Critique du film Prometheus de Ridley Scott

Prometheus sort en France ce mercredi 30 mai. Annoncé comme l’un des films les plus attendus de l’année, mais entouré d’un épais voile de mystère, ce grand retour de Ridley Scott a la science-fiction tient-il vraiment toutes ses promesses ?

Mais quelles promesses d’ailleurs ? Celles d’être un préquel de la saga Alien ? Une sorte de « Alien : les origines » ? Et bien, certains seront déçus, mais ce n’est pas le cas. L’histoire de Prometheus, bien que s’inscrivant dans la riche mythologie Alien, peut -et même- devrait être compris de manière totalement indépendante aux autres films.

Il y a bien une équipe de scientifiques et de mercenaires perdue (sur une planète abandonnée) dans l’espace, il y a bien un vaisseau, il y a bien des bestioles pas franchement aimables, il y a bien des déambulations labyrinthes en petite culotte mais… justement, il n’y a pas d’Ellen Ripley. Tout est nouveau, donc.

Cette première constatation posée, intéressons nous au film lui même. En étant exigeant, on peut le considérer comme déséquilibré du point de vue de tout ce que soulève sa diégèse.

D’un côté nous avons une réflexion tout à faite captivante qui s’inscrit dès la superbe et intrigante séquence d’ouverture. La narration soulève rapidement un grand nombre de questions : l’origine de l’Homme, l’âme, la foi et la spiritualité, le pouvoir, l’argent, la quête de la vérité par la science, la vie, la mort, l’immortalité… Ou comment des humains ordinaires et un robot extra-ordinaire sont confrontés au suprême, au sublime et à l’horreur et tentent de dépasser, chacun à leurs façons, leurs conditions. Rien de nouveau sous le soleil, on pense au 2001 de Kubrick bien entendu, un peu à Solaris de Tarkovski, au 8ème Passager (tout de même) et au bien trop sous-estimé Sunshine de Danny Boyle. Mais ces questions sont abordées sous un regard nouveau, nourri par des débats éthiques autant ancestraux qu’actuels et par des technologies ultra-modernes.

Et puis d’un autre côté, il y a le film de genre, celui de la science-fiction horrifique, avec les scènes gores « explosives » et un jeu de suspense bien maîtrisé, sans temps mort. Cette approche là du film demeure tout à fait efficace en terme d’action et permet de faire s’accrocher le spectateur au fauteuil avec ce qu’il faut en rebondissements bien foutus. Mais c’est aussi une approche où la matière à penser se réduit vite en peau de chagrin.

Donc, le film propose beaucoup de questions, suggère une philosophie qu’on aurait aimé voir davantage développée pour apporter une profondeur nouvelle à la (déjà riche) mythologie Alien et on ne peut que regretter qu’il n’aille pas au bout de ce qu’il propose, sans réellement donner aux spectateurs les clés pour combler de lui-même ces lacunes.

Espérons alors que ces « lacunes » aient finalement été prévues et réfléchies par les scénaristes afin d’être développées dans un « Prometheus 2« .

Mais il reste considérablement de belles choses, comme une musique, une photographie, des décors et des CGI remarquables et complètement aboutis dans l’univers créé et la narration elle-même. Des séquences sont en tout point exceptionnelles par leur beauté et la tension à l’intérieur même du cadre est toujours à son comble, offrant aux spectateurs de « belles » surprises. Un dernier point sur la 3D-relief qui a été travaillée toute en subtilité, ajoutant de belles sensations au spectacle sans jamais trop en faire, prolongeant les espaces extérieurs hostiles ou renforçant l’exiguïté oppressante des intérieurs, englobant complètement le spectateur dans le récit. A voir en salle donc et si possible en version 3D, pour en apprécier toutes les nuances.

Les acteurs proposent de très bonnes performances dans un environnement rendu donc parfaitement crédible : Noomi Rapace, incarnant la scientifique Elizabeth Shaw, dégage une énergie et un acharnement vraiment convaincants (ce qui fait d’elle une successeure très honorable à Sigourney Weaver)  et Michael Fassbender est… et bien, c’est Michael Fassbender. Parfait donc, surtout en « David », modèle d’androïde a priori sans défaut humain.

Charlize Theron, Guy Pearce et Idris Elba se débrouillent malheureusement comme ils peuvent avec des personnages un peu « en-dessous » des deux premiers cités, et on aurait apprécié que leurs personnalités gagnent davantage de profondeur (ce qui aurait d’ailleurs évité quelques incohérences scénaristiques regrettables et ces « trous » dans la réflexion métaphysique).

Au final, rien ne sert de chercher davantage la petite bête (ou plutôt ici le facehugger) : bien qu’il soit bourré de défauts plus ou moins agaçants, Prometheus vaut très largement son coup d’oeil et même plus, si affinité !

 

Caro.

Raoul au Festival de Cannes 2012 – Day 10 et Bilan

Raoul est une nouvelle fois notre super envoyé spécial pour le Festival de Cannes, vous pouvez suivre ses aventures en direct ici : http://www.twitter.com/Filmgeek_fr et ses comptes-rendus sur Filmgeek.

C’est le moment de faire le bilan.
En 10 jours de festival, j’ai vu 39 films, bu beaucoup de Champagne dans les apéros et fêtes, et dormi 4 heures en moyenne par nuit. Une édition en demi teinte avec beaucoup de films qui m’ont plu en début de festival, et moins après. Pour les films de la compétition officielle, je n’ai pas pu tout voir, du moins ceux qui me tentaient. Le film de Mungiu qui a de très bon retour, Les films de Jeff Nichols et de Im Sang-Soo qui sont passés après mon départ.
Je vais donc faire mon palmarès cannois perso.

Palme d’or : La chasse de Thomas Vinterberg
Grand Prix : Reality de Matteo Garrone
Prix de la mise scène : De rouille et d’os de Jacques Audiard
Prix du jury : Paradis : Amour de Ulrich Seidl
Prix du scénario : Cosmopolis de David Cronenberg
Prix d’interprétation féminine : Emmanuelle Riva (Amour de Michael Haneke)
Prix d’interprétation masculine :
Denis Lavant (Holy motors de Leos Carax)
Caméra d’or : Les bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin

Palme de la fête : Le grand soir avec le concert des Wampas, et Kervern, Delépine, Dupontel en guest.
Palme de la non-fête : Post tenebra lux avec la descente des flics et la saisie des bouteilles de mescal passée par la valise diplomatique pour la fête mexicaine.
Palme du meilleur spot : La villa Inrocks avec ses super apéros-concerts
Palme du film inutile : Rengaine
Palme du film le plus punk : Le grand soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern
Palme du fils prometteur qui suit les traces du père : Brandon Cronenberg avec Antiviral
Palme de film du Bronx ex-æquo : The we and the I de Michel Gondry et Gimme the loot d’Adam Leon
Palme de la méchanceté comme on aime : Touristes ! De Ben Wheatley
Palme du film d’animation : Ernest et Célestine

Moonrise Kingdom – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film de Wes Anderson qui s’attache à l’amour naissant entre deux gamins. On retrouve la même patte et inventivité visuelle que sur ses précédents films, il a co-écrit le scénario avec Roman Coppola. La distribution est super, avec l’habituel Bill Murray, Edward Norton, Bruce Willis, Frances McDormand… Du pur plaisir !

Woody Allen, a documentary – Cannes classic
Tout est dans le titre… Un retour sur toute la carrière du réalisateur new-yorkais. Une succession de témoignages élogieux et un regard peu critique sur la vie personnelle du réalisateur, entre avec l’affaire avec sa belle-fille. Ça reste très télévisuel et finalement sans grand intérêt.

Room 514 – ACID
Film israélien de Sharon Bar-ziv.
Une enquêtrice de l’armée israélienne interroge un commandant accusé d’avoir tué un palestinien innocent. Un huit-clos psychologique pas inintéressant mais pas très emballant non plus.

Raoul au Festival de Cannes 2012 – Day 9

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J’écris ces dernières lignes avant de prendre le train qui me ramènera à la maison. Encore deux, trois films à voir avant de boucler la session 2012 et je pourrais commencer à rattraper mes heures de sommeil en retard.

Gimme the loot – Un certain regard
Premier film américain d’Adam Leon qui se déroule dans le milieu des graffeurs new-yorkais. Une complémentarité avec le film de Gondry est évidente. Sophia et Malcom, deux Blacks du Bronx, ont une journée pour récupérer 500$ afin d’entrer dans un stade pour graffer un monument. Ils vont user de toutes les combines du quartier pour arriver à leur fin. Film super « frais » sur la culture urbaine, c’est une vrai bouffée d’oxygène. Quand le cinéma indé américain nous propose des films simples et sincères , ça donne de belles choses, j’aime beaucoup !

Cosmopolis – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film de David Cronenberg adapté du roman de Don DeLillo.
Une journée particulière dans la vie d’Eric Packer, ponte de la haute finance. À bord de sa limousine, il traverse New-York alors que le chaos envahi peu à peu la ville. Mise en scène impeccable et dialogues jouissifs , même si le fait de copier mot pour mot le texte original du bouquin rend le film un peu trop bavard. Visuellement réussi, le film traite d’un sujet brûlant de l’actualité avec brio.

Renoir – Un certain regard
Film français de Gilles Bourdos qui narre un passage de la vie de la famille Renoir peu connu. Nous sommes en 1915, au moment où débarque une jeune femme qui va devenir le dernier modèle d’Auguste et la femme de Jean, égérie de ses premiers films. Mise en scène classique servie par les bonnes prestations de Michel Bouquet, Vincent Rottiers et Christa Theret. Rien de bien original mais le film fonctionne bien.

Camille redouble – Quinzaine des réalisateurs
Nouveau film de Noémie Lvovsky.
Au réveillon du jour de l’an, Camille accuse le coup de sa séparation avec son compagnon, perd connaissance et se réveille vingt trois ans plus tôt, en 1985. Ses parents sont encore vivants et la rencontre au lycée avec le futur père de sa fille est imminente. Elle va pouvoir en profiter pour essayer de changer son passé. Une bonne comédie jouée par Lvovsky elle-même est entouré de Samir Guesmi, Yolande Moreau, Michel Vuillermoz, Denis Podalydès… Un très bon moment.

Raoul au Festival de Cannes 2012 – Day 8

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Dur journée, à part la séance de 22h30, pas grand chose à se mettre sous la dent. Ensuite j’arrive à la fête mexicaine pour le Reygadas, au moment où débarque trois fourgons de CRS et d’autres voitures de la maison. Au programme vérification de la sécurité, contrôle des douanes…Une descente comme on dit. C’est la première fois que je vois ça, et autant dire qu’il n’y aura pas de fête. À priori, la même chose est arrivée à une teuf Canal+ dans la semaine. Du coup, repli stratégique au Petit Maj. Demain c’est le dernier jour, et j’avoue que je ne suis pas mécontent de rentrer.

Miss Lovely – Un certain regard
Film indien d’Ashim Ahluwalia. Deux frères font du cinéma d’exploitation à la fin des années 80 à Bombay. Très peu de dialogues, un montage assez complexe avec beaucoup d’elipse, du coup on décroche trop facilement. Un premier essai intéressant mais pas complètement convaincant. Comme pour le film de la semaine de la critique, on commence à entrevoir un nouveau cinéma indien entre auteur et Bollywood. À suivre…

The paperboy – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film de Lee Daniels (Precious) adapté d’un bouquin de Pete Dexter. La mise en scène est trop appuyée et pas très inspiré, et finalement le scénario ne sert que de toile de fond aux personnages. C’est d’ailleurs le point fort du film avec les très bonnes prestations de Nicole Kidman, John Cusack et Macy Gray entre autres. Mais le spectateur est exclu à cause d’une réalisation trop démonstrative qui coupe toute empathie avec les personnages et l’histoire. C’est raté !

King of pigs – Quinzaine des réalisateurs
Film d’animation sud-coréen visuellement pas très beau. Dans un collège de garçon, les rapports de forces et les bizutages entre élèves. Les personnages sont caricaturaux et c’est très noir. Le film est répétitif, ça gueule et ça se bastonne toutes les deux minutes, c’est très fatigant.

Les touristes – Quinzaine des réalisateurs
Film de l’anglais Ben Wheatley. Un jeune couple part faire du tourisme en caravane pendant une semaine. L’attitude des gens qu’ils rencontrent vont les rendre fous et leurs réactions seront violentes. Une comédie noir qui fonctionne super bien, c’est tellement bon de rire de la méchanceté des gens !

Festival de Cannes 2012 : La montée des marques

Elles phagocytaient déjà nos pré-programmes au ciné, sponsorisant nos soirées télé, rebaptisaient nos stades et elles ont gagné la guerre à Cannes.

Si on met à part les promos de films (affiches, billboards, etc.), les partenaires officiels sont omniprésents CanalOrangeL’Oreal tandis que les non-officiels parasitent tant bien que mal et dans cette lutte acharnée à la visibilité, cette année a atteint des summums de bêtises.

Dans les journées types du festivalier 2012, après la traditionnelle course aux invits (et heureusement qu’il y avait la pluie, salvatrice, qui lave un peu tout ça et ramène quelques courageux dans les salles du bunker, bientôt rebaptisées Salle LG ou Salle Renault Twizy), c’est la montée des marches : là où il y a plus d’égéries L’Oréal tous les soir sur le Tapis Rouge Coco ©®™ que de membres de l’équipe du film en compétition dont on n’a déjà oublié les noms à peine engloutis par le bunker.

Pendant ce temps, la pré-soirée débute pour les VRAIES STARS sur la piste de la ménagerie du Grand Journal où le groupe de l’année dernière s’échauffe avant de faire la tournée des popottes pendant la nuit. #ArianeMassenet

Ensuite direction les soirées qui ne sont plus dédiées aux films mais elles aussi brandées et cobrandées, dans de prétendues villas qui sont plus proches de la tente modèle Mouammar que du mas provençal. #VillaSchweppes

Après 45mn de queue pour attraper un cocktail tiède, on s’éclate tellement dans la place-to-be que l’on épuise la batterie de son smartphone à twitter sur les pseudos reustas qui s’instagrament avec les VRAIES STARS qui se sont trompées d’adresse. #CannesIcome

Mais revenons un peu sur les films en compet’ : il faut arrêter de se voiler la face, Terrance et Philippe Thierry et Gilles ont perdu la vista, une nouvelle fois les sections paralèlles défoncent l’officielle. Entre les réals devenus eux-mêmes de marques, présents automatiquement pour leurs noms qui remplacent d’ailleurs les titres de leurs films (le Audiard, le Resnais, le « inséré le nom d’un habitué ou pire encore leurs initiales WKW-NWR-PTA-GTFO »), et les seconds films ratés de réals découverts ailleurs l’année dernière, le Festival ne marche plus.

Vivement donc l’édition 2013, j’ai déjà posé mes jours et demandé mon accred.

C’était mieux avant.

Et sinon pour les vrais compte-rendus de l’excellent Raoul ça se passe ici : http://filmgeek.fr/tag/festival-de-cannes-2012/ !

Raoul au Festival de Cannes 2012 – Day 7

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Moins de films qui m’emballent ces derniers jours, mais je me rattrape dur les soirées, avec de bons concerts à la villa Inrocks. J’ai d’ailleurs découvert un duo de jeunes californiens, The Bots, vraiment excellent. Ensuite j’ai été siroter des mojitos à la fête cubaine. Plus que deux jours, je tiens bien le rythme.


Sur la route – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film de Walter Salles qui revient encore avec un road movie après « Carnets de voyage ». Ici, il adapte le roman culte de Jack Kerouac, « Sur la route ». C’est beau mais ça manque d’âme et c’est beaucoup trop lisse par rapport au bouquin.
NDLR : A priori, Kristen Stewart nous cachait des « choses ici et  » ! 😉
NDLR : A noter la sortie de l’excellent hors-série T3OIS Couleurs consacré à l’oeuvre et son adaptation.


Holy motors – Sélection officielle (compétition)
Retour de Leos Carax après une absence de treize ans. Une journée de M. Oscar, conduit dans une énorme limousine blanche à travers Paris, qui prend la personnalité et l’apparence de plusieurs personnes
. Le film est très ambitieux, parfois trop. Denis Lavant est formidable et porte le film et l’histoire. D’une originalité folle, c’est assurément l’OFNI du festival .


Ernest et Célestine – Quinzaine des réalisateurs
Film d’animation des réalisateurs de Panique au village avec Lambert Wilson pour la voix d’Ernest. C’est une adaptation de livres pour enfants qui ont un grand succès, dont le scénario et les dialogues sont signés Daniel Pennac. C’est beau et intelligent, ça sort en fin d’année, parfait pour les fêtes !


Io e te – Sélection officielle (hors-compétition)
Nouveau film de Bernardo Bertolucci. Lorenzo, un jeune homme solitaire de 14 ans, fait croire à ses parents qu’il est parti au ski avec se classe alors qu ‘il se planque dans la cave de l’immeuble. L’arrivée de sa demi-sœur va chambouler son plan. Un joli film  mais pas très passionnant non plus.

Raoul au Festival de Cannes 2012 – Day 6

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Côté cinéma, journée sous le signe de la comédie.
Côté fête, deux apéros et une énorme fiesta pour le film « Le grand soir ». Un super concert des Wampas, qui jouent également dans le film. En dix ans de festival, je n’avais jamais vu une ambiance comme ça sur la croisette. On mettra des liens par la suite car un pote à filmer tout ça. Bon c’est pas tout ça mais je vais me coucher, j’ai tout donné dans « la fosse » !


La part des anges – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film de Ken Loach qui se déroule en Écosse.  De jeunes branleurs découvrent le plaisir de la dégustation du whisky écossais.  Une comédie sur fond social comme seul Loach sait le faire. C’est très drôle et réussi, j’en reprendrais bien un verre !


Cogan – La mort en douce – Sélection officielle (compétition)
Après « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford », Andrew Dominik s’attaque au polar. Beaucoup de dialogues interminables et un sous-contexte politique totalement à côté de la plaque. C’est du déjà vu et déjà fait, il n’y a pas grand chose d’original. La mise en scène est quand même pas mal foutu mais ça s’arrête là. Du sous-Tarantino qui ne propose rien de neuf. C’était attendu et c’est loupé


Le Grand Soir – Un certain regard
Nouveau film des trublions Benoît Delépine et Gustave Kervern après les excellents « Louise-Michel » et « Mammuth ». Deux frangins que tout oppose, l’un étant commercial pour un magazin de literie et l’autre le plus vieux punk à chien d’Europe se retrouve chez leurs parents (Brigite Fontaine et Areski Bellacem excellents) qui tiennent une pataterie, resto dont les plats sont à base de patate… tout un programme. Le duo Poolvoerde-Dupontel est génial. Fidèle à leurs valeurs, les réalisateurs signent une critique de le société de consommation. Un vrai film de punk bien fendard ! J’adore !!!
Bonus : Ouverture de la soirée feat. Didier Wampas.


Operation Libertad – Quinzaine des réalisateurs
Première fiction de Nicolas Wadimoff après avoir fait du doc, dont son dernier très bon sur la Palestine, « Aisheen ».
Le film raconte l’opération Libertad, mené par un groupe de révolutionnaires pendant les années 70. Histoire totalement fictive mais tournée comme un documentaire, on a droit aux habituelles problèmes qui existent dans ces groupes. Les dissensions en son sein apportent une note comique au film mais la voix-off omniprésente du réalisateur-caméraman est de trop. Ça reste du déjà vu et l’essai n’est pas complètement convaincant.

[Concours] Millénium – les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Millénium – les hommes qui n’aimaient pas les femmes de David Fincher sort en DVD et Blu-ray et on vous fait gagner 4 DVD et 3 BR du film !

Nous avions particulièrement aimé cette version du Best-Seller, qui gagne en virtuosité grâce à la mise en scène de Fincher et au casting impeccable, Daniel Craig et Rooney Mara en tête, qui offre une autre vision de cette histoire :

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.
Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.
Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

  • Gagnez 4 DVD et 3 BR de Millénium – les hommes qui n’aimaient pas les femmes en envoyantJe veux gagner le DVD/Blu-Ray de Millénium – les hommes qui n’aimaient pas les femmes à concoursfilmgeek [chez] gmail [point] com avec vos coordonnées postales.
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  • Triplez vos chances en likant notre page FB : http://www.facebook.com/filmgeek.fr
  • N’oubliez pas de mettre dans le mail le lien vers votre tweet et votre nom si vous likez afin que l’on puisse bien prendre en compte votre participation !
  • Les gagnants seront choisis le 10 juin 2012.

Raoul au Festival de Cannes 2012 – Day 5

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Je garde mon rythme de croisière à 4 films, même si la journée n’a pas été très réjouissante. Le mauvais temps refroidi un peu les ardeurs mais l’indéboulonnable Petit Maj’ reste le bar off du festival, où les festivaliers envahissent la rue joyeusement en buvant des bières.


Amour – Sélection officielle (compétition)
Dernier film de Michael Haneke. Un vieux couple joué par le formidable duo Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, est confronté à la maladie et à l’approche de la mort. Mise en scène très sobre et tenue de bout en bout. Une leçon de cinéma.


Elefante blanco – Un certain regard
Nouveau film de l’argentin Pablo Trapero (Carancho, Leonera). Le combat de prêtres et d’une femme pour construire des logements dans un bidonville de la banlieue de Buenos Aires. Un projet très dur à monter dans un quartier en pleine guerre contre la drogue. La mise en scène est solide et efficace. La distribution impeccable est composé de l’inévitable Ricardo Darin, de Martina Guzman (la compagne du réalisateur) et de Jérémy Renier. Bien foutu même s’il manque sans doute un petit quelque chose. (NDLR : Un coucou au meilleur blog sur le cinéma argentin de la terre).


Peddlers – Semaine de la critique
Film indien de Vasan Bala dont l’action se déroule â Mumbai. Trois destins se croisent et s’entrechoquent. Le scénario est beaucoup trop compliqué et on décroche par moment. La réalisation est intéressante et les  indiens nous prouvent qu’ils peuvent faire autre chose que du Bollywood, mais au final nous ne sommes pas convaincus.


Rengaine – Quinzaine des réalisateurs
Premier film français de Rachid Djaïdani. L’histoire d’amour entre un black chrétien, Dorcy, et une maghrébine, Sabrina. Le film est tourné « à l’arache » avec tous les tics qui vont avec (décadrages , flous, lumière…). Une suite de scènes met en évidence les problèmes qu’entraînent l’union de ces deux personnes de confessions et de couleurs différentes. On a alors droit à un catalogue de tout les clichés, et plus le film avance et plus cela devient fatigant. Même s’il y a quelques bons moments, ça se prend beaucoup trop au sérieux. À oublier.

Raoul

Raoul au Festival de Cannes 2012 – Day 4

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La croisette est prise par les bourrasques de vent et une pluie incessante, forcement ça calme les ardeurs. Et au passage les organisateurs ont annulés une séance dans la salle du soixantième pour raison de sécurité.


La chasse – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film de Thomas Vinterberg (Festen). Mads Mikkelsen (excellent comme d’habitude) joue un homme qui est victime de rumeur de pédophile dans un village. La psychologie des personnages est très réussi, comme toujours chez les danois. La tension est permanente et on est happé jusqu’à l’ultime minute par le film. Une réussite !


The Dictator – Marché du film
Nouveau film de Sacha Baron Cohen (Borat). Le général Aladeen est dictateur du Wadiya. Au travers de ce personnage, il critique bien sûr les dictatures mais aussi les « démocraties » comme les États-Unis. Tous le monde en prend pour son grade, et c’est assez jouissif. Les gags fonctionnent très bien même si c’est parfois un peu lourd. Sans doute le meilleur film du comique !


Une famille respectable – Quinzaine des réalisateurs
Un premier film iranien de Massoud Bakhshi vraiment intéressant. Un homme exilé depuis 22 ans, revient en Iran pour régler des affaires familiales. Il va se retrouver pris dans une histoire et va se replonger dans son passé. Scénario assez bien écrit et suspens qui monte crescendo