Comic Con Paris 2011 – Saison 3

 

Aujourd’hui avait lieu la conférence de presse pour le Comic Con (et Japan Expo) qui se déroulera du 30 Juin au 3 juillet 2011.

«Comic Con’ Paris est le festival référence en France sur les cultures de l’imaginaire. Inspiré des grandes conventions américaines, l’événement est créé en 2009 et devient le rendez-vous de tous les adeptes des cultures populaires et geek, américaines et européennes. Comic Con’ Paris construit sa renommée autour de nombreux invités, événements et exclusivités. En 2010, Comic Con’ Paris et Japan Expo ont réuni plus de 170 000 visiteurs et ne comptent pas s’arrêter là. Au fil des saisons, le festival tient ainsi ses promesses. Fort de sa réussite, il poursuit sa route autour des univers cultes et des tendances culturelles actuelles : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur, thriller… Comic Con’ Paris aborde la culture occidentale dans son ensemble, du livre à l’image en passant par le jeu, touchant aussi bien aux comics, à la BD franco-belge, aux jeux de société et aux jeux vidéo qu’aux séries TV et au cinéma européen et américain.»

Après l’annonce, il y a quelques jours, de la présence de Steven Moffat, voici le programme entier de cette 3ème saison du Comic Con Paris.

L’autre invité d’honneur de cet événement sera J. Scott Campbell, une des stars des Comics américains. Il a illustré bon nombre de Comics comme Gen¹³, Danger Girl et plus récemment The Amazing Spiderman.

Trois autres grands noms du comics et de la BD seront aussi présents. Ainsi, Steve McNiven, Aleksi Briclot et Geof Darrow sont invités à cet événement. Le premier est un illustrateur de comics canadien repéré par Marvel pour dessiner Sept épisodes de Marvel Knights 4 et plus tard les mini-séries Ultimate Secret, Civil War et Nemesis), Briclot est un illustrateur de BD de Science Fiction et Fantastique. Il dessine notamment certains jeux de cartes Magic. Le dernier a travaillé sur le film Tron et est par la suite repéré par les frères Wachowski il travaille sur le storyboard de Matrix et a participé à deux volumes de la BD.

Sont invités également le dessinateur Lee Bermejo (Lex Luthor, Man of Steel, Resident Evil), le scénariste Brian Azzarello (100 Bullets, Loveless), Adi Granov (Couvertures de Civil War, Design de l’armure d’Iron Man dans le film), Rufus Dayglo, Pasqual Ferry, David Aja, Renato Guedes, Stéphane Roux et bien d’autres…

La venue de Steven Moffat va permettre de faire vraiment découvrir la série anglaise Doctor Who, même si je pense que tous ceux venant au Comic Con connaissent très bien S. Moffat et la série.

Divers événements auront lieu autour de la série. Ainsi une Masterclass publique avec Steven Moffat sur son métier de scénariste sera mise en place. il y aura également une rencontre publique avec lui ainsi qu’une séance de dédicaces.

Au niveau des projections nous sommes également gâtés avec en avant première française la diffusion des deux premiers épisodes de la saison 6 de Doctor Who. La nouvelle série du scénariste, Sherlock, sera aussi à l’honneur avec la projection du premier épisode.

On va rester dans le monde de la série TV avec une invitée de marque. Gale Anne Hurd la productrice exécutive de la série événement d’AMC The Walking Dead sera présente pour cet évenement. C’est un gros coup que réussit le Comic Con. Cette productrice a aussi travaillé sur Abyss, Terminator et L’Incroyable Hulk. Elle parlera évidemment de la série, de son succès et de l’arrivée de la saison 2.

En exclusivité le Comic Con diffusera le pilote de Falling Skies seulement 15 jours après sa diffusion aux Etats Unis. La série est produite par Steven Spielberg. Le rôle principal est campé par Noah Wyle (Urgences) et sera un résistant face à une invasion extraterrestre.

La série anglaise Merlin déjà mise à l’honneur la saison dernière revient pour cette saison 3 avec la présence des deux stars de la série Colin Morgan et Bradley James qui interprètent les rôles de Merlin et Arthur. Ils viendront à la rencontre du public pour des séances de dédicaces et une conférence.

Il y aura également une exposition consacrée à la série présentant des costumes, armes et accessoires.

La série de science fiction française (et oui !) Metal Hurlant sera aussi présente au Comic Con. Alors que la série, toujours en cours de production, n’a toujours pas de diffuseur en France son pilote sera, pour la première fois, projetée dans un festival grand public. L’équipe de production sera présente pour discuter de la série.

D’autres événements séries sont au programme avec notamment la présence de Simon Astier qui fera un commentaire live d’un épisode de Hero Corp.

  • La série Smallville vient de se finir après 10 saisons. Le festival lui rendra hommage en diffusant en avant première le double épisode final de la série.
  • Deux épisodes ainsi qu’une interview de la série canadienne déjantée Todd And The Book Of Pure Evil, totalement inédite en France  seront projetés.
  • Séances rétrodécouvertes avec la projection du premier épisode de Karatekas and Co, série improbable d’art martiaux de 1973 avec Jean Marais. Sans oublier les diffusions de Zombies Of The Stratosphere avec Leonard Nimoy ainsi que la série culte Code Quantum.
  • Being Human (US), remake de la série anglais du même nom, suit la vie de 3 colocataires d’un Vampire, un Fantôme et un Loup-Garou bénéficiera d’une projection du double épisode pilote et d’une interview des 3 acteurs principaux.
  • Green Lantern sera également mis à l’honneur avec la diffusion d’un film d’animation sur les origines du super-héros ainsi qu’une des aventures animées de Batman.

 

Les Webséries geek seront également présentes avec Noob, Flanders Company, Nerdz et Le Visiteur Du Futur. Séries qui ont déjà conquis des milliers d’internautes et spectateurs ayant vus ces séries sur la chaîne Nolife. Plusieurs activités seront mises en place comme des projections, des quizz, des rencontres avec les acteurs et auteurs. D’autres diffusions de webséries sont prévues pendant toute la durée du festival. Au programme : documenteur avec Hoax, comics animé avec The Notorious, chasse aux gnomes avec Gnome Syndrome, résolution d’énigmes avec Mystery Squad… Un programme varié qui promet d’embarquer le public dans les innombrables univers des webséries. Egalement au programme, des diffusions de divers Fan Films.

 

Voilà pour ce riche programme de la 3ème édition du Comic Con. D’autres événements pourrait arriver au cours du mois de juin.

Filmgeek sera évidemment de la partie pendant ces 4 jours pour couvrir les évenements.

 

Romain

 

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S04E34

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Désolé pour le retard, mais long WE oblige, j’étais un peu loin du net dans la piscine ! 🙂

Critique du film X-Men : Le Commencement de Matthew Vaughn

Après un X-Men 3 et un X-Men Origins : Wolverine, on peut le dire, désastreux, un nouveau projet estampillé X-Men avait de quoi faire peur. Alors que Bryan Singer avait quitté la saga après l’excellent X-Men 2 il revient en tant que producteur sur ce dernier opus et ça se ressent puisque avec Matthew Vaughn (Stardust, Kick Ass) en plus à la réalisation le film est une véritable réussite.

L’histoire se place tout d’abord en 1944 en pleine 2nd Guerre Mondiale avec le petit Erik Lehnsherr qui se voit séparé de ses deux parents emmenés par l’armée nazi.

Après cette introduction maîtrisée où les premiers enjeux du film sont mis en place, on fait un bond dans le temps pour se retrouver en pleine Guerre Froide où nous n’allons pas tarder à découvrir le dessein d’un certain Sebastian Shaw interprété avec plein de classe par un Kevin Bacon épatant.

Car si l’histoire a pour objectif de définir la première rencontre et la relation entre les jeunes Charles Xavier et Erik Lehnsherr, il ne faut pas oublier Sebastian Shaw qui – en plus de vouloir créer une 3ème Guerre Mondiale et asseoir son pouvoir sur le monde – est le déclencheur de ce qui amènera plus tard le duel fratricide entre Professeur X et Magneto.

Le film produit par la 20 Century Fox se veut moins bavard que les productions Marvel (Thor ou Iron Man), je dirais même mieux maîtrisé. D’une part au vu d’un casting bien choisi avec mention très bien pour James McAvoy et Michael Fassbender. Ce dernier pourrait même truster la place de star du métrage tant le film s’intéresse particulièrement à son évolution et comment Magneto va apparaitre. Mais le film réussit tout aussi bien les multiples intrigues de ce prequel et n’oublie pas de faire la part belle aux seconds rôles en nous invitant à la découverte de leurs pouvoirs et nous entraîne dans une séquence d’entraînement fort joliment montée et rythmée.

X-Men : Le Commencement se place alors dans le haut du panier des films de Super-Héros grâce à un casting impeccable, une mise en scène et un scénario maîtrisés ne nous perdant jamais, même si quelques puristes râleront des anachronismes liées à certains mutants. Le film redore le blason de la sage et on espère que ça ne s’arrêtera pas là.

PS : Il n y a aucune scène post-générique.

Romain

 

[JV OST] BO de Portal 2 en téléchargement gratuit.

Le jeu de Valve (Half Life, Team Fortress, Portal, Left 4 Dead, Steam) est dans les bacs depuis un mois et se porte plutôt pas mal. Si vous aimez le jeu et sa BO, vous serez heureux d’apprendre qu’elle est disponible en téléchargement gratuit et légal ICI.
Merci qui ? Merci Valve !

Bonne écoute, en attendant le prochain volume.

Armand

Copie Conforme : Les affiches de Switch et The American

Les créa de chez Pathé ont fait très très fort avec l’affiche de Switch, le nouveau film de Frédéric Schoendoerffer avec Eric CantonaAurélien Recoing, Karine Vanasse et Karina Testa, je vous laisse juger par vous même :

Plus c’est gros plus ça passe non ?

[Evénement] Steven Moffat, invité d’honneur au Comic Con Paris

 

La photo a été prise le 24 Juillet 2008 au Comic Con de San Diego, Etats Unis, par Ewen Roberts.

 

Vous avez bien lu, ce n’est pas une blague, annoncé ce matin sur Allociné en exclusivité le génial scénariste et producteur anglais sera le « Guest of Honor » du Comic Con Paris qui se déroulera du 30 Juin au 3 Juillet 2011.

En Angleterre S. Moffat est considéré comme un demi-dieu , sans exagérer. En France il n’est pas vraiment connu excepté pour les fans de la série Doctor Who dont il a repris les rennes depuis la 5ème saison de la série (de 2005). Il a déjà officié sur la série en scénarisant quelques des meilleurs épisodes de Doctor Who, notamment Blink (saison 3 épisode 10) mais aussi le double épisode Silence in the Library et Forest of the Dead (Saison 4 épisodes 8 et 9).

Il est également scénariste de la série Sherlock, qui, comme son nom l’indique suit les enquêtes à notre époque de Sherlock Holmes et son acolyte Watson. De même il avait créé et scénarisé entièrement ses précédentes séries, Coupling et Jekyll pour les plus connues.

En 2007, année où Jekyll est créée, Moffat se fait engager par Steven Spielberg pour écrire le scénario des deux premiers films de Tintin en préparation, mais il se retire du projet suite à sa prise de fonction en tant que showrunner de Doctor Who à la place de Russel T Davies. De ce fait, ne pouvant  pas assurer ces deux fonctions il choisit le rêve de toute une vie, diriger le Docteur.

Spielberg va alors faire appel à deux autres scénaristes pour une ré-écriture des films, Edgar Wright et Joe Cornish. Pas des manchots, donc.

Les aventures de Tintin : Le secret de la licorne, qui sortira le 26 Octobre en France, adapte 3 ablums du jeune reporter blond à la houppette, Le secret de la Licorne, Le trésor de Rackham le Rouge et Le Crabe aux pinces d’or.

 

Nous donnerons le programme complet du Comic Con Paris le 31 Mai.

Un grand merci à Alain Carrazé et 8 Art City.

 

Romain

[Bande Originale] Hanna, des Chemical Brothers


Tout le monde connaît le groupe anglais The Chemical Brothers. Du moins, si vous ne les connaissez pas, vous avez forcément entendu de leur musique en jingle TV ou dans de nombreux films (notamment Kick Ass).

Petit rappel avec certaines des meilleures pubs jamais faites, réalisées par Michel Gondry pour Air France, portées par The Chemical Brothers (le titre s’appelle Asleep from Day):

 

L’année dernière The Chemical Brothers nous gratifiait d’un nouvel album, Further, que je ne saurais trop vous recommander. S’éloignant toujours plus du big beat initial (et des titres démoniaques tels que Get up on it like this ou Block Rockin’ Beats), Further est riche en ambiances variées et en sons triturés. Plus poétique, Further n’en reste pas moins un album d’électro qui sait envoyer les basses. La grosse nouveauté de l’année dernière c’est la composition d’un track (Don’t Think) pour le Black Swan d’Aronofsky dont on vous avais déjà parlé en ces lieux. Le titre n’est disponible que sur la version digitale de Further ou sur le CD Japonais de l’album.

Cette année, ils ont remis le couvert pour Hanna, le film de Joe Wright à sortir en France au début du mois de juillet (alors qu’il a déjà fini sa carrière aux USA). Plus extrême, le score composé par le duo anglais garde évidemment une relation avec leur travaux précédents, mais se fait nettement plus violent. A l’image du film, sauvage, les titres de Chemical Brothers sont sans concessions. Le thème principal est efficace, l’ensemble est agrémenté de différents instruments créant de nombreuses ambiances. On penserait parfois au travail de Bruno Coulais sur Coraline, aux Dust Brothers de Fight Club, à une pincée de Damon Albarn (Monkey Journey to The West), mais c’est surtout un album 100% Chemical Brothers qui explose le enceintes. On retrouve les sonorités issus de 15 ans d’expérimentations électroniques mais également une fraîcheur inattendue et une efficacité de tous les instants.

Le score d’Hanna surprend l’oreille et devrait ravir les fans de musique électronique, les fans de Chemical Brothers et les fans de bandes originales vraiment originales, sans déchets et qui s’écoute même sans avoir vu le film. Un incontournable dans son genre. Et parce que la vie est bien faite, on peut en écouter une bonne partie >>ICI<<

Armand

Séance de rattrapage: Hell Driver (Nick Cage)

Le cas de Nicolas Cage est intéressant. Après avoir passé ses jeunes années dans le cinéma indépendant et les pelloches de genres peu recommandables, il devint une superstar grâce à un deal de 5 films avec Jerry Bruckheimer au milieu des années 90. Le flair alors infaillible du producteur ambitieux réunit avec succès Michael Bay et Nick dans un des meilleurs films d’action post-Die Hard/l’Arme Fatale: The Rock. Le succès se poursuivit avec Les Ailes de l’Enfer et 60 Secondes Chrono. Parallèlement, il participera à la bonne entrée de John Woo dans le cinéma américain grâce à sa prestation exceptionnelle dans Volte/Face. Jusqu’au début des années 2000, Cage est donc bankable et un action-man inespéré. Il n’en oublie pas le cinéma de genre avec 8mm ou l’excellent Snake Eyes et joue même pour Scorcese. C’est à ce moment là que les choses se gâtent avec les plantages de Capitaine Corelli ou Windtalkers (auto-parodie involontaire de John Woo qui sera tout aussi ridicule que financièrement désastreuse). Cette crise de rentabilité est en partie contrebalancée par de belles performances dans un cinéma plus indépendant (chez Jonze ou Scott), où son jeu s’exprime à merveille.

C’est encore de Bruckheimer que viendra le salut avec Benjamin Gates, rôle d’aventurier qui lui va à merveille et qui marque son retour à la grosse rentabilité. Depuis 2004, Cage alterne les succès et les fours (le lamentable Next et le sous-estimé Bangkok Dangerous), tourne au moins 2 films par an et a une coupe de cheveux toujours discutable. Son goût pour le cinéma bis et la diminution de son cachet l’orientent cependant vers un côté qu’il avait peu développé: la série B sans prétention, parfois excellente (Kick Ass), parfois tenant plus du plaisir coupable.

Depuis le début d’année, Nico a été à l’affice de deux films à moyen budget, très moyen même: Le Dernier des Templiers et Hell Driver (on y arrive enfin). Pour le premier, 40 millions de dollars dans les caisses (dont 7 et quelques dans sa poche), une ambition au-delà des moyens, mais un réalisme dans la mise en scène, qui permet d’optimiser la thune en quelque sorte. Pas déplaisant, le film fantastique doit beaucoup à la présence impeccable du Sieur Cage, bien appuyé par un Ron Perlman toujours adéquat dans ce genre de cinéma. Après, avec 40 millions on ne fait pas de miracles et les VFX finaux sont ridicules.

Hell Driver (Drive Angry en VO) et pour sa part une sorte de vigilante mélangeant allègrement du Ghost Rider et du Death Proof. Réalisée Patrick Lussier (l’auteur du mauvais Meurtres à la Saint Valentin 3D et d’une tripotée de DTV minables), le film est assumé comme un série B tirant vers le Z, gore et pleine d’humour simplet. Lussier a la même approche qu’Aja dans son Piranha 3D: des effets visuels pour la plupart ratés contrebalancés par un scénario simplifié à l’extrême (beuf) et une série de scènes cultes. Point d’ambition artistique, point de prétention d’aucune sorte, Hell Driver se veut l’anti Ghost Rider par excellence: on s’y amuse. Avec une telle approche, le spectateur est donc disposé à tolérer une 3D qui devait déjà être dégueu en salles, mais qui se révèle vraiment affreuse en bluray 2D, à tolérer aussi tous les stéréotypes de mise en scène que l’on avait déjà subi dans le précédent métrage de Lussier ou dans Destination Finale 4 (objets variés en CGI foirés fonçant vers le spectateur). On ne peut qu’applaudir des acteurs un peu en roule libre mais dont le cabotinage sert le film à merveille. Cage et Fichtner sont parfaits, Amber Heard délivrant quand à elle une partition mémorable.

Echappé de l’enfer en bagnole, Cage veut récupérer sa petite-fille, tombée aux mains d’un taré sataniste. Amber l’aide contre sa volonté (du moins au début) alors que Fichtner le poursuit pour le ramener chez Satan (l’habite). Les bagnoles, si possible américaines cultes, sont partie prenante du film. Lussier n’est cependant pas Tarantino, son film n’a jamais l’essence de Death Proof. Néanmoins, certaines poursuites bien troussées et quelques plans couillus sauvent plutôt bien la mise. Autre acteur moins évident, l’Amérique profonde. Avec une galerie de personnages secondaires tout aussi abrutis que jouissifs, Hell Driver fait mouche avec presque autant d’efficacité que dans les films de Rob Zombie. Leur destin varié mais généralement funeste est un plaisir à découvrir.

 

Hell Driver est un film pour cinéphiles. Qu’on ne s’y trompe pas, le cinéphile concerné fait partie de cette minorité qui rit grassement devant The Devil’s Rejects, Halloween 2 (2009), Piranha 3D ou encore la duologie Hostel.
Toi, lecteur de Filmgeek qui aime les films assumés, qui aime le rock (la bande son est plutôt bien vue), les rednecks, les vieilles Charger SS, les coups de pioche dans la caboche, les scènes cultes (Nick s’activant au lit avec son cuir, ses lunettes de soleil, son cigare et sa bouteille de Jack), les référence au cinéma bis, tu devrais t’amuser.

Hell Driver n’est pas un grand film, ce n’est même pas un vrai bon film; mais il a pour lui un manque de sérieux, une pêche d’enfer et une interprétation de tout premier ordre.

Armand

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S04E33

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Reprise du Best-of après la pause Cannoise 🙂

 

[Raoul à Cannes] Vendredi 20 mai 2011

Raoul est notre envoyé spécial pour le 64ième Festival de Cannes, vous pouvez suivre ses aventures en direct ici : http://www.twitter.com/Filmgeek_fr et ses comptes-rendus sur Filmgeek :

Et voilà, c’en est terminé pour cette édition 2011. J’ai trouvé que c’était un très bon cru, même si j’ai l’impression que la Quinzaine était encore un peu faible cette année. Beaucoup de beaux films et de vrais coups de cœur comme  » La guerre est déclarée », « Take Shelter », « Le Havre », « L’exercice de l’État » ou « Les géants ». Mais ce n’est pas fini car dès que je rentre je vais mater « Le gamin au vélo » et Tree of life », histoire de compléter la sélection. Surtout que j’attendais le Mallick avec impatience, mais je préfère le voir dans les meilleurs conditions, loin de la fatigue et de la frénésie cannoise.
Voici donc les trois derniers films vus ce jour.


Drive – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film du danois Nicolas Winding Refn (Pusher, Le guerrier silencieux) tourné cette fois-ci aux États-Unis. Un homme conduit des voitures pendant des braquages, et est aussi cascadeur sur des tournages. Un pur film de genre nourri par les multiples influences du réalisateur. On pense bien sûr à Michael Mann ou à « Bullit », mais aussi à Cronenberg par moment. Le casting est vraiment bien, et j’ai pris beaucoup de plaisir pendant la projection.


This must be a place – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film de Paolo Sorrentino (Les conséquences de l’amour, Il divo), dont l’histoire de déroule en Irlande. Sean Penn (excellent !) joue une ex-rockstar, Cheyenne, avec un maquillage très Robert Smith des Cure. Son personnage totalement décalé évolue dans un monde où il a du mal à trouver sa place. La deuxième partie devient un road movie aux États-Unis qui lorgne du côté du « Broken flowers » de Jarmush. Le film est assez beau, même s’il est très loin de l’esthétique ultra-léché de ses précédentes réalisations. Du coup le film a une image indé assez agréable. Cheyenne est très touchant et l’humour innérant à son personnage fait mouche. Une réussite !


Les géants – Quinzaine des réalisateurs
Nouveau film de Bouli Lanners (Eldorado) qui s’est entouré de trois gamins pour réaliser sa jolie fable.
Les ados se retrouvent sans parents et glandent à gauche, à droite dans les Ardennes belges. Influencé par Mark Twain et « La nuit du chasseur », le film dégage une sincérité et une poésie vraiement agréable. Les trois jeunes acteurs sont excellents et l’humour est omniprésent. Un très beau moment de cinéma !