[Festival] Paris International Fantastic Film Festival : Suite et fin

Comme dirait un certain Jean Louis-Aubert Voilà c’est fini, la première édition du PIFFF s’est achevé dimanche soir avec le film Détention de Joseph Kahn. Malgré quelques problèmes de ponctualité le festival s’est parfaitement déroulé dans une très bonne ambiance et aura accueilli 4600 spectateurs durant ces 5 jours. Ce succès assure  dès maintenant une seconde édition pour novembre 2012. On a hâte.

Après les micro-critiques de A Lonely Place to Die et Blind Alley voici celles des films restant du festival. Il proposait un programme diversifié à l’ensemble finalement enthousiasment. Pour être honnête j’avais un peu peur après la journée de samedi où aucun des films ne m’avaient passionné.

Avec Extraterrestre, réalisé par Nacho Vigalondo (Timescrimes), on se retrouve devant, peut être, la comédie de l’année. Julio (JulianVillagran) se réveille chez une jeune femme, Julia (Michelle Jenner), après une soirée certainement très (trop) arrosée. Il ne se souvient de rien et ne sait pas où il se trouve, il va alors devoir cohabiter avec elle, son copain et un voisin envahissant pendant qu’une invasion extraterrestre se prépare. Cette comédie romantique, aux dialogues intelligemment écrits, n’utilise le coté science fiction seulement comme une couverture servant aux nombreux quiproquos que nous offre le film. Extraterrestre utilise à merveille le jeux des différents acteurs en usant de tout leur talent comique, nous donnant alors des scènes tordantes. Comme cette scène lors d’un repas avec un jeu de regards habilement mis en scène.

Retreat, de Carl Tibbetts, est, malgré son casting, une véritable déception. Un couple (Cillian Murphy et Thandie Newton) décide de passer quelques jours dans une maison de campagne sur une île, loin de tout, pour fuir leurs problèmes. Tout se passe plutôt bien jusqu’à ce qu’un homme (Jamie Bell), blessé, débarque sur l’ile et est recueilli dans la maison. A partir de là le soldat va mettre la maison en quarantaine en leur annonçant qu’un virus a décimé la population. La difficulté des huis clos réside généralement dans le savoir faire de la tension et du jeu des acteurs (Puisque généralement ils doivent tenir le film à eux seuls), et là nous n’avons ni l’un, ni l’autre. Dans un premier temps, la tension n’est jamais vraiment palpable, la faute à de multiples rebondissements qui cassent à chaque fois un peu plus le rythme et nous sortent du film peu à peu (dans le cas où nous y étions déjà, ce qui n’est pas vraiment le cas). Le suspense n’est jamais vraiment présent et le scénario semble s’étirer en longueur, alors que certaines idées, bonnes à la base, ne sont jamais exploitées. Thandie Newton en fait des caisses, jouant une femme devenant de plus en plus histérique et finissant par être ridicule aux agissements semblant assez incohérents. Reste alors Cillian Murphy, qui, dans un rôle à contre emploi, s’en sort bien et Jamie Bell plutôt impressionnant qui porte le film quasiment à lui seul dans le rôle d’un soldat ayant les nerfs à vif et prêt à tout pour atteindre son but.

 

The Dead est un film de zombies des Frères Ford. L’histoire se situe en Afrique, où après le crash d’un avion le lieutenant Brian Murphy, seul survivant, doit survivre dans les plaines et désert d’un continent infesté par des zombies. Il tente de trouver un moyen de rentrer chez lui et retrouver sa famille. Il croisera la route de Daniel Dembele, un militaire local à la recherche de son fils. Le film a pour originalité de se dérouler en Afrique, dans des contrées encore jamais vues dans le genre Zombies. Malheureusement, avec quelques plans sublimes et un photo plutôt jolie, c’est le seul vrai bon point à retenir du film. The Dead s’avère beaucoup trop long pour ce qu’il raconte et semble étirer au maximum certaines scènes. On peut rajouter à ça un vrai manque de tension, dû en partie à la lenteur des revenants et d’un manque de mise en danger des protagonistes. Les frères Ford ont voulu faire ce film en pensant également à une ambiance Western plutôt lourde et quelque peu oppressante. Finalement peu efficace et un peu trop long, The Dead est également bien trop premier degré pour pouvoir fonctionner.


Après House of the Devil, le jeune réalistateur Ti West revient avec The Inkeepers, une histoire de fantôme se déroulant dans un hôtel condamné à devenir un parking dans les jours suivants. Lors de leur dernière nuit de garde Claire (Sara Paxton) et Luke (Pat Healy) partent à la chasse aux fantômes dans cet hôtel considéré comme l’un des plus hantés du pays. Le film mélange humour et horreur sans pour autant réussir à nous accrocher vraiment. On se retrouve un peu le cul entre deux chaises en attendant qu’il se passe réellement quelque chose. Malheureusement cette attente est vaine, la fin ne nous proposant aucune surprise. Ti West a voulu détourner les codes du genre sans que ça ne paraisse véritablement efficace.

Cassadaga de Anthony DiBlasi, raconte l’histoire d’une jeune professeur d’école déménageant dans la ville de Cassadaga en Floride après la mort accidentelle de sa petite soeur. Elle va essayer d’entrer en contact avec son esprit mais va attirer un autre esprit, celui d’une victime d’un tueur psychopathe. Le film alterne le fantastique et le thriller, entre apparition de l’au delà, visions subliminales et enquête sur le tueur fanatique. Anthony DiBlasi, après avoir adapté Dread et produit Midnight Meat train, tous deux de l’auteur Clive Barker, revient avec ce scénario original, qui, malheureusement, ne fonctionne que très rarement. Si il y a de bonnes idées elle sont sous exploitées. Une de ces bonnes idées,  l’héroïne est sourde, sait parler parfaitement mais n’entend absolument rien de ce qu’il se passe autour d’elle, n’est finalement pas vraiment utilisé, que ce soit comme effet de réalisation ou dans l’histoire, mise à part peut être une scène où elle cherche des indices et fait tomber son téléphone sans s’en rendre compte. Malheureusement la scène semble déjà vue et n’amène pas véritablement de tension. Le film n’arrive pas à gérer ce mélange des genres et se termine dans un grand n’importe quoi sans consistance.

Rejetée lors d’une audition une jeune actrice se vois proposer de passer un entretient pour rejoindre une école privée pour comédiens. Ecole qui révélera certaines méthodes assez marginales. Masks, Giallo allemand, réalisé par Andreas Marschall rend hommage au Suspiria de Dario Argento (La scène où l’héroïne arrive à l’école de théatre en est d’ailleurs directement inspirée). En plus de son ambiance malsaine, perverse, crade, le coté allemand amène d’intéressants jeux d’ombres inspiré de l’expressionnisme. On rajoute à ça une assez bonne tension pendant une grosse partie du film et un whodunit efficace et on a un des meilleurs films du festival. Prix du Public et prix du meilleur film pour Ciné + Frisson

Ensuite, Bellflower. Gros coup de coeur, je ne l’attendais pas forcément et il m’a très agréablement surpris. On est dans un genre assez hybride, de par son histoire et son esthétique. On se retrouve dans un film « pré-apocalyptique » où deux potes, influencés par Mad Max veulent construire un lance flamme et une voiture suffisamment puissante pour être un peu les « rois » en cas de fin du monde, à la Mad Max, donc. Bien sûr on est loin de l’apocalypse, et on est là à suivre leurs mésaventures. A coté de ça on à l’histoire d’amour destructrice de Woodrow (Evan Glodell, également réalisateur et scénariste. Il a décidé de faire ce film après une histoire d’amour qui s’est très mal terminée). Finalement le coté apocalypse du film se trouve dans la caractérisation des personnages, qui se trouvent dans une sorte de cycle autodestructeur. On sent beaucoup de générosité de la part du réalisateur dans cette oeuvre et le résultat est plutôt grandiose. A voir absolument. Prix du jury (Jaume Balaguero, Christophe Gans, Roger Avary et Lucile Hadzihalilovic).

4:44 Last Day On Earth de Abel Ferrara. Celui là j’en attendais rien et c’était clairement un film d’auteur chiant où il ne se passe pas grand chose. Et finalement très bonne surprise ! On se fait chier pourtant pendant les 10, 15 premières minutes mais d’un coup sans trop savoir pourquoi l’atmosphère change et on s’intéresse à ce couple, se déchirant, se réconciliant, essayant de régler leur problème à quelques heures de la fin du monde. Assez bonne perfomance de Willem Defoe, acteur fétiche de Ferrara.

Et enfin, le film de cloture Détention de Joseph Kahn, le réalisateur du très mauvais Torque. Alors là gros délire, une sorte de Scott Pilgrim sous acide qui se passe dans un lycée, mêlant slasher, voyage dans le temps, teen movies. C’est avant tout une comédie totalement nawak, sous ses airs pop qui se fout de la gueule d’absolument tout et d’abord de lui même (il se bâche avec Torque). Si Scott Pilgrim jouait sur les références des jeux vidéos, Détention joue sur celles de… Tout. Des films, de la musique, des modes, etc… C’est ultra référencé et vraiment bien construit. Kahn, qui a lui même écrit le film, arrive à chaque fois à retomber sur ses pattes malgrè un scénario assez dense. Long story short, on s’éclate devant ce film totalement barge et hilarant.

[Festival] Paris International Fantastic Film Festival : A Lonely Place to Die – Blind Alley

Depuis mercredi 23 Novembre (et jusqu’au dimanche 27) se tient à Paris, et plus précisément au Gaumont Capucines à Opéra, le PIFFF. Ce drôle de sigle est celui du Paris International Fantastic Film Festival.

La cérémonie d’ouverture du festival s’est faite avec le nouveau film de Jaume Balaguero, Malveillance. Le réalisateur de La Secte Sans Nom et co-réalisateur de REC 1 & 2 revient cette fois ci avec un thriller brillamment orchestré, à l’ambiance assez crade et malsaine emmené par un fascinant Louis Tosar. On notera également que ce film est hors compétition.

FilmGeek y est présent, par mon intermédiaire, et essayera de voir le plus de films possible. A noter que celui de minuit The Violent Kind, samedi 26 est déjà proscrit. Sinon je ne pourrais pas rentrer chez moi, ce serait bête.

Le premier film en compétition était A Lonely Place To Die

Quatrième film du réalisateur Julian Gilbey, A Lonely Place To Die nous place dans les vertigineuses montagnes des Highlands en Ecosses. Cinq randonneurs avides de sensations fortes vont voir leur escapade en montagne tournée au drame lorsqu’ils viendront en aide à une petite fille séquestrée.

Commence alors la partie survival du film, avec une course poursuite effrénée dans les montagnes. Les deux kidnappeurs veulent récupérer la fille et sont prêt à tout pour ça. Partie extrêmement efficace où Julian Gilbey sait nous surprendre par des séquences assez spectaculaires et où les spectateurs ayant le vertige en prendront pour leur grade. Il sait manier sa caméra et ça se voit, notamment lors des scènes de courses poursuites en forêt où on savoure la lisibilité de l’action. Cette première partie arrive à nous surprendre, plusieurs fois et comme je le disais, de manière efficace. Là où ça coince c’est le changement de ton, de genre que prend le film. Après ce coté survival le métrage part du coté du Thriller et abandonne les hautes altitudes pour une zone un peu plus urbaine. Mais ça ne marche pas, la chute de la tension est assez rapide et le film part un peu dans le grand-guignolesque où on sent que Julian Gilbey a voulu mettre en scène tous les genres qu’il aimait. Finalement d’un survival réussi et plein de tension on fini avec un thriller pas très original et maladroit. Dommage, le potentiel était là.

Je vous conseille tout de même d’y aller, le film vaut le coup d’oeil (Aaah ses plans larges magnifiques) et Mélissa George s’en sort plus que bien.

Le second film a entrer en compétition fut Blind Alley

On quitte maintenant les hauteurs d’Ecosse pour rejoindre le lavomatique d’une impasse glaude en Espagne. Rosa, une jeune femme de ménage passant des castings pour être comédienne se retrouve séquestrée (décidément) dans un lavomatique d’une sombre impasse.

Blind Alley est le premier film du scénariste Antonio Trashorras (L’échine du Diable, Agnosia). Il fut d’abord écrit pour être une épisode dans la série Masters Of Horror, et être réalisé par Guillermo Del Toro. Finalement Antonio Trashorras a décidé d’en faire un long métrage (1h15) et ainsi rallongé le scénario, et ça se sent tant le film tire en longueur. Beaucoup de moments sont très longs, pour un si court film c’est le comble !

Le réalisateur a également voulu nous montrer toute sa panoplie de références, mais c’est soit kitch (comme en témoigne le générique), soit lourd. On rajoute à cela un casting qui en fait des caisses (on les sent quasiment en roue libre), des pseudo twists pas efficaces pour un sous, et vous avez Blind Alley.

Bon, on retiendra aussi un peu de positif dans ce film avec une photographie très soignée et des split-screens plutôt bien pensés qui donnent au film un coté pop pas désagréable. Pas désagréable, comme l’actrice principale, Ana de Amas. Oui bon ça va, c’est pas sur toutes mes critiques que je me permet de finir sur une phrase sexiste.

Romain

Time Out – Critique et Conférence de Presse

Cela faisait bien longtemps que ce cher Andrew Niccol ne nous avait pas montré quelque chose au cinéma (6 ans exactement depuis Lord of War). Et le voici revenu sur un thème qui l’a fait découvrir au grand monde : la science-fiction « réaliste ».

Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé l’argent. Génétiquement modifiés, les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais à partir de cet âge, il faut « gagner » du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps par dizaines d’années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d’échapper à la mort. Un homme, accusé à tort de meurtre, prend la fuite avec une otage qui deviendra son alliée.

Pour être direct, mon avis sur le film est assez mitigé.

Andrew Niccol ayant signé certainement un des meilleurs films de Science Fiction réaliste des 20 dernières années avec Bienvenue à Gattaca, et avec cette idée de monétisation du temps, je n’étais qu’impatient de voir ce qui allait en retourner. Bien qu’ancré dans le futur, le film nous présente une critique bien acerbe de notre société actuelle : le refus de prendre une ride, la volonté de gagner toujours plus d’argent, le mépris que les hautes classes sociales peuvent avoir sur le peuple d’en bas. Et par dessus tout, le fait que nous courons aujourd’hui toujours contre le temps tous les jours.

Mais le problème selon moi dans le film c’est que les protagonistes passent leur temps justement à courir. Tel des robins des bois, nous sommes en présence d’un couple qui semble être un mix en Roméo et Juliette et Bonnie & Clyde, mais qui au lieu de nous faire découvrir en profondeur cette société qui ne fait clairement pas rêver, on ne reste qu’à la surface à la manière d’un The Island de Michael Bay.

De plus contrairement à Bienvenue à Gattaca, qui avait modifié les éléments d’architecture et d’environnement où évoluent les personnages, ici on se retrouve dans un futur qui n’est pas différent du notre : les voitures, les bâtiments ne sont que des éléments qu’on trouve aujourd’hui simplement maquillés. De mon point de vue ce n’est pas un détail qui peut être laissé de côté, car au final on essaye de nous montrer ce à quoi peut ressembler le futur : là on a plus l’impression d’être dans un monde parallèle qui a juste évolué différemment. Le film axe donc l’histoire sur de l’action « pure », alors qu’il laisse de côté toute la partie la plus intéressante pouvant expliquer pourquoi à un moment donnée la société a préféré remplacer le billet vert par le temps.

Je donne peut-être l’impression d’être un peu dur avec le film, mais c’est aussi parce que j’en attendais beaucoup : c’est loin d’être un navet, on se retrouve juste à un film d’action somme toute très correcte dans registre, mais il ne m’apparait juste pas à la hauteur ce qu’est capable de faire la réalisateur.

En bonus, vous trouverez l’enregistrement de la conférence de presse du film qui eu lieu début novembre à Paris en présence de Justin Timberlake et Amanda Seyfried, ainsi que quelques photos.


Time Out – Conférence de presse PARIS 04/11/2011 par FilmGeek-TV

 

 

 

 

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S05E05

best of blog cinema

Reprise du best-of intermittent avec pour l’épisode 5, un bon mélange de critique, affiches, série, box-office et enfin making-of :

[Séries] Community : Pourquoi y croire.

« Six seasons and a movie »

Je vais revenir sur l’absence de Community du programme de la mi-saison de NBC. On sait que les audiences depuis l’année dernière sont catastrophiques et pourtant cette annonce a fait l’effet d’une petite bombe car un peu inattendue (malgré les mauvaises audiences, donc). On peut légitimement penser que la série a un pied dans la tombe et que l’annulation en fin de saison est sûre d’arriver… Et pourtant, il y a toujours un espoir de voir la série se faire renouveler pour une saison 4 !

Je m’explique, la série ne fonctionne pas du tout sur NBC (Dernière audience en date : 3,49M et 1,5% sur la cible), comme la plupart de ses programmes, mais la série est aimée de la critique et elle est différente de ce qui se fait depuis des années à la télévision. Evidemment, la qualité seule de la série ne peut sauver celle-ci, ça ne fonctionne malheureusement pas comme ça, mais elle peut compter sur une fan base assez solide et si une rumeur d’annulation arrive on peut être sûr que ces fans vont tout mettre en oeuvre pour sauver la série (On l’avait vu pour Jericho, Veronica Mars, deux mauvais exemples, car elles ont été annulées). Mais prenons pour exemple sur la même chaîne : Chuck, qui malgré des audiences insuffisantes a été sauvée 2 fois, grâce à ses fans et à Subway. Et la revoilà pour une saison 5 qui conclura la série.

 Un autre point qui peut faire pencher la balance positivement c’est Sony, qui produit la série. La société pourrait faire en sorte que Community soit renouvelée pour une saison 4 et ainsi entrer en syndication, la série aurait alors plus de 80 épisodes, ce qui serait largement suffisant.

Mais qu’est ce que la syndication ?

C’est la possibilité qu’ont d’autres chaînes de racheter la série, généralement de plus petites chaînes du câble, pour voir ses épisodes être rediffusés. Pour ça il faut qu’il y ait suffisamment d’épisodes, aux alentours de 80 donc, afin que les chaînes achetant le programme aient suffisamment de matière pour remplir leurs grilles de programmes.

Ce qui est intéressant dans cette entreprise, pour Sony, c’est le fait de pouvoir s’assurer de remplir les caisses pendant encore quelques temps.

Le site TvByNumbers parle d’un « ‘Til Death miracle reneweal« .

‘Til Death était une série diffusée sur la Fox il y a quelques années et comme Community ses audiences étaient catastrophiques. La série, aussi produite par Sony, est retirée de l’antenne en octobre en 2008-2009 (pour sa saison 3), mais a pourtant été renouvelée pour une saison 4, truc improbable au vu de ses résultats catastrophiques. Sony a réussi à faire renouveler la série pour qu’elle entre en syndication. La saison 4 a été diffusée, certes de façon sporadique pendant l’année, mais elle était belle est bien là pour le plus grand plaisir des fans.

Sony, Robert Greenblatt, on compte sur vous ! Vous savez ce que vous avez à faire.

Source : http://tvbythenumbers.zap2it.com

Et puisque vous êtes gentils je vous propose un petit bonus.

Vous le savez peut être déjà, ou pas, mais Donald Glover avant d’être Troy dans la série (Community toujours) c’est un rappeur du nom de Childish Gambino. J’ai découvert pour la première fois son titre Freaks and Geeks il y a déjà quelques mois et j’ai beaucoup, beaucoup aimé. Je vous propose donc de le découvrir si vous ne connaissez pas, et de le re-découvrir si vous le connaissez. Et comme je suis généreux, je vous propose également son dernier titre sorti (de son dernier album Camp) Bonfire.

Freaks and Geeks from Donald Glover on Vimeo.

 

Bonfire from Donald Glover on Vimeo.

Romain

Fucking Kassovitz : Lost in Babylon A.D.

Si la galère du tournage de Babylon A.D. est de notoriété publique, je n’ai découvert l’existence de « Fucking Kassovitz » qu’il n’y a 2 semaines dans l’interview de Kassovitz de Première.

Forcément j’ai tout de suite cherché à le voir, sans succès, jusqu’au post de Dans les coulisses du MO qui montrait deux extraits et qui laissait espérer de pouvoir en voir plus, très bientôt.

C’était sans compter le sens du marketing aiguë de Kasso, qui profite du petit buzz autour de ce making-of tantôt « interdit » tantôt « inédit » pour le publier sur sa chaîne Daily à l’occasion de la sortie de L’Ordre et la Morale.

Et comme prévu, ce making-of est assez énorme, à la manière d’un Lost in la Mancha, terriblement déprimant et excitant à la fois, sauf qu’ici, on peut constater l’étendue des dégâts puisque le film est sorti en salle et d’ailleurs ce docu m’a donné très envie de le revoir.

Le réalisateur François-Régis Jeanne ne rejette donc ici la faute à personne, mais on peut tout de même regretter certaines absences : j’aurais aimé avoir le point de vue de Vin Diesel et encore plus celui d’Alain Goldman, déjà producteur des Rivières Pourpres, (autre tournage difficile et autre Making of intéressant) ou de la Fox.

Mais au fond ce n’était peut-être pas nécessaire : le mystère du naufrage de Babylon AD n’aurait certainement pas été résolu.

Enfin, je vous invite à découvrir le making-of de L’Ordre et la Morale, moins « mythique » mais tout aussi bon :

PS : Les making-of de Kasso sont toujours intéressants, comme lui-même d’ailleurs, un jour je lui ferai le post déclaration d’amour qu’il mérite.

[Séries TV] Nouveautés 2011 – 2012 : Le Top 5 100% subjectif

Deux mois après la rentrée séries on peut commencer objectivement à savoir quelles nouveautés sont des réussites et qu’elles autres sont des ratages total. Et je ne parle pas forcément en terme d’audience. J’ai donc décidé de vous faire un petit top 5, mais un petit top 5 totalement subjectif qui fera sûrement grincer des dents certains d’entre vous.

Je ne ferai pas vraiment d’analyses de ces séries dans cet article, d’une part parce que d’autres sites l’ont déjà fait et je n’ai pas envie de faire de redite et d’autre part parce que ce ne sera que de simples avis de pourquoi j’aime ces séries là. En tant que lecteur j’aime aussi savoir pourquoi cet épisode ou cette série plaît sans forcément lire que tel plan sublime tel personnage ou que telle scène est une métaphore du thème principal de la série ou des émotions d’un personnage. C’est tout aussi intéressant, mais ce ne sera pas le but de mon article.

 

 

J’ai pris la série en cours de route, alors que 5 épisodes étaient déjà diffusés. J’en entendais que du bien j’ai donc décidé de me lancer et voir pourquoi tout le monde était unanime sur la série. Le premier épisode m’a tout de suite convaincu, par son histoire, sa tension et évidemment son excellent casting (Damian Lewis, Claire Danes, Morena Baccarin, …), entre autres. Mais ce qui a vraiment amené cette série à la première place de mon classement ce sont les épisodes 5 et 6 qui ont accéléré les choses de manière assez significative, et pas par des événements rocambolesques sans queue ni tête. On ne tombe jamais dans la théorie du complot «facile». Je ne saurais pas trop dire quand j’ai été aussi happé par une série de ce genre. Rajouté à ça une alchimie parfaite entre Claire Danes et Damian Lewis et vous avez Homeland, LA série de la rentrée.


Ah Whitney ! quand je disais que le top allait faire grincer des dents je ciblais particulièrement cette série. Pour la simple est bonne raison qu’elle est boudée, voir détestée par quasiment tout le monde. Et je le comprends, moi même, au vu du treaser cet été, je me suis demandé comment NBC a pu commander une série pareille. Les quelques minutes du sneak peak n’étant tout simplement pas drôles, du tout. Arrive donc le pilote, que j’ai tout de même regardé par curiosité, et où pendant une bonne moitié de l’épisode mon sentiment de rejet était toujours présent. Seulement voilà, la deuxième moitié de l’épisode m’a surpris et s’est avérée être drôle, une fois passé la scène de la cérémonie de mariage je me suis retrouvé à rire des blagues et situations présentées devant moi. Et après seulement 3 épisodes ce fut le véritable coup de coeur, on se retrouve avec un couple se défiant à longueur d’épisode et se trouvant être extrêmement sympathique et surtout drôle. Il y a quelque chose d’assez différent des autres sitcoms, on les sent quasiment tout le temps en roue libre et pour cause. Si leurs répliques, leurs interactions sentent bons la spontanéité c’est justement parce que certains dialogues sont des improvisations.

Là aussi tout le monde ne sera pas d’accord. La série divise beaucoup notamment sur un élément, la pétillante – pour certains, gaçante pour d’autres – Zooey Deschanel. Si la série fait partie de ce top c’est évidemment parce que je fais partie de la première catégorie. Je suis fan de cette actrice depuis… Weeds en premier temps, puis Yes Man et surtout 500 jours ensemble où elle m’a définitivement conquise. New Girl donc, tourne autour de Jess qui emménage avec 3 gars après une difficile rupture. Là où ça peut coincer chez certains c’est le fait que la série joue beaucoup avec les mimiques d’actrice de Zooey Deschanel. Enfin, ça c’est surtout dans le pilote, puisque l’hystérie – bien que toujours présente – se disperse peu à peu chez l’actrice/son personnage, pour laisser ses nouveau colocataires prendre un peu plus d’importance. Dommage de ne pas concilier les deux puisque l’hystérie de Zooey Deschanel (et générale) est un des points forts de la série, pour moi toujours. Elle donne un coté fraîcheur et déjanté à la série vraiment plaisant.

Voilà une des séries que j’attendais le plus ! Pas par son pitch déjà vu et revu mais pour son casting de premier choix. D’abord l’excellent Will Arnett qui m’avait un peu déçu la saison dernière dans la très mauvaise Running Wilde, mais qui reste l’inoubliable Gob d’Arrested Development (et qui a récemment joué dans l’inégale série de son ami David Cross, The Increasingly Poor Decisions of Todd Margaret). Ensuite Christina Applegate a.k.a la naïve et – disons le – idiote Kelly Bundy de Mariés, Deux enfants. Concernant Maya Rudolph je dois dire que j’ai un peu de mal avec elle, que ce soit son personnage assez antipathique (avec ses moments touchants certes) ou l’actrice, que je n’avais déjà pas vraiment apprécié dans Bridesmaids. On pourrait la mettre dans le même panier que les récentes Raising Hope, voir Accidentaly On Purpose, si on classe ça dans les événements qui changent une vie. Mais pour moi ce n’est pas vraiment la même chose, et encore une fois le casting joue beaucoup là dedans. Y’a toujours plusieurs éléments qui vont caractériser pourquoi on aime telle série ou telle autre, et pour moi Will Arnett et Christina Applegate font que j’aime Up All Night. Il en serait sûrement différent si ce n’était pas eux.


Nous voici à la fin de ce top et après une déferlante de comédie voilà Once Upon A Time. Et j’en suis le premier surpris, car j’avoue avoir eu des à priori dessus, sur ce que c’était, le thème, etc… Et pourtant ça vient des producteurs exécutifs de Lost ! Mais voilà, le teaser ne m’avait pas plu du tout. Mais après 40 minutes du pilote, retournement de situation, j’ai aimé ce que j’ai vu, j’ai trouvé l’épisode bien construit, bien joué et pas trop naïf et nian nian comme j’en avais peur et surtout assez intriguant pour vouloir continuer. La série me fait même changer d’avis sur Jennifer Morrison que je trouvais banale dans House et totalement insupportable dans How I Met Your Mother. Là elle campe, avec crédibilité, une femme totalement perdu croisant la route de son fils abandonné l’amenant dans son univers de contes de fées.

Il est évident que ce classement ne plaira pas à tout le monde, mais, en même temps, c’est le but. Je veux dire, ce n’est pas vraiment drôle de voir les mêmes classements avec les mêmes séries partout. Le plus drôle c’est de donner son avis en toute subjectivité sur les séries qui nous plaise sans pour autant être taxer de «mauvais goût».

Romain

Les nouveaux blockbusters sont sur console.

Alors que la saison des blockbusters ciné US s’achèvent avec Tintin, celle des cartons français continuent entre The Artist, Polisse et Intouchables (qui démarre en trombe avec 1 732 190 entrees en 5 jours et seulement 508 copies.), les nouveaux blockbusters arrivent aux rayons jeux-vidéo non pas seulement du point de vue de la mise en scène des jeux elle-même ou bien des bénéfices engrangés mais au niveau des teasers où ils reprennent les armes du cinéma et la concurrence est rude !

Tout d’abord avec la guerre des FPS : Battlefield 3 Versus Modern Warfare 3 qui sortent à quelques jours d’intervalle (merci le cassage d’embargo des magasins de JV) et s’affrontent à grands coups d’affichages et de vidéos spectaculaires, remisant les films de genre les plus bourrins au rang de films d’auteur intimistes. Le dernier spot de promo en date pour MW3 en est l’exemple parfait avec son casting de luxe : Sam Worthington, Jonah Hill et Dwight Howard sobrement intitulé « The Vet and the N00b« .

Les jeux de voitures ne sont pas en reste avec Need for Speed : The Run. Et qui est le spécialiste des poursuite des caisses épileptique et élu client de l’année à vie des carrosseries de Californie ?

Eh oui, c’est bien-sûr Michael Bay himself qui se colle à la mise en scène de ce trailer/machinima :

Vous êtes plutôt film d’aventure ? Les critiques de Tintin font beaucoup trop référence à Indiana Jones alors que le vrai chaînon manquant se situe sur PS3 et se nomme Nathan Drake, et il revient d’ailleurs pour un troisième épisode d’Uncharted.

Enfin, Batman Arkham City vous fera patienter entre TDK et TDKR.

La liste du Père Noël va être longue cette année !

Bonus : La « bande-annonce » de GTA 5