Autour du film Rango

Incipit : Voici le premier post d’une invitée que l’on nommera pour l’instant Bobby et qui je l’espère reviendra écrire sur Filmgeek de temps en temps. Flo

On peut lire ici et là sur internet de vagues synopsis sur Rango, mais celui qui revient souvent : un caméléon dans le désert en quête de lui-même. Dans les faits, c’est un caméléon domestique sans nom, qui par un malheureux accident, va se retrouver perdu au milieu du désert du Nevada. Après une longue marche, il va atterrir dans une petite ville, Poussière, où il devra se faire une place ainsi qu’un nom afin d’aider les habitants renfrognés à l’idée d’accueillir un étranger.

Rango, c’est une quête d’identité contre le rejet sur fond de conquête de l’ouest. Pour ma part, je verrais plutôt l’inverse. Le film est truffé de références cinématographiques entre les westerns spaghetti de Clint Eastwood (qui apparait clairement comme guide spirituel) et Star Wars.


Le film est très bien construit bien que le scénario ne soit pas d’une grande originalité, en effet, le personnage principal devient héros malgré lui pour combattre le complot politique et la différence. Ici, il n’est pas question d’or comme monnaie courante, mais d’eau. On aurait pu percevoir cet aspect comme étant un message écologique, mais pas du tout.
Gore Verbinski avait essentiellement besoin d’une idée pour la trame de son film et c’est ce qu’il a trouvé de mieux. À noter que nous sommes loin du film d’animation purement comique à la Shrek et compagnie, quelques situations se prêtent bien au rire, mais on reste dans un film réfléchis avec une trame qui ressemble davantage à celle d’une fiction que d’un film d’animation. D’ailleurs, le réalisateur a voulu construire ce film telle « une soupe », à savoir ajouter des ingrédients petit à petit : de l’absurde, du vaudeville, du sérieux. À l’instinct.

Graphiquement, rien à redire : grand sens du détail, beaucoup de réalisme, des paysages magnifiques (est-ce des prises de vues réelles ?), une recherche de personnages poussée, chacun ayant un physique et un caractère propre à lui.


L’une des particularités de Rango, c’est sa réalisation. Je ne vous apprends rien sur le fait que les mouvements des personnages sont ceux des acteurs, grâce à des captures et une mise en situation qui se rapproche de la fiction.
Abigail Breslin (Prescilla) a largement vanté les intérêts de ce type de doublage, qui met en exergue le jeu d’acteur et les réactions instantanées, en comparaison à celui en cabine, plus solitaire. Néanmoins, Gore Verbinski a déprécié ce type de travail pour son manque de spontanéité, de cadeaux et d’intuition. Pourtant, sur les trois ans nécessaires à la fabrication, il a su retrouver les caractéristiques d’un tournage classique durant la vingtaine de jours pendant lesquels les acteurs ont fait leur enregistrement.

J’allais oublier un point important : la musique typiquement western qui nous replonge dans les vieux films, interprétée avec brio par quatre hiboux chapeautés de sombreros, faisant un lien direct avec le spectateur, à la fois dans et hors de l’action.

Mon seul regret : le personnage de Rango est bien trop proche de Jack Sparrow. La question étant : Jack Sparrow est-il complètement inspiré de Johnny Depp ? Dans ce cas, Rango EST Johnny Depp.

Une réflexion sur « Autour du film Rango »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *