[Norway] Trailer Pionér

Le cinéma et les cinéastes Norvégiens se portent bien, tels Tommy Wirkola qui semble rempiler pour la suite du succès international d´Hansel et Gretel, ou encore le duo derrière Kon-Tiki (et le moins recommandable Bandidas) qui ont été choisis par Jerry Bruckheimer pour réaliser le cinquième volet de Pirates des Caraïbes.

Après un remarqué Nokas en 2011, le réalisateur Erik Skjoldbjærgs revient cette année pour le thriller Pionér, qui se déroule à l´epoque des premières découvertes de pétrole en Norvège, à une époque où personne n´a posé le pied à une telle profondeur.

En sus d´un casting local, la prodution se paye également quelques stars étrangères telles que Wes Bentley (The Hunger Games) et Stephen Lang (Avatar).

Déjà vendu pour le marché Américain, Pionér déboule sur les écrans Scandinaves fin août.

Sans plus attendre, le trailer:

 

Armand

[Festival] Film from the South

Le festival des Films du Sud  se déroule du 04 au 14 Octobre à Oslo. Le festival, qui fête ses 22 ans, a pour objectif de montrer le meilleur du cinéma non-occidental. Le but du festival est d’apporter à notre partie du globe des films uniques et qui font s’agiter et cogiter. En sus des traditionnelles projections, de nombreux événements sont associés au festival tels que des cosplay pour la section manga, des tables rondes sur le co-financement des films en Afrique, des expositions. Plus qu’un festival, FFS se veut un lieu d’échange culturel entre l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Latine. Plus de 100 films de fiction et documentaires seront diffusés au cours des 10 jours du festival.

Le site officiel: http://www.filmfrasor.no/en/

Pour suivre le déroulement en direct sur twitter (mais en anglais): @thundershelly

Après un démarrage sous le signe du soleil avec un concert brésilien jeudi soir, j’ai participé à l’ouverture de la rétrospective Nikkatsu (le plus vieux studio Japonais), en présence de l’ambassadeur du Japon en Norvège. Quelques films emblématiques du studio seront diffusés tout au long du festival.

Pour l’ouverture de la rétrospective, nous avons pu assister  à la diffusion de A Diary of Chuji’s Travels, chef d’oeuvre muet de 1927! Une diffusion unique qu’il ne fallait rater sous aucun prétexte.

J’essaierai de faire une critique au cours du week end (enfin demain matin). Cet après midi, je vais voir Kokuriko-zaka kara de Goro Miyazaki, avec du Cosplay puis Omar m’a Tuer et My Brother The Devil.

Armand

[Norvège] Flukt

Les films Norvégiens, ça a toujours un nom bizarre. Enfin souvent. Le cinéma Nordique n’arrive pas très souvent en France et pourtant quelques métrages norvégiens ont sû trouver leur chemin vers les écrans hexagonaux. Sortis sur les écrans en 2009 et 2010 respectivement, Dead Snow (Død Snø) ou Troll Hunter (Trolljegeren) ont fait parler d’eux sur le territoire Français. Dernier en date, Kon-Tiki s’est même fendu d’une performance aux Oscars. Le film de genre Norvégien se balade donc hors des frontières de ce petit pays de même pas 5 millions d’habitants.

Vendredi dernier déboulait sur les écrans locaux le nouveau film du réalisateur de Cold Prey et Le Secret de la Montagne Bleue (films assez différents il faut bien le dire), sobrement intitulé Flukt (Escape sur le circuit international).

 

Le pitch:

« Après l’épidémie de Peste Noire qui a ravagé le pays, une famille pauvre cherche un endroit où s’établir. Sur le chemin, elle se fait attaquer par une bande de tueurs sans merci. La seule survivante est Signe, une jeune fille de 19 ans gardée en otage. Elle apprend à ses dépend qu’il y a pire que la mort et que son salut ne peut venir que de la fuite. La chasse est ouverte. »

Les survivals sont peu nombreux et la perspective d’en voir un se dérouler dans les paysages durs de Norvège était bien alléchante. Malheureusement, le film de Roar Uthaug ne parvient pas à convaincre. Alors certes, la photo est jolie, les paysages atypiques, mais c’est loin de suffire pour faire un bon film.

L’argument de vente principal de la campagne marketing était la présence au générique d’Ingrid Bolsø Berdal aperçue dans la série Cold Prey, mais également dans Chernobyl Diaries et au générique du prochain Hansel & Gretel (réalisé par le Norvégien Tommy Wirkola). Vendu aussi sur la présence de Kristian Eivid Espedal plutôt connu comme front-man des groupes de Metal Gorgoroth et God Seed. Dommage pour la jeune Isabel Christine Andreasen, absente de la promo et minuscule sur l’affice alors qu’elle est pourtant au centre de l’histoire.

Le déroulement du métrage est tout à fait convenu et ne parvient pas à susciter le moindre intérêt, la faute à une mise en scène plate et une musique inadéquate largement pompée chez le Hans Zimmer de Gladiator, mais sans le brio et souvent en décalage complet avec les scènes.

Le film ne vaut donc ni par son statut de survival, ni par son origine géographique. Je ne sais pas si le film trouvera un distributeur pour les salles Françaises, mais si quelqu’un dans le biz lis ces lignes, je lui conseille fortement de choisir autre chose. Ou alors d’en faire un DTV.

J’ai fait quelques photos de la première, vous pouvez les trouver >>ici<<

Demain débute à Oslo le Festival des Films du Sud, j’essaierai de vous faire des comptes rendus réguliers vu que j’ai choppé une accréditation presse.

Armand

[Crazy] Remix cinés de Pogo.

Vous connaissez Pogo? Pas le pogo des concerts de metal, pas le titre « Pogo » de Digitalism, Pogo. Ou plutôt Nick Bertke aka Pogo. Le bougre s’est amusé à sampler et remixer de grands classiques pour les transformer en titres de musique électronique.

Il bosse sous FLStudio et le résultat est particulièrement impressionnant, parfois un peu ridicule mais c’est totalement geek -surtout le clin d’oeil à GladOS (les joueurs de Portal comprendront)- et par conséquent indispensable.

100% Terminator 2:

Mais le meilleur reste sans doute son remix d’Alice au Pays des Merveilles, qui a dépassé les 8 millions de vues.

Enjoy.

Armand

[Analyse] Licences Américaines Billionnaires.

Salut,

Ca faisait un bail.


Le cinéma, c’est de l’art et du business. Enfin dans l’autre sens. Ou pas.

Pour comprendre le succès d’un film, notamment aux USA, on pense à comparer son budget et ses recettes. Quand on n’est pas dans le biz, c’est difficile d’apprécier ce succès quand on ne connaît pas la somme mise en jeu dans le marketing.
C’est encore plus difficile quand certains comparent un film sortant en 2012 et un film sorti 15 ans avant. Pour vraiment comprendre une carrière de film sur le territoire US, il faut prendre en compte l’inflation. In fine, on se retrouve donc à comparer les choses vraiment comparable, à l’instar des sommes du nombre d’entrées sur le territoire français.

Dans cette « analyse », j’aimerais remettre en perspective les séries ou licences qui ont dépassé le billion (ou milliard) de dollars en recettes cumulées sur le territoire américain. Cela permet de comprendre parfois pourquoi les producteurs s’attachent ou s’acharnent à faire (re-)vivre certaines licences malgré des chiffres à priori décevants pour les derniers opus.

Les chiffres qui suivent sont issus de boxofficemojo (dont la mise à jour est un bonheur pour tout fan de dollars), en regardant les recettes cumulées, le nombre de films de la franchise (sans y ajouter les ressorties).
Ces chiffres sont virtuels, ils reflètent le nombre de places vendues pour chaque film, multiplié par le prix d’une place en 2011. Les sommes engrangées ne sont donc pas réelles mais le ratio budget/recettes est sans doute pertinent. Les plus curieux iront voir sur le site pré-cité; il comporte moultes comparaisons et autres informations budgétaires.
Si l’ensemble paraît évident, il y a tout de même quelques surprises, en tout cas je l’espère.

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[JV OST] BO de Portal 2 en téléchargement gratuit.

Le jeu de Valve (Half Life, Team Fortress, Portal, Left 4 Dead, Steam) est dans les bacs depuis un mois et se porte plutôt pas mal. Si vous aimez le jeu et sa BO, vous serez heureux d’apprendre qu’elle est disponible en téléchargement gratuit et légal ICI.
Merci qui ? Merci Valve !

Bonne écoute, en attendant le prochain volume.

Armand

[Bande Originale] Hanna, des Chemical Brothers


Tout le monde connaît le groupe anglais The Chemical Brothers. Du moins, si vous ne les connaissez pas, vous avez forcément entendu de leur musique en jingle TV ou dans de nombreux films (notamment Kick Ass).

Petit rappel avec certaines des meilleures pubs jamais faites, réalisées par Michel Gondry pour Air France, portées par The Chemical Brothers (le titre s’appelle Asleep from Day):

 

L’année dernière The Chemical Brothers nous gratifiait d’un nouvel album, Further, que je ne saurais trop vous recommander. S’éloignant toujours plus du big beat initial (et des titres démoniaques tels que Get up on it like this ou Block Rockin’ Beats), Further est riche en ambiances variées et en sons triturés. Plus poétique, Further n’en reste pas moins un album d’électro qui sait envoyer les basses. La grosse nouveauté de l’année dernière c’est la composition d’un track (Don’t Think) pour le Black Swan d’Aronofsky dont on vous avais déjà parlé en ces lieux. Le titre n’est disponible que sur la version digitale de Further ou sur le CD Japonais de l’album.

Cette année, ils ont remis le couvert pour Hanna, le film de Joe Wright à sortir en France au début du mois de juillet (alors qu’il a déjà fini sa carrière aux USA). Plus extrême, le score composé par le duo anglais garde évidemment une relation avec leur travaux précédents, mais se fait nettement plus violent. A l’image du film, sauvage, les titres de Chemical Brothers sont sans concessions. Le thème principal est efficace, l’ensemble est agrémenté de différents instruments créant de nombreuses ambiances. On penserait parfois au travail de Bruno Coulais sur Coraline, aux Dust Brothers de Fight Club, à une pincée de Damon Albarn (Monkey Journey to The West), mais c’est surtout un album 100% Chemical Brothers qui explose le enceintes. On retrouve les sonorités issus de 15 ans d’expérimentations électroniques mais également une fraîcheur inattendue et une efficacité de tous les instants.

Le score d’Hanna surprend l’oreille et devrait ravir les fans de musique électronique, les fans de Chemical Brothers et les fans de bandes originales vraiment originales, sans déchets et qui s’écoute même sans avoir vu le film. Un incontournable dans son genre. Et parce que la vie est bien faite, on peut en écouter une bonne partie >>ICI<<

Armand

Séance de rattrapage: Hell Driver (Nick Cage)

Le cas de Nicolas Cage est intéressant. Après avoir passé ses jeunes années dans le cinéma indépendant et les pelloches de genres peu recommandables, il devint une superstar grâce à un deal de 5 films avec Jerry Bruckheimer au milieu des années 90. Le flair alors infaillible du producteur ambitieux réunit avec succès Michael Bay et Nick dans un des meilleurs films d’action post-Die Hard/l’Arme Fatale: The Rock. Le succès se poursuivit avec Les Ailes de l’Enfer et 60 Secondes Chrono. Parallèlement, il participera à la bonne entrée de John Woo dans le cinéma américain grâce à sa prestation exceptionnelle dans Volte/Face. Jusqu’au début des années 2000, Cage est donc bankable et un action-man inespéré. Il n’en oublie pas le cinéma de genre avec 8mm ou l’excellent Snake Eyes et joue même pour Scorcese. C’est à ce moment là que les choses se gâtent avec les plantages de Capitaine Corelli ou Windtalkers (auto-parodie involontaire de John Woo qui sera tout aussi ridicule que financièrement désastreuse). Cette crise de rentabilité est en partie contrebalancée par de belles performances dans un cinéma plus indépendant (chez Jonze ou Scott), où son jeu s’exprime à merveille.

C’est encore de Bruckheimer que viendra le salut avec Benjamin Gates, rôle d’aventurier qui lui va à merveille et qui marque son retour à la grosse rentabilité. Depuis 2004, Cage alterne les succès et les fours (le lamentable Next et le sous-estimé Bangkok Dangerous), tourne au moins 2 films par an et a une coupe de cheveux toujours discutable. Son goût pour le cinéma bis et la diminution de son cachet l’orientent cependant vers un côté qu’il avait peu développé: la série B sans prétention, parfois excellente (Kick Ass), parfois tenant plus du plaisir coupable.

Depuis le début d’année, Nico a été à l’affice de deux films à moyen budget, très moyen même: Le Dernier des Templiers et Hell Driver (on y arrive enfin). Pour le premier, 40 millions de dollars dans les caisses (dont 7 et quelques dans sa poche), une ambition au-delà des moyens, mais un réalisme dans la mise en scène, qui permet d’optimiser la thune en quelque sorte. Pas déplaisant, le film fantastique doit beaucoup à la présence impeccable du Sieur Cage, bien appuyé par un Ron Perlman toujours adéquat dans ce genre de cinéma. Après, avec 40 millions on ne fait pas de miracles et les VFX finaux sont ridicules.

Hell Driver (Drive Angry en VO) et pour sa part une sorte de vigilante mélangeant allègrement du Ghost Rider et du Death Proof. Réalisée Patrick Lussier (l’auteur du mauvais Meurtres à la Saint Valentin 3D et d’une tripotée de DTV minables), le film est assumé comme un série B tirant vers le Z, gore et pleine d’humour simplet. Lussier a la même approche qu’Aja dans son Piranha 3D: des effets visuels pour la plupart ratés contrebalancés par un scénario simplifié à l’extrême (beuf) et une série de scènes cultes. Point d’ambition artistique, point de prétention d’aucune sorte, Hell Driver se veut l’anti Ghost Rider par excellence: on s’y amuse. Avec une telle approche, le spectateur est donc disposé à tolérer une 3D qui devait déjà être dégueu en salles, mais qui se révèle vraiment affreuse en bluray 2D, à tolérer aussi tous les stéréotypes de mise en scène que l’on avait déjà subi dans le précédent métrage de Lussier ou dans Destination Finale 4 (objets variés en CGI foirés fonçant vers le spectateur). On ne peut qu’applaudir des acteurs un peu en roule libre mais dont le cabotinage sert le film à merveille. Cage et Fichtner sont parfaits, Amber Heard délivrant quand à elle une partition mémorable.

Echappé de l’enfer en bagnole, Cage veut récupérer sa petite-fille, tombée aux mains d’un taré sataniste. Amber l’aide contre sa volonté (du moins au début) alors que Fichtner le poursuit pour le ramener chez Satan (l’habite). Les bagnoles, si possible américaines cultes, sont partie prenante du film. Lussier n’est cependant pas Tarantino, son film n’a jamais l’essence de Death Proof. Néanmoins, certaines poursuites bien troussées et quelques plans couillus sauvent plutôt bien la mise. Autre acteur moins évident, l’Amérique profonde. Avec une galerie de personnages secondaires tout aussi abrutis que jouissifs, Hell Driver fait mouche avec presque autant d’efficacité que dans les films de Rob Zombie. Leur destin varié mais généralement funeste est un plaisir à découvrir.

 

Hell Driver est un film pour cinéphiles. Qu’on ne s’y trompe pas, le cinéphile concerné fait partie de cette minorité qui rit grassement devant The Devil’s Rejects, Halloween 2 (2009), Piranha 3D ou encore la duologie Hostel.
Toi, lecteur de Filmgeek qui aime les films assumés, qui aime le rock (la bande son est plutôt bien vue), les rednecks, les vieilles Charger SS, les coups de pioche dans la caboche, les scènes cultes (Nick s’activant au lit avec son cuir, ses lunettes de soleil, son cigare et sa bouteille de Jack), les référence au cinéma bis, tu devrais t’amuser.

Hell Driver n’est pas un grand film, ce n’est même pas un vrai bon film; mais il a pour lui un manque de sérieux, une pêche d’enfer et une interprétation de tout premier ordre.

Armand

[Deuxième Séance] World Invasion: Battle Los Angeles

Le film est toujours à l’affiche et je viens seulement de le voir, mais dans une des plus grandes salles THX du monde: Le Colosseum d’Oslo.

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Rendez-vous med Fransk Film (Oslo)

Pour la septième année consécutive, le fraîchement rebaptisé Institut Français organise ce rendez-vous avec le cinéma Français à Oslo. Comme chaque année, 7 films pas encore distribués sur le sol Norvégien sont sélectionnés et montrés dans 2 salles d’Oslo, en sus de la programmation normale qui peut, elle aussi, comprendre des films Français (Des Hommes et des Dieux en ce moment). Ce rendez-vous a démarré hier et se termine le 14 avril prochain.

Au menu cette année:

Elle d’appelait Sarah, de Gilles Paquet-Brenner
Tournée, de Mathieu Amalric
Le documentaire La danse: The Paris Opera Ballet, de Frederik Wiseman (ça tombe bien, Black Swan est toujours à l’affiche)
Potiche, de Ozon
La Vie au Ranch, de Sophie Letourneur
Le Refuge, Ozon
Adèle Blanc-Sec de Besson (qui est soi-dit en passant un beau navet, dommage que ça arrive ici)
Les Emotifs Anonymes, de JP Améris.

Du docu, du drame, de la comédie et de l’aventure, la programmation est assez éclectique. On regrettera qu’ Adèle Blanc Sec ait été choisie à la place d’un bon petit polar tel que A Bout Portant de Fred Cavayé. On reste tout de même majoritairement dans le stéréotype de la production Française classique (drames, comédies) sans chercher le film de genre qui revient en force. Une bonne initiative tout de même, et l’occasion rêvée pour les expatriés et francophones/-philes d’avoir accès à des films qu’ils ne pourraient pas voir autrement.

Armand.