Critique du film Edge of Tomorrow

Affiche du film Edge of Tomorrow Poster

[ATTENTION] Cette critique peut contenir de traces de spoiler.

LIVE. DIE. REPEAT.

Comme il est maintenant de coutume pour moi avec les blockbusters, j’essaie d’arriver le plus vierge possible dans la salle : pas de teaser, de FA, d’extraits, de premières minutes en exclu, rien. On s’est retrouvé avec de telles aberrations dernièrement où des scènes entières n’étaient même plus présentes au montage final ou pire encore des pans entiers de l’intrigues spoilés sur l’hôtel de la promo que non, plus jamais ça.

Alors, j’ai enfilé mes lunettes 3D sur la seule promesse du cast et de l’affiche : Tom et Emily vont à la guerre avec un concept malin.

EDGE OF TOMORROW

DIE AND RETRY.

Cette fameuse mécanique de répétition héritée d’Un jour sans fin ou plus récemment de Source Code, sert ici à la fois à montrer la transformation d’un pleutre incarné par Tom Cruise, en une arme redoutable, à la manière d’un joueur de jeu vidéo maîtrisant jusqu’au dernier rouage du dernier niveau après y être mort des centaines de fois, tout en se permettant de faire de l’humour, souvent facilement mais toujours efficacement. Et ça tombe bien, Tom excelle dans les deux domaines action et humour, il me fait croire encore, me surprend encore et je m’incline encore.

Autre bonne surprise du film : Emily Blunt. Oh bien-sûr, je la trouvais déjà excellente actrice mais j’avais forcément un peu doute sur le poids de son rôle au côté de Tom-tout-puissant et heureusement les scénaristes l’ont plutôt gâtée : elle incarne un personnage fort, un leader charismatique, qui ne se trouve jamais dans l’ombre de Tom et dont même l’intrigue amoureuse s’articule intelligemment avec la mécanique de reset.

Enfin, derrière ces deux grands acteurs, il y a aussi des scènes d’action massives, bien produites, où les références aussi bien cinématographiques (des classiques de films de guerre à Verhoeven période Starship Troopers) qu’historiques (le débarquement, Verdun et ses premières lignes chair à canon, la propagande…) servent à densifier le film et en font un vrai film de guerre à son tour en lui offeant une dimension critique bienvenue. Doug Liman tire donc aussi son épingle du jeu en tenant sa partition presque jusqu’au bout.

EDGE OF TOMORROW

LIVE AND LET DIE.

Presque car bizarrement, comme le controversé Oblivion de Tom, passé le premier acte de découverte très excitant, le second efficace, le dernier tiers est le plus faible. L’enchaînement de péripéties menant à la conclusion ne fonctionne plus vraiment, en partie à cause du détournement des règles mises en place et du manque de lisibilité de l’ensemble causé à la fois par la 3D, la photo et l’excès du combo décors/CGI médiocre…

Mais là n’est pas l’essentiel : il faut surtout retenir d’Edge of Tomorrow un bon blockbuster bien plus intelligent et drôle que ce que promet sa simple accroche avec un Tom Cruise toujours au top et une Emily Blunt parfaite dans son rôle de Full Metal Bitch que l’on suivrait jusqu’à la mort pour mieux recommencer.

EDGE OF TOMORROW