Critique de Green Lantern de Martin Campbell

Comment commencer cette critique…

Généralement je suis assez bon public en ce qui concerne les blockbusters et essaye peut être un peu trop de minimiser les défauts d’un film. Pour celui là ça ne va pas être possible.

Le plus gros défaut de ce film c’est… Le film lui même, sincèrement. Dès le début de la promotion du film on pouvait sentir la catastrophe venir, outre les photos avec le costume d’un vert aveuglant, le premier trailer du film ne donnait vraiment pas envie de s’y intéresser tant ce qu’on nous montrait nous paraissait presque… ridicule. Pourtant tout n’était pas perdu et les 4 minutes d’images du film sorties lors du Wonder Con pouvait nous redonner un peu d’espoir. Ouai, mais non.

Synopsis : Dans un univers aussi vaste que mystérieux, il existe une force de petite taille mais d’une puissance inégalable : la Green Lantern Corp, protecteur de la paix et de la justice. Chaque guerrier, grâce à son anneau magique, est chargé d’établir l’ordre intergalactique. Un nouvel ennemi, Parallax, menace de détruire cet équilibre des forces dans l’univers. Le destin veut alors qu’un humain, récemment recruté dans l’ordre des Green Lantern, soit le seul capable d’affronter ce danger. Grâce aux encouragements de son amour d’enfance, Carol Ferris (joué par Blake Lively), Hal Jordan (Ryan Reynolds), simple pilote d’essai, tente donc de maîtriser ses nouveaux pouvoirs pour être prêt à sauver l’univers.

Le synopsis nous dit «Dans un univers aussi vaste que mystérieux» Ok, déjà là il y a un problème après avoir vu le film. Green Lantern est un des seuls super héros adapté au cinéma dont l’univers s’étend à l’espace et le film aurait pu donner un aspect space opera intéressant. Sauf que ça ne se passe pas comme ça et mis à part l’entraînement d’Hal Jordan sur la planète des Green Lantern l’espace n’est jamais vraiment utilisé. L’action se cantonnant à la Terre.

En soit c’est plus dommage que problématique, mais ça met clairement le doigt sur ce qui ne va pas dans ce film, le vide scénaristique.

Hal Jordan est un des meilleurs pilotes de chasse du pays mais comme tout homme il a ses faiblesses. Faiblesses qu’on apercevra dans des flashbacks passant presque pour des parodies tant on y croit pas une seconde. Voilà pour ce qu’il en est du développement du personnage principal. Pourtant Ryan Reynolds n’est pas catastrophique et joue comme il peut avec ce qu’on lui donne, c’est à dire pas grand chose. Je pense que je vais passer sur les personnages secondaires aussi vides qu’une coquille… vide.

Les Green Lantern, ils sont censés avoir des pouvoirs infinis et pourtant ce qu’invente Hal Jordan ne sont que de simples épées, mitrailleuse, etc… ça ne va pas, c’est simpliste au possible. Si les autres Green Lantern ne sont là que pour faire de la figuration, Sinestro censé être un personnage plutôt complexe est traité par dessus la jambe.

Le fait d’avoir fait un film tout en CGI était une mauvaise idée tant tout semble faux tandis que la 3D n’est, encore une fois, qu’un gadget inutile.

Avec un scénario aussi simpliste que ça et une introduction ratée le film ne semble jamais vraiment démarrer et ne jamais prendre une dimension épique alors qu’il y avait de quoi faire en utilisant, d’une façon plus intelligente, l’espace. C’est simple dès lors que la voix off commence le film on sent qu’il s’adresse à des enfants de cinq ans.

Romain

 

2 réflexions sur « Critique de Green Lantern de Martin Campbell »

  1. Même chose de mon côté, je m’attendais à un mauvais film et c’en est un. Après, en y allant à reculons, la violence du désastre est moins importante qu’un film attendu avec impatience donc ça passe mieux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *