Thomas Langmann est partout

Depuis plusieurs semaines, Thomas Langmann est encore plus présent dans le cinéma français l’accoutumée, pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ?

Dans le désordre : Monsieur Langmann a produit et sort en cette rentrée, deux des plus gros films français de l’année mais aussi deux films antipodes artistiques, comme un grand écart cinématographique avec La nouvelle guerre des boutons et The Artist. Deux films tournés vers le passé, mais au traitement diamétralement opposé, pas la peine d’aller dans les détails, l’essentiel étant surtout dans la construction de la filmographie de leur producteur.

Ainsi il jongle depuis ses débuts en produisant ou co-produisant alternativement des films d’auteurs avec des superproductions moins pointues dirons-nous :

  • 1999 : Astérix et Obélix contre César
  • 2002 : Astérix & Obélix: Mission Cléopâtre
  • 2002 : Le boulet
  • 2004 : Blueberry: L’expérience secrète
  • 2004 : Double zéro
  • 2005 : Foon
  • 2006 : Nos jours heureux
  • 2007 : Steak
  • 2008 : Astérix aux jeux olympiques
  • 2008 : L’instinct de mort et L’ennemi public n°1
  • 2010 : Le mac
  • 2011 : Mon père est femme de ménage
  • 2011 : La Nouvelle Guerre des Boutons
  • 2011 : The Artist

Il se construit une filmographie sinusoïdale, tel un métronome, tantôt dans un sens tantôt à son opposé, le box-office suivant sa propre courbe et qu’importe si de temps en temps un collègue produit le même film au même moment.
Le cas de La guerre des boutons ne sera pas le dernier puisqu’il vient d’annoncer son envie de tourner un film sur l’affaire Ilan Halimi alors qu’Alexandre Arcady travaille déjà depuis plusieurs mois sur le sujet. D’ailleurs, il ne se contentra pas de le produire mais il l’écrira et le réalisera, ce qui pourrait surprendre mais il a déjà co-réalisé Astérix 3 et co-écrit LNGDB, alors pourquoi ne pas tout faire pour le prochain (sauf acteur, cette carrière est derrière lui) ?

Et quand il ne produit/écrit/réalise pas, il gagne quand-même de l’argent sur les films qu’il n’a pas produit : de cette manière, la veille de la sortie de LNGDB, il a appris avoir gagné 12 millions d’euros, soit 30% des recettes de Pathé sur le film Rien à déclarer, suite à une décision judiciaire à propos d’un contrat signé par son père, non respecté par la firme au coq.

Son prochain challenge ? Les Oscars, rien que ça, et avec les Weinstein en pilote de la campagne de The Artist, on peut dire qu’il a toutes les chances de son côté.

 

5 réflexions sur « Thomas Langmann est partout »

  1. « Steak » à la rigueur mais les deux autres ne sont pas très pointu… « Blueberry » reste un film incompris mais là n’est pas le sujet. Et « The artist », reste quand même un film calibré pour plaire au plus grand nombre. Pour moi ce sont deux grosses productions et puis c’est tout. ça n’empêche que j’aime bien les deux films et que je considère les deux réalisateurs comme intéressant mais pour moi, ce ne sont pas des films d’auteurs, toutefois ce n’est que mon avis personnel… après la définition de film d’auteur c’est quoi ?

  2. Langmann sans son père, c’est rien.
    Artistiquement/intellectuellement, il n’apporte rien. Les réalisations « décalées » sont le fruit de leurs auteurs/réalisateurs.

    Alors, même si je loue Blueberry, Steak ou la duologie Mesrine (et encore), le reste est tout clinquant et mercantile.

    J’aime plus le gros Luc depuis 5 ans, mais je conchie complètement Langmann. C’est dommage qu’un des mecs les plus riches du biz Français soit un con et un drogué…

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