Compte-rendu de l’avant-première de Sucker Punch

 

Quand on m’a proposé d’aller voir Sucker Punch en avant première pour pouvoir interviewer Zack Snyder (pardon, Mr Zack Snyder) j’ai évidemment accepté tout de suite, qui serait assez fou pour refuser cette opportunité ?

Lundi soir je me suis donc rendu au Trianon, au Boulevard Rochechouart. L’heure de rendez vous pour les bloggeurs et journalistes était fixée à 19h30 – au pire 20h – je suis arrivé pour ma part à 19h. J’ai pris mes précautions et suis arrivé en avance me rappelant la mésaventure de Florian dans le RER pour la projection presse de Inception !
J’attendais patiemment devant le bâtiment devant une armée de 5 agents de sécurité en attendant mon co-équipier du soir et cameraman, Roger (et accessoirement fan de Zack Snyder).
Evidemment le stress montait de plus en plus, d’une part parce que c’était ma toute première interview et d’autre part parce que c’était… Zack Snyder, je veux dire c’est pas tous les jours qu’on a le privilège de parler à un des plus grands réalisateurs d’Hollywood. Mais la bonne organisation du tapis rouge aidant j’ai réussi à gérer mon stress, plus ou moins, et bien préparer mes questions que j’allais poser quelques dizaines de minutes plus tard.

 

Chaque blog/site/chaîne de télé avait sa place attitrée, nous nous sommes donc dirigés vers la notre, en deuxième position lorsque le réalisateur arrivera. Nous plaçons notre matériel, à savoir mon appareil photo avec un petit micro accroché (un Canon 550D quand même !) et le pied de Roger (pas son vrai hein, son pied de caméra) et nous sommes fin prêts à accueillir Zack Snyder.
Celui ci arrive vers 20h10, de bonne humeur et dans une ambiance bon enfant. Première fois que je le voyais en vrai, ça fait bizarre, un mélange d’excitation, de joie et d’appréhension m’a envahi. C’était marrant parce qu’en arrivant devant nos collègues d’EcranLarge il a fait un petit saut, qu’il a réitéré devant nous, bon enfant je disais, donc. On a profité de cette première interview pour prendre un maximum de photo.
Quelques minutes plus tard arrive la notre, je lui dis que c’est un honneur de le rencontrer et pouvoir lui parler. Je lui pose ensuite mes questions, que je lis… C’est dommage car je les connaissais et voulais faire sans mon papier mais j’avais un peu le trac, beaucoup même. Finalement ça s’est bien passé, c’est quelqu’un de très ouvert, de très agréable et qui répond avec plaisir aux questions posées. Il prend même le temps de signer des autographes et dessiner Rorschach sur le comic book Watchmen de Roger.
C’était vraiment une excellente interview. Je sais pas vraiment si c’est rare ce genre de comportement chez les réalisateurs mais j’ai été assez bluffé, même si j’avais des retours comme quoi c’était une crème, j’ai été bluffé par sa disponibilité et sa gentillesse.

 

On a ensuite eu le temps de prendre d’autres photos lorsqu’il répondait aux questions des autres journalistes et bloggeurs et de vite partir à la séance pour ne pas louper le début du film. Nous sommes placés au balcon sur le coté gauche de l’écran, des sièges pas très confortables mais nous voyons bien l’écran et le sac contenant une bouteille d’eau, un sandwich et une sucette était le bienvenu.
Avant le début du film, Zack Snyder est venu nous faire un petit coucou (pas à nous spécialement, à la salle). Ce moment était assez cocasse puisque le traducteur qui faisait un peu la biographie du bonhomme avant qu’il vienne, l’a accueilli en l’appelant «Jack Seider» avec une petite pause entre les deux mots dans le genre «et merde j’ai raté son prénom, essayons de nous rattraper sur son nom de famille» ou pas donc.

 

 

Le film se passe, Roger a beaucoup aimé et j’ai trouvé que la deuxième vision est toujours aussi bonne que la première, c’est une bonne nouvelle. Nous nous rendons à la soirée qui se déroule juste en dessous, beaucoup de monde est présent, quelques personnalités, une musique forte, une lumière rouge – trop – tamisée, mais open bar ce qui est plutôt sympa. On ne s’est donc pas privés pour prendre une ou deux coupes de champagne et de délicieux macarons. On découvrait également une sympathique exposition avec des dessins du film dans une pièce à coté. Le temps de prendre quelques photos et quelques vidéos la salle se vidait et les serveurs commençaient à ranger. Je suis allé demander à un agent de sécurité, qui gardait deux tables entourées de bandeaux rouges, si Zack Snyder allait passer à la soirée (ce qui était, je crois, prévu). Me disant que non nous sommes donc partis, en se demandant tout de même pourquoi cet agent gardait deux tables vides.

 

 

Résultat de la soirée : Parfaite et on y prend vite goût ^^ Par contre un seul bémol, à la fin de mon interview Zack Snyder allait pour me serrer la main en même temps que je lui demandais si il pouvait signer quelques trucs. Je culpabilise depuis, du vent que je lui ai mis, j’en suis pas à pleurer tous les soirs depuis mais quand même. Alors qu’il a même pas du y prêter attention ^^

Romain

Toutes les photos de la soirée sont dans la suite du post et à venir, la vidéo de l’interview :

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Critique du film Sucker Punch de Zack Snyder


Intro : Bienvenue à Romain, nouveau rédacteur chez FG qui devrait revenir régulièrement nous donner des nouvelles ! 😉 Flo

Synopsis : Fermez les yeux. Libérez-vous l’esprit. Rien ne vous prépare à ce qui va suivre. Bienvenue dans l’imaginaire débordant d’une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque… S’affranchissant des contraintes de temps et d’espace, elle est libre d’aller là où l’entraîne son imagination, jusqu’à brouiller la frontière entre réalité et fantasme…

Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Combative, elle pousse quatre autres jeunes filles – la timorée Sweet Pea, Rocket la grande gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber – à s’unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s’emparer de Babydoll.

Avec Babydoll à leur tête, les filles partent en guerre contre des créatures fantastiques, des samouraïs et des serpents, grâce à un arsenal virtuel et à l’aide d’un Sage. Mais ce n’est qu’à ce prix qu’elles pourront – peut-être – recouvrer la liberté…



Avec une bande annonce qui envoyait du bois on savait que le nouveau film de Zack Snyder, Sucker Punch, n’allait pas faire dans la dentelle et effectivement ce ne fut pas le cas.
Cette fois Snyder nous pond un film quasi d’auteur puisque il co-signe lui même le scénario de ce film. On suit alors ce tout nouvel univers créé de toute pièce où le réalisateur semble s’en donner à coeur joie en nous offrant un visuel toujours aussi éclatant pendant 1h50.
Pas le temps de parler à son voisin, ni de choisir entre des pop-corns et une barre chocolatée, le début du film entre directement dans le vif du sujet avec une sublime scène muette rythmée au son d’un remix de Sweet Dreams.

Le passage entre les 3 réalités du film est bien fichu, passant de l’asile dans lequel les héroïnes sont enfermées à une version plus édulcorée montrant un cabaret/maison de prostitution à des mondes fantasmés arrivant suite aux danses hypnotique de la belle Babydoll (Emily Browling). Danses dont on ne verra que les premiers mouvements.
Ces mondes qu’elle se crée sont évidemment un moyen de s’échapper de toute réalité qui l’entoure, un moyen de s’exprimer pleinement. Du coup on a une certaine opposition entre la fragilité du personnage campé par Emily Browling dans la première réalité et la force de la nature qu’elle devient dans ses univers imaginaires.

Zack Snyder magnifie, comme à son habitude, les scènes de combat avec sa réalisation parfaitement maîtrisée. Même s’il abuse un peu trop des ralentis/accélérés Snyder nous offre, avec une B.O bien choisie qui s’intègre parfaitement aux scènes de combat, des moments assez jouissifs (et pas seulement parce que les héroïnes sont habillées légèrement).
Honnêtement voir des filles habillées comme elle le sont buter des nazis zombie, des robots ou encore des orcs type Seigneur des anneaux sous fond de paysage cataclysmique ça a plutôt de la gueule et on en redemande.

Le casting féminin est plutôt bien choisi et dans l’air du temps (même si Vanessa Hudgens et Jamie Chung sont moins présentes à l’écran). De même pour le casting masculin avec Oscar Isaac crédible en grand méchant du film. Une chose que je déplore c’est la présence très minime de l’excellent Jon Hamm ainsi que l’horrible accent russe de Carla Gugino.

Si le scénario lorgne du coté de Inception ou Matrix pour ses différentes réalités il semble bien plus creux que ces derniers. L’histoire est honnête mais peut être pas assez poussée pour ressentir une quelconque empathie pour les héroïnes, c’est simple on ne connaît rien d’elles et mis à part Babydoll on ne sait pas pourquoi elles se trouvent dans cet asile.

Au final Zack Snyder nous propose une oeuvre personnelle où il s’est amusé à mettre tout ce qu’il aime comme un enfant découvrant son premier jouet à lui. Avec ses multiples références aux jeux vidéo et à la culture Japonaise, il empile les mondes comme des niveaux d’un jeu dans des scènes ultra stylisées. Tout n’est évidemment pas parfait dans le film et si on peut être dubitatif quant au manque de profondeur dans l’histoire on reste tout de même fasciné par la maîtrise technique et des combats esthétiquement séduisants.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S04E27

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Le menu de cette semaine est varié et équilibré : le nouveau Klapisch, la saison des blockbusters, Taking off, Sucker Punch et Kubrick.

Cinefeed : Box-office France semaine 12: bon démarrage pour ‘Ma part du gâteau’

Hollywood&Co : La saison des Blockbusters 2011

Cineblogywood : Taking Off – Vol au-dessus d’un nid de hippies

Filmosphere : Sucker Punch, le trip régressif de Zack Snyder

Filmgeek : L’exposition Stanley Kubrick à la Cinémathèque Française

Stanley Kubrick l’Exposition à La Cinémathèque Française

Demain commence l’exposition phare consacrée à Stanley Kubrick à la Cinémathèque française. Exposition itinérante, mise en place par le Deutsches Filmmuseum en 2004, déjà appréciée à Berlin et Francfort, nous avons pu découvrir à notre tour cet évènement attendu depuis des mois (des années ?) en France.

Parcourant deux étages du bâtiment du 51 rue de Bercy, l’espace consacré au cinéaste est d’une exceptionnelle richesse, revenant avec minutie sur chacun de ses films et projets. Outre les objets habituels : décors, accessoires, maquettes, costumes, storyboards, photographies de plateau, scénarios annotés, etc. l’exposition rassemble les archives et documentations personnelles du réalisateur, et c’est autour de cette mise en abime de l’archive filmique (et non-filmique), que tout l’intérêt de la (re)découverte de l’auteur -et de la scénographique du musée- se conçoit.

Qu’est-ce qu’un objet cinématographique ? Est-ce seulement le film lui-même ? La réponse est bien entendu non, et cette exposition est là pour nous le rappeler. En révélant toutes les années de recherche effectuées pour chaque projet, notamment ce Napoléon qui ne vit jamais le jour, la visite ne peut que faire vibrer les cordes sensibles de chaque cinéphile : la somme réunie des études faites par le réalisateur de toutes les démesures illustre l’incroyable travail de précision et l’acharnement de cet homme à ne rien laisser au hasard, chaque image, chaque son, chaque musique des films de SK s’imprégnant grâce à cela éternellement dans les mémoires de chacun, et dans la mémoire même du cinéma.

L’exposition est aussi un remarquable hommage à la technique cinématographique (chère à la Cinémathèque), révélant les ambitions florissantes de cet homme qui participa aux créations d’appareils de prises de vues et d’objectifs révolutionnaires, s’impliquant plusieurs années avant la réalisation même d’un film à toutes les facettes de création possible de ses idées.

Tout ce cheminement, largement illustré par des extraits de ces films, des analyses, des témoignages de ses collaborateurs et de ses « héritiers » (Spielberg a largement sa place dans cet hommage à SK), ne peut que nous assoir sur cette évidence : Kubrick est sans aucun doute le cinéaste le plus talentueux de la 2nde moitié du 20ème siècle.


Stanley Kubrick – L’exposition par lacinematheque

Ainsi que vous soyez fan acharné du génie, ou simple curieux, vous ne serez pas déçu. Notons que, comme à son habitude, le site internet de la Cinémathèque propose tout un tas d’informations supplémentaires et pratiques : http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/kubrick/ (je vous conseille d’ailleurs l’audio-guide, dont vous pouvez télécharger le contenu via itunes), ainsi qu’une exposition virtuelle que vous pouvez découvrir dès maintenant ici : http://www.cinematheque.fr/expositions-virtuelles/kubrick/index.php

N’oubliez pas que cette expo est accompagnée d’une rétrospective de tous les films de Kubrick, et d’un cycle de conférence (http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/kubrick/projections-conferences.html).

[Edit] A voir avant l’expo, l’excellent documentaire : Kubrick, les archives d’une vie, qui vous fera une bonne introduction à propos du travail sur les archives et autres documents du réalisateur.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S04E26

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Au menu de ce dimanche, Fighter, Charlie Adlard sur Walking Dead, Hell Driver, des aliens et The Prodigies !

Vidéo virale pour le film Limitless

Il y a 4 jours, une vidéo intitulée « how to hack video screens on times square » a été postée sur Youtube par un nouveau membre et résultat : en l’espace 3 jours elle a dépassé le million de vues.

Jolie histoire, le hic est que c’est exploit technique est complètement bidon (je ne parle pas de la réalisation de la vidéo elle-même qui est très efficace), car il s’agit d’un fake pour la promotion du film Limitless comme l’annoncera la seconde vidéo dévoilée hier : http://goo.gl/uyRP2

La vidéo est bien faite, mais tirée par les cheveux, en particulier le coup du ballon, mais ça n’a pas dérangé certains sites qui ont très vite repris la vidéo.

A posteriori, l’idée est très bonne, la vidéo s’intègre même bien dans l’univers du film : un homme voit ses capacités intellectuelles décuplées grâce à une nouvelle drogue.

Limitless n’en est donc pas à son coup d’essai et avait déjà fait parler de son NZT avec la création du site ventant les mérites de la pilule miracle, allant même jusqu’à faire une fausse pub en montant des images du film, à ouvrir une fausse ligne de téléphone : 1-855-CLEAR-PILL et enfin à envoyer des échantillons aux blogs US : http://goo.gl/NdrYH

Cette nouvelle étape est donc certainement réussie, mais, combien de personnes vont voir le reveal et donc faire le rapprochement entre ce buzz et la sortie du film ?

En tout cas, vous, vous le savez maintenant et sans avoir à prendre de pilule chelou ! 😉

Les Losers d’Hollywood: mea culpa (merci Disney)

Je me suis planté. Et bien planté. Rien ne pouvait vraiment me préparer à cela, mais Disney m’a trahi. Enfin c’est surtout Bob…
Bob ?
Oui, Bob Zemeckis !
En effet, alors que je pensais tenir pour acquise la victoire de Nick Cage et son Hell Driver, voilà que l’ex-studio de Robert Zemeckis, et financé par Disney, vient lui voler la vedette.

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Guide pour l’ARG The Prodigies

Nous tournons en rond dans le noir et nous sommes dévorés par le feu

On vous a déjà parlé de The Prodigies il y a quelques semaines avec le premier teaser du film. Cette dernière m’avait laissé un sentiment mitigé mais l’univers du film avait titillé ma curiosité.
Je me suis donc un peu renseigné sur le film, le roman d’origine, la genèse de sa production et peu de temps après, à la suite de la diffusion de la bande-annonce, on m’a contacté pour vous parler d’un jeu, mais pas n’importe lequel.

Je vais donc vous parler maintenant d’une forme d’ARG, mis en place dans l’univers du film, pour sa promo bien-sûr car le transmédia est la grande mode du moment, mais comme c’est plutôt bien foutu et que cela concerne une production française, cela mérite de s’y pencher un peu non ?

Le jeu propose de dévoiler, toutes les semaines, le mercredi, une nouvelles énigmes à résoudre pour accéder à du contenu exclusif (artworks, images, teasers, etc.).

En grande partie basé sur des sites créés spécifiquement pour le film, le jeu de piste en ligne explore aussi des sites existants et nécessite l’utilisation de Google ou Twitter par exemple. On y accède ainsi par un site miroir du site officiel : www.whereareyou.fr et www.uoyeraerehw.fr

Les mécanismes fondamentaux de ce type de jeux sont ici appliqués à la lettre, sans trop d’originalité comparé à ce qui a déjà été fait outre-Atlantique par exemple, mais c’est assez ludique pour que l’on prenne plaisir à creuser et chercher la solution puis toucher sa récompense.

Les habitués trouveront donc tout cela un peu simple mais les novices risquent peut-être de rester bloqués et ça serait bien dommage car la mise en scène et le travail sont de qualité et permettent d’explorer l’univers du film de manière décalée.

Je vous recommande donc chaudement de vous lancer dans ce jeu de piste virtuel et si vous êtes un peu perdu, vous trouverez dans la suite, les clés des différents niveaux.

Les solutions sont cachées afin de ne pas vous spoiler et les récompenses sont à télécharger directement sur le site suivant :

Accès au jeu :  www.uoyeraerehw.fr

Code d’accès : LNDER FILMG

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Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S04E25

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Cette semaine, on a enfin eu le choix pour notre article du best-of et j’ai donc choisi celui d’Armand et voici ceux de nos camarades cinéblogueurs :