Time Out – Critique et Conférence de Presse

Cela faisait bien longtemps que ce cher Andrew Niccol ne nous avait pas montré quelque chose au cinéma (6 ans exactement depuis Lord of War). Et le voici revenu sur un thème qui l’a fait découvrir au grand monde : la science-fiction « réaliste ».

Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé l’argent. Génétiquement modifiés, les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais à partir de cet âge, il faut « gagner » du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps par dizaines d’années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d’échapper à la mort. Un homme, accusé à tort de meurtre, prend la fuite avec une otage qui deviendra son alliée.

Pour être direct, mon avis sur le film est assez mitigé.

Andrew Niccol ayant signé certainement un des meilleurs films de Science Fiction réaliste des 20 dernières années avec Bienvenue à Gattaca, et avec cette idée de monétisation du temps, je n’étais qu’impatient de voir ce qui allait en retourner. Bien qu’ancré dans le futur, le film nous présente une critique bien acerbe de notre société actuelle : le refus de prendre une ride, la volonté de gagner toujours plus d’argent, le mépris que les hautes classes sociales peuvent avoir sur le peuple d’en bas. Et par dessus tout, le fait que nous courons aujourd’hui toujours contre le temps tous les jours.

Mais le problème selon moi dans le film c’est que les protagonistes passent leur temps justement à courir. Tel des robins des bois, nous sommes en présence d’un couple qui semble être un mix en Roméo et Juliette et Bonnie & Clyde, mais qui au lieu de nous faire découvrir en profondeur cette société qui ne fait clairement pas rêver, on ne reste qu’à la surface à la manière d’un The Island de Michael Bay.

De plus contrairement à Bienvenue à Gattaca, qui avait modifié les éléments d’architecture et d’environnement où évoluent les personnages, ici on se retrouve dans un futur qui n’est pas différent du notre : les voitures, les bâtiments ne sont que des éléments qu’on trouve aujourd’hui simplement maquillés. De mon point de vue ce n’est pas un détail qui peut être laissé de côté, car au final on essaye de nous montrer ce à quoi peut ressembler le futur : là on a plus l’impression d’être dans un monde parallèle qui a juste évolué différemment. Le film axe donc l’histoire sur de l’action « pure », alors qu’il laisse de côté toute la partie la plus intéressante pouvant expliquer pourquoi à un moment donnée la société a préféré remplacer le billet vert par le temps.

Je donne peut-être l’impression d’être un peu dur avec le film, mais c’est aussi parce que j’en attendais beaucoup : c’est loin d’être un navet, on se retrouve juste à un film d’action somme toute très correcte dans registre, mais il ne m’apparait juste pas à la hauteur ce qu’est capable de faire la réalisateur.

En bonus, vous trouverez l’enregistrement de la conférence de presse du film qui eu lieu début novembre à Paris en présence de Justin Timberlake et Amanda Seyfried, ainsi que quelques photos.


Time Out – Conférence de presse PARIS 04/11/2011 par FilmGeek-TV

 

 

 

 

Le Home Cinema selon EPSON

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En ce début de décembre, j’ai été invité par Epson à Londres, comme de nombreux blogueurs européens, pour gouter la neige londonienne pour découvrir leur gamme de rétroprojecteurs dédiés aux home cinéma.

Direction 85 Swain Lane, maison des plus moderne construite dans une cimetière des plus anciens : contraste saisissant qui donne l’envie de déambuler entre les tombes de Karl Marx, ou celle en plomb d’Alexandre Litvinenko !

Dotée de trois niveaux, nous avons été accueillis dans la cuisine pour un délicieux cocktail, pour prendre des forces avant de parcourir dans la maison pour découvrir tous les produits dans différentes ambiances. Continuer la lecture de « Le Home Cinema selon EPSON »

INCEPTION en IMAX

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Inception, nouveau film de Christopher Nolan : voilà 6 mots qui pour beaucoup de personnes donnent une très grande envie de rentrer dans une salle de cinéma et moi le premier.

N’étant pas fan des critiques, je vais vous livrer rapidement mes sentiments sur le film puis vous parler de la nouvelle salle IMAX du Pathé Quai d’Ivry à Paris.

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vécu d’expérience cinématographique aussi intense au cinéma : certes il y a eu Avatar en 2009, mais avec Inception, on retrouve 11 ans après, le choc que nous a fait Matrix. Et même au-delà : scénario original, bien conçu et bien expliqué, de l’action bien dosée (qui par moment m’a fait pensé à du Michael Mann). A cela un casting aux petits oignions, même si je me demande pourquoi notre chère Marion nationale à autant de succès à Hollywood, alors qu’à chaque fois que je la vois sur un écran je me demande si elle n’est pas juste joli…

On ressort avec les interrogations qui auront une part (certainement pas complète) de réponses lors d’un second visionnage, mais on ressort content et sans avoir l’impression de s’être fait rouler dans la farine.

Ce qui n’est pas le cas de la salle IMAX au Pathé quai d’Ivry… Je m’explique.

J’avais découvert l’expérience IMAX il y a déjà deux ans avec The Dark Night, au Gaumont Disney Village. Et ce fût l’une des plus grosses claques que j’ai eu au cinéma : le film étant déjà d’une grande qualité, les séquences tournées au format IMAX rendaient une impression d’immersion inégalable ,le tout servi par une qualité de son et d’image extra. La pellicule montrait alors tout son potentiel et sa supériorité par rapport au numérique.

Bon maintenant, aller au Disney Village pour voir un film en IMAX, vu le coût global de la sortie le film, ça avait intérêt à valoir le coup. Mais depuis juillet, au Pathé Quai d’Ivry, s’est ouverte la deuxième salle IMAX de la Région Parisienne, et ce de l’autre côté du périph. Très bonne initiative à deux bémols prêts :

  • la nouvelle salle est nettement plus petite que celle de Disney. Bon il était difficile d’avoir une salle aussi grande tant l’écran de Disney est énorme (surface de deux terrains tennis), on perd quand-même l’intéret d’avoir une écran géant ;
  • les projecteurs sont numériques (2K = 2048 x 1080 pixels) et non pas argentique. Pourquoi est-ce un problème ? Sur un écran grand comme celui d’un IMAX, avec un projecteur numérique 2K et bien ça pixélise. On perd la netteté et la grande qualité d’image qu’un projecteur IMAX argentique (70mm au lieu d’un projo 35mm classique) proposait et donc tout son interêt.

Donc payer un place de ciné plus cher car IMAX, et avoir une qualité d’image plus faible que dans une salle numérique “classique”, je trouve ça injustifié à part pour la qualité de son car à mon avis avec cette nouvelle salle et le Max Linder il s’agit du meilleur son qu’on puisse trouver sur Paris.

Donc l’expérience Inception oui, courrez-y. En IMAX ? Oui, si vous avez des réductions (comme l’opération d’allociné avec 5€ de moins, jusqu’à fin août). Sinon, je vous déconseille d’autant plus qu’aucune séquence n’est tournée au format IMAX.

P.S. : à noter que la salle IMAX de Disney est elle aussi passée en numérique, donc on ne peut même plus aller s’y refugier 😡

Pour en savoir plus sur le format IMAX, allez lire cet article de Hyacinthe.

Max

Critique Shutter Island

image002Après quatre longues années, Scorsese revient à la fiction avec l’adaptation de l’oeuvre de Dennis Lehane du même nom. Shutter Island est le nom d’une l’île où a été construit un hôpital psychiatrique afin d’y interner les plus dangereux criminels. Leonardo DiCaprio et Mark Ruffalo, U.S. Marshal de leur situation, s’y rendent pour enquêter sur la mystérieuse disparition d’une patiente.

Ne connaissant pas le livre, la comparaison va être difficile, mais je ne pense pas qu’il soit possible de faire ambiance plus oppressante que celle mise en place par Scorsese. A peine les pieds à l’intérieur de l’enceinte de l’hopital, on se sent autant mal à l’aise que peuvent l’être nos deux Marshal : oppressant, conditions météo des plus difficiles et personnel hospitalier qui nous fait nous interroger sur les vrais buts des médecins présents dans cette institution.

Pour arriver à ça, il y a une réalisation précise et jamais laissée au hasard qu’on connaît de Scorsese ainsi qu’un montage impressionnant, qui met en valeur le casting aux petits oignons. A chaque film, je suis impressionné par les capacités de DiCaprio à rentrer dans ses personnages. Ce n’est pas une nouveauté de dire qu’il est le « De Niro » du 21ème siècle pour Scorsese, mais voir cette histoire se construire depuis 4 films fait que c’est aussi pour ça qu’on aime le cinéma (maintenant il ne tient qu’à lui de ne pas finir aussi sa carrière avec Meet the Fockers 13…).

Ne voulant pas rentrer dans les détails de l’intrigue, qui nécessite au minimum 2-3 visionnage selon Martin, Shutter Island est bien la claque cinématographique qu’on était en droit d’attendre. Et ce qui est bien avec 2010, c’est qu’on devrait avoir pour cette année la deuxième vague Scorsese avec sa série Boardwalk Empire actuellement en production et qui sera diffusée sur HBO.

A voir s’il est aussi bon à la télé qu’au cinéma.

Max


Shutter Island – bande annonce VOST

Edit suite commentaire de MG

Test des DVD de Chuck Saison 2

Chuck 4
[Spoiler Saison 1] La fin de la saison 1 était marquée par la demande en mariage de la sœur de Chuck par  “Captain Awesome”. Durant cette seconde saison, Chuck va alors s’efforcer, en plus d’éviter de tomber dans les mains de l’ennemi, de retrouver son père qui n’a plus donné de signe de vie depuis longtemps afin qu’il soit présent lors de la cérémonie.

Chuck 2
Avec cette seconde saison, la série continue toujours sur le même rythme avec dans l’idée de faire un show divertissant et non prise de tête. Ca fonctionne toujours, et on prend plaisir à retrouver tous ces personnages à chaque épisode. Quelques guest font également des apparitions remarquées, avec notamment Jordana Brewster, Tricia Helfer ou encore Dominic Monaghan.

Chuck 3
Le coffret comporte les 22 épisodes répartis sur 6 DVD. Un seul regret, je trouve dommage qu’ils n’aient pas pris le soin de mettre également l’épisode 12, qui se nomme Chuck Versus the Third Dimension, dans son format spécial en 3D. Les capacité du DVD ne le permettent peut-être pas, mais comme la saison n’est pas sorti en Blu-Ray, on ne pourra certainement jamais en profiter.

On retrouve également une quantité assez importante de bonus : les habituels bêtisiers, scènes inédites, reportages sur la série. Il y a aussi des featurettes plutôt décalées et sympathiques avec les conseils de Captain Awesome ou de John Casey.

A noter que Chuck est programmé pour faire son retour le 10 janvier sur NBC, grâce au fans qui ont été très actifs pour éviter son annulation. C’est le moment d’être prêt !

Ca vous fait une idée de cadeau de noël pour votre pote/copine geek/geekette ;).

Test d’Uncharted 2 : Among Thieves

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Heureux possesseur d’une PS3 depuis quelques mois, j’attendais avec grande impatience ce second opus des aventures de Nathan Drake, avant même d’avoir terminé le premier.

L’idée générale

Au début du jeu, on retrouve un Nathan en mauvaise posture : blessé, il est coincé dans un wagon lui même suspendu dans le vide. Hors, cette situation ne peut être expliquée qu’en repartant au début de l’histoire… qui commence 4 mois plutôt. Drake tombe sur deux collègues, Chloé et Flyn qui doivent récupérer une lampe à huile pour un certain client, lampe qui les lance sur les traces de Marco Polo…

uncharted2_hero Le bon

Il y tant de choses à dire dans cette catégorie, qu’on va rester à l’essentiel.

Encore une fois, la très grande force du jeu est sa réalisation magistrale. Naughty Dog manie à la perfection la jonction entre le jeu pur, les scènes scriptées et les vidéos préenregistrées, qui sont là pour donner les éléments narratifs les plus importants. A ça, on ajoute une histoire bien écrite et saupoudrée de dialogues qui nous font très souvent sourire et on obtient un scénario qui aurait pu être celui d’Indiana Jones 4 : on a vraiment l’impression de jouer à un film dont on est le héros.

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Le scénario s’appuie sur des graphismes magnifiques et l’utilisation du moteur physique Havok pour plus de réalisme : selon les dires des développeurs, Uncharted 1 utilise 30% du cell de la PS3, alors qu’avec Uncharted 2, on est plutot autour de 100% (une image comparatives se trouve à la fin du test).

Et pour finir, nous avons un nouveau mode online qui permet de donner une deuxième vie au jeu : avec 10 modes de jeu, les parties online permettent de récupérer de l’argent qui peut être aussi obtenu en remplissant des achievements dans la partie solo et qui permettra de débloquer des skins, armes ou autres galeries d’images/vidéos par exemple.

UC2AT-Urban-warfare-melee Le moins bon

Avec autant de qualité, je n’ai pas grand choses à dire ici. Le reproche que je ferai concerne l’intelligence artificielle qui ne semble pas avoir beaucoup évolué par rapport au premier épisode.

A part ça…

Le bilan

filmgeek-approuve Voici le jeu que tout possesseur de PS3 se doit d’avoir dans sa ludothèque : graphismes, histoire, gameplay… tout est là. En surpassant le 1 dans toutes les catégories, il offre une expérience que je résumerai comme ceci : aucun jeu vidéo n’a jamais donné une bonne adaptation au cinéma mais Uncharted 2 a quant à lui réussi une parfaite adaptation du cinéma dans un jeu vidéo.

Continuer la lecture de « Test d’Uncharted 2 : Among Thieves »

Cartographie de la science fiction et du fantastique à la TV

Alors que FilmGeek était en pause estivale ces quelques jours avant d’attaquer sa troisième année, les gens de chez io9 “un peu tarés” ne l’étaient pas : ils ont décidé d’analyser les séries TV traitant de Science Fiction et  de Fantastique après la création de Star Trek.

Au programme :

  • 300 séries analysées depuis 1970 (la liste ici)
  • 6 thèmes principaux : extraterrestres, voyages spatiaux, robots, voyages dans le temps et magie.

Ce graphe montre que les thèmes évoluent de façon similaire au fil des ans, avec presque toujours en tête des séries parlant d’extraterrestres ou de mutants. On remarque également, un gros “TV boom” dans les années 90 avec comme tête d’affiche X-Files, Babylon 5, Buffy ou encore Stargate SG1.

Ce boom semble être fini en 2009, pour revenir à des niveaux équivalents aux années 80. Vu le nombres de séries qui sont lancées sur le marché chaque année, cela tend à montrer que les networks américains se tournent principalement vers des thèmes plus réalistes, ou en tout cas plus proches de la réalité qui nous entoure.

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(Via)

Critique du film Un Prophète et concours

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L’idée Générale :

Malik El Djebena, jeune homme de 19 ans vient d’écoper d’une peine de prison de 6 ans. A la centrale, il est malmené par les différents prisonniers. Il rencontre alors César Luciani qui se trouve à la tête d’un groupe de corses faisant régner sa loi dans la prison. Sous sa protection, il va gagner le respect et s’imposer chez les détenus.

Le bon :

Je retiendrais deux choses principales : le sujet du film et le casting.

Au centre de l’actualité française depuis déjà de nombreuses années, les prisons françaises sont constamment montrés du doigts pour leur surpopulation, la vétusté des installations, les suicides à la chaine des détenus et autres joyeuseté… et cette “centrale” que Jacques Audiard nous montre dans le film est criante de vérité. Le film devait d’ailleurs être tourné dans une ancienne prison, mais au final les décors ont été construits dans un bâtiment désaffecté et on peut dire que les techniciens et décorateurs ont fait un travail remarquable.

Mais les décors ne sont rien s’ils ne sont pas occupés par des acteurs. A ce titre, les acteurs principaux du films sont tous parfaits. Niels Arestrup n’est plus à présenter, mais Tahar Rahim et Reda Kateb, jeunes acteurs encore méconnus sont les vraies révélations. Tahar Rahim joue Malik, tandis que Reda joue un gitan trafiquant de drogues qui va nouer contacts avec Malik. On tient certainement avec ces deux là, au minimum une nomination pour le meilleur espoir masculin des prochains Césars.

Le moins bon :

Là, franchement je vois pas 🙂

Le bilan :

7 films. C’est la filmographie en tant que réalisateur de Jacques Audiard. Et ce n’est clairement pas avec ce 7ème film, qu’il va sortir du petit cercle des grand réalisateurs français en activité. Dérangeant, puissant, intéressant sont quelques adjectifs pour qualifier Un prophète. On ne peut pas sortir de la salle sans réfléchir sur ces problèmes de sociétés. Je prends déjà rendez-vous pour le 8ème.

Comme le film nous a beaucoup plus et qu’on aime bien partager notre passion, nous avons 3×2 places à vous faire gagner pour aller voir le film. Pour cela, c’est simple : les trois premiers commentaires sur cette critique repartirons avec deux places (merci de ne pas faire plusieurs commentaires pour gagner toutes les places, et n’oubliez pas de mettre une adresse mail valable, pour être contactés, sinon tant pis ;)).