La guerre des étoiles par René Joly

Après l’hommage à Star Wars par Claude François, voici la version de René Joly avec des paroles d’Etienne Roda-Gil (rien que ça !) posées la fameuse musique de John Williams, sortie en 1977.

Sur la page Wikipédia de l’artiste, on peut lire « son nom disparaît peu à peu du devant de la scène française. » et maintenant je me demande bien pourquoi…

Rien à dire de plus, c’est du Grand Art.

En bonus, je vous donne les paroles et remets un coup de Cloclo et Drucker :
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Le placard en Platane d’Eric et Canal

On vous avait déjà parlé, il y a deux ans, de la fameuse publicité de Canal Plus et son scénariste dans le placard et de leurs détournements d’affiches de films, cette fois, Canal Plus s’auto-détourne en reprenant Lucas, leur scénariste préféré, avec Eric Judor en guest de luxe pour le lancement de sa nouvelle série, Platane, en septembre sur la chaîne cryptée.

Et je vous propose de voir toutes les versions ci-dessous ! Continuer la lecture de « Le placard en Platane d’Eric et Canal »

Critique de Captain America de Joe Johnston

 

En terme de Super Héros l’année 2011 a été bien remplie. Après Thor, X-Men ou encore Green Lantern c’est au tour de Captain America de voir son film sortir au cinéma.

Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Leader des Avengers (réalisé par Joss Whedon et qui sortira pendant l’été 2012) Captain America est le dernier à apparaitre au cinéma après Iron Man 1 et 2, Hulk ou encore Thor cette année et honnêtement on pouvait craindre le pire. D’une part parce que les précédents films Marvel s’avèrent seulement moyens biens et on avait peur que le Cap’ suive cette route. Et d’autre part parce que le bonhomme s’appelle tout de même Captain America, plus symbolique il n’y a pas et la peur d’un trop fort patriotisme se faisait ressentir. Pourtant il n’y a rien de tout ça puisque Captain America est la meilleure adaptation de Marvel à ce jour.

L’une des raisons de cette réussite c’est que le film ne se contente pas d’introduire son personnage, Steve Rogers, en seulement quelques minutes. La psychologie et le caractère de ce dernier sont vraiment travaillés pour bien faire comprendre ses motivations. On comprend que malgré son statut de gringalet, sa motivation, son courage et sa détermination vont s’avérer payant puisqu’il va intégrer l’armée et devenir un Super Soldat.

L’autre raison est l’époque dans laquelle se déroule le long métrage. Si les autres films estampillés Marvel se situaient dans notre époque celui ci se situe dans le passé. Puisqu’il faut creuser les origines du héros autant le faire bien et à fond. C’est pourquoi nous ne sommes pas en 2011 mais en 1941 en pleine seconde guerre mondiale. Et comme je le disais plus haut, le film ne son contente pas d’une petite introduction du personnage à cette époque, non. Le film se déroule intégralement dans les années 40 (On notera tout de même que les 2 premières minutes du film et les 5 dernières se passent à notre époque).

Ici il n’est pourtant pas question d’affronter les Nazis mais plutôt une sorte de succursale du régime nazi, l’HYDRA, dirigée par Red Skull (Hugo Weaving). Ce dernier est à la recherche du cube cosmique, que l’on retrouve à la toute fin de Thor (les liens continuent de se tisser). Si Captain America n’est pas d’une originalité folle – son histoire étant basiquement la même que tout film de super héros, où ce dernier doit détruire son ennemi qui est prêt à tout pour prendre le pouvoir – l’histoire nous offre tout de même de bons moments et ce coté aventure qu’on ne trouvait pas dans les précédents films Marvel.

Il faut dire qu’à la direction ce n’est pas n’importe qui puisque Joe Johnston a travaillé en tant que directeur artistique sur la trilogie Star Wars et sur Les Aventuriers de l’Arche Perdue. Il a également réalisé Jumanji et Rocketeer, film de super héros dans les années 90. Johnston sait donc ce qu’il nous amène sur le tapis.

Le fait de placer l’intrigue dans le passé aurait pu s’avérer difficile mais l’atmosphère est parfaitement retranscrite, que ce soit dans les décors extérieure, les habitudes des personnages, les costumes, etc…

Le casting y est également pour beaucoup. Chris Evans nous fait très vite oublié son dernier passage chez les super héros des 4 Fantastiques tant il sublime le personnage du Captain. Entre bonhomme chétif et leader incontesté, il est crédible dans tout ce qu’il entreprend dans le film. Hayley Atwell joue le rôle de Peggy Carter, officier dans l’armée aidant au recrutement de Steve Rogers. L’actrice se trouve être parfaite pour le rôle. Le fait qu’elle ne soit pas vraiment connue est un vrai plus qui donne une grosse crédibilité au personnage. Personnage féminin qui n’est pas ici la potiche de service mais une femme de caractère qui ne se laisse pas faire et qui sait ce qu’elle veut. D’autant plus qu’il y a une forte alchimie entre ces deux acteurs et personnages. Hugo Weaving qui retrouve Joe Johnston après Wolfman joue donc Red Skull (ou Crâne Rouge en français) et qui se trouve être assez convaincant en grand méchant du film. On retrouve également Tommy Lee Jones en colonel Chester Philips qui va tout d’abord en faire baver à Steve Rogers pour finalement montrer son grand coeur et rallier sa cause. La présence du personnage d’Howard Stark est une surprise pour moi, ne sachant pas du tout qu’il allait apparaître dans le film. Cette surprise s’est vite transformé en satisfaction en voyant que Papa Stark (interpreté par un Dominic Cooper ressemblant fortement à notre Tony Stark) n’était pas seulement là pour faire de la figuration mais a un véritable rôle à jouer.

Malgré quelques effets spéciaux ratés, notamment les explosions, Captain America par son audace et son casting parfait se retrouve dans le haut du panier des adaptations de tous super héros confondus. Entre clins d’oeil et hommages le film apporte un charme inédit dans ce genre d’adaptation. On se ravira du fait que le patriotisme n’est en aucun cas exacerber malgré toute la symbolique du personnage. L’action y est bien présente et peut se croire devant un film de guerre plus qu’une film de super héros, donnant encore plus de consistance aux personnages. En attendant les Avengers l’année prochaine on peut se réjouir d’une telle réussite.

Romain

Critique de La Planète des Singes : Les Origines de Rupert Wyatt

Presque 2 mois après mon petit séjour à Los Angeles j’ai enfin vu La Planète des Singes : Les Origines.

Alors que beaucoup de personnes craignaient le résultat à cause d’une promo exclusivement basée sur les effets spéciaux de WETA, cette expérience ne m’a jamais fait douter de la qualité du film. Il faut dire que rencontrer et entendre le réalisateur, producteur et personnalités du Studio parler avec enthousiasme du film aide à te faire apprécier ce que tu vas voir. Pourtant le film pouvait faire peur d’une part parce qu’il est réalisé par un réalisateur ayant seulement deux films à son actif sortis directement en DVD et d’autre part parce que ce film arrive après le massacre de Tim Burton sur la Saga.

Sur le premier point j’ai vite été rassuré lors de la rencontre avec Rupert Wyatt. On sentait ce dernier vraiment investi dans le projet, il a effectué un vrai travail de recherche sur les chimpanzés, leur mode de vie et s’est également aidé de vidéos montrant que les singes sont plus intelligents qu’on ne le pense (souvenez vous de cet article). Et cet investissement se retrouve totalement dans le film, on n’a pas, là, un réalisateur se contentant du strict minimum, il y a là un véritable cheminement, un développement sur tout son travail jusque là effectué. On sent vraiment une maîtrise du sujet. Je pense notamment aux plans dans la rue en contre plongée sur les arbres donnant cette dualité ville/jungle.

Sur le deuxième point j’ai envie de dire, est-ce bien difficile de faire mieux que La Planète des Singes de Tim Burton ? Non. Et Les Origines, je l’espère, risque de bien vite faire oublier ce ratage.

La Planète des Singes : Les Origines raconte comment Will (James Franco), à l’aide d’expérience sur des singes, veut créer un traitement pour vaincre la maladie d’Alzheimer dont est atteint notamment son père (John Lithgow). Il découvre alors non seulement que le traitement fonctionne mais également qu’il augmente de façon radicale l’activité cérébrale du sujet. Will va alors s’apercevoir que le bébé chimpanzé d’un des singes va développer une intelligence remarquable. Mais se sentant trahi par l’espèce humaine il va alors mener une lutte contre cette dernière.

La saga utilisant jusque là des costumes pour les singes, la grosse révolution de ce film se trouve dans la performance capture. Puisque le film s’intéresse aux origines cette technologie a eu pour mission de rendre les singes crédibles et réalistes, là ou les costumes paraissaient obsolètes. Evidemment il fallait que la technologie soit assez avancée pour ça et c’est là que WETA rentre en jeu après son formidable travail sur Avatar. Ce réalisme ressort au travers du formidable travail d’Andy Serkis jouant Caesar. Si les effets numériques rendent ce dernier crédible c’est définitivement l’acteur qui fait de Caesar un être véritablement réaliste. Andy Serkis donne au chimpanzé de véritables émotions et on se prend à s’attacher à cet être pourtant purement synthétique.

A coté de ça il y a une vraie alchimie entre Caesar et le père de Will. Les scènes montrant ces deux là sont très émouvantes et on croit réellement à cet attachement entre ces deux êtres.

Concernant les autres acteurs, j’ai trouvé James Franco bien dans son rôle de scientifique voulant tout faire pour sauver son père de sa maladie. Mais l’acteur paraît tout de même un brin nonchalant, l’impression qu’il n’était pas à son maximum dans son rôle. Et pourtant j’adore James Franco mais je trouve qu’il était tout de même en dessous d’un émouvant John Lithgow et impressionnant de justesse (on a l’habitude avec lui) dans le rôle du père. Il est d’autant plus dommage que les rôles secondaires ne semblent être là que pour faire le nombre. Tom Felton semblant plus impliqué tout de même que Freida Pinto.

Il est intéressant de voir que le film montre, au delà de la révolte des singes, que l’humanité apporte sa propre perte par vanité, égoïsme, profit, suffisance, etc… Tout ces jolis mots incarnés dans le film par la société où travaille Will : Genesys. Tout ce qui arrive, arrive par la propre main de l’homme.

N’ayant jamais vraiment douté de la réussite du film j’ai pris un réel plaisir durant ces 2 heures du long métrage. L’histoire qui peut paraître simple au premier abord cache véritablement une réflexion sur l’action des hommes et ses conséquences. Le film parvient même à nous donner deux ou trois scènes clairement jouissives. Il réussi un parfait équilibre entre action, narration intelligente et émotions.

Romain