Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S05E12

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Entre deux visions d’Avengers, voici le best-of dominical à base de mythes, Caouette, B-Office, Fitz et d’Enchaînés :

Cineblogywood : Les mythes d’Hollywood décryptés

Filmosphere : Walk Away Renée, variation sensorielle autour de Tarnation.

Cinefeed : Box-office semaine 16

Rencontre: 4 Questions à Jason Priestley. Ne l’appelez plus Brandon mais Fitz !

Filmgeek – Prenez des parts dans le court-métrage Enchaînés !

Doctor Who sort de la nuit

Il y a quelques mois un projet mystère était en cours de développement, un projet au nom tout aussi mystérieux, Elmer. Ce secret a finalement été dévoilé il y a quelques semaines et nous avons donc appris qu’il s’agissait d’une soirée… Pardon, d’une NUIT toute entière consacrée à Doctor Who !

Cette nuit Doctor Who sera diffusée le 19 mai à 20h35 sur France 4 et permettra, en plus de voir le début de  la saison 6, de découvrir les origines de la série, bien avant son retour en 2005. Voici le programme de cette émission réalisée par 8 Art City et France 4 :

  • Les 4 premiers épisodes de la saison 6 : The Impossible Astronaut, Day of the Moon, The Curse of the Black Spot et The Doctor’s Wife.
  • Le tout premier épisode de Doctor Who «2005» Rose – Avec Christopher Eccleston dans le rôle du Docteur.
  • Les 6 épisodes composant «La Genèse des Daleks» appartenant à la saison 12 (1975) et avec Tom Baker dans le rôle du quatrième Docteur.
  • 2 épisodes formant «The Edge of Destruction» de la saison 1 diffusé en 1964 où William Hartnell prenait les traits du tout premier Docteur.
  • «City Of Death» (1979) se déroulant en 4 épisode durant la saison 17 où on retrouvera Tom Baker.

 

En plus de ce déjà très joli programme nous aurons également droit à des reportages sur la série :

  • Le phénomène Doctor Who
  • Les origines de Doctor Who
  • Les 11 docteurs de la série
  • Les compagnons du docteur
  • L’avenir de Doctor Who

 

Si nous n’avons pas encore la date de diffusion nous savons déjà que la nuit sera d’anthologie.

Sources : 8 art City, France 4

Romain

[Copinage] Enchainés, Un prometteur court métrage

Cet article est un peu différent des autres que vous avez l’habitude de voir ici mais il en vaut tout autant la peine. Mon ami Stéphane Youssouf a pour ambition de réaliser son tout premier court métrage de façon professionnelle et il a besoin de nous, de vous, de tout le monde.

Travaillé, chouchouté, peaufiné depuis 3 ans, Enchainés sera un court métrage qu’il qualifierait de thriller horrifique, un pur court-métrage de genre. Réalisateur en herbe et véritable amoureux de cinéma, en particulier de ce type là, il déclare aimer «Le cinoche nerveux et raconter des bonnes histoires». Pendant ces 3 années d’écriture 6 versions du scénario se sont succédées, et si l’essence même du film est restée tout au long du processus des éléments s’y sont greffés pour étoffer l’ensemble.

Le pitch du film est simple : Deux cambrioleurs ont l’idée, une nuit, d’entrer par effraction dans une maison et d’y dérober tout ce qu’ils y trouvent, malheureusement pour eux ce soir là ils ne se sont pas attaqués à la maison qu’il fallait. Piégés dans cette demeure appartenant à un sérial killer ils vont devoir essayer de survivre à cette nuit d’enfer qui les attend.

Prometteur court-métrage horrifique, Enchainés ne peut se faire seulement avec tout l’amour de Stéphane et de son équipe. C’est pourquoi il propose de soutenir son projet grâce au site http://fr.ulule.com/ au simple slogan «Donnez vie aux bonnes idées». Ce site permet donc à des amis, des anonymes, tout type de personnes étant intéressées, de soutenir le projet de son choix. C’est pourquoi Stéphane a décidé de passer par là. Sur la page http://fr.ulule.com/enchaines-lefilm/ vous pouvez découvrir différents paliers, commençant par la somme de 10€ – avec laquelle votre nos apparaît au générique et qui vous permet également d’avoir accès au film en streaming HD une fois celui ci terminé – jusqu’à 500€ vous permettant de devenir producteur associé. Ces différents paliers, en plus de l’aide précieuse apportée, vous permet d’avoir accès à différents bonus, assister à une journée de tournage par exemple, pouvoir lire le scénario intégral, avoir l’affiche du film ou encore être invité à la projection privée du film à Paris.

Pour pouvoir vous tenir informés de l’avancement du projet, prendre des nouvelles, etc.. Rendez vous sur le blog du film :  http://enchaineslefilm.blogspot.fr/ Et pour vous donner l’eau à la bouche voici un teaser d’Enchainés :

Il reste 15 jours pour atteindre l’objectif fixé, à vous de jouer, si vous êtes intéressé par le projet et voulez soutenir Stéphane dans son entreprise allez sur http://fr.ulule.com/enchaines-lefilm/ et faites un don. Même 10€, toute aide est précieuse et aide le film à avancer.

Romain

Critique du film Avengers de Joss Whedon

Synopsis : Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents. Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité…

Après 4 ans de mise en place et 5 films, Marvel sort enfin ce qui s’apparente à son plus gros projet jamais fait, The Avengers le film. Et pour cela ils ont confié les rênes à Joss Whedon. Et si il y a bien quelqu’un qui peut faire cohabiter autant de super-héros dans un film sans que celui ci se casse la gueule, c’est bien lui.

S’il y a bien une chose dont on pouvait avoir peur c’était de savoir comment allait être géré tous ces égos à l’écran, on connaît par exemple le coté très narcissique et grande gueule de Tony Stark (Robert Downey Jr) a.k.a Iron Man, qui aurait pu tout à fait éclipser tous les autres à l’écran. Mais ce ne fut, heureusement, pas le cas grâce à l’énorme travail d’écriture de ce cher Joss Whedon. En effet, le créateur de Buffy contre les Vampires (et Angel, et Firefly, et Dollhouse, que de grandes séries), très grand scénariste (il n’y a aucun débat là dessus, je pense), a su parfaitement faire exister chacun des super-héros Marvel, leur donnant notamment 1 ou 2 plans/scènes d’iconisations chacun. Il en est de même pour les personnages qu’on connaît un peu moins, Hawkeye (Jeremy Renner), Black Widow (Scarlett Johansson) ou encore Maria Hill (Cobie Smulders), qui ont au moins une scène les mettant en valeur, notamment un plan sur Hawkeye absolument sublime. On connaît le sens du dialogue de Whedon et là il imprègne totalement le film de sa patte, punchlines, références geeks, doubles sens, tout y passe. Sur ce point il n’y avait aucun doute à avoir, quand on voit son travail sur la série Buffy on se dit que ce monsieur sait écrire ses histoires et leur donner toutes leurs grandeurs. Durant 2h20 on sent qu’il maîtrise ses personnages, il les connaît et il arrive à leur donner plus de consistance que dans chacun de leur film. Il n’hésite pas un instant à faire passer ses figures héroïques par des moments de doutes les rendant presque humains, ou disons, moins surhumains.

Si l’univers cinématographique que Marvel a mis en place depuis l’Incroyable Hulk commençait légèrement à piquer du nez avec, malgré la réussite de Captain America (joué par Chris Evans), un très décevant Iron Man 2 et un anecdotique Thor (la moitié du film était un assez gros raté), The Avengers lui redonne toute sa grandeur. On ne s’ennuie même pas devant sa longue exposition avant un dernier act totalement jouissif, sur le fond et sur la forme (notamment un immense plan séquence suivant chacun héros au combat, sublime). Parlons en de la forme, s’il y a un point sur lequel on pouvait douter c’est la façon dont Whedon allait diriger sa caméra et pourtant le réalisateur s’en sort plutôt bien, s’il n’y a rien de transcendant il se permet quelques fulgurances et des moneyshots à tomber par terre. Si ILM s’occupe de la plupart des plans à effets spéciaux c’est bien sous les directives de Whedon.

On retrouve un casting composé d’acteurs qui auront fait, plus ou moins, la part belle aux films précédents des studios Marvel, avec cependant une modification. Bruce Banner/Hulk est cette fois ci joué par Mark Ruffalo, éclipsant sans moindre mesure Edward Norton et Eric Bana tant il s’approprie le personnage dès la première seconde du film. Et après avoir vu The Avengers on espère tous un troisième volet d’Hulk avec Mark Ruffalo. On retiendra aussi le reste du casting interprétant leurs personnages avec une grande justesse, grâce, encore une fois, à Whedon qui dirige d’une main de maître ses acteurs.

On assiste là à un film généreux, jouissif, enthousiasment, maîtrisé. Joss Whedon a réussi le pari de faire de ce The Avengers un très grand blockbuster là où les sceptiques pensaient que le film allait se casser la gueule. Les fans de comics et autres symboles de la pop-culture seront aux anges tant les références geeks fusent à toute allure. Le film mets une gentille claque à ces blockbusters se prennant un peu trop au sérieux et n’assumant qu’à moitié leur coté fun. Car il s’agit bien de ça, un film totalement fun, s’approchant par moment des meilleurs gags de Tex Avery. Un petit point noir est à relever, le grand méchant du film, Loki (demi frère du dieu Thor), est en retrait et ne semble pas être une grande menace, traité de façon pas vraiment sérieuse, s’il reste dans le ton du film il est simplement dommage que ses actes ne suivent pas son discours. Malgré ce petit accrochage le bolide Avengers nous ferait presque monter au ciel et nous faisant retrouver nos yeux d’enfant découvrant un fascinant cadeau de Noël sous le sapin. Merci Joss Whedon.

Romain

PS : Nos amis de CinéComics organisent un concours de ouf avec à la clef l’Arc reactor de Stark, le bouclier de Cap et le Mjolnir !

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S05E11

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En ce WE pascal, voici un best-of entre ciné et série :

Filmosphere: Rencontre avec une légende, Francis Ford Coppola

Cineblogywood : Radiostars, un morning qui soulève les foules

Hollywood & Co : série: Once Upon A Time

Filmgeek : Comment patienter jusqu’à la Saison 3 de Sherlock + Concours 

Critique du film Twixt, de Francis Ford Coppola

Synopsis :

Un écrivain sur le déclin arrive dans une petite bourgade des Etats-Unis pour y promouvoir son dernier roman de sorcellerie. Il se fait entraîner par le shérif dans une mystérieuse histoire de meurtre dont la victime est une jeune fille du coin. Le soir même, il rencontre, en rêve, l’énigmatique fantôme d’une adolescente prénommée V. Il soupçonne un rapport entre V et le meurtre commis en ville, mais il décèle également dans cette histoire un passionnant sujet de roman qui s’offre à lui. Pour démêler cette énigme, il va devoir aller fouiller les méandres de son subconscient et découvrir que la clé du mystère est intimement liée à son histoire personnelle.

 

Critique :

Soyons d’accord, Francis Ford Coppola n’a plus rien à prouver et le revendique haut et fort depuis des années. Ce qui l’intéresse à présent, c’est de conserver cette envie de (re)trouver une forme d’innocence dans le cinéma, de (re)découvrir les joies d’expérimenter de nouvelles variations stylistiques – narratives et esthétiques – mais aussi techniques. Ce qui l’intéresse donc, c’est simplement l’envie de s’amuser. C’est-à-dire, de réaliser des films avec peu de moyens, mais de les réaliser avec beaucoup de plaisir. Francis Ford Coppola n’est au final qu’un grand facétieux, qui a débuté sa carrière en signant des chefs d’œuvres de maître, et la termine avec des créations étudiantes. Et pourtant, il reste une grande cohérence sur l’ensemble de son œuvre.

TWIXT est un film atypique, curieux, boiteux, baroque et minimaliste. TWIXT, c’est un petit peu tout et rien à la fois. C’est un film complet et inabouti, c’est un regard d’auteur acéré sur le monde de la création et du cinéma, qu’il tourne en ridicule autant dans le fond que dans la forme, mais c’est aussi un film où l’auteur tombe dans son propre piège. C’est une oeuvre qui est – en creux – ambiguë, paradoxale, complexe, présentant d’innombrables strates de lectures et d’interprétations. Mais, c’est aussi une œuvre qui paraît en substance immanquablement creuse, si l’on ne fait pas l’effort de regarder au travers, pour en apprécier toutes les nuances et les reflets.

TWIXT est un film joyeux, burlesque, intriguant, tendre, émouvant, effrayant, hypnotisant. TWIXT, c’est un film décalé, construit sur du vide. C’est même, en quelque sorte, l’apologie du vide. Ce qui pourrait être considéré comme un nanar bénéficie du génie de son auteur et s’inscrit davantage comme un essai expérimental, restituant avec un enthousiasme enfantin le rêve idiot d’un cinéaste qui n’a jamais perdu son humour et son ironie sur le monde de l’industrie du spectacle et sur le monde de la création.

TWIXT est un film qui a été écrit d’après un rêve, par une chaude nuit d’été alcoolisée, à Istanbul. C’est une expérience qui donc, se vit comme un rêve et qui s’oublie comme un rêve. Ce qui reste après la projection, ce sont comme des filaments de songe, qui s’évanouissement pour réapparaitre un instant et où se révèlent toute l’évanescence qui caractérise finalement le film. Coppola nous invite ainsi, de manière très intime et confidentielle, a entré dans son monde onirique et imaginaire. Que l’on aime ou pas cette incursion, nous ne pouvons rester que respectueux de cet univers et de son hôte.

Le spectateur a ainsi plusieurs choix : soit plonger dans le vide du film et parvenir à planer, soit plonger pour s’écraser, soit se retenir furieusement au bord. Pour apprécier ce moment, il faut donc accepter de lâcher prise et se laisser flotter au gré des images et des sons, quitte à ne pas combattre le sommeil qui peut nous attendre au tournant de quelques scènes. A l’image du héros, incarné par un Val Kilmer autant imposant que sensible, qui ne cherche sa vérité que dans ses rêves. Car en définitive, des rêves ou de la réalité, de la vie ou de la mort, tout se confond, et c’est en cela que ce film de Coppola est bouleversant.  C’est une jolie interprétation de la célèbre citation de La Tempête de Shakespeare : « Nous sommes faits de la même étoffe que les songes, et notre petite vie, un somme la parachève ».

Sur ce, faites de beaux rêves, plein d’adolescentes vampires et d’appareils dentaire…

Top 10 des moyens de patienter jusqu’à la saison 3 de Sherlock.

Sherlock BBC

La saison 2 de Sherlock va s’achever sur France4 et les fans français vont rejoindre les hordes de fans anglais dans l’attente insoutenable de la saison 3 déjà annoncée par Steven Moffat, le showrunner de la série.

Voici donc un Top 10 des meilleures occupations pour assouvir votre impatience et tenter de palier au manque :

    • Revenir à la source : tombée dans le domaine public, vous pouvez télécharger gratuitement l’oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle en VO ou VF ici par exemple : http://fr.feedbooks.com/author/1
      C’est le meilleur moyen de constater l’ampleur du boulot de Moffat et Gatiss, qui sont restés fidèles à l’esprit tout en modernisant le mythe et blindant leur show de références au canon : brillant.

 

    • Revoir les deux films de Guy qui, de l’aveu même du Moff, ne sont pas mauvais pour des blockbusters d’action. Ils sont aussi bourrés de références et servis par un très bon cast (oui, un film avec Robert Downey Jr. ne peut être complètement nul).

 

 

 

 

    • Regarder cet entretien avec Steven Moffat lors du lancement de la saison 2 sur France 4 filmé par Romain :

 

    • Ne pas rater les sorties DVD – Blu-Ray de la saison 2, le 24 avril 2012, mais il faudra malheureusement encore attendre pour avoir des bonus dignes de ce nom.

 

  • Tout revoir depuis la saison 1 et là on vous aide :

Gagnez 2 coffrets DVD de la saison 1 de Sherlock en envoyant « Je veux gagner le coffret Sherlock » à concoursfilmgeek [chez] gmail [point] com avec vos coordonnées postales et doublez vos chances en retwittant : « Gagnez 2 coffrets de la saison 1 de #Sherlock sur #Filmgeek ! http://bit.ly/sherlocked »
Triplez vos chances en likant notre page FB : http://www.facebook.com/filmgeek.fr
N’oubliez pas de mettre dans le mail le lien vers votre tweet et votre nom si vous likez afin que l’on puisse bien prendre en compte votre participation ! 🙂 Les gagnants seront choisis le 24 avril 2012.

Critique : My Week With Marilyn de Simon Curtis

 

Synopsis

Au début de l’été 1956, Marilyn Monroe se rend en Angleterre pour la première fois. En pleine lune de miel avec le célèbre dramaturge Arthur Miller, elle est venue tourner « Le Prince et la danseuse », le film qui restera célèbre pour l’avoir réunie à l’écran avec Sir Laurence Olivier, véritable légende du théâtre et du cinéma britanniques, qui en est aussi le metteur en scène.

Ce même été, Colin Clark, 23 ans, met pour la première fois le pied sur un plateau de cinéma. Tout juste diplômé d’Oxford, le jeune homme rêve de devenir cinéaste et a réussi à décrocher un job d’obscur assistant sur le plateau. Quarante ans plus tard, Clark racontera ce qu’il a vécu au fil des six mois de ce tournage mouvementé dans son livre, « The Prince, the Showgirl and Me ». Mais il manque une semaine dans son récit… Son second livre, « Une semaine avec Marilyn », relate la semaine magique qu’il a passée, seul, avec la plus grande star de cinéma du monde.

 

Mercredi sort sur nos écrans My Week With Marilyn, biopic sur une des plus grandes star du cinéma Hollywoodien, Marilyn Monroe. C’est le premier véritable film de cinéma centré sur elle, sûrement parce que c’est un personnage très complexe aux multiples facettes et qu’il est peut être pas simple de saisir tout ce qui fait d’elle une icône.

Adaptation des autobiographies Le prince, la danseuse et moi, et My Week With Marilyn de Colin Clark, ce biopic passe malheureusement un peu à coté de son sujet. Ne sachant pas où se positionner entre drame et comédie il ne parvient jamais vraiment à assumer l’un ou l’autre. La faute peut être à une mise en scène sans éclat et bien trop classique de Simon Curtis. Restant à la surface, l’histoire ne décolle jamais et les quelques intrigues intéressantes sont vites mises de coté, nous laissant avec des personnages assez creux, pour se focaliser avant tout sur la relation qui lie ce jeune assistant réalisateur à la star hollywoodienne.

Paradoxalement les acteurs livrent de très bonnes prestations, Emma Watson toute en retenue dans le rôle de la jeune amoureuse éconduite et Dominic Cooper parfait, comme souvent. Kenneth Branagh cabotine comme jamais dans le rôle du réalisateur Laurence Olivier faisant face aux caprices de Marilyn Monroe et arrive à passer par toutes les émotions possible sur une seule scène. Michelle Williams, comme l’étoile hollywoodienne, capte toute l’attention de ceux qui la regarde. D’une grande justesse, elle parvient à magnétiser tout ce qui faisait Marilyn, ses états d’âmes, ses sauts d’humeur, sa naïveté et son coté ingénue.

Il est alors dommage que cette prestation ne sont un peu gâcher par une caméra paresseuse qui ne parvient pas totalement à la sublimer. Relevant presque de l’anecdote ce biopic ne s’élève jamais et ne réussi pas à nous enthousiasmer.

Romain