Séries Mania saison 4 : Le bilan

Après une semaine de festival, Séries Mania c’est fini. Malheureusement votre serviteur n’a pas pu faire autant de chose qu’il voulait, dû à certains impératifs. Mais j’ai quand même pu assister à quelques projections et tables rondes pour lesquelles je vous ferai un petit résumé.

Cette saison 4 de Séries Mania fut une véritable réussite, d’après les premiers chiffres 15 000 personnes sont venus au Forum des Images visionner et découvrir des séries venues des quatre coins du monde. Entre rire, larmes et tension, toutes les émotions étaient au rendez-vous. C’est donc sans surprise que le festival a annoncé son renouvellement pour une cinquième année, qui, cette fois se déroulera sur neuf jours (du 22 au 30 avril 2014).

Cette année, le public a décidé de récompenser la minisérie suédoise Don’t ever wipe tears without gloves. Un drame se déroulant dans les années 80 et soulevant la question du sida dans la communauté homosexuelle.

Place maintenant à mes impressions sur ce que j’ai pu voir pendant cette semaine plus ou moins chargée.

Lundi avait lieu la soirée d’ouverture avec la série anglaise The Fear, présentée par son acteur principal Peter Mullan. L’histoire : Rickie Bennett (Peter Mullan), un riche entrepreneur et mafieux sur les bords veut entreprendre un projet d’envergure, reconstruire une zone abandonnée de  la ville de Brighton. Malheureusement pour lui les choses ne vont pas se passer comme il l’entend quand une bande de mafieux libanais vient empiéter sur ses plates bandes et alors qu’une sorte de démence commence à le toucher. L’homme devient de plus en plus imprévisible et ses deux fils doivent prendre la relève. Le problème est qu’ils vont envenimer les choses.

A partir de ce résumé on peut penser que la série ressemble fortement à Boss, sur quelques points oui. Mais là où Boss est réussie, The Fear l’est beaucoup moins. Le premier épisode est assez accrocheur et l’histoire s’annonce plutôt attrayante, le début de la maladie de Rickie est bien traité et le récit assez clair. Après ça se gâte, l’histoire se complexifie pour pas grand chose et tout devient assez flou. Le rythme devient moins limpide et des flashback viennent ralentir le tout. Si les acteurs s’en sortent convenablement, et notamment Peter Mullan, le réalisateur charge sa réalisation avec des effets de style qui alourdissent la narration. Ce n’est pas un ratage complet mais la série compte beaucoup trop de défauts.

Mes 2 coups de coeurs du festival vont à 2 comédies autrasliennes, Please Like Me et A Moody Christmas. La première raconte le quotidien de Josh, jeune homme de 20 ans tout juste largué par sa copine et découvrant son homosexualité. Et alors que sa mère fait une tentative de suicide, il doit quitter sa colocation et revenir habiter avec elle. On retrouve quelques points commun avec Girls, la série de Lena Dunham, notamment dans ses dialogues, mais contrairement à cette dernière Please Like Me garde largement ses distance avec le drame. Si certaines scènes s’avèrent tristes c’est immédiatement désamorcé par une pointe d’humour. La série est très drôle, naïve parfois et n’oublie jamais d’être touchante. De plus, une sincérité rafraichissante émane du show de Josh Thomas.

A Moody Christmas, est assez particulière sur la forme. Les 6 épisodes de la série se déroulent à noël, chacun 1 an après le précédent. On retrouve Dan, jeune australien travaillant à Londres qui part en Australie pour passer noël en famille. Une famille qui s’avère totalement disfonctionelle. Entre son frère loser,son oncle un peu lourd et soeur psychorigide  entre autres, Dan s’apprête à passer de magnifiques fêtes. C’est sans compter sur sa rencontre avec la belle Cora, petite amie de son cousin. Les situations familiales complètement chaotiques sont très drôles et semblent fidèles à ce que pourrait être une véritable réunion de famille avec ces membres là. La comédie douce-amère nous montre parfois une certaine mélancolie et ne joue pas à fond la carte de la comédie. Phil Lloyd et Trent O’Donnell, scénaristes et créateurs, assument ce basculement vers la dramédie et arrivent à trouver un parfait équilibre entre les deux.

Du côté de l’Angleterre mes séries favorites de ce festival ont été A Young Doctor’s Notebook et Line of Duty. Deux séries diamétralement opposées. La première met à l’affiche Daniel Radcliffe et Jon Hamm. N’ayant rien lu dessus quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu que la série virait très souvent dans la comédie. Le récit se centre sur Vladimir (Daniel Radcliffe), un jeune médecin russe envoyé dans un hôpital situé un peu plus loin qu’au milieu de nulle part. A une heure de marche pour être plus précis. Il va faire la rencontre de trois « hospitaliers », deux infirmières et un assistant plutôt lourdingue. Un individu s’invite à la fête, Vladimir avec 30 ans de plus, que lui seul peut voir. Il est bien évidemment joué par Jon Hamm. Assez surprenant au début mais on s’y fait vite, notamment grâce à une parfaite alchimie entre les deux acteurs qui s’en donnent à coeur joie. Si le ton de la série est au départ humoristique, voire burlesque par moment, il bascule peu à peu vers une certaine noirceur à mesure que le mal être de Vladimir s’installe. Une excellente surprise.

La seconde, Line of Duty suit Tony Gates (Lennie James), inspecteur de police dont les taux de réussite battent tous les records et devient un héros pour l’ensemble de la police. Pourtant, ce succès tape dans l’oeil de la brigade anti-corruption qui va commencer une enquête sur ses agissements. Polar en cinq épisodes de 52 minutes, la série est très efficace et prenante. Assez référencée, la série imprime une atmosphère parano et étouffante quand l’étau semble se resserrer sur Gates. Les acteurs sont tous très bons et apportent beaucoup de nuances à leurs personnages.

C’est donc fini pour cette année, l’expérience fut excellente et au delà des séries il y a eu de belles rencontres. L’envie d’y retourner est déjà là et une certaines nostalgie s’installe. Que l’année prochaine arrive vite.

 

Romain

 

Critique du film Iron Man 3 de Shane Black, avec Robert Downey Jr et Gwyneth Paltrow

Synopsis officiel

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

Commentaire et critique

Après avoir frôlé la mort à New-York (dans The Avengers), Tony Stark n’a plus goût à la fête. Enfermé dans son labo avec Jarvis et son équipement toujours plus hightech, renfermé sur lui-même, il ne dort plus, il doute de lui-même et compense en se vouant corps et âme à la création d’armures toujours plus perfectionnées. Rappelez-vous, dans The Avengers, il portait la Mark 7. Au début de Iron Man 3, l’ennui et la dépression lui ont donné le temps et les moyens de travailler sur bien d’autres modèles, puisqu’il met alors à l’essai le prototype de la Mark… 42. Cette dernière est une armure surpuissante et surprenante, mais encore imparfaite et incontrôlable, à l’image de son créateur. Mark 42 est son obsession, sa fuite… C’est le masque qui lui permet d’éviter de se confronter à la réalité de ce qu’il vit et ressent… En effet, il se pourrait bien que le désinvolte, le narcissique, le flamboyant Tony Stark ait un coeur, caché, là encore, sous l’électro-aimant qui lui permet de vivre. Mais entre (sur)vivre pour soi et vivre avec les autres, Tony devra faire un choix : celui de tomber le costume (de fer)…

Kiss Kiss Blank Blank ? :

Le meilleur ennemi de Tony Stark ne serait-il pas Iron Man (et réciproquement) ? Bien évidemment la question a été déjà posée et largement développée, dans Iron Man 2 comme dans The Avengers. Rien de bien nouveau encore ici, si ce n’est que cette fois-ci, Tony n’est plus seul. Ou du moins, il comprend enfin qu’il n’est désormais plus seul…

Pepper l’aime et vit avec lui, elle lui fait aveuglement confiance et le comprend comme aucun(e) autre (hormis peut-être le docteur Bruce Banner, mais ça, c’est une autre histoire que je fantasme). Quand Pepper est en danger, il n’est plus du tout question de rigoler. Tony s’inquiète, s’émeut, se déchaine… ce qui donne lieu à quelques séquences plus sensibles et subtiles que d’autres, mais aussi quelques répliques bien senties et parfois des réactions étonnantes…

Happy a pris du grade, puisqu’il n’est plus son garde du corps (Iron Man n’a pas besoin de garde du corps) mais désormais son chef de la sécurité ; cependant, l’amitié et la complicité entre les 2 n’en demeurent pas moins tendres et fraternelles. Et puis ils sont fans de Downton Abbey. Et ça, c’est sacré.

War Machine, qui avait largement pointé le bout de son masque dans le 2, revient ici en Iron Patriot, customisé par U.S. Air Force aux couleurs subtiles du drapeau américain. Donnant lieu à un certain nombre de plaisanteries et d’un second degré « patriotique » plutôt bienvenu (déjà bien présent dans Captain America et The Avengers), on regrettera pourtant que le personnage du Colonel Rhodes (Don Cheadle) soit si peu approfondi, ne servant que de faire valoir moral au puéril et excentrique Tony Stark. C’est peut-être ici le point faible du film concernant la « consolidation » de l’entourage proche de Stark/Iron Man : en effet, le traitement Rhodey/War Machine/Iron Patriot est malheureusement assez expéditif et approximatif, frustrant donc.

Cette frustration nous la retrouvons aussi largement en la présence du second rôle féminin interprété par Rebacca Hall, Maya Hansen, qui aurait pu être absolument géniale, si son rôle n’avait pas été si bêtement illustratif. Une jolie fille sympa qui serait AUSSI un génie scientifique ? ça annonçait du très bon dès la 1ère séquence du film (un peu à l’image de l’excellente Scarlett Johansson/Natasha Romanoff dans Iron Man 2), mais sur la longueur, les scénaristes (et les monteurs ?) ont dû trouvé cela trop peu crédible aux yeux des spectateurs et l’ont progressivement rangée dans le placard à plantes vertes. Certainement le plus grand gâchis du film…

Heureusement, les personnages d’Aldrich Killian (Guy Pearce, plutôt bon, bien que trop formaté) et surtout celui du Mandarin (Ben Kingsley, comme vous ne l’avez certainement jamais vu) permettent la construction d’une intrigue plus efficace que celle d’Iron Man 2 et moins risible que celle de The Avengers. Entre expérimentation militaire, nanotechnologies, complot d’envergure (inter)national et terrorisme anarchique, l’intrigue fait surtout appel à Extremis, sorte de virus permettant de transformer des hommes et des femmes en super-mercenaires quasi invincibles et indestructibles (et très enragés). On est très loin du serum de Captain America… Et cette nouvelle forme d’ennemis, on s’en doute, ne peut que donner du fil à retordre à Tony, qui va à nouveau devoir faire preuve d’intelligence et de tactiques de combat et de défense plus ou moins improvisées, donnant souvent lieu à des scènes particulièrement surprenantes et spectaculaires. Et ça tombe plutôt bien, c’est aussi pour ça qu’on va voir un film comme Iron Man.

Iron(ic) Man :

Un des points forts du film est certainement le personnage de ce petit garçon, Harley, qui va aider Tony à un moment où Mark 42 et Jarvis décident inopinément de prendre un peu de repos dans un trou perdu des Etats-Unis, après une scène de destruction remarquablement bien foutue (et presque émouvante) que je vous laisserai découvrir par vous-même. Alors, là aussi, rien de bien exceptionnel dans l’écriture de ce duo Tony/Harley, mais on y retrouve une « Shane Black Touch » plutôt réjouissante. C’est surtout dans ce moment du film que le buddy movie se fait sentir, évitant que le film traine en longueur à ce moment de l’intrigue contre Extremis et le Mandarin. Le détournement que Shane Black fait de sa propre marque de fabrique devient ainsi tout aussi drôle que grinçante, avec quelques répliques savoureuses.

Et alors donc, la grande question : Shane -L’Arme Fatale 1 et 2, Le Dernier Samaritain, Last Action Hero, Kiss Kiss Bang Bang- Black, ça vaut vraiment quoi, ici ? Reconnaissons que tout ce qui fait le nouvel intérêt d’Iron Man 3 – le petit plus à la recette qui ne change pourtant pas – c’est bien l’arrivée de Shane Black aux commandes. Enfin, aux commandes… La franchise parait parfois comme une armure vide géante tirée par les grosses ficelles des studios.

Mais… Shane Black, grâce à qui Robert Downey Jr avait ressuscité dans le génial Kiss Kiss Bang Bang (2005), a réussi à placer quelques fils supplémentaires là où généralement on ne trouvait plus grand chose. Jon Favreau et Joss Whedon, malgré tous leur mérites (un travail d’écriture plutôt sympa au niveau des interactions entre les personnages pour The Avengers, notamment), avaient malheureusement bien trop disparus derrière de grosses blagues potaches (efficaces, certes) et des idées visuelles marquantes, mais rongées par un excès d’effets en tout genre qui perdait le spectateur et le sens même du film.

Alors, soyons (voyons) clair, ce n’est pas non plus la panacée avec Shane Black, mais il s’en tire plutôt honorablement, même dans les scènes d’action. Comme dans les autres films, le climax est toujours aussi spectaculaire et virevoltant, dans l’excès permanent, mais ici, nous restons face à un excès « sous contrôle ». En effet, contrairement à la fin d’Iron Man 2 et de The Avengers où l’on bascule très vite dans un excès grotesque involontaire, ici, la mise en scène et l’écriture des scènes d’action parviennent à rester dans une certaine maîtrise (toute relative) du spectaculaire. L’écriture et la mise en scène de Shane Black permet ainsi au spectateur de toujours se situer dans l’espace et le déroulement des actions plus qu’impressionnantes, sans jamais perdre (ou presque) le contrôle de ce qu’il est en train de regarder et comprendre de la situation. Vous en aurez plein les yeux (surtout avec la 3D relief, très efficace), mais sans être pour autant aveuglé par le feu d’artifice permanent. Et c’est suffisant rare pour que cela soit souligné.

A coeur ouvert :

La sortie d’un nouveau film de chez Marvel, c’est la promesse d’un bon divertissement grand public, cool et spectaculaire : c’est par excellence la sortie entre potes et la sortie familiale (enfants, parents, grands-parents,…). La sortie d’un nouvel Iron Man (inclus The Avengers), c’est aussi la promesse d’un show inégalable de Robert Downey Jr, décomplexé à souhait, réjouissant d’extravagance, d’impertinence et d’auto-dérision. Un acteur (et un personnage) qui se veut, bien évidemment, davantage charismatique que Thor, Captain America et autres Hulk. Iron man 3 se lance ainsi assez fièrement au sommet de l’ensemble des derniers Marvels, plaçant la barre haut, barre que certainement seul The Avengers 2 cherchera à atteindre.

Rien de nouveau cependant sous le soleil de la franchise : la recette est toujours la même (mais elle fonctionne, pourquoi la modifier ?), cependant ici, quelques surprises et coups de théâtre (des spoilers sur lesquels je n’insisterai pas, vous verrez bien par vous-mêmes) permettent d’ajouter une saveur nouvelle, saveur un peu piquante que certains adoreront, que d’autres oublieront très vite après l’avoir goûtée.

Malgré la participation appréciée de Shane Black, l’intrigue d’Iron Man 3 aurait pu être davantage consolidée, mais dans le genre, on a rarement vu mieux. Alors le temps de la projection, ne boudons surtout pas notre plaisir ! Et promis, Robert Downey Jr réussira toujours à vous tirer un paquet de sourires et même quelques éclats de rire sincères et spontanés 🙂

Caroline

Vidéo de la conférence de presse parisienne d’Iron Man 3

2ième jour de notre semaine Iron Man 3 avec la vidéo intégrale de la conférence de presse de Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow, ainsi que la version audio pour écouter tranquilou au bureau avant la sortie du film demain et notre critique.

Photos de la conférence de presse française d’Iron Man 3

Mercredi sortira le 3ième opus de la saga Iron-Man qui lance officiellement la phase 2 de l’Univers cinématographique Marvel.

A cette occasion nous avons pu assister à l’avant-première privée du film au Grand Rex en présence de Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow ainsi qu’à la conférence de presse.

A évenement exceptionnel, dispositif exceptionnel : nous allons donc faire une semaine Iron Man avec aujourd’hui les photos exclusives de la conférence de presse et l’avant-première du film, suivies de la vidéo intégrale demain et de la critique du film mercredi.

[Festival] Séries Mania Saison 4

Du 22 au 28 avril 2013 Séries Mania nous convie au Forum des Images pour la 4ème édition de son festival et nous propose un riche programme. Rendez vous majeur des sériesphiles, entre fans et professionnels, Séries Mania offre l’opportunité de découvrir des séries internationales inédites en France en présence d’acteurs et producteurs et de participer à divers débats lors de différentes tables rondes.

Filmgeek, qui sera évidemment de la partie pour couvrir chaque jour du festival, vous propose les événements les plus notables du festival (Le programme entier est disponible sur le site du forum des images, ici).

Lundi 22 Avril 

La saison 4 de Séries Mania s’ouvre à 16h avec une table ronde organisée par Allociné et interroge sur la créativité des séries à l’heure des adaptations, reboots et autres remakes. À la suite de ce débat, les festivaliers sont invités à se rendre à la soirée d’ouverture ou seraont projetés les 4 épisodes de la série britannique The Fear, en présence de l’acteur Peter Mullan.

Mardi 23 Avril

Découvrez la saison 2 de Showrunners, série documentaire consacrée aux… Showrunners. David Benioff et D.B. Weiss (Game of Thrones), Michael Patrick King (Sex and the City) et David Chase 1re partie (Les Soprano) sont à l’honneurs lors des 3 premiers épisodes. Après ça prenez un peu d’adrénaline et suivez Anthony Starr, anti-héros de la survoltée Banshee produite par Alan Ball (Six Feet Under, True Blood) lors des deux premiers épisodes. Hannibal, créée par Bryan Fuller (Pushing Daisies) et diffusée sur NBC  sera diffusée à 21h avec deux épisodes. Elle suit la jeunesse d’Hannibal Lecteur, célèbre cannibale de la littérature américaine.

Mercredi 24 Avril

Deuxième partie de Showrunners avec la fin de David Chase suivit de Lena Dunham (Girls) et Tom Fontana (Oz). La soir, après un repas rapide et le ventre plein plusieurs choix s’offrent à vous. D’abord House Of Card, séries récemment diffusée par Netflix. Une petite révolution dans le monde des séries puisque la plateforme a proposé simultanément les 12 épisodes de la saison. Découvrez les deux premiers épisodes de ce show politique emmené par un brillant Kevin Spacey et mis en scène par David Fincher. Autre choix, Please Like Me, comédie Australienne de Josh Thomas prosant avec justesse et tendresse son regard sur l’homosexualité. Les trois épisodes seront suivis par un débat avec Debra Lawrence, actrice de la série et Todd Abbott, producteur.

Jeudi 25 Avril

Boss est à l’honneur ce jeudi puisque les deux premiers épisodes de la seconde et ultime saison seront projectés, suivit d’une rencontre avec Farhad Safinia, son créateur. Game of Thrones entame en ce moment même sa troisième saison et Séries Mania propose ses deux premiers épisodes à partir de 21h.

Vendredi 26 Avril

À 14h30 Jérémy Pouilloux, président de Transmedia Immersive University animera une table ronde consacrée aux séries transmédia. Il questionnera leurs enjeux et leurs réalités en compagnie de créateurs et diffuseurs de ces nouveaux formats. À 16h15 la série anglaise Ripper Street nous replonge dans le mythe de Jack l’Éventreur avec 2 épisodes (sur 8). À l’instar de Friday Night Light l’année dernière, Six Feet Under sera explorée lors d’une conférence proposée par l’écrivain et philosophe Tristan Garcia. Dans le même temps, dans une autre salle, les curieux pourront découvrir Odysseus, co-production européenne racontant le périple d’Ulysse avec une approche inédite, l’attente de Pénélope sur Ithaque et sa situation critique en attendant son héros.

 Samedi 27 Avril

Le journaliste Olivier Joyard animera une table ronde autour des secrets de fabrication de la série française événement de la fin d’année 2012, Les Revenants en présence de l’équipe de la série. À 18h c’est Tom Stoppard, scénariste de Shakespeare in Love et Anna Karenina qui viendra présenter son adaptation de Parade’s End, précédé par la projection des deux premiers épisodes. Pour les insomniaques la nuit du samedi au dimanche offrira l’habituel marathon The Walking Dead, avec les 10 premiers épisodes de la saison 3.

 Dimanche 28 Avril

Voilààà c’est fini, mais avant de partir Séries Mania nous offre une rencontre avec Agnieszka Holland, créatrice de Burning Bush et réalisatrice d’épisodes de Treme, The Killing U.S et The Wire. Pour terminer son festival en beauté, Séries Mania diffusera lors de la soirée de clôture les 3 premiers épisodes de la saison 2 de Girls de la talentueuse Lena Denham.

Romain

Critique du film Mariage à l’Anglaise de Dan Mazer

 

 

Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Ce qui ne les a pas empêchés d’être réunis par un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent… Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?

Scènariste principal de l’acteur Sasha Baron Cohen pour (Ali G, Borat et Bruno), Dan Mazer passe pour la première fois à la réalisation avec Mariage à l’Anglaise. Titre mal choisi puisque I Give it a Year, l’original est bien plus évocateur. Le réalisateur n’hésite pas, dès le début du film, à s’amuser des clichés en détournant tous les codes de la comédie romantique habituelle. L’histoire prend donc les amateurs de ce genre à contre pied en racontant comment un couple, n’ayant aucun point commun, va tout faire pour éviter le mariage. C’est évidemment sans compter sur deux personnages, Chloe, interprétée par Anna Farris et Guy, joué par le séduisant Simon Baker, usant de leur charme pour leur mettre des bâtons dans les roues… Ou il serait plus juste de dire qu’ils viennent leur enlever une belle épine du pied.

Doté d’un humour irrévérencieux et vulgaire, le film parvient à le faire fonctionner parfaitement en y mêlant un ton décalé bien british et donne lieu à des séquences très drôles. Le réalisateur parvient à ne jamais tomber dans la niaiserie et réussi à nous faire rire jusqu’à la dernière situation. Le casting est une des grandes réussites du film, Rose Byrne et Rafe Spall sont parfaits dans leur rôle de couple incompatible, tandis qu’Anna Farris et Simon Baker apportent avec eux leur fraicheur. Sans oublier le pétillant et déjanté assortiment des seconds rôles, notamment Stephen Merchant (camarade de Ricky Gervais) qui, à chacune de ses apparitions, jète un malaise autour de lui, pour le plus grand bonheur des zygomatiques du public.

Au final Dan Mazer nous offre une comédie typiquement anglaise sans tomber dans les stéréotypes du genre et ne retombe jamais dans les travers de la comédie romantique (Comédie dans sa première partie, plus romantique dans sa seconde) et arrive à nous faire rire aux éclats de bout en bout.

Romain