[Séries TV] Bilan de l’année 2011 : Comédies

Comme introduit dans l’article bilan précédent, cette année les comédies sont à l’honneur et plus que ça elles sont réussies. Même si, personnellement, celles ayant le plus grand succès ne me plaisent pas vraiment. Non pas par esprit de contradiction mais simplement parce qu’elles me paraissent soit trop vulgaire – pour 2 Broke Girls – soit trop cliché – pour Suburgatory – Ou simplement pas drôles. Evidemment c’est subjectif et ces deux séries ont trouvé leur public. Mais voilà, reprocher, par exemple, à Whitney d’être trop vulgaire et mal écrite pour ensuite rigoler devant 2 Broke Girls me parait un peu insensé.

Voici donc les 4 comédies qui m’ont fait le plus rire cette année.

Whitney

Détestée de beaucoup (trop) de monde Whitney apparaît comme la meilleure comédie de cette rentrée. Pourtant c’était pas gagné, le teaser montrant la première scène du pilote était raté. La faute à la scène choisie. Si il fallait en choisir une pour donner envie ce n’était certainement pas celle là. Mais tout ceci je l’avais déjà dit dans mon petit top 5 de mi-mi-saison. Mon avis n’a pas changé et au contraire s’est renforcé. La seconde partie de cette première partie de saison (vous suivez toujours ?) ne fait que s’améliorer d’épisodes en épisodes, renforçant à chaque fois ce sentiment d’improvisation des acteurs. Je vais me répéter mais la fraîcheur apportée par cette spontanéité est vivifiante (Au moins ça oui).

Happy Endings

Ce n’est pas à proprement parlé une nouveauté puisqu’elle en est déjà à sa seconde saison, mais elle est apparue sur ABC tard dans l’année, en Avril. Elle a donc sa place dans ce bilan. A première vue on peut se dire «Encore un Friends-like, vu et revu» Oui mais non, HE (Raccourci de Happy Endings, mais vous aviez compris. La parenthèse ne sert donc pas vraiment) est un véritable feel-good. On a envie de pencher sa tête de compassion devant la naïveté d’Alex, de devenir dingue avec Penny et d’être buddy avec Max. Un bémol, la série remplace Cougar Town et ça c’est pas «cool», d’autant plus que cette dernière n’a pas encore de date de retour. Je m’imagine un duo – improbable pour tellement de raison – Happy Ending et Cougar Town, et je souris bêtement.

New Girl

J’avoue que la principale raison qui m’a fait commencer New Girl est la charmante Zooey Deschanel. Raison qui en a tout autant rebuté certains, ce que je peux comprendre puisqu’elle peut paraître assez agaçante à leur yeux. Mais je n’y peux rien je craque pour ses jolis yeux bleus, son sourire, sa joie de vivre. Je m’égare (quoique, pas tant que ça), mais le personnage de Jess est tout ce que j’aime de l’actrice, pétillante à souhait. De l’autre coté nous avons ses 3 colocataires, tout d’abord un peu effacé face au Jess show mais qui prennent peu à peu de l’importance. Il y a peut être le personnage de Wilson qui semble un peu mis de coté pour laisser place à Nick et Schmitt.

Up All Night

Voilà une des séries que j’attendais le plus ! Peut être pas pour son pitch déjà vu et revu mais pour son casting. D’abord l’excellent Will Arnett qui m’avait déçu la saison dernière dans la très mauvaise Running Wilde, mais qui reste l’inoubliable Gob d’Arrested Development (et qui a récemment joué dans l’inégale série de son ami David Cross, The Increasingly Poor Decisions of Todd Margaret). Ensuite Christina Applegate a.k.a la naïve et – disons le – idiote Kelly Bundy de l’ancienne sitcom Mariés, Deux enfants. Concernant Maya Rudolph je dois dire que j’ai un peu de mal avec elle, que ce soit son personnage assez antipathique (avec ses moments touchants certes) ou l’actrice. Si je ne saisis peut être pas toutes les subtilités du couple néo parental, n’ayant moi même pas d’enfant, la bonne humeur des deux parents et leurs maladresse sont un véritable plaisir à suivre.

Pour finir cet article je me dois d’évoquer certaines comédies qui ont marqué cette année. D’abord The Office, qui a perdu son Boss Michael Scott, après le départ de Steve Carell. A l’heure actuelle on ne peut pas dire que le meilleur choix ait été fait pour cette saison 8, qui peine à retrouver son niveau d’antan. Sans Michael Scott, le tableau devient quelque peu terne. Autre départ qui a ébranlé ce petit monde des séries, celui de Charlie Sheen, dû à son interminable histoire avec Chuck Lorre le créateur de Two and a Half Men. Après plusieurs rumeurs sur sa succession, à savoir si le personnage allait être remplacé, ou si oncle Charlie allait rester sous les traits d’un autre acteur, c’est finalement Ashton Kutcher qui a été choisi pour jouer Walden un riche jeune homme rachetant la maison de feu Charlie.

N’oublions également pas la décision incompréhensible d’NBC de ne pas mettre Community dans son programme de mi-saison. Si la comédie enregistre de très décevantes audiences, elle se place comme l’une des plus drôles de ces dernières années. Malgré ça, le soutien énorme dont peut se vanter le show peut très certainement donner envie à NBC de faire marche arrière et de vite reprogrammer Community.

Coté comédies du câble It’s Always Sunny In Philadelphia retrouve un excellent niveau après une décevante saison 6.

Romain

 

[Séries TV] Bilan de l’année 2011 : Drames

En cette fin de mois de décembre, au lendemain de Noël, il est temps de faire un bilan de cette nouvelle année de séries. Après s’être gavé de foie gras, saumon, pommes duchesses et autres mets du réveillon, d’avoir ouvert les cadeaux apportés par le père Noël – Le vrai, on ne déconne pas chez moi lors des réveillons de Noël – on doit se remettre au travail.

La grosse déception de la saison dernière semble enfin digérée et on se retrouve cette année avec des séries de bien meilleure qualité. Cette rentrée se place un peu sous le signe de la comédie. Comédies qui tirent leur épingle du jeu niveau audience, notamment New Girl qui a démarré très fort puis est peu à peu rentré dans le rang. On peut également citer 2 Broke Girls sur CBS qui a très vite fait oublier le raté Shit My Dad Says de l’année dernière. Pourtant si il y avait une seule série à retenir de cette rentrée c’est incontestablement Homeland, la série de Showtime. Inspirée de la série israélienne Hatufim, elle met en scène l’agent de la CIA Carrie Mathison (Claire Danes), informée qu’un soldat américain a été retourné contre les Etats-Unis. Cette dernière nourrissant de gros soupçons sur un soldat (Damian Lewis) récemment libéré après 8 ans de captivité en Afghanistan.

Il y a 1 mois et demi j’avais fait un Top 5 des nouvelles séries de la rentrée que je préférais. Pour cet article je vais garder cette forme et diviser en deux catégories, un premier top 5 Drama et un top 5 comédies. Ces tops ne prendrons pas en compte seulement les séries de cette rentrée, mais également celles diffusées le reste de l’année 2011.

Grimm

Si on doit juger objectivement les qualités intrinsèques de Grimm elle n’aurait pas sa place dans les meilleures séries de l’année. Mais voilà, la série a été co-créée par un certain David Greenwalt, anciennement co-producteur exécutif de Buffy et co-créateur de son spin off Angel. Le Buffyverse et moi entretenons une grande histoire d’amour et quand j’ai entendu que David Greenwalt revenait cette année avec une série fantastique, mon sang n’a fait qu’un tour. A l’instar de Once Upon A Time sur ABC, Grimm touche aux contes de fée, ici des frères Grimm. Malgré des effets spéciaux un peu douteux, on suit avec plaisir les enquêtes du détective Nick Burkhardt qui découvre, par sa tante mourante, qu’il fait partie d’une longue lignée de Grimm, chasseurs de créatures surnaturelles. Dans la lignée de Buffy ou Angel on est loin d’être dans une série manichéenne, les créatures ne sont pas invariablement très méchantes.

Suits

Après la géniale Psych et la sympathique Royal Pains, voici une troisième série estampillée USA Network dont je tombe sous le charme. Le ton léger de cette chaîne fait encore son effet ici dans Suits. Ici c’est le monde de la justice dont il est question avec Mike Ross, alors non diplômé mais doté d’une grande intelligence, recruté par l’éminent avocat Harvey Spencer pour l’épauler dans ses affaires face aux grandes entreprises. Bien écrite et bien jouée, la série, dotée également d’un sympathique casting, est un véritable plaisir à suivre.

Game Of Thrones

HBO a été ambitieuse sur ce coup là, adapter la saga éponyme de George R. R. Martin à la télévision n’était pas une mince affaire. Histoire riche en personnages, en intrigues, en rebondissements, Game Of Thrones reste haletant tout au long de ses 5 tomes (édités à ce jour) et on pouvait légitimement penser qu’une saison aurait du mal à raconter l’entièreté d’un tome. Et pourtant, c’est réussi et la première saison fait plus que bien son travail, sans raccourcis trop faciles, elle arrive à raconter chaque intrigues et développer les personnages sans nous perdre ou nous ennuyer.

Boss

Après Steven Spielberg et Martin Scorsese c’est au tour de Gus Van Sant de faire des infidélités au cinéma pour venir produire une série télévisée. Boss, dont il réalise également le pilote, voit le maire de Chicago jongler entre sa vie professionnelle et ses difficultés personnelles. On a en face de nous un homme dur, ne voulant jamais perdre la face, ne flanchant jamais devant ses opposants. A l’inverse, il n’est pas tout à fait maître de sa vie personnelle. On se retrouve devant une véritable œuvre, dure, presque étouffante et clairement géniale. Diffusée sur la chaîne Starz, la série n’a rien à envier à celles diffusées sur des chaînes comme AMC ou HBO.

Homeland

Ai-je vraiment besoin de préciser pourquoi Homeland se trouve être la meilleure série de cette année ? Les créateurs de la série, Howard Gordon et Alex Gansa, anciens producteurs de 24, portent à l’écran un thriller paranoïaque haletant, porté par un casting 4 étoiles (voir 5 étoiles au guide Michelin). On se retrouve avec un croisement entre 24, moins le côté divertissement, et la série d’espionnage trop vite annulée Rubicon. Si le final est, pour moi, une toute petite déception par rapport au reste de la saison – avec certaines facilités qui m’ont déplu – la série reste passionnante de bout en bout et donne envie de rejoindre Marty McFly dans sa Delorean et voyager dans le temps direction l’automne 2012.

Demain les comédies seront à l’honneur.

Romain

Critique du film Gypsy (Cigán)

Après Une Vie Meilleure (dont je ne ferais pas la critique ici car j’ai travaillé dessus), mon second film du Festival de Cinéma Européen des Arcs 2011 est donc Gypsy, film slovaque de Martin Sulik.

Adam, un jeune tzigane de 14 ans partage ses journées dans son petit village tzigane entre la boxe et son ami Julka. Mais après la mort violente de son père dans un mystérieux accident, son monde s’écroule et le nouveau mari de sa mère le contraint à des activités criminelles. Il est arrêté par la police lors d’un des nombreux coups fourrés de son beau-père et réalise alors qu’il est temps pour lui de prendre une décision avant de sombrer définitivement dans le grand banditisme.

Tourné en Roumanie dans un village tzigane avec des acteurs non-professionnels à l’exception de deux rôles secondaires d’adulte, Gypsy est une véritable immersion dans la communauté tzigane par l’intermédiaire du jeune héros qui passera non sans difficulté dans l’âge adulte.

Le réalisateur s’attaque ici à beaucoup de sujets très durs : le racisme, la pauvreté, l’adolescence, la violence, le tout dans un décors glacial et délabré, mais parvient à alleger le tout avec quelques petites touches fantastiques ou burlesques dont je vous laisse la surprise.

Cette plongée brute et réaliste peut paraître austère, mais la chaleure des acteurs et l’intensité de ce « Hamlet chez les tziganes » mérite vraiment le coup d’oeil et de passer au delà certain petits défauts comme la musique par exemple.

C’est donc une excellente surprise venue de l’école de l’est et j’espère qu’MK2 lui accordera la sortie qu’il mérite et que vous aurez l’occasion de découvrir cette culture méconnue et pourtant très proche géographiquement.