Raoul au Festival de Cannes 2012 – Day 5

Raoul est une nouvelle fois notre super envoyé spécial pour le Festival de Cannes, vous pouvez suivre ses aventures en direct ici : http://www.twitter.com/Filmgeek_fr et ses comptes-rendus sur Filmgeek.

Je garde mon rythme de croisière à 4 films, même si la journée n’a pas été très réjouissante. Le mauvais temps refroidi un peu les ardeurs mais l’indéboulonnable Petit Maj’ reste le bar off du festival, où les festivaliers envahissent la rue joyeusement en buvant des bières.


Amour – Sélection officielle (compétition)
Dernier film de Michael Haneke. Un vieux couple joué par le formidable duo Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, est confronté à la maladie et à l’approche de la mort. Mise en scène très sobre et tenue de bout en bout. Une leçon de cinéma.


Elefante blanco – Un certain regard
Nouveau film de l’argentin Pablo Trapero (Carancho, Leonera). Le combat de prêtres et d’une femme pour construire des logements dans un bidonville de la banlieue de Buenos Aires. Un projet très dur à monter dans un quartier en pleine guerre contre la drogue. La mise en scène est solide et efficace. La distribution impeccable est composé de l’inévitable Ricardo Darin, de Martina Guzman (la compagne du réalisateur) et de Jérémy Renier. Bien foutu même s’il manque sans doute un petit quelque chose. (NDLR : Un coucou au meilleur blog sur le cinéma argentin de la terre).


Peddlers – Semaine de la critique
Film indien de Vasan Bala dont l’action se déroule â Mumbai. Trois destins se croisent et s’entrechoquent. Le scénario est beaucoup trop compliqué et on décroche par moment. La réalisation est intéressante et les  indiens nous prouvent qu’ils peuvent faire autre chose que du Bollywood, mais au final nous ne sommes pas convaincus.


Rengaine – Quinzaine des réalisateurs
Premier film français de Rachid Djaïdani. L’histoire d’amour entre un black chrétien, Dorcy, et une maghrébine, Sabrina. Le film est tourné « à l’arache » avec tous les tics qui vont avec (décadrages , flous, lumière…). Une suite de scènes met en évidence les problèmes qu’entraînent l’union de ces deux personnes de confessions et de couleurs différentes. On a alors droit à un catalogue de tout les clichés, et plus le film avance et plus cela devient fatigant. Même s’il y a quelques bons moments, ça se prend beaucoup trop au sérieux. À oublier.

Raoul

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