Les Losers d’Hollywood: mea culpa (merci Disney)

Je me suis planté. Et bien planté. Rien ne pouvait vraiment me préparer à cela, mais Disney m’a trahi. Enfin c’est surtout Bob…
Bob ?
Oui, Bob Zemeckis !
En effet, alors que je pensais tenir pour acquise la victoire de Nick Cage et son Hell Driver, voilà que l’ex-studio de Robert Zemeckis, et financé par Disney, vient lui voler la vedette.

Bob est un vulgarisateur de la « Motion Capture », qui vise à faire jouer de vrais acteurs avec des boules plein le corps pour capter leurs mouvements et les intégrer dans un film d’animation 100% CGI. Les acteurs prêtent donc leur physique en sus de leur voix. En 2009, Disney mettait un terme au financement de bob, suite à la relative contre-performance de L’Etrange Noël de Scrooges où Jim Carrey interprétait foultitude de personnages pour un film 3D. Enfin contre-performance c’est tout de même plus de 300 millions de dollars qui ont été amassés pour un budget de 200. Si le film n’a pas été rentable en salles, il a sans doute dégagé des bénéfices avec son exploitation home video.

Historiquement Bob est le précurseur de la technique pour le long métrage d’animation. Avec son premier film full-CGI en 2004 et financé par la Warner, Bob mettait Tom Hanks en chauffeur de train dans Pôle Express. Le film est rentable. Ces techniques ont été appliquées dans Monster House financé par Spielberg via Amblin et par Sony. Le film coûte quasiment la moitié du Pôle Express et, s’il ne cartonne pas en salles, s’avère tout de même lucratif. On est en 2006. En 2007, Bob revient en tant que réal sur l’excellent et sous-estimé Beowulf où Ray Winstone gagne de nombreux centimètres virtuels et où Angelina Jolie dévoile ses charmes digitaux. Le film est un échec (150 millions de budget, moins de 200 millions de recettes). Dommage car c’est une tentative intéressante d’animation pour adulte, où la violence n’est pas aseptisée et où les gerbes de sang numérique viennent salir l’écran. Bob revint comme je le disais avec Scrooges en 2009, et avec déjà plus de succès.

En cette bonne année 2011, Bob produit Mars Needs Moms (Milo sur Mars en VF) et c’est toujours son ImageMoversDigital (sa boîte) qui se charge de la technique. « Performance Capture » à tout va pour une histoire, hum, disons assez peu intéressante. Et, surtout, Disney se fourvoie complètement avec une bande annonce dérangeante de ridicule.
Jugez plutôt:

Le public a eu la même réaction et le film, qui est sorti le week end dernier au pays de l’Oncle Sam vient de se prendre la pire volée de bois vert de l’histoire de Disney animation. Avec moins de 10 millions récoltés pour un budget de 150 (hors marketing) et une réception désastreuse des 4 mecs qui ont payé 15 dollars pour voir le film en 3D, l’addition est salée pour le studio de Mickey. Même Hell Driver avait fait mieux.

Merci Bob.

Armand

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