Tuesday’s US Box Office Report S02E02

Long time no see !
Avec un jour de retard (ou presque), voici mon petit compte rendu du box office américain, du week-end dernier et avec quelques observations sur les films actuellement à l’affiche.

Dans le Top 10, on retrouve une sortie d’il y a 10 jours, deux nouveautés et des films qui traînent depuis quelques semaines.

Numéro 1: Shrek 4. Moins performanf financièrement, le dernier volet des aventures de l’ogre vert ne déplace pas les foules dans les salles américaines. Si l’on corrige également du biais financier de la 3D, le constat s’alourdit. Rien de vraiment alarmant cependant, le film cumule déjà plus de 130 millions de dollars au pays de l’oncle Sam et devrait atteindre les 200 millions sans trop de problèmes, sans compter l’exploitation internationale qui devrait également rapporter plus de 200 millions. Le budget du film de 165 millions de dollars et une campagne marketting standard pour un blockbuster de 150 millions seront donc rentabilisés.


L’autre production DreamWorks Animation toujours à l’affiche (Dragons, 10ème du BO) frôlera les 450 millions de dollars et s’avère elle aussi suffisament rentable pour autoriser une suite (comme nous vous l’annoncions en ces lieux).

Les deux places suivantes sont occupées par des nouveautés, qui se sont bien plantées.
Sex and the City 2 peine à convaincre le public américain, la faute à des critiques assassines et un manque d’intérêt pour une suite qui n’avait pas lieu d’être. Coupé de son support télévisé, SatC2 se trouve amputé de son public. Avec un budget hallucinant de 100 millions de dollars (presque le double du premier long métrage) et une campagne de pub bien lourde, il ne reste plus que la performance internationale à New Line et Warner pour espérer ramener du fric. Le film ramasse un peu plus de 30 millions pour son premier week end et devrait approcher son budget en fin de circuit.

Juste devant (à quelques centaines de K$), c’est le premier gros gros four de Jerry Bruckheimer et la sentence de mort pour les adaptations ‘AAA’ de jeu vidéo au cinéma. Prince of Persia et ses 200 millions de budget ne ramènent que 30 petits millions sur le territoire américain.

Prévisible ?

Pas forcément. D’une part, Bruckheimer comptait sur un effet « Pirate des Caraïbes« : de l’aventure, des vfx et du glamour. Malheureusement, le changement de directoire de Disney n’a pas réussi à faire rêver le public avec sa campagne promo.
Je ne rejoins pas l’avis de Box Office Mojo qui parle de « non bankable » Jake Gyllenhaal. Mettre un presque inconnu en tête d’affiche peut s’avérer payant si l’on considère des films comme X-Men ou Iron Man. La faute incombe donc 100% au marketting. Ce qui me surprend surtout c’est que ces mecs ont l’expérience de PdC et des films de Michael Bay (avant qu’il ne passe chez Spielberg). Adapter un jeu vidéo était un pari risqué, mais pas plus que la retranscription sur grand écran d’une attraction. Une chose est sûre, impossible de rêver devant les images des diverses bandes annonces et le gloss des affiches a sans doute nui au film.

A l’international, cependant, le film réussit une belle performance de 95 millions de dollars, ce qui implique une performance finale à plus de 200 millions en international et une performance globale qui devrait ajouter 100 à 150 millions supplémentaires. Vu la politique de Disney (qui avait délaissé Narnia suite à la contre performance du deuxième volet), une suite est fortement peu probable.

Suivent des sorties plus anciennes: Iron Man 2, qui sera rentable sans pour autant casser la baraque: le film de Jon Favreau dépassera en recettes mondiales le premier volet sans l’écraser. Le film cumule pour l’instant 550 millions à part quasi égale en recettes locales et internationales.
Robin Hood s’approche petit à petit de la centaines de millions en local. Pour un film de Ridley Scott, c’est une résultat plutôt correct, si l’on se réfère aux plantages de Body of Lies (2008), Une Bonne Année (2006) et Kingdom of Heaven (2005) qui n’avaient jamais dépassé les 50 millions en recettes américaines. A l’international, le film se porte mieux (160 millions le week end prochain, 200 millions de budget estimés) et ne devrait pas coûter d’argent à un Universal qui passe une très mauvaise année après les plantages complets de Wolfman et Green Zone. Les avis sur Robin Hood sont mitigés: la campagne a insisté sur la parenté avec Gladiator et Kingdom of Haven alors que c’est surtout à ce dernier qu’il doit être affilié: l’histoire prime beaucoup sur l’action.

On retrouve aux places suivantes des films à budget plus restreint (Lettres à Juliette, Just Wright) qui s’avèreront relativement rentables (le premier cumule déjà plus de 35 millions de recettes pour un budget qui devrait être du même ordre). Le neuvième au classement est MacGruber, petit buddy movie (10 millions) distribué par Universal, qui cumule 7 millions. La bande annonce ridicule et le manque flagrant d’originalité on tué dès le départ cette comédie d’action co-starrée par Val Kilmer en bad guy.

Dans le reste du classement, on peut noter la performance plutôt correcte du retour de Freddy Kruger qui rapportera 62 millions en fin de carrière pour un budget de 35 millions. A l’international, le film ne marche pas très fort comme c’est souvent le cas pour une production Platinium Dunes.

Pour terminer ce tour d’horizon box-officinal, notons que Burton a ramené plus d’un milliard de dollars avec son Alice, que le Micmacs de Jeunet est sorti (et n’a pas marché du tout comparé à son budget, ce qui montre que l’arrogance ne paye pas toujours) et qu’A bout de Souffle (Godard) vient également de sortir en circuit très limité.

En fin de semaine, Universal tentera de se refaire avec la nouvelle production de Judd Apatow (Get him to the Greek traduit en American Trip), par le réalisateur de Sans Sarah, rien ne va (encore un titre français à la con), également produit par Apatow, relativement rentable et sorti en 2008. Sort également le nouveau film de Robert Luketic (l’hilarant l’Abominable Vérité sorti l’année dernière) et une comédie animalière signée Tom Dey (qui a signé Shangai Kids il y a 10 ans). Sort enfin le nouveau film de Vicenzo Natali (Cube), Splice, que j’attends tout particulièrement.

A bientôt pour de prochaines news du box office américain.

Armand.

0 réflexion sur « Tuesday’s US Box Office Report S02E02 »

  1. Ouais, bon, j’ai posté le truc ce matin à 1h30 donc techniquement tu as raison, mais bon je voulais garder la parentée 🙂

    Correction du britishime !

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