Critique du film Iron Man 2

iron man 2

Après beaucoup d’attente, de péripéties diverses et quelques déceptions, j’ai enfin pu voir la suite d’Iron Man. Le premier du nom m’avait déjà beaucoup enthousiasmée, et c’est donc sûrement sans grande objectivité que j’ai découvert le 2. Bon, la faute peut-être à Robert Downey Jr et à son charisme parfait dans le rôle de Tony Stark.

Contrairement à Tobey Maguire et son double « numérique » dans Spiderman (rappelant beaucoup une bouillie de pixels), Robert Downey Jr est aussi à l’aise dans son armure de synthèse que dans un smoking.  Iron Man (1) avait réussi le pari (alors énorme pour un film de super-héros) de se défaire du tout CGI pour revenir à une mixité de différentes techniques de VFX permettant d’offrir une meilleure intégration des acteurs dans l’action et les décors. C’est donc naturellement qu’Iron Man 2 continue dans la lancée : mesdames mesdemoiselles messieurs, vous allez vous en prendre plein la vue. Tout est fait pour vous éblouir, quitte à laisser le scénario un peu de côté. Aïe, là ça se complique… Décevant ? Oui un peu, surtout quand on sait que le scénariste Justin Theroux est le génial auteur de Tonnerre sous les Tropiques et qu’il aurait pu largement mieux faire ici. Mais bon, dans Iron Man 2, le spectacle est toujours là, pour tout le monde et on oublie que le récit est un peu faiblard (le premier n’était pas non plus à tomber de son fauteuil, faut bien se l’avouer aussi). Donc pour vous :

Mesdames, Tony fait les yeux encore plus doux à Pepper et se découvre l’âme d’un romantique, Mesdemoiselles, le fessier d’Iron Man (avec ou sans armure) est toujours très bien mis en valeur. Messieurs, les ironettes, les jambes de Pepper et Nathalie et la combinaison de Black Widow vous feront pétiller les yeux.

Sans oublier nos amis fidèles les geeks, à qui Tony offre une belle démonstration de son environnement software et d’assemblage « hardware » ; ainsi que nos amis fidèles les mélomanes, qui seront ravis de l’excellente bande musicale (avec un petit mix Queen/Daft Punk pendant un combat Iron Man / War Machine particulièrement réjouissant).

D’ailleurs, ne soyez pas trop déçus, il y a bien du AC/DC, mais nous sommes loin d’une bande son entièrement composée par le groupe, contrairement à ce qu’a pu annoncer la promo.

Et sinon, l’intérêt de la suite me demanderez-vous ? Et bien, tout simplement, est-ce que Tony Stark a gagné en maturité dans Iron Man 2 ? Pour y répondre, l’enjeu de ce deuxième opus repose principalement sur les relations qu’il développe avec les autres personnages :

PepperGwyneth Paltrow qui offre une nouvelle fois un duo de choc (un peu) et de charme (surtout) avec Tony Stark/RD Jr, et une mention particulière pour la scène dans l’avion, touchante dans l’inversion des rôles…

Rhodey – incarné par un Don Cheadle convaincant en remplaçant de Terrence Howard mais plutôt sous exploité, malgré la forte présence de War Machine !

Nathalie « Black Widow » – magnifique Scarlett Johansson qui connaît malheureusement le même sort que Don Cheadle, mais qui permet de renforcer l’intérêt du SHIELD pour Tony… ça annonce subtilement The Avengers 😉

Nick Fury –  à qui Samuel L. Jackson offre un rôle plus développé, tout aussi euphorisant que dans les dernières secondes du premier Iron Man, et apportant enfin du sens dans la vie de Tony.

Justin HammerSam Rockweel – qui s’en sort plutôt bien en concurrent loser de Stark !

Ivan Vanko « Whiplash » – le grand méchant incarné par Mickey Rourke, – qui à défaut de donner le meilleur de lui-même s’imprègne sympathiquement du personnage et semble même parfois s’amuser un peu.

Mais la relation la plus forte est celle que Tony développe avec lui même. Son narcissisme est encore plus exacerbé et agaçant que dans le premier, le rendant aussi plus fragile, plus en retrait avec les autres, se demandant même s’il pourra survivre à Iron Man : il s’empoisonne lentement, de son cœur qui déraille mais aussi de tout ce qu’il a avoué et  surtout de tout ce qu’il n’avoue pas. Il s’empoisonne de sa trop grande confiance en lui et du manque de confiance en les autres. Tony Stark est un grand sensible, rongé par la solitude et le chagrin dû à un père trop peu présent dans son enfance. Solitude et chagrin qu’il noie, soit dans la construction de nouvelles armures, soit dans l’alcool.

L’alcool, son grand vice, qui l’entraine d’ailleurs à chaque fois dans des incidents « WTF », la scène de la soirée d’anniversaire atteignant le sommet du grand n’importe quoi. Car oui, Iron Man 2, reprend forcément ce qui avait fait le succès du premier titre avec du pur divertissement où priment l’action et l’humour et où une certaine conception de l’action « 6ème degré » est appliquée à plusieurs reprises. Certains spectateurs déjà réfractaires au genre s’offriront certainement une petite palmface de temps à autre, d’autres hurleront leur jouissance. De ce fait, le rythme est plutôt irrégulier, alternant majoritairement entre pure action, pure déconnade (voire les deux) ou pure déprime de Tony qui tente de communiquer son mal-être d’une façon ou d’une autre, déprime qui permet cependant d’étoffer finement ce super héros milliardaire, génie adulescent qui ne supporte aucune contrainte de la vie.

De toute façon, Iron Man 2, comme le 1er et à l’image de Tony Stark, ne se prend pas au sérieux. Même si parfois, certains pétages de câble de Tony Stark rappellent Peter Parker dans Spiderman 3 (oui, là je sais, ça fait plutôt mal comme comparaison), il reste une liberté de ton, une vision délirante du mythe du super héros qui permet de hisser cette suite dans la catégorie des (plutôt) bonnes adaptations de comics. Si vous aviez adoré le 1, prenez tout de même en compte que l’effet de surprise ne fonctionne plus ici, il y aura donc des déçus mais le plaisir de retrouver Tony Stark est quand même bien là. L’énergie et la passion devant et derrière la caméra de Jon Favreau et de Robert Downey Jr y sont pour beaucoup, grâce à cette présence de l’humour un peu absurde, mais aussi de respect pour le dandy en armure.

Caro

0 réflexion sur « Critique du film Iron Man 2 »

  1. Un peu léger et très hétéro normée ce début de critique… Ce n’est pas parce qu’on est une fille que le fessier de Robert nous intéresse… Et ce n’est pas parce qu’on est un mec qu’il ne nous intéresse pas !
    Qui plus est je ne vais certainement pas voir Iron Man 2 pour savoir si Tony fait les yeux doux à Pepper… Qu’est ce qu’on s’en fout ! On est pas dans Valentine’s day !
    Désolée mais ça me saoule d’en être encore là en 2010…

  2. Nan mais c’est de l’entertainment là, on ne parle pas de La Rafle (encore que…) et tout ça n’est pas vraiment sérieux Sabine. Par contre je te rejoins sur deux point : le fessier de RDJr m’intéresse, mais moins que ceux de Pepper et Scarlett.
    Et Lost est la meilleure série du monde.

  3. Iron Man 2 se veut être un film « mainstream » (c’est même clairement annoncée dans le dossier de presse) : il est destiné à toutes les cibles de public, et pas uniquement les ados ou les geeks. Lors de la projection du film, il y avait beaucoup de femmes qui n’étaient pas là pour voir de la baston, croyez-moi. Devant moi, avant le début du film, 4 filles (et 2 mecs) s’avouaient qu’ils avaient pleuré à la fin de Remember me et qui se demandaient s’ils allaient pouvoir voir Twilight 3 en avant-première en juin. Ce n’est clairement pas un public habituel pour les films de super-héros, et la prod d’Iron Man 2 a volontairement choisi de plaire encore plus à tout ce « nouveau » public majoritairement féminin.

    Après oui, ma critique est un peu con car écrite trop à chaud, mais elle est aussi représentative des fantasmes sur lesquels s’appuie le film.

    Mais tu as complètement raison Sabine je n’aurai pas dû formuler ainsi cette phrase « hétéro normée », j’étais sûre que quelqu’un tilterai car j’ai pensé la même chose en me relisant… puis j’ai eu la flemme d’éditer 😉

  4. J’espérais qu’ils approfondissent les personnages un peu, après un premier film d’introduction,… loupé, c’est dans la droite lignée du premier, beaucoup trop entertainment à mon goût.
    Et encore une fois ça manque de vilain même si Rourke s’en sort bien dans ses quelques rares scènes.
    Le mélange action-humour ça marche un temps, mais après faut un peu de consistance pour s’attacher aux personnages. C’est le problème quand on veut plaire à tous le monde, on perd de la qualité en route et on fait un film superficiel.

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