Critique du film Mariage à l’Anglaise de Dan Mazer

 

 

Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Ce qui ne les a pas empêchés d’être réunis par un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent… Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?

Scènariste principal de l’acteur Sasha Baron Cohen pour (Ali G, Borat et Bruno), Dan Mazer passe pour la première fois à la réalisation avec Mariage à l’Anglaise. Titre mal choisi puisque I Give it a Year, l’original est bien plus évocateur. Le réalisateur n’hésite pas, dès le début du film, à s’amuser des clichés en détournant tous les codes de la comédie romantique habituelle. L’histoire prend donc les amateurs de ce genre à contre pied en racontant comment un couple, n’ayant aucun point commun, va tout faire pour éviter le mariage. C’est évidemment sans compter sur deux personnages, Chloe, interprétée par Anna Farris et Guy, joué par le séduisant Simon Baker, usant de leur charme pour leur mettre des bâtons dans les roues… Ou il serait plus juste de dire qu’ils viennent leur enlever une belle épine du pied.

Doté d’un humour irrévérencieux et vulgaire, le film parvient à le faire fonctionner parfaitement en y mêlant un ton décalé bien british et donne lieu à des séquences très drôles. Le réalisateur parvient à ne jamais tomber dans la niaiserie et réussi à nous faire rire jusqu’à la dernière situation. Le casting est une des grandes réussites du film, Rose Byrne et Rafe Spall sont parfaits dans leur rôle de couple incompatible, tandis qu’Anna Farris et Simon Baker apportent avec eux leur fraicheur. Sans oublier le pétillant et déjanté assortiment des seconds rôles, notamment Stephen Merchant (camarade de Ricky Gervais) qui, à chacune de ses apparitions, jète un malaise autour de lui, pour le plus grand bonheur des zygomatiques du public.

Au final Dan Mazer nous offre une comédie typiquement anglaise sans tomber dans les stéréotypes du genre et ne retombe jamais dans les travers de la comédie romantique (Comédie dans sa première partie, plus romantique dans sa seconde) et arrive à nous faire rire aux éclats de bout en bout.

Romain

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