Festival international du film d’animation d’Annecy 2011


Festival international du film d’animation d’Annecy 2011

Intro : Emilie, étudiante en cinéma, a assisté pour la 3ième fois, au Festival international du film d’animation d’Annecy et nous a très gentiment proposé de nous faire un petit compte-rendu de l’édition 2011, illustré par ses soins et forcément on a accepté (avec grand plaisir ^^).
PS : Cliquez sur les images pour en profiter en grand format.

Comme chaque année le Festival international du film d’animation a lieu d’Annecy. Au programme longs et courts métrages en ou hors compétition, films de télévision et de fin d’études, mais aussi hommages et rétrospectives, Travelling et avant-premières et projections en plein air sur écran géant…

Ainsi pendant une semaine, armée d’un carnet de croquis, 3 stylos et un appareil photos, je me suis mise à gribouiller et commenter ce que j’ai pu voir et faire pendant ce festival.

En voici la première partie.

  • 1# Festival d’Annecy – Dimanche 12 juin

mot clé : Lac d’Annecy- Paquier- Accréditation-fondue.

  • 2# Festival d’Annecy – Lundi 13 juin

mot clé : plouf – bird boy – Studd-Jewish

– Il est déjà 14h, je file à ma première séance: Les courts métrages en compétition 1

Studd de Érick Rosenludd, ça commence avec de la prise de vue réelle et c’est en noir et blanc, ça me plaît bien.  L’action se déroule dans une ville, une jeune femme attend son bus, face à elle une papeterie, où il est inscrit « rupture de gomme ». Une ville est menacée par un homme-ratures qui cherche à transformer la ville en une matière-croquis vivante. Lorsqu’il y a contact avec un être ou une chose, celle-ci s’infiltre…
J’ai apprécié la façon dont l’histoire est menée, il y a de l’action et du suspens, ainsi qu’une musique prenante. La fin est prévisible, mais ça ne m’a pas dérangée.

BirdBoy de Pedro Rivera, c’est une histoire sombre et poétique entre deux enfants. Malgré la narration confuse, le graphisme est trés réussi et les ambiances aussi. Il y a de très beaux passages où se mêlent noirceur et onirisme. Une très beau court métrage.

Don’t Tell Santa you’re Jewish! De Jody Kramer. Il s’agit d’une anecdote d’enfance de la réalisatrice, sur le moment de Noël qu’elle n’est pas sensée fêter. Le film est drôle et efficace.

Switez, la cité perdue de Kamil Polak : Un voyageur malgré lui, poussé par des forces mystérieuses, découvre une ville fantôme au bord d’un lac perdu.J’ai été impressionnée par le rendu 3D, qui donne tout son caractère à l’univers. Il s’agit d’une 3D texturée à la manière d’une peinture, ainsi chaque séquence ressemble à un tableau. Il y a de très belles lumières qui ne sont pas sans rappeler certains tableaux de Georges de La Tour, mais pas seulement, un passage m’a également rappelé “L’ascension” de Giotto.

Pixels de Patrick Jean, un film déjà vu depuis longtemps sur le net, certes bien réalisé mais pas très original. Il emprunte le graphisme des aux jeux vidéos comme Space Invaders, Tetris, Pacman…  pour finalement réduire le monde à un pixel.

Shlaf (Sommeil) – voilà un court-métrage énigmatique, qui joue avec la ligne et nous berce dans un ronflement incessant, avec des mouvements de caméra qui donneraient presque le mal de mer. Pour ma part, j’ai eu l’impression de revivre ma nuit auprès de ma colloc’ de la semaine…

Metel de Maria Maout, j’aimerai en parler mais je me suis endormi.

Big Bang Big Boom de Blu, ce film est lui aussi déjà vu sur le net, donc pas de surprise en le voyant. La narration qu’il met ici en place n’est pas intéressante, et le jeu avec l’espace et les volume est parfois étonnant. J’aimé l’animation sur le silo qui fonctionne très bien.

– 16H Long métrage en compétition 1

Une vie de chat de Jean Loup Felicioli et Alain Gagnol.J’ai trouvé ce film superbe, il est pour moi l’un des meilleurs films d’animation de l’année. C’est dans un Paris jazzy que l’on découvre un voleur attachant et son acolyte de chat qui mène une double vie. L’animation est toute en souplesse, à l’image du félin, et les dialogues sont au poil ! On y retrouve la verve des Tontons flingueurs, les clins d’oeil cinéphiles ne manquent pas, le film est appréciable autant pour les adultes que pour les enfants. Le duo a réussi le pari de passer du court au long. La narration tient le choc et on ne s’ennuie pas.

– 20H30 Travelling 8 politiquement incorrect

Pudibonds, prudes et saintes-nitouches, passez votre chemin ! La suite n’est pas pour vous !
Au programme du scato, du sexe, des hamburgers mutants, des prêtres malsains et puis il y a Obama en collant moullant et Bill Gates en nazi.

Le court qui a retenu mon attention est celui que j’avais déjà repéré sur la toile : The Backwater Gospel de Bo Mathorne. C’est sanglant et plutôt bien mis en scène, le character design est interessant et les décors aussi. L’ambiance de fin y est terrible. . .

A suivre…

Emilie

Une réflexion sur « Festival international du film d’animation d’Annecy 2011 »

  1. Merci Emilie pour cette première partie de ton carnet de voyage à Annecy ! C’est ludique et précis à la fois, j’adore 🙂
    Il y a de petites pépites dans ce que tu présentes, notamment Switez la Cité perdue et The Back Water Gospel de Bo Mathorne (que je ne connaissais pas), merci d’en avoir parlé !
    Vivement la suite !!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *