France Kbek : Interview de Lily Thibeault

Lily Thibeault - France Kbek

C’est ce lundi 5 mai 2014 que débute France Kbek sur OCS. Lors du tournage de la série en octobre dernier, Filmgeek a pu interviewer Lily Thibeault, l’une des actrices principales et celle par qui tout a commencé. Mais avant tout qu’est ce que France Kbek ? Véritable OVNI la série écrite par Jonathan Cohen et Jérémie Galan raconte le quotidien d’Audrey (Marie-Eve Perron), une jeune québécoise qui cache ses origines à tout son entourage et se fait passer pour une bretonne. Dans sa vie professionnelle, elle est déterminée à obtenir la place de numéro 2 de l’entreprise dans laquelle son patron voue une haine profonde à tout ce qui touche au Québec. Seul problème ? Sa meilleur amie (Lily Thibeault) débarque du Québec pour lui faire une surprise… A partir de là la vie d’Audrey va prendre un tournant pour le moins « WTF ».

Interview

Comment ce projet est-il né ? Est-ce tiré de votre propre vécu ?

Marie-Eve et moi prenions l’apéro à Paris, en échangeant sur nos expériences vécues en France…les relations personnelles et professionnelles entre Français et Québécois…et puis on a constaté qu’il y avait véritablement quelque chose à raconter à ce sujet !

Comment avec-vous rencontré Marie-Eve Perron ?  

Nous avions des amis comédiens en commun, nous nous sommes rencontrées pour la première fois à Montréal il y a plusieurs années.

Comment Jonathan Cohen et Jérémie Galan sont-ils arrivés sur le projet ? 

Marie-Eve connaissait Jonathan pour avoir bossé avec lui dans la série les Invincibles, c’est elle qui a eu l’idée de lui proposer de réaliser le projet.

Et Simon Astier ?

Je crois que c’est Jonathan qui le connaissait.

La série a presque totalement changée par rapport à ses débuts. Au départ France Kbek n’avait pas ce ton absurde et était plus girly, comment avez vous vécu ce changement et comment avez-vous collaboré dessus ?

En fait, la série avait déjà un côté absurde, mais il est vrai que cette facette a été multiplié avec la venue des garçons dans le projet. En fait, ce qui a changé c’est qu’au départ, il s’agissait d’une série écrite par deux Québécoises et puis maintenant, le point de vue est français. C’est la vision qu’ont les Français des Québécois. Marie-Eve et moi avons collaboré en développant les personnages et les intrigues, mais les garçons avait le dernier mot sur les décisions. Nous avons aussi beaucoup collaboré en proposant différentes idées pendant le tournage.

Pourquoi ce choix de mélanger ces deux cultures françaises et Québécoise ?

C’est venue avec nos expériences personnelles : Marie-Eve travaillait déjà beaucoup en France à ce moment et elle vivait déjà à Paris. Moi j’étais déjà venue une dizaine de fois en France et ma série web (LECOUPLE.TV) qui a remporté des prix au Festival de La Rochelle en 2010 m’a permis de faire des rencontres et travailler en France. Nous avons donc puisé dans nos expériences personnelles et anecdotes vécues chacune de notre côté. Aussi, il y a de nombreux Français qui s’établissent à Montréal, ce qui fait que nos deux cultures se côtoient au quotidien tant dans la vie de tous les jours que dans le boulot.

Comment intervenez vous dans le processus d’écriture ? A la façon des showrunners américains ?

Pas vraiment, les Américains mettent des mois voire des années à bosser sur leurs shows. Dans le cas de France Kbek, il y a eu des rencontres mais au final il y avait un auteur attitré à chaque épisode et la série s’est écrit relativement rapidement. Marie-Eve et moi avions écrit des épisodes dans les dernières années, qui ont servi de point de départ. Ensuite on est vraiment parti des personnages pour construire les enjeux de la série et Marie et moi avons soumis des propositions qui ont servi à bâtir les intrigues et les arches.

Pourquoi désir de créer une série pour la télévision française ?

La France offre de très belle opportunité, je pense au CNC qui offre un programme d’aide de financement au pilote, nous n’avons pas l’équivalent au Québec. Je trouve ça extraordinaire qu’une telle aide existe, c’est une belle chance pour la nouvelle génération de créateurs qui veulent se faire connaître. Aussi, la France a beaucoup de chaînes qui diffusent de la fiction si on compare au Québec où le marché est vraiment plus petit.

Quel regard portez vous sur la fiction française ?

Je la connais peu, mais j’ai eu de beaux coups de coeur, je pense à la série « Fortunes » par exemple, qui avait été diffusée sur ARTE en 2010. J’ai trouvé ça super intéressant de voir des protagonistes d’origines arabe. D’avoir accès à cette culture via une série française. J’ai aussi adoré la série BREF qui a fait un tabac chez nous. Sinon, il m’en reste beaucoup à voir avant de porter un réel jugement/regard, honnête.

Pouvez vous nous raconter votre parcours ?

J’ai étudié à l’école de théâtre au début de la vingtaine, j’ai ensuite participé à différents stage de jeu à la caméra et j’ai rapidement décroché des rôles à la télévision. En parallèle j’ai toujours fait de l’improvisation, j’en fait depuis maintenant 16 ans, il s’agit d’une de mes grandes passion. Je fais partie de la Ligue d’Improvisation Montréalaise (LIM). Le spectacle offert hebdomadairement par la LIM est d’une très grande qualité, les joueurs sont tous des comédiens professionnels et les improvisations présentées sont très fortes dramatiquement.  J’écris aussi depuis plusieurs années. Pendant 5 ans j’ai organisé des soirées de lecture de courtes pièces comiques et absurdes, laboratoire de création où les auteurs et acteurs étaient entièrement libres d’explorer des univers qu’ils n’ont pas nécessairement la chance d’aborder normalement dans leur carrière. Je suis toujours à la tête de plusieurs projets en même temps. J’aime créer et lorsque je découvre des artistes qui m’inspirent, j’ai envie de créer des événements/spectacles qui leur donneront la chance de se faire connaître. J’ai écrit et produit ma série web (LECOUPLE.TV saison I et II) en 2009 et en 2010. J’ai actuellement quelques projets en développement et je travaille toujours comme comédienne.

Romain

Séries Mania saison 4 : Le bilan

Après une semaine de festival, Séries Mania c’est fini. Malheureusement votre serviteur n’a pas pu faire autant de chose qu’il voulait, dû à certains impératifs. Mais j’ai quand même pu assister à quelques projections et tables rondes pour lesquelles je vous ferai un petit résumé.

Cette saison 4 de Séries Mania fut une véritable réussite, d’après les premiers chiffres 15 000 personnes sont venus au Forum des Images visionner et découvrir des séries venues des quatre coins du monde. Entre rire, larmes et tension, toutes les émotions étaient au rendez-vous. C’est donc sans surprise que le festival a annoncé son renouvellement pour une cinquième année, qui, cette fois se déroulera sur neuf jours (du 22 au 30 avril 2014).

Cette année, le public a décidé de récompenser la minisérie suédoise Don’t ever wipe tears without gloves. Un drame se déroulant dans les années 80 et soulevant la question du sida dans la communauté homosexuelle.

Place maintenant à mes impressions sur ce que j’ai pu voir pendant cette semaine plus ou moins chargée.

Lundi avait lieu la soirée d’ouverture avec la série anglaise The Fear, présentée par son acteur principal Peter Mullan. L’histoire : Rickie Bennett (Peter Mullan), un riche entrepreneur et mafieux sur les bords veut entreprendre un projet d’envergure, reconstruire une zone abandonnée de  la ville de Brighton. Malheureusement pour lui les choses ne vont pas se passer comme il l’entend quand une bande de mafieux libanais vient empiéter sur ses plates bandes et alors qu’une sorte de démence commence à le toucher. L’homme devient de plus en plus imprévisible et ses deux fils doivent prendre la relève. Le problème est qu’ils vont envenimer les choses.

A partir de ce résumé on peut penser que la série ressemble fortement à Boss, sur quelques points oui. Mais là où Boss est réussie, The Fear l’est beaucoup moins. Le premier épisode est assez accrocheur et l’histoire s’annonce plutôt attrayante, le début de la maladie de Rickie est bien traité et le récit assez clair. Après ça se gâte, l’histoire se complexifie pour pas grand chose et tout devient assez flou. Le rythme devient moins limpide et des flashback viennent ralentir le tout. Si les acteurs s’en sortent convenablement, et notamment Peter Mullan, le réalisateur charge sa réalisation avec des effets de style qui alourdissent la narration. Ce n’est pas un ratage complet mais la série compte beaucoup trop de défauts.

Mes 2 coups de coeurs du festival vont à 2 comédies autrasliennes, Please Like Me et A Moody Christmas. La première raconte le quotidien de Josh, jeune homme de 20 ans tout juste largué par sa copine et découvrant son homosexualité. Et alors que sa mère fait une tentative de suicide, il doit quitter sa colocation et revenir habiter avec elle. On retrouve quelques points commun avec Girls, la série de Lena Dunham, notamment dans ses dialogues, mais contrairement à cette dernière Please Like Me garde largement ses distance avec le drame. Si certaines scènes s’avèrent tristes c’est immédiatement désamorcé par une pointe d’humour. La série est très drôle, naïve parfois et n’oublie jamais d’être touchante. De plus, une sincérité rafraichissante émane du show de Josh Thomas.

A Moody Christmas, est assez particulière sur la forme. Les 6 épisodes de la série se déroulent à noël, chacun 1 an après le précédent. On retrouve Dan, jeune australien travaillant à Londres qui part en Australie pour passer noël en famille. Une famille qui s’avère totalement disfonctionelle. Entre son frère loser,son oncle un peu lourd et soeur psychorigide  entre autres, Dan s’apprête à passer de magnifiques fêtes. C’est sans compter sur sa rencontre avec la belle Cora, petite amie de son cousin. Les situations familiales complètement chaotiques sont très drôles et semblent fidèles à ce que pourrait être une véritable réunion de famille avec ces membres là. La comédie douce-amère nous montre parfois une certaine mélancolie et ne joue pas à fond la carte de la comédie. Phil Lloyd et Trent O’Donnell, scénaristes et créateurs, assument ce basculement vers la dramédie et arrivent à trouver un parfait équilibre entre les deux.

Du côté de l’Angleterre mes séries favorites de ce festival ont été A Young Doctor’s Notebook et Line of Duty. Deux séries diamétralement opposées. La première met à l’affiche Daniel Radcliffe et Jon Hamm. N’ayant rien lu dessus quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu que la série virait très souvent dans la comédie. Le récit se centre sur Vladimir (Daniel Radcliffe), un jeune médecin russe envoyé dans un hôpital situé un peu plus loin qu’au milieu de nulle part. A une heure de marche pour être plus précis. Il va faire la rencontre de trois « hospitaliers », deux infirmières et un assistant plutôt lourdingue. Un individu s’invite à la fête, Vladimir avec 30 ans de plus, que lui seul peut voir. Il est bien évidemment joué par Jon Hamm. Assez surprenant au début mais on s’y fait vite, notamment grâce à une parfaite alchimie entre les deux acteurs qui s’en donnent à coeur joie. Si le ton de la série est au départ humoristique, voire burlesque par moment, il bascule peu à peu vers une certaine noirceur à mesure que le mal être de Vladimir s’installe. Une excellente surprise.

La seconde, Line of Duty suit Tony Gates (Lennie James), inspecteur de police dont les taux de réussite battent tous les records et devient un héros pour l’ensemble de la police. Pourtant, ce succès tape dans l’oeil de la brigade anti-corruption qui va commencer une enquête sur ses agissements. Polar en cinq épisodes de 52 minutes, la série est très efficace et prenante. Assez référencée, la série imprime une atmosphère parano et étouffante quand l’étau semble se resserrer sur Gates. Les acteurs sont tous très bons et apportent beaucoup de nuances à leurs personnages.

C’est donc fini pour cette année, l’expérience fut excellente et au delà des séries il y a eu de belles rencontres. L’envie d’y retourner est déjà là et une certaines nostalgie s’installe. Que l’année prochaine arrive vite.

 

Romain

 

[Festival] Séries Mania Saison 4

Du 22 au 28 avril 2013 Séries Mania nous convie au Forum des Images pour la 4ème édition de son festival et nous propose un riche programme. Rendez vous majeur des sériesphiles, entre fans et professionnels, Séries Mania offre l’opportunité de découvrir des séries internationales inédites en France en présence d’acteurs et producteurs et de participer à divers débats lors de différentes tables rondes.

Filmgeek, qui sera évidemment de la partie pour couvrir chaque jour du festival, vous propose les événements les plus notables du festival (Le programme entier est disponible sur le site du forum des images, ici).

Lundi 22 Avril 

La saison 4 de Séries Mania s’ouvre à 16h avec une table ronde organisée par Allociné et interroge sur la créativité des séries à l’heure des adaptations, reboots et autres remakes. À la suite de ce débat, les festivaliers sont invités à se rendre à la soirée d’ouverture ou seraont projetés les 4 épisodes de la série britannique The Fear, en présence de l’acteur Peter Mullan.

Mardi 23 Avril

Découvrez la saison 2 de Showrunners, série documentaire consacrée aux… Showrunners. David Benioff et D.B. Weiss (Game of Thrones), Michael Patrick King (Sex and the City) et David Chase 1re partie (Les Soprano) sont à l’honneurs lors des 3 premiers épisodes. Après ça prenez un peu d’adrénaline et suivez Anthony Starr, anti-héros de la survoltée Banshee produite par Alan Ball (Six Feet Under, True Blood) lors des deux premiers épisodes. Hannibal, créée par Bryan Fuller (Pushing Daisies) et diffusée sur NBC  sera diffusée à 21h avec deux épisodes. Elle suit la jeunesse d’Hannibal Lecteur, célèbre cannibale de la littérature américaine.

Mercredi 24 Avril

Deuxième partie de Showrunners avec la fin de David Chase suivit de Lena Dunham (Girls) et Tom Fontana (Oz). La soir, après un repas rapide et le ventre plein plusieurs choix s’offrent à vous. D’abord House Of Card, séries récemment diffusée par Netflix. Une petite révolution dans le monde des séries puisque la plateforme a proposé simultanément les 12 épisodes de la saison. Découvrez les deux premiers épisodes de ce show politique emmené par un brillant Kevin Spacey et mis en scène par David Fincher. Autre choix, Please Like Me, comédie Australienne de Josh Thomas prosant avec justesse et tendresse son regard sur l’homosexualité. Les trois épisodes seront suivis par un débat avec Debra Lawrence, actrice de la série et Todd Abbott, producteur.

Jeudi 25 Avril

Boss est à l’honneur ce jeudi puisque les deux premiers épisodes de la seconde et ultime saison seront projectés, suivit d’une rencontre avec Farhad Safinia, son créateur. Game of Thrones entame en ce moment même sa troisième saison et Séries Mania propose ses deux premiers épisodes à partir de 21h.

Vendredi 26 Avril

À 14h30 Jérémy Pouilloux, président de Transmedia Immersive University animera une table ronde consacrée aux séries transmédia. Il questionnera leurs enjeux et leurs réalités en compagnie de créateurs et diffuseurs de ces nouveaux formats. À 16h15 la série anglaise Ripper Street nous replonge dans le mythe de Jack l’Éventreur avec 2 épisodes (sur 8). À l’instar de Friday Night Light l’année dernière, Six Feet Under sera explorée lors d’une conférence proposée par l’écrivain et philosophe Tristan Garcia. Dans le même temps, dans une autre salle, les curieux pourront découvrir Odysseus, co-production européenne racontant le périple d’Ulysse avec une approche inédite, l’attente de Pénélope sur Ithaque et sa situation critique en attendant son héros.

 Samedi 27 Avril

Le journaliste Olivier Joyard animera une table ronde autour des secrets de fabrication de la série française événement de la fin d’année 2012, Les Revenants en présence de l’équipe de la série. À 18h c’est Tom Stoppard, scénariste de Shakespeare in Love et Anna Karenina qui viendra présenter son adaptation de Parade’s End, précédé par la projection des deux premiers épisodes. Pour les insomniaques la nuit du samedi au dimanche offrira l’habituel marathon The Walking Dead, avec les 10 premiers épisodes de la saison 3.

 Dimanche 28 Avril

Voilààà c’est fini, mais avant de partir Séries Mania nous offre une rencontre avec Agnieszka Holland, créatrice de Burning Bush et réalisatrice d’épisodes de Treme, The Killing U.S et The Wire. Pour terminer son festival en beauté, Séries Mania diffusera lors de la soirée de clôture les 3 premiers épisodes de la saison 2 de Girls de la talentueuse Lena Denham.

Romain

Critique du film Mariage à l’Anglaise de Dan Mazer

 

 

Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Ce qui ne les a pas empêchés d’être réunis par un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent… Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?

Scènariste principal de l’acteur Sasha Baron Cohen pour (Ali G, Borat et Bruno), Dan Mazer passe pour la première fois à la réalisation avec Mariage à l’Anglaise. Titre mal choisi puisque I Give it a Year, l’original est bien plus évocateur. Le réalisateur n’hésite pas, dès le début du film, à s’amuser des clichés en détournant tous les codes de la comédie romantique habituelle. L’histoire prend donc les amateurs de ce genre à contre pied en racontant comment un couple, n’ayant aucun point commun, va tout faire pour éviter le mariage. C’est évidemment sans compter sur deux personnages, Chloe, interprétée par Anna Farris et Guy, joué par le séduisant Simon Baker, usant de leur charme pour leur mettre des bâtons dans les roues… Ou il serait plus juste de dire qu’ils viennent leur enlever une belle épine du pied.

Doté d’un humour irrévérencieux et vulgaire, le film parvient à le faire fonctionner parfaitement en y mêlant un ton décalé bien british et donne lieu à des séquences très drôles. Le réalisateur parvient à ne jamais tomber dans la niaiserie et réussi à nous faire rire jusqu’à la dernière situation. Le casting est une des grandes réussites du film, Rose Byrne et Rafe Spall sont parfaits dans leur rôle de couple incompatible, tandis qu’Anna Farris et Simon Baker apportent avec eux leur fraicheur. Sans oublier le pétillant et déjanté assortiment des seconds rôles, notamment Stephen Merchant (camarade de Ricky Gervais) qui, à chacune de ses apparitions, jète un malaise autour de lui, pour le plus grand bonheur des zygomatiques du public.

Au final Dan Mazer nous offre une comédie typiquement anglaise sans tomber dans les stéréotypes du genre et ne retombe jamais dans les travers de la comédie romantique (Comédie dans sa première partie, plus romantique dans sa seconde) et arrive à nous faire rire aux éclats de bout en bout.

Romain

Critique du Monde Fantastique d’Oz de Sam Raimi

Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…

Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ?

Quatre ans après son retour au genre horrifique avec Jusqu’en Enfer, Sam Raimi reprend sa caméra et va conquérir le monde fantastique d’Oz. Produit par Disney, on pouvait craindre la même débâcle arrivée au Alice de Burton, mais il n’en est rien tant Raimi nous offre un formidable divertissement enrichi de son style si particulier, malgré des limites évidentes imposées par Disney.

74 ans après, Sam Raimi rend un vibrant hommage au Magicien d’Oz de Victor Fleming, véritable chef d’oeuvre, aujourd’hui toujours ancré au plus profond de la culture américaine. A commencer par son introduction en noir et blanc. Mais bien plus que ça, Raimi s’intéresse au cinéma des premiers temps et plus particulièrement celui des attractions. Propos qui reviendra tout au long du film à travers ce personnage truqueur, trompeur qu’est Oscar «Oz» Diggs l’illusionniste et qui trouvera son point culminant dans un climax explosif, au sens propre du terme. Après ce premier acte qui se termine sur une spectaculaire scène de tornade, Oz, brillamment interprété par James Franco, se retrouve dans ce monde inconnu, coloré et enchanteur qu’est Oz. De la même façon que Dorothy, le personnage rencontrera ses compagnons de route tout au long de sa quête, qui, malheureusement, manque quelque peu d’ampleur. On part donc à la rencontre de l’hilarant Zach Braff, prêtant sa voix à Finley le singe volant, la touchante Joey King qui double une petite fille de porcelaine, la belle Michelle Williams la douce et vertueuse sorcière Glinda, mais également Mila Kunis et Rachel Weisz dans la peau des deux soeurs Theorodra et Evanora. Sans oublier évidemment le caméo habituel de Bruce Campbell, acteur fétiche de Sam Raimi et légendaire Ash d’Evil Dead.

S’il fallait trouver un défaut au film il faudrait chercher du côté d’un scénario peut être un peu trop simpliste, sans véritable surprise. Pour autant, le film possède une histoire restant limpide et attrayante. D’autant plus que la réalisation est à la hauteur et amène ce divertissement à un autre niveau. Raimi réussi à imposer son style, parcourant tout le film, et nous gratifie de quelques fulgurances horrifiques. Malgré ça, le côté «tout numérique» du film peut être un argument rédhibitoire et certains effets semblent trop visibles. Cependant j’ai envie de me dire que ces truquages apparents sont assumés et trouvent écho directement dans le cinéma des attractions dont Raimi fait l’éloge tout au long des 2h du long métrage. L’utilisation d’un semblant de matte painting sur certains plans et d’une séquence en surimpression pourrait valider cette théorie. La 3D sublime le tout tant elle est réussie et rend certains décors impressionnants de beauté, notamment Chinatown, le village de la petite fille de porcelaine.

Au final Le Monde Fantastique d’Oz est un film intelligent, drôle et mis en scène par un magicien du cinéma. Il dégage un parfum enchanteur et s’avère être un excellent divertissement pour tous. Les amateurs du Magicien d’Oz y trouveront leur compte puisque ce prequel est truffé de références, plus ou moins subtiles.

Romain

Critique du pilote de la série The Following

FilmGeek a eu l’occasion de voir le pilote de The Following en avant première dans les locaux de TF1. La série qui débarquera sur les écrans américains le lundi 21 janvier sera disponible dès le lendemain sur la plateforme VOD MyTF1VOD en France.

The Following suit Joe Carroll (James Purefoy) et Ryan Hardy (Kevin Bacon). Le premier, grand fan de l’écrivain Edgar Allan Poe est également tueur en série. Il a poignardé et retiré les yeux de 14 jeunes femmes suivant ses cours de littératures à la fac. Le second est l’agent du FBI qui l’a arrêté après ses effroyables faits. Maintenant à la retraite, il est dans l’obligation de reprendre du service lorsque Carroll s’échappe de prison. Cette fois-ci la donne change. Si Hardy réussi à retrouver rapidement la trace de son ancien némésis,  le dessein du serial killer semble prendre de l’ampleur à la découverte d’un véritable culte qu’il a mis en place via internet. Des fidèles qui suivront à la lettre les directives de Carroll afin de mettre en place sa vengeance sur Hardy et de continuer sa série de meurtres.

Doté d’un casting solide, Kevin Bacon (X-Men : Le Commencement), James Purefoy (Episodes, Rome), Natalie Zea (Justified), Nico Tortorella (Scream 4) The Following est l’une des séries les plus attendues de l’année. Elle sort de la tête de Kevin Williamson, déjà créateur de Dawson, The Vampire Diaries et scénariste de Scream.

Dans une atmosphère proche des années 90, le pilote plante rapidement le décors et tout s’enchaîne vite. L’épisode est structuré par des flashbacks, nous permettant de replacer l’histoire dans son contexte et le rythme ne cesse de s’accélérer. Peut être un peu trop ? C’est là qu’arrive le premier défaut. Ce fut déjà le cas avec le pilote de Last Resort, beaucoup trop dense et qui aurait mérité un double épisode de lancement. Pourtant pour The Following c’est différent et ce défaut n’en est finalement pas vraiment un. L’enquête pour appréhender Carroll est, certes, beaucoup trop rapide mais ce rythme élevé sert la narration. Le but de ce premier épisode n’est pas une introduction à l’enquête sur l’évasion de Carroll, mais la découverte de sa secte par Hardy et le FBI. Carroll ne veut pas retrouver sa liberté, il ne cherche pas à se cacher, il tient seulement à finir ce qu’il avait commencé et à lancer sa toute nouvelle «entreprise». Reste à espérer que le rythme des enquêtes ne sera pas aussi rapide pour les épisodes suivants.

Le pilote réussit son pari en utilisant parfaitement les codes du thriller tout en n’omettant pas l’installation d’une trame que l’on suivra tout au long de cette saison. C’est là qu’arrive la difficulté. Si la tension est maitrisé dans cet épisode avec notamment un magnifique face à face final au montage alterné, la suite devra être à la hauteur. Et pour cela elle devra d’une part trouver son rythme de croisière, d’autre part éviter de tomber dans «Le tueur en série de la semaine» en laissant de côté l’intrigue principale. L’un des points forts de ce pilote reste son ambiance et la volonté de Williamson d’aller au bout des choses. Dans ce sens il parvient à nous surprendre et nous donner l’envie de continuer cette prometteuse série.

Romain

Chantage d’Alfred Hitchcock : Ciné-concert et Restauration

A l’occasion de sa première édition du festival «Toute la mémoire du monde», du 27 Novembre au 2 Décembre 2012, la Cinémathèque Française proposait pour sa cérémonie de clôture un ciné-concert d’une restauration de la version muette du film Chantage (Blackmail) d’Alfred Hitchcock, réalisé en 1929.

La projection du film était accompagnée d’une musique électro par Chloé Thévenin, jeune DJ et compositrice qui est l’une des figures majeures de la scène électronique française. Par ses sonorités synthétiques la musique a permis d’accroitre avec habilité une atmosphère à la tension déjà palpable. Tout l’intérêt de ce ciné-concert résidait dans ce mariage à première vue étonnant mais finalement très cohérent. En effet, la musique, qui prend le temps de trouver ses marques et son équilibre avec les images, va devenir de plus en plus anxiogène au fur et à mesure que la culpabilité d’Alice s’intensifie.

À Londres, Alice est fiancée à Frank, un détective de Scotland Yard. Un soir, elle accepte de suivre un jeune artiste. Il tente de la violer, elle saisit un couteau et le tue. L’enquête est confiée à Frank.

Outre la présence de la musique électronique, l’ambiance demeure perpétuellement pesante grâce à une mise en scène et un montage parfaitement maîtrisés. Tout d’abord grâce à l’emploi de gros plans, sur les mains notamment, tic Hitchcockien qu’on retrouvera dans la plupart de ses films. La scène du meurtre se déroule en dehors du cadre, cachée par un rideau, agité au rythme de la bataille mortelle qui s’opère entre Alice White et Mr Crewe. Seul le jeu des mains des deux acteurs servent de narration. Alice au prise avec son agresseur cherche à s’en sortir et trouve finalement un couteau qui sonne le glas de son calvaire. Quelques secondes plus tard la main de l’homme sort du rideau, tendue, raide, morte. D’une grande inventivité, Chantage met déjà en lumière les codes du réalisateur. Nous y retrouvons ensuite son amour pour l’expressionnisme Allemand et son jeu d’ombres ainsi que de nombreuses références visuelles et de mouvements de caméras qui nous rappellent qu’il est passé par les studios de Babelsberg et s’est notamment formé auprès de Murnau et Lang.

Chantage est entré dans l’histoire du cinéma, ou tout du moins dans l’histoire du cinéma britannique comme étant à la fois le dernier film muet d’Alfred Hitchcock mais également son premier film parlant. Si l’histoire reste la même entre les deux versions, de légères modifications ont du être faites pour la version parlante. Quelques plans ont ainsi été retournés et des mouvements de caméra ont été rajoutés. Mais la plus grosse difficulté se trouvait du côté de l’actrice Anny Ondra. Tchèque de naissance, l’actrice principale parlait anglais avec un accent très prononcé. Hitchcock du contourner ce problème avec une astuce : l’actrice devait mimer les dialogues pendant qu’une autre interprète, cachée hors du cadre, les lisait. Mais le réalisateur a aussi usé de son ingéniosité par le biais d’un autre artifice, optique cette fois, l’effet Shüfftan, effet déjà utilisé par l’opérateur de même nom qui a notamment collaboré avec Fritz Lang pour son film Metropolis deux ans auparavant, afin de rendre à l’écran des décors grandioses, réalisés grâce à un miroir placé à 45° de la caméra et dont la surface était grattée en des endroits stratégiques, ce qui permettait d’y refléter des maquettes et d’y voir en transparence les comédiens et d’autres éléments « réels » du décor.

Dans Chantage, Hitchcock a utilisé ce procédé lors de la course poursuite entre le suspect et la police dans les décors grandioses du British Museum. Un trompe-l’oeil efficace sur lequel Hitchcock est revenu dans son entretien célèbre avec François Truffaut. Comme il n’y avait pas suffisamment de lumière pour tourner à l’intérieur du musée, lui et son équipe avaient décidé d’utiliser le procédé « Shüfftan » à l’insu des producteurs, qui ne connaissaient pas le trucage et qui, probablement, n’auraient pas eu confiance dans les résultats. Contrairement à l’utilisation du trucage pour le film de Fritz Lang, Hitchcock et son équipe n’utilisèrent pas des maquettes pour refléter le « faux » décor du British Museum dans le miroir, mais des photographies. Elles avaient été prises avec des expositions de trente minutes, et il y en avait neuf en tout, qui représentaient des endroits différents du musée. L’excellente qualité des photographies permettait de les rétro-projeter sur le miroir et de jouer ainsi sur les transparences plus facilement. L’argent du miroir était gratté sur des surfaces précises, comme par exemple, le cadre d’une porte, afin de voir l’arrivée d’un personnage dans le décor « virtuel ».

Concernant la restauration de la version muette du film :

La version qui a été projetée dimanche 2 décembre, pour la clôture de la 1ère édition du Festival International du Film Restauré « Toute la Mémoire du Monde », a été restaurée en 2012 par les Archives Nationales du British Film Insitute (BFI), en association avec Studio Canal. Cette restauration fait partie du plan «Rescue Hitchcock 9», un projet mis en place en 2010 qui a pour but de restaurer les 9 films muets réalisé par Hitchcock entre 1925 et 1929.

Le négatif original de la version muette a été retrouvé dans les archives du BFI, mais à la vue de la dégradation avancée de la pellicule nitrate (certaines scènes étant perdues ou inutilisables), le laboratoire Deluxe 142 a été chargé de prendre les choses en mains. Le négatif a étéscanné en 4K et la restauration s’est faite par tirage à immersion dans un produit à base de trichloréthylène, procédé qui permet de réduire ou d’éliminer les atteintes du temps, en « comblant » notamment les rayures de la pellicule.

Pour corriger les défauts restant, les restaurateurs ont eu recours à la palette graphique utilisée manuellement (avec des outils comme Photoshop) et à des logiciels de nettoyage d’images semi-automatiques (comme les logiciels Diamant ou Combustion). Contrairement à la plupart des négatifs de films muets disposant de «flash titles» (indications à destination des laboratoires quant aux cartons à introduire sur le négatif), celui de Chantage présentait déjà les intertitres. Les originaux ont pu être préservés.

Le British Film Institute, BFI pour les intimes donc, à l’instar de la Cinémathèque Française tend à promouvoir l’accès pour tous à un large choix de films. Britannique, mais aussi de toutes autres origines. L’institut cherche par ailleurs à conserver et restaurer tous documents s’apparentant à l’histoire du cinéma Britannique. S’il encourage pleinement le développement des arts cinématographiques et télévisuels, le BFI organise chaque année deux festivals, le London Film Festival et le London Lesbian and Gay Film Festival. Dans sa grande entreprise de restauration, l’établissement s’est notamment occupé d’un des grands films horrifique de l’histoire, Dracula. Le film de la Hammer a ainsi été projeté en 2007, peu après halloween dans la salle IMAX du BFI.

Deluxe 142 est l’un des plus grands services de restauration, médias numériques et post-production au Royaume-Uni. L’équipe s’occupant de la restauration utilise techniques et technologies de pointe pour apporter les meilleurs moyens de restauration et de conservation possible. Mis à part les 9 films muets d’Alfred Hitchcock, le service a travaillé sur d’autres films. Ainsi, par exemple, dans l’optique du 100ème anniversaire de la tragédie du Titanic, le laboratoire s’est occupé de la restauration du film A Night to Remember, réalisé par Roy Ward Barker en 1958 et relatant le naufrage du célèbre paquebot à travers plusieurs témoignages, en vue d’une projection lors du festival de Cannes 2013. La Passion de Jeanne d’Arc, le chef d’oeuvre de Dreyer, considéré comme l’un des dix meilleurs films de tous les temps selon le magazine Sight & Sound, est également passé entre les mains des techniciens pour la sortie d’une édition Blu-Ray.

Romain & Caro

[Série TV] Les Revenants

FilmGeek a eu l’occasion de voir en avant première la nouvelle création originale de Canal +, Les Revenants. Créée, réalisée et scénarisée par Fabrice Gobert, la série est librement inspirée du film du même nom de Robin Campillo, sorti en 2004. Dans ce long métrage, des milliers de morts revenaient à la vie dans le monde entier, et la difficile question de la réinsertion dans les familles de ces personnes décédées se posait. Fabrice Gobert nous livre une série bien plus intimiste et place son intrigue dans un petit village de montagne.

De mon point de vue, Les Revenants possède le meilleur pilote de série en cette saison 2012/2013 tous pays confondus. Rien que ça ! La concurrence n’était pas des plus difficiles mais ça fait bien longtemps qu’une série française ne m’avait pas fait cet effet là. D’une écriture périlleuse mais juste, à une réalisation léchée, la série se place comme un modèle du genre. Mais quel genre ? Les Revenants ne rentre pas véritablement dans une case précise. Un drame humain, teinté de fantastique, de mystères à l’atmosphère assurément inquiétante. Si Twin Peaks est une des références évidentes de la série, Lost ou encore Les 4 400 viennent également frapper à la porte.

Elle place l’individu au centre de son récit. Ou plutôt les individus. Les Revenants se place comme une série chorale, centrant chacun de ses 8 épisodes sur un protagoniste différent et dévoilant leur histoire. Camille et Simon pour les deux premiers. Les acteurs, pour la plupart inconnus, incarnent avec justesse leur personnage. Exercice qui s’avère délicat sur le papier, puisque la série aurait pu vite partir dans un pathos excessif, ou dans une  trop grande mélancolie malvenue. Mais les acteurs s’en sortent très bien et réussissent à rendre leurs personnages touchants. Que ce soit Camille (Yara Pilartz), jeune fille de 15 ans retrouvant ses parents et sa soeur 4 ans après son accident de car, Adèle (Clotilde Hesms) voyant son amour de jeunesse, Simon (Pierre Perrier), revenir 10 ans après, ou encore Julie (Céline Sallette), infirmière au passé trouble accueillant Victor (Swann Nambotin), un petit garçon énigmatique. On mentionnera également la sublime musique signée Mogwai qui, si elle est trop présente lors du premier épisode, se marie parfaitement avec l’ambiance créée par Fabrice Gobert.

Tout au long de ses 8 épisodes Les Revenants soigne son histoire, et l’aura mystérieuse qui l’entoure. Le téléspectateur se retrouve devant un brouillard qui, s’il s’éclaircit au fil des révélations, arrive à maintenir un flou constant. Pourquoi sont-ils revenus ? Comment ? Pourquoi eux ? Sont-ils liés par quelque chose ? Des réponses qui n’arriveront, espérons le, qu’après 8 épisodes passionnants.

 

Romain

Images : Canal + ©

Doctor Who sort de la nuit

Il y a quelques mois un projet mystère était en cours de développement, un projet au nom tout aussi mystérieux, Elmer. Ce secret a finalement été dévoilé il y a quelques semaines et nous avons donc appris qu’il s’agissait d’une soirée… Pardon, d’une NUIT toute entière consacrée à Doctor Who !

Cette nuit Doctor Who sera diffusée le 19 mai à 20h35 sur France 4 et permettra, en plus de voir le début de  la saison 6, de découvrir les origines de la série, bien avant son retour en 2005. Voici le programme de cette émission réalisée par 8 Art City et France 4 :

  • Les 4 premiers épisodes de la saison 6 : The Impossible Astronaut, Day of the Moon, The Curse of the Black Spot et The Doctor’s Wife.
  • Le tout premier épisode de Doctor Who «2005» Rose – Avec Christopher Eccleston dans le rôle du Docteur.
  • Les 6 épisodes composant «La Genèse des Daleks» appartenant à la saison 12 (1975) et avec Tom Baker dans le rôle du quatrième Docteur.
  • 2 épisodes formant «The Edge of Destruction» de la saison 1 diffusé en 1964 où William Hartnell prenait les traits du tout premier Docteur.
  • «City Of Death» (1979) se déroulant en 4 épisode durant la saison 17 où on retrouvera Tom Baker.

 

En plus de ce déjà très joli programme nous aurons également droit à des reportages sur la série :

  • Le phénomène Doctor Who
  • Les origines de Doctor Who
  • Les 11 docteurs de la série
  • Les compagnons du docteur
  • L’avenir de Doctor Who

 

Si nous n’avons pas encore la date de diffusion nous savons déjà que la nuit sera d’anthologie.

Sources : 8 art City, France 4

Romain

[Copinage] Enchainés, Un prometteur court métrage

Cet article est un peu différent des autres que vous avez l’habitude de voir ici mais il en vaut tout autant la peine. Mon ami Stéphane Youssouf a pour ambition de réaliser son tout premier court métrage de façon professionnelle et il a besoin de nous, de vous, de tout le monde.

Travaillé, chouchouté, peaufiné depuis 3 ans, Enchainés sera un court métrage qu’il qualifierait de thriller horrifique, un pur court-métrage de genre. Réalisateur en herbe et véritable amoureux de cinéma, en particulier de ce type là, il déclare aimer «Le cinoche nerveux et raconter des bonnes histoires». Pendant ces 3 années d’écriture 6 versions du scénario se sont succédées, et si l’essence même du film est restée tout au long du processus des éléments s’y sont greffés pour étoffer l’ensemble.

Le pitch du film est simple : Deux cambrioleurs ont l’idée, une nuit, d’entrer par effraction dans une maison et d’y dérober tout ce qu’ils y trouvent, malheureusement pour eux ce soir là ils ne se sont pas attaqués à la maison qu’il fallait. Piégés dans cette demeure appartenant à un sérial killer ils vont devoir essayer de survivre à cette nuit d’enfer qui les attend.

Prometteur court-métrage horrifique, Enchainés ne peut se faire seulement avec tout l’amour de Stéphane et de son équipe. C’est pourquoi il propose de soutenir son projet grâce au site http://fr.ulule.com/ au simple slogan «Donnez vie aux bonnes idées». Ce site permet donc à des amis, des anonymes, tout type de personnes étant intéressées, de soutenir le projet de son choix. C’est pourquoi Stéphane a décidé de passer par là. Sur la page http://fr.ulule.com/enchaines-lefilm/ vous pouvez découvrir différents paliers, commençant par la somme de 10€ – avec laquelle votre nos apparaît au générique et qui vous permet également d’avoir accès au film en streaming HD une fois celui ci terminé – jusqu’à 500€ vous permettant de devenir producteur associé. Ces différents paliers, en plus de l’aide précieuse apportée, vous permet d’avoir accès à différents bonus, assister à une journée de tournage par exemple, pouvoir lire le scénario intégral, avoir l’affiche du film ou encore être invité à la projection privée du film à Paris.

Pour pouvoir vous tenir informés de l’avancement du projet, prendre des nouvelles, etc.. Rendez vous sur le blog du film :  http://enchaineslefilm.blogspot.fr/ Et pour vous donner l’eau à la bouche voici un teaser d’Enchainés :

Il reste 15 jours pour atteindre l’objectif fixé, à vous de jouer, si vous êtes intéressé par le projet et voulez soutenir Stéphane dans son entreprise allez sur http://fr.ulule.com/enchaines-lefilm/ et faites un don. Même 10€, toute aide est précieuse et aide le film à avancer.

Romain