formule : il y a des choses qu’on ne peut pas évoquer, une part indicible parce qu’inconcevable. Pour autant, le film de Rose Bosch ne s’adresse pas à nous.
    Nous savons… Son ambition avouée est pédagogique et je trouve le film terriblement réussi pour ceux qui ont encore à découvrir l’essentiel. Notamment les plus jeunes…
    J’enseigne en CFA : ceux qui ne savent pas sont nombreux.
    C’est pourquoi « La Rafle » a un mérite : celui d’être un terrible raccourci pour éclairer les réalités cachées derrière le simple vocable de « Rafle » que les livres peinent bien souvent à transmettre. De l’intérieur.
    Ce sont les plus lourdes, les moins visibles : la peur insoutenable et l’angoisse d’être emmené on ne sait où, de laisser ses enfants derrière soi. Cette confrontation au réel (même romancé, même reconstitué) nous plonge dans l’émotion. Et alors ? Les effets mélodramatiques ne me dérangent pas s’ils servent cette ambition salvatrice de faire que le public, particulièrement novice, s’identifie et vive les situations. Alors bien sûr, les intellos ne s’y retrouvent pas : simplicité, voire simplification, sans nuance, manichéisme, et « effets », la complexité est proscrite.
    Comme une histoire racontée aux enfants ou plutôt aux ados… Reste que « La

  10. Rafle offre aux pédagogues une matière durable pour transmettre et poser des questions essentielles aux générations suivantes : sur l’acceptation, l’insoumission, et les risques de la stigmatisation des races.
    Mme Bosch aurait pu intituler son film « La Rafle… racontée aux jeunes » et en ce sens c’est une oeuvre réussie.

  11. Je trouve ta critique tout à fait juste et même plutôt gentille vu la qualité plus que médiocre de ce film. Quand tu parles de téléfilm c’est tout à fait ça, on pourrait même dire que les scènes sur Hitler et sa cour ressemblent plus à un sketch de Groland qu’autre chose… Le casting est en dessous de tout, le jeu des acteurs… pitoyable. C’est larmoyant, long, ennuyeux, pleins de bons sentiments. J’ai lu des dizaines de critiques sur d’autres blog de cinéma où chacun y va de sa petite anecdote niaise: « j’ai pleuré », « j’ai craqué ». Pathétique. Certes le sujet est terrible et l’on ne doit pas oublier, mais j’espère que les spectateurs n’ont pas attendu la sortie de ce film pour être au courant de ce qui s’est passé durant la Seconde Guerre Mondiale…

  12. Puisque le temps ne fait rien à l’affaire et que le devoir de mémoire n’est pas exclusif… A quand un film sur le massacre de la Saint Barthelemy impliquant lui aussi les dirigeants de la France de l’époque et visant aussi une religion ? ?

  13. « [NDLR : Ta dernière phrase étant clairement antisémite, je me suis permis de la supprimer.] »

    Excuses moi, j’avais oublié qu’en France on ne vivait que par le politiquement correct sous peine d’être perçu comme quelqu’un ayant le courage de ses opinions. Ma dernière phrase je ne la répèterai pas, elle reste un fait concret lorsque l’on regarde autour de soi…Le réalisateur nigérien Moustapha Alassane a proposé l’an dernier un film traitant du massacre des 500 chrétiens au Niger à Christian Sousan de chez Gaumont France, il lui a été répondu que « son film ne concernait pas assez de personnes ».
    Son film « La bouteille rouge » a remporté l’Australian Film Institue Award de 2008.

    Il faut peut-être ouvrir les yeux, le génocide juif est une chose abominable qui nécessite clairement un devoir de mémoire, mais il n’est pas normal qu’il soit désigné comme l’apanage de la souffrance au détriment des horreurs dont d’autres peuples ont souffert.

    Stop au concours du malheur.

  14. ces critiques négatives émanent d’un ramassis d’autruches. que les pétainistes lèvent le doigt.d’aprèsce que j’ailu la France n’a pas guéri du microbe « collabo ». Et pourtant, tout était authentique dans ce film. On écrira encore et encore sur la « SHOAH » meme si ça vous agace, parceque au fond de votre inconscient, vous vousportez un sentiment de culpabilité,que vous ne voulez pas avouer.Tous les antisémites s’intéressent a la SHOAH et ont tous leurs bons juifs, pour couvrir leur intélorance et leur coups bas. on parle encore de la saint Barthélémy, et les protestants ne l’ont pas digérés, alors le martyre de 6 millions d’innocents doivent etre encore et encore évoqué. J’aime égratigner les autruches, car je n’ai pas l’insigne honneur d’appatenir a la race aryenne et d’avoir leur « COLOSSAL HUMOUR » Dieu m’en garde.

  15. après ce film émouvant par son caractère authentique et le vraisemblable de lapartie documentaire : Pétain et Laval se haïssent mais restent solidaires pour balancer en pature, a la fureur du Führer, « la vermine juive » pour sauver la France, un peu comme dans les temps anciens,on balançait un bouc émissaire des hauteurs de Jérusalem pour le pardon des péchés (mais ce n’était qu’un bouc.) Il y a de nombreux juifs blonds aux yeux bleus, et dont le nez n’est pas crochu ou bourbon (on en ferait un doublet étymologique), et qui pourraient passer pour des aryens, et c’est Hitler qui pourrait passer pour un sale youpin, avec son physique ingrat, son regard diabolique, (il lui manque une paire de cornes) pour parfaire cette image.)on compatit avec ces pauvres gens, qui ne demandent pas l’aumone et qui se révoltent avec peu de moyens (exemple de Mordehai Anilévitch, qui a mené la révolte dans le gettho de Varsovie).alors je dirais que Jésus a dit : quand vous faites du mal a un petit, c’est a moi que vous le faites; pauvre Jésus, il a du en baver en voyant l’épuration raciale des siens. ce film est un témoignage , que tout le monde doit voir, et surtout les enfants.

  16. Quel intéressant débat (quand il n’est pas pollué de propos inadmissibles, justement coupés par la rédaction). Le devoir de mémoire doit-il primer avant toute critique (très bien argumentée dans ce cas) ?

    Le devoir d’un critique cinéma est d’aborder, de la manière la plus objective possible, une oeuvre. Le fond comme la forme. La manière dont le sujet est traité. Je n’ai pas vu le film car il n’est pas diffusé dans mon pays de résidence actuelle, et je doute qu’il le soit, mais ce « débat » a bien évidemment déjà eu lieu.
    Selon moi, un critique a le devoir intellectuel de pointer les défauts d’un film même quand il traite d’un sujet capital.

    En effet, la mise en scène, la technique (image, son, montage), les acteurs, sont les VEHICULES de l’idée. Si les choix sont mauvais, le film sacrifiera ses idées ou n’arrivera pas à transmettre son message.
    J’ai beaucoup aimé les partis-pris de Spielberg sur la liste de Schindler qui arrivait à véhiculer l’émotion par les choix de la direction artistique et le travail de John Williams sur la bande originale.

    Ne prenons pas le specatateur pour plus stupide qu’il ne l’est ! De la critique, de la réflexion, naissent le savoir, la compréhension, nécessaires au devoir de mémoire.
    Le dogme est l’ennemi du développement intellectuel. A sujet important, traitement important.
    Le burlesque de « La Vie est Belle » m’a déplu et le message que j’en retire est moins marquant que « Nuit et Brouillard » ou Schindler.

    Dans le cadre de la Shoah, je recommande plutôt Resurecting Adam, avec Jeff Goldblum, qui a tourné au Festival de Gand l’année dernière et qui arrive parfaitement à véhiculer des idées fortes grâce à un processus cinématographique parfaitement maîtrisé.
    Le même débat aurait pu être appliqué au traitement de la guerre d’Algérie (qui semble être moins « à la mode ») où j’avais trouvé Indignènes nécessaire, mais raté dans sa mise en forme (une pâle copie du Soldat Ryan de Spielberg) et au final nettement moins efficace à faire passer ses idées que l’excellent mais plus brutal, réaliste et douloureux « Ennemi Intime » de Florent Emilio Siri, qui délivre quelques scènes inoubliables et particulièrement éprouvante du point de vue intellectuel.

    Ces sujets sont trop importants pour que le message pâtisse d’une mélasse filmique. Le critique se pose donc en gardien, il SE DOIT de favoriser les oeuvres qui délivrent leur message de manière adéquate…

  17. Attiré par l’affiche (trés bien dessinée dans la grande tradition des « une de couverture » de Radar magazine des années 50) je suis allé voir le film… quelle déception ! encore un film sur le vélo… le 735eme je crois… et en plus sur piste (le vélo) ! Mais pourquoi jamais de film sur les autres grandes classiques internationales, en vrac : Le Giro du Kosovo, le Tour d’Arménie, la Vuelta de Gaza, PnonPen-Saigon-PnonPen, les 6 jours du Rwanda ou la Fléche Tchéchene…? Sur le fond (je n’ai pas dis « de commerce »… qu’on ne me fasse surtout pas dire ce que je pense) rien de neuf, c’est toujours du vélo de fond. Sur le sprint, face à face des coureurs dopés et des coureurs non dopés… Question : Si on appelle « juste » un coureur non dopé qui protège un coureur dopé, comment appelle-t-on un coureur dopé qui balance d’autre coureurs dopés pour sauver sa carrière ?

  18. Chère Nicole Née Dobejkine
    En tant que président de l’association des autruches et des boucs réunis (qui à l’instar des goyims ne sont que des bêtes… mais c’est pas une raison.) je tiens à compléter vos connaissances zoologiques.. En effet, certes l’autruche cache sa tête… mais en revanche elle montre son derrière ce qui est bien pratique pour certains… et si elle cache sa tête c’est pour ne pas voir (oh qu’elle est pleutre !) qui ne cesse de la sodomiser (ou de l’égratigner pour les impuissants) depuis des lustres sous prétexte qu’elle n’est justement qu’une bête ! Ceci étant précisé, chère Nicole, vérifiez aussi tant que vous y étes votre orthographe et retestez votre Q.H. (quotient d’humour) qui visiblement est au plus bas. Affectueusement votre.

  19. Réponse à Nicole

    Ma bonne dame,
    A une époque où on ne peut même plus crier « youpi » sans se faire taxer d’antisémitisme, je me permet de vous faire remarquer que jusqu’à un certain Adolphe Hitler, les « aryens » comme les « juifs » n’étaient pas des races (Je vous rappelle qu’en systématique animale l’espèce homo sapiens sapiens (46 chromosomes)ne se subdivise qu’en 3 races : la blanche (Caucasiens et méditerranéens), la jaune et la noire) en utilisant l’expression « épuration raciale » vous adhérez aux thèses nazis… et ça c’est pas bien.

  20. Cher Flo
    T’as raison vaut mieux rigoler que se battre en débattant… et vaux mieux amener les enfants voir du Tex Avery que La rafle ou le frère du pape.

  21. J’ai baucou aimé ce film sur le petit Josef et mes anfans aussi mais ils voudrais savoir la suite des avantures du petit Josef… A quand la rafle 2 (la vengence de Josef) ?

  22. Je me demande si ce film n’aurait pas pour but d’attirer notre attention sur les similitudes que nous vivons en France face aux étrangers, repérables sans étoile jaune?

  23. Jusqu’à quand vont-ils encore nous imposer ce genre de choses. La guerre 1945 est très loin alors… Si on veux vraiment être juste alors le droit des noirs, des indiens, des palestinien et j’en passe.
    Alors question souffrance, il y a du chemin o faire.

  24. Bonjour,
    Je relève dans votre article l’expression « tire-larmes », expression peu courante que j’ai lue également sur Télérama.
    Attention donc au mimétisme, il a conduit des millions d’hommes à lever le bras tous en même temps.
    Je ne peux qu’exprimer ce commentaire personnel :
    « l’Art pour l’Art, c’est bien mais l’empathie, c’est mieux… »

  25. Cher monsieur Fullenbaum,

    Avec tout le respect que j’ai pour vous, ne lisant pas Télérama (et ayant vu le film sûrement bien avant eux), je peux vous affirmer que l’expression tire-larmes est bien ce que j’ai ressentie pendant ma vision du film. Et encore une fois, ce n’est pas parce que je n’ai pas été émue par la mise en scène et la narration de La Rafle que je ne suis ni empathique ni compassionnelle avec les victimes de cette période tragique de notre Histoire…

    Encore une fois, ne confondons pas Histoire et cinéma et surtout, et s’il vous plait, ne faites plus des raccourcis trop rapides (et faciles) entre l’expression « tire-larmes » (que j’utilise régulièrement justement car je suis de nature hypersensible), mimétisme et bras levés.

    Contrairement à ce que certains ont insinué dans leurs commentaires, ceux qui n’ont pas apprécié la Rafle ne sont pas des pétainistes/nazis/négationnistes, bien au contraire. Certains d’ailleurs sont même juifs. Ils ont juste un avis cinématographique différent des autres. Le contraire du mimétisme donc. 🙂

    Je ne prône que la liberté du cinéma, des cinéphiles et plus généralement de tous les êtres et peuples opprimés et persécutés !

  26. … Alors ma grande, je suis bien d’accord avec toi. J’aurais pas dit mieux. Par contre, moi j’aime bien la Liste de Schindler. Mais bon…
    Pour moi, dans ce film, le Vel d’Hiv est complètement inexploité en tant que théâtre de l’horreur et même comme lieu cinématographique. Le film est raté, ce qui est bien dommage car en effet, pas de film sur le sujet avant celui-là.
    Bref, bravo pour cet article.
    La bise,
    C.

  27. Je pense que c’est un film très touchant. Pas seulement parce que je suis moi-même allemand, mais aussi parce que le film porte sur un sujet tellement important, que l’on en parle encore aujourd’hui.
    La persécution antisémite et la répression nazi sont des sujets que l’on ne doit jamais oublier. Mais j’acquiesce Mélanie en disant que la guerre 1945 est très loin alors… Et je trouve aussi que les gens qui vivent en Allemagne de nos jours, ne sont plus coupables pour le passé de leur pays.
    Mais à mon avis c’est incroyable qu’il y ait encore des gens avec des théories raciales dans la tête.

  28. Je pense que cet film est très intéressant pour moi parce que je suis allemand , comme Niklas, et je ne savais pas le cours de la 2ième guerre mondiale en France. La rafle est un film très émotionel parce que tous les personnages importants (come Anette ou Joseph) ont beaucoup de courage et je pense qu’ils ont la même vue que beaucoup des gens qui regardaient le film. J’aime cet film, parce qu’à mon avis c’est un film pour les gens de penser à pourquoi Hitler pouvait faire ses choses horribles et je pense que tout le monde peut se sentir comme les gens au temps jadis se sentaient.

  29. je fais un oral d’histoire des arts et j’ai beaucoup de mal parce que je suis tres nul pour l’histoire des arts donc est ce que vous pouvez m’aider s’il vous plait je vous dit les truc qu’il me reste a faire …
    -résumer en quelque ligne e contexte historique de production de cette oeuvre
    -le type d’oeuvre
    -ce que je vois ( sens dénoter ) ; ce que j’interprete ( sens de l’oeuvre, sens connoté )
    -en quoi ce tableau est une oeuvre d’art ?
    merci d’avance de m’aider c’est pour mardi qui arrive …

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