Critique : My Week With Marilyn de Simon Curtis

 

Synopsis

Au début de l’été 1956, Marilyn Monroe se rend en Angleterre pour la première fois. En pleine lune de miel avec le célèbre dramaturge Arthur Miller, elle est venue tourner « Le Prince et la danseuse », le film qui restera célèbre pour l’avoir réunie à l’écran avec Sir Laurence Olivier, véritable légende du théâtre et du cinéma britanniques, qui en est aussi le metteur en scène.

Ce même été, Colin Clark, 23 ans, met pour la première fois le pied sur un plateau de cinéma. Tout juste diplômé d’Oxford, le jeune homme rêve de devenir cinéaste et a réussi à décrocher un job d’obscur assistant sur le plateau. Quarante ans plus tard, Clark racontera ce qu’il a vécu au fil des six mois de ce tournage mouvementé dans son livre, « The Prince, the Showgirl and Me ». Mais il manque une semaine dans son récit… Son second livre, « Une semaine avec Marilyn », relate la semaine magique qu’il a passée, seul, avec la plus grande star de cinéma du monde.

 

Mercredi sort sur nos écrans My Week With Marilyn, biopic sur une des plus grandes star du cinéma Hollywoodien, Marilyn Monroe. C’est le premier véritable film de cinéma centré sur elle, sûrement parce que c’est un personnage très complexe aux multiples facettes et qu’il est peut être pas simple de saisir tout ce qui fait d’elle une icône.

Adaptation des autobiographies Le prince, la danseuse et moi, et My Week With Marilyn de Colin Clark, ce biopic passe malheureusement un peu à coté de son sujet. Ne sachant pas où se positionner entre drame et comédie il ne parvient jamais vraiment à assumer l’un ou l’autre. La faute peut être à une mise en scène sans éclat et bien trop classique de Simon Curtis. Restant à la surface, l’histoire ne décolle jamais et les quelques intrigues intéressantes sont vites mises de coté, nous laissant avec des personnages assez creux, pour se focaliser avant tout sur la relation qui lie ce jeune assistant réalisateur à la star hollywoodienne.

Paradoxalement les acteurs livrent de très bonnes prestations, Emma Watson toute en retenue dans le rôle de la jeune amoureuse éconduite et Dominic Cooper parfait, comme souvent. Kenneth Branagh cabotine comme jamais dans le rôle du réalisateur Laurence Olivier faisant face aux caprices de Marilyn Monroe et arrive à passer par toutes les émotions possible sur une seule scène. Michelle Williams, comme l’étoile hollywoodienne, capte toute l’attention de ceux qui la regarde. D’une grande justesse, elle parvient à magnétiser tout ce qui faisait Marilyn, ses états d’âmes, ses sauts d’humeur, sa naïveté et son coté ingénue.

Il est alors dommage que cette prestation ne sont un peu gâcher par une caméra paresseuse qui ne parvient pas totalement à la sublimer. Relevant presque de l’anecdote ce biopic ne s’élève jamais et ne réussi pas à nous enthousiasmer.

Romain

Hunger Games : Interview des acteurs

Autour d’une table ronde, entouré de quatre autres blogueurs, FilmGeek a rencontré Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth, Josh Hutcherson et Elizabeth Banks, les acteurs d’Hunger Games de passage en France pour la promotion du film. Nous avons pu leur poser quelques questions. Malheureusement, interdit de vidéo et de photos, l’interview ne prend la forme que d’une retranscription écrite.

Liam, dans ce premier film vous n’apparaissez que très peu, mais aurez plus de temps de vous faire voir lors des deux prochaines suites. Qu’elles sont les scènes que vous attendez le plus ?

Liam Hemsworth : J’aime les 3 livres mais le premier livre est mon préféré, mon personnage grandi à travers les 3 et est évidemment plus présent pendant le dernier durant la révolution, le soulèvement. Ce sera vraiment génial à tourner, je pense que ce sont ces scènes là dont j’ai le plus hâte.

Jennifer, Le roman est au point de vue de Katniss, on connaît ses pensées, ses réflexions ou analyses, comment avez vous approché cet aspect du personnage pour préparer votre rôle ?

Jennifer Lawrence : Je ne me suis pas trop posée de question, je suis entrée dans le personnage comme dans chaque film, jouer un personnage déjà pré-existant n’est pas si différent que de jouer un rôle original, même s’il est question ici d’un personnage que tous les fans connaissent avant même d’avoir vu le film. Tout était très clair dans le scénario de Gary (Ross, ndlr), on laisse de coté le livre et on se plonge dans le personnage écrit dans le scénario.

Vous apparaissez dans 2 grosses franchises actuellement, X-Men et Hunger Games, et vous jouez deux personnages féminins à la fois fortes et complexes, y’a t-il des actrices ou des héroïnes qui vous ont inspiré pour ces rôles ?

Jennifer Lawrence : Je suis toujours inspirée par des acteurs ou actrices, mon actrice préférée a toujours été Charlize Theron depuis que j’ai 14 ans, mais je ne crois pas m’être basée dessus pour mes personnages.

Elizabeth, qu’est ce qui vous a attiré dans le personnage d’Effie ? Et n’était-ce pas trop difficile de ne pas trop aller dans les extrêmes au regard de ce personnage assez excentrique ?

Elizabeth Banks : Il y a une mince frontière à ne pas traverser avec Effie, Suzanne Collins a écrit un personnage assez comique, excentrique, très maniérée et ayant un drôle d’accent, j’ai vraiment voulu capturer tout ça. Elle a beaucoup d’empathie en elle malgré le fait qu’elle travaille pour le Capitole, ce sont ses patrons. Avec Gary Ross on a beaucoup parlé d’un équilibre à trouver, du ton à employer pour jouer ce personnage.

Romain

Critique : Hunger Games de Gary Ross

Alors autant être honnête dès le départ, je n’ai pas lu le livre. Je connaissais l’histoire et savais qu’il était écrit à la première personne, du point de vue du personnage principal, Katniss, mais c’est tout.

Pour situer l’histoire, nous nous trouvons dans une Amérique du nord post-apocalyptique, du nom de Panem, où un puissant gouvernement appelé Le Capitole contrôle 12 Districts. Après une rébellion du district 13, qui sera anéanti, les 12 districts se voient obligés de participer à un jeu télévisé, les Hunger Games, où ils doivent envoyer à chaque éditions deux tributs, un garçon et une fille entre 12 et 18 ans. Ces 24 participants, enfermés dans une arène, s’affrontent dans un combat à mort et seul le dernier survivant est déclaré vainqueur. Lors de la 74ème édition la jeune Primrose Everdeen est choisi pour ce participer à ce macabre jeu, mais afin de la sauver sa grande soeur Katniss (Jennifer Lawrence) se porte volontaire et la remplace.

The Hunger Games qui fait un véritable raz-de-marée avec 30 millions de livres vendus dans le monde est la nouvelle grande saga à être adapté au cinéma, après Harry Potter et Twilight. Si la hype autour de ce film peut rappeler celle de Twilight – la cible visée se trouvant être le public jeune et accessoirement fan de Twilight – la saga écrite par Suzanne Collins se veut un peu plus violente, un peu moins niaise, un peu moins con-con oserais-je dire.

Afin d’éviter de la redondance et une narration trop lourde, Gary Ross – qui réalise le film – a décidé de ne pas reprendre la forme du livre, on ne vit pas le film à travers le regard de Katniss. De ce fait le scénario (co-écrit par Suzanne Collins) touche alors véritablement le coté dictatorial de l’histoire, de ce monde au gouvernement répressif. Que ce soit dans cette société, ou dans le jeu, tout est contrôlé. Toute moralité semble avoir été annihilé. Disons que quand on en arrive à célébrer un jeu dans lequel 23 jeunes doivent mourir il n’y a plus de question à se poser sur ça. Cette approche de l’histoire est très intéressante et nous permet de voir une critique de notre société actuelle, bercée par une télé-poubelle adulée par des milliers de gens.

Il est dommage que l’instinct de survie, même si présent dans le film, soit survolé, nous ne sommes pas dans les pensées de Katniss, nous ne savons pas réellement ce qu’elle ressent. De ce fait son coté calculateur est totalement mis de coté, ses actes sont dictés par son mentor Haymitch, en dehors de l’arène. Il est aussi dommage que ce manque réduise considérablement l’intensité du film, l’intensité de l’action dans l’arène, ainsi que l’empathie que l’on peut avoir pour des personnages bien trop creux. Katniss, pourtant décrite comme un personnage fort, indépendant, s’occupant quasiment seule de sa soeur et de sa mère rongée par le décès de son mari, semble presque manquer de caractère tant son personnage est… survolé. Malgré tout, Gary Ross a choisi de se rapprocher du livre dans le sens où, dans l’arène, nous ne voyons que ce que Katniss voit, entendons que ce qu’elle entend. L’action des autres participants n’est seulement évoqué que par des coups de canon annonçant la mort de participants.

Dans cette histoire pleinement ancrée dans la science fiction l’esthétique a été travaillée, on sent une véritable recherche sur la photographie qui alterne un ton froid, terne collant à la nature pauvre et rude du District 12 ainsi qu’à l’atmosphère de l’arène, et des couleurs vives, festives collant parfaitement à la festivité et l’enthousiasme des habitants stéréotypés, caricaturaux et superficiels du Capitole pour ces jeux annuels. Même si certains effets lors de la présentation des participants peuvent paraître un peu over-the-top.

Les acteurs ont pleinement rempli leurs rôles, chacun semblait vraiment prendre du plaisir, notamment Elizabeth Banks interprétant Effie, femme excentrique, à la solde du gouvernement ayant tiré au sort Katniss et Peeta lors de la moisson au district 12, ne se retrouvant jamais trop dans l’excès. On retrouve également un excellent Woody Harrelson – malgré cette étrange chevelure blonde –  dans le rôle d’Haymitch, mentor de Katniss et Peeta.

Si un sentiment positif se dégage d’Hunger Games, le coté édulcoré et le manque de tension fait qu’on ne se sent jamais vraiment immergé. Paradoxalement le réalisateur fait de nous, spectateurs, partie intégrante de ces Hunger Games lorsqu’il abat le 4ème mur avec les interventions de Ceasar (Stanley Tucci) et son acolyte Claudius (Toby Jones). En tant que commentateurs ils se trouvent face caméra à nous expliquer quelques éléments du jeu, notamment la dangerosité des abeilles. On a alors l’impression d’être spectateur d’une télé-réalité que l’on verrait à la télévision tranquillement assis chez nous dans notre canapé, comme un simple Big Brother. Simplement ici on découvre également l’envers du décors et les manipulations des game-makers, rappelant aux participants qu’ils n’ont le contrôle sur rien. Si leur survie dépend de leur habilité à échapper aux autres, ce n’est pas eux qui ont leur destin entre leurs mains… Enfin presque.

Romain

[Bilan] Oscars 2012 : Le triomphe Français

L’homme qui trouvait que Saturnin c’était un nom de canard, qui avait comme hobby de «casser» les gens (du nord au sud, ou de l’est à l’ouest ça dépendait des fois), qui aime se battre, qui ne connaît pas 6 en arabe, qui aime se beurrer la biscotte. Celui qui a commencé dans la troupe de comédien des Nous C Nous, qui se faisait appeler Loulou dans Un Gars une Fille. Jean Dujardin est venu conquérir Hollywood et l’a fait de la plus belle des manières en remportant l’oscar du meilleur acteur pour The Artist face à une grosse concurrence.

Dans une soirée, plutôt amusante , présentée par Billy Cristal la 84ème cérémonie des Oscars a vu The Artist et Hugo Cabret rafler la majorité des prix. Les 2 films ont tenu leur rang de favoris avec chacun 5 Oscars pour 10 et 11 nominations.

Nous avons vécu cette nuit quelque chose d’historique avec le premier triomphe de l’histoire d’un film français lors des Oscars. En remportant les statuettes du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur musique et meilleurs costumes, The Artist envoie le cinéma Français dans la stratosphère. Si Michel «Le Grand Détournement» Hazanavicius est le deuxième français à remporter la statuette – après Roman PolanskiJean Dujardin est le tout premier acteur Français à conquérir l’Oscar du meilleur acteur et ponctue par la même occasion son discours par un presque jouissif «Ouah putain génial Merci ! Formidable». Et franchement ça fait énormément plaisir et me met en joie.

Le concurrent le plus sérieux à The Artist était Hugo Cabret qui repart donc également avec 5 Oscars, techniques quant à eux. Le film de Martin Scorsese pouvait faire peur à celui d’Hazanavicius dans la mesure où la cérémonie commençait avec une rafale de prix pour Hugo Cabret, meilleure photographie, meilleur son, meilleurs effets spéciaux, meilleurs décors et meilleur montage sonore, tout y passait tandis que The Artist pointait à peine le bout de son nez avec un prix pour les meilleurs costumes et un pour la meilleure musique pour Ludovic Bource et son accent yaourt. On connaît la suite de l’histoire (surtout parce que je viens de l’écrire un peu plus haut).

Du coté des autres récompenses, Meryl Streep remporte le 3ème oscar de sa carrière pour son rôle de Margaret Tatcher dans le pourtant mauvais La Dame de Fer. Octavia Spencer repart avec celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour La Couleur des Sentiments et Christopher Plummer, meilleur second rôle masculin pour Beginners.

Le grand perdant de la soirée est The Descendants qui n’obtient qu’un seul Oscar, celui du meilleur scénario adapté. Au vu des résultats des Golden Globes il y a quelques semaines on aurait pu penser que le film allait offrir une sérieuse concurrence à The Artist. Et pourtant, même George Clooney n’a pas fait le poids face à Jean Dujardin.

Tout ceci est bien gentil mais rentrons maintenant dans le vif du sujet avec l’oscar qui a été le plus disputé, où le suspense était à son paroxysme, celui de la meilleure chanson. Avec pas moins de 2 nommés la catégorie était certainement la plus importante de la soirée et a vu Man or Muppet de The Muppet l’emporter dans une féroce bataille face à Real in Rio de Rio. Tout ça présenté par Zach Galifianakis et Will Ferrell jouant avec des cymballes dans une cacophonie assez drôle.

Pour revenir au sérieux, la 9ème présentation des Oscars par Billy Cristal était plus ou moins réussie. Si le petit film d’ouverture était sans surprise et aux effets visuels un peu douteux, son petit numéro de chant était plutôt sympathique, même s’il ne nous fait pas oublier Hugh Jackman. On retiendra aussi les très drôles séquences d’Emma Stone et Ben Stiller où l’actrice savourait pleinement le fait de remettre un prix tandis que ce dernier tentait de l’assagir,  ainsi que Robert Downey Jr qui inventait un documentaire sur sa personne, en compagnie de Gwyneth Paltrow.

Le seul gros point noir de la soirée est venu de Canal + avec ses présentateurs Laurent Weil et Didier Allouche qui semblaient globalement paumés. Ils sont restés sur le tapis rouge durant toute la cérémonie, racontant d’inintéressantes histoires et ne trouvant personne à interviewer.

Palmarès

 

Meilleur film

The Artist

The Descendants
Hugo Cabret
Extrêmement fort et incroyablement près
Minuit à Paris
Cheval de guerre
Le Stratège
The Tree of Life
La Couleur des sentiments

 

Meilleur réalisateur

Michel Hazanavicius (The Artist)

Martin Scorsese (Hugo Cabret)
Alexander Payne (The Descendants)
Woody Allen (Minuit à Paris)
Terrence Malick (The Tree of Life)

 

Meilleur acteur 

Jean Dujardin (The Artist)

Gary Oldman (La Taupe)
Brad Pitt (Le Stratège)
Demian Bichir (A Better Life)
George Clooney (The Descendants)

 

Meilleure actrice

Meryl Streep (La Dame de fer)

Michelle Williams (My Week with Marilyn)
Viola Davis (La Couleur des sentiments)
Rooney Mara (Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes)
Glenn Close (Albert Nobbs)

 

Meilleur acteur dans un second rôle

Christopher Plummer (Beginners)

Kenneth Branagh (My Week with Marilyn)
Nick Nolte (Warrior)
Max von Sydow (Extrêmement fort et incroyablement près)
Jonah Hill (Le Stratège)

 

Meilleure actrice dans un second rôle

Octavia Spencer (La Couleur des sentiments)

Bérénice Bejo (The Artist)
Jessica Chastain (La Couleur des sentiments)
Melissa McCarthy (Mes meilleures amies)
Janet McTeer (Albert Nobbs)

 

Meilleur scénario original

Minuit à Paris (Woody Allen)

The Artist (Michel Hazanavicius)
Une séparation (Asghar Farhadi)
Mes meilleures amies (Kristen Wiig et Annie Mumolo)
Margin Call (J. C. Chandor)

 

Meilleure adaptation

The Descendants (Alexander Payne, Nat Faxon et Jim Rash)

Hugo Cabret (John Logan)
Les Marches du pouvoir (George Clooney, Grant Heslov et Beau Willimon)
Le Stratège (Steven Zaillian, Aaron Sorkin et Stan Chervin)
La Taupe (Bridget O’Connor et Peter Straughan)

 

Meilleure musique

The Artist (Ludovic Bource)

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne (John Williams)
Hugo Cabret (Howard Shore)
Cheval de guerre (John Williams)
La Taupe (Alberto Iglesias)

 

Meilleure chanson

Les Muppets (Bret McKenzie, « Man or Muppet »)

Rio (Sergio Mendes, Carlinhos Brown et Siedah Garrett, « Real in Rio »)

 

Meilleure photographie

Hugo Cabret (Robert Richardson)

Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Jeff Cronenweth)
The Artist (Guillaume Schiffman)
Cheval de Guerre (Janusz Kaminski)
The Tree of Life (Emmanuel Lubezki)

 

Meilleurs décors

Hugo Cabret (Dante Ferretti et Francesca Lo Schiavo)

Harry Potter et les reliques de la mort – partie II (Stuart Craig et Stephenie McMillan)
The Artist (Laurence Bennett et Robert Gould)
Cheval de guerre (Rick Carter et Lee Sandales)
Minuit à Paris (Anne Seibel et Hélène Dubreuil)

 

Meilleurs costumes

The Artist (Mark Bridges)

Jane Eyre (Michael O’Connor)
W.E. (Arianne Phillips)
Anonymous (Lisy Christl)
Hugo Cabret (Sandy Powell)

 

Meilleur montage

Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Angus Wall et Kirk Baxter)

Hugo Cabret (Thelma Schoonmaker)
The Artist (Anne-Sophie Bion et Michel Hazanavicius)
The Descendants (Kevin Tent)
Le Stratège (Christopher Tellefsen)

 

Meilleur montage sonore

Hugo Cabret (Philip Stockton et Eugene Gearty)

Drive (Lon Bender et Victor Ray Ennis)
Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Ren Klyce)
Transformers 3 – La Face cachée de la Lune (Ethan Van der Ryn et Erik Aadahl)
Cheval de Guerre (Richard Hymns et Gary Rydstrom)

 

Meilleur son

Hugo Cabret (Tom Fleischman et John Midgley)

Le Stratège (Deborah Adair, Ron Bochar, David Giammarco et Ed Novick)
Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes (David Parker, Michael Semanick, Ren Klyce et Bo Persson)
Transformers 3 – La Face cachée de la Lune (Greg P. Russell, Gary Summers, Jeffrey J. Haboush, Peter J. Devlin)
Cheval de Guerre (Gary Rydstrom, Andy Nelson, Tom Johnson et Stuart Wilson)

 

Meilleurs maquillages

La Dame de fer (Mark Coulier et J. Roy Helland)

Albert Nobbs (Martial Corneville, Lynn Johnson et Matthew W. Mungle)
Harry Potter et les reliques de la mort – partie II (Nick Dudman, Amanda Knight et Lisa Tomblin)

 

Meilleurs effets visuels

Hugo Cabret (Robert Legato, Joss Williams, Ben Grossmann et Alex Henning)

Real Steel (Erik Nash, John Rosengrant, Danny Gordon Taylor et Swen Gillberg)
La Planète des singes : les origines (Joe Letteri, Dan Lemmon, R. Christopher White et Daniel Barrett)
Transformers 3 – La Face cachée de la Lune (Scott Farrar, Scott Benza, Matthew Butler et Daniel Barrett)
Harry Potter et les reliques de la mort – partie II (Tim Burke, David Vickery, Greg Butler et John Richardson)

 

Meilleur film d’animation

Rango

Une vie de chat
Chico & Rita
Kung Fu Panda 2
Le Chat Potté

 

Meilleur film étranger

Une séparation

Sous terre
Bullhead
Footnote
Monsieur Lazhar

 

Meilleur film documentaire

Undefeated

Hell and Back Again
If a Tree Falls: A Story of the Earth Liberation Front
Paradise Lost 3: Purgatory
Pina

 

Meilleur court métrage

The Shore

Pentecost
Raju
Time Freak
Tuba Atlantic

 

Meilleur court métrage d’animation

The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore

Dimanche
La Luna
A Morning Stroll
Wild Life

 

Meilleur court métrage documentaire

Saving Face

The Barber of Birmingham: Foot Soldier of the Civil Rights Movement
God Is the Bigger Elvis
Incident in New Baghdad
The Tsunami and the Cherry Blossom

 

Romain

Critique du film Chronicle de Josh Trank

Après avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire… D’abord tentés d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours à leurs proches, ils vont vite prendre la mesure de ce qui leur est possible. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer

Bercé par les super-héros depuis son enfance Josh Trank, jeune réalisateur de 27 ans, propose à Max Landis, lors d’une rencontre, son projet Chronicle, la chronique pas si ordinaire d’adolescents se découvrant des pouvoirs. A partir de là les deux hommes co-écriront le scénario. Le film utilise un principe que beaucoup de films de genre exploitent depuis quelques années, le found footage. Si le concept est, soit assez novateur du temps de Blair Witch, Cloverfield, soit utilisé intelligemment avec REC, il s’est quelque peu effrité avec la saga des Paranormal Activity (on peut aussi parler de Diary of the dead). Chronicle redore quelque peu l’image de cet exercice par de véritables idées de réalisation. Evidemment, ne connaissant du film seulement le pitch et sa réalisation façon caméra subjective on peut avoir peur d’un Heroes rencontrant Misfits (dans ses heures les plus sombres) filmés caméra à l’épaule. Mais il n’en est rien de tout ça puis Josh Trank propose une mise en scène intéressante et utilise, pour la plupart du temps, la caméra portative d’Andrew (Dane DeHaan) intelligemment. L’idée d’utiliser son pouvoir pour faire voler la caméra en est la preuve et permet de superbes envolées.

Le réalisateur, à travers ses 3 adolescents, prend à contre pied une morale, bien connue de tous, venant du célèbre homme araignée SpiderMan «Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités» et n’impose aucune limite à ces 3 anti-héros. Du moins, jusqu’à ce que deux d’entre eux prennent conscience que ces pouvoirs peuvent devenir vite dangereux si ils ne sont pas contrôlés. Puisque, si au départ nos amis s’amusent avec des jouets, dans des magasins, sur un parking, Andrew va aller plus loin et son sentiment de mal être va prendre le dessus sur sa raison. Le film, ancré dans une réalité similaire à la notre, devient de plus en plus sombre au fil du développement des pouvoirs du jeune adolescent, et le parallèle entre ce dernier et Tetsuo d’Akira est de plus en plus visible.

Les acteurs, quasiment tous inconnus – mis à part Michael B Jordan, bien connu des fans des séries Friday Night Lights et The Wire – interprètent leur personnage de façon juste et réaliste, même si la psychologie de ceux-ci n’est pas des plus subtiles. Les effets spéciaux sont quant à eux inégaux, si certains plans sur fonds verts sont assez moches, d’autres effets sont magnifiques, et je pense notamment à la scène de football américain dans les nuages, qui couplée à la vue subjective d’une caméra volant d’elle même donne une séquence absolument sublime et jouissive.

Chronicle se trouve être une excellente surprise, qui, si n’est pas exempt de défauts et n’est pas forcément d’une originalité folle, se rattrape dans de belles idées (utilisation de plusieurs appareils pouvant filmer), une mise en scène intelligente et un réalisateur ancré dans la culture pop, geek, sachant filmer des super-héros.

Romain

Golden Globes 2012 : Bilan de la soirée

Cette nuit (heure française) avait lieu la 69ème cérémonie des Golden Globes, durant laquelle la Hollywood Foreign Press Association remets des prix au cinéma et aux séries TV. Le comédien Ricky Gervais était encore de la partie ! Après son excellente préstation l’année dernière qui avait fait couler «beaucoup» d’encre, l’humoriste anglais en a remis une couche cette nuit, en étant tout de même moins tranchant et détonnant que lors de la précédente cérémonie. En effet, il a été plus prudent dans ses attaques en choisissant des cibles telles que Kim Kardashian, Justin Bieber ou même NBC, chaîne qui diffusait le tout. On peut lire ses meilleurs moments ici : http://insidetv.ew.com/2012/01/15/ricky-gervais-golden-globes-jokes-2/

Cette année la France était à l’honneur dans les catégories cinéma avec The Artist et ses 6 nominations. Si ce n’est pas un carton plein le film repart avec tout de même 3 récompenses dont meilleur acteur dans une comédie ou comédie musicale pour Jean Dujardin et meilleure comédie ou comédie musicale. A voir la tête de certains présents dans la salle lors des annonces ce n’était pas du goût de tous les invités. Mais passons, nous, en tant que Français sommes fier de cette victoire. Le chemin vers les Oscars semble lumineux mais attention à ne pas réitérer le parcours de The Social Network de l’année dernière.

L’autre grand gagnant de la soirée fut The Descendants avec 2 récompenses. Minuit à Paris et Woody Allen ne s’en sortent également pas trop mal avec le prix du meilleur scénario. Michelle Williams a fait du chemin depuis Dawson et si elle a raté le Golden Globes l’année dernière pour Blue Valentine, cette année elle repart avec le trophée de la meilleure actrice dans une comédie pour My Week With Marilyn.

La catégorie du meilleur film d’animation est apparue en 2007 et depuis 2007 c’est une domination totale de Pixar avec 5 trophées en autant d’années. Cette année c’était Cars 2 – peut être l’un de leur moins bon film – qui était nommé, et il s’est incliné face au Tintin, Le Secret de la Licorne de Steven Spielberg. Si la victoire n’est pas volée, on peut se demander si le film était présenté dans la bonne catégorie.

Pour finir, Morgan Freeman s’est vu remettre le prix Cecil B. DeMille pour l’ensemble de sa carrière.

Du coté des séries je dois avant tout dire que je me suis délecté de la douche froide que s’est prise Glee. Après 2 ans de victoire dans la catégorie comédie (Really ?) ou comédie musicale elle ne pas validera l’adage Jamais 2 sans 3 puisque c’est Modern Family – gagnante des derniers Emmy Awards – qui rafle la mise cette année. On va se contenter de ce choix, pas parce que la série est mauvaise, au contraire, mais parce qu’il y a eu dès le départ de mauvais choix fait lors des nominations. Community, Louie ou Parks and Recreation auraient du être présentes. Mais je ne reviendrai pas dessus ça fait malheureusement des années qu’il y a un certain manque de courage et de trop grosses facilités. Laura Dern remporte le golden globes de la meilleur actrice dans une comédie, pour une dramédie (Enlightened)… Quant aux meilleurs acteurs c’est Matt LeBlanc pour Episodes qui succède à Jim Parsons, étrangement absent de la liste au profit de son partenaire Johnny Galecki. 

Sans surprise la meilleure nouveauté de l’année, Homeland, a été la grande gagnante de la soirée. Si Damian Lewis n’a pas remporté son prix, Claire Danes l’a logiquement décroché dans la catégorie meilleure actrice dans une série dramatique. La série crée par Alex Gansa et adaptée de la version israélienne a été élue meilleure série dramatique devant la gagnante de l’année dernière Boardwalk Empire. C’est Kelsey Grammer de la très réussite et sombre Boss qui a remporté le trophée du meilleur acteur dans une série dramatique.

Les anglais étaient également à la fête avec la victoire, sans surprise, de Downton Abbey dans la catégorie meilleur(e) mini-série ou téléfilm, et celle du très charismatique Idris Elba dans meilleur acteur dans une mini-série ou téléfilm pour Luther. Après son Emmy Award du meilleur second rôle dans une série dramatique Peter Dinklage remporte le golden globes pour Game of Thrones dans une catégorie un peu bâtarde regroupant les seconds rôles de comédies, drames et mini-séries. Jessica Lange remporte quant à elle celui de du meilleure second rôle féminin pour American Horror Story.

 

Liste complète des vainqueurs

Meilleur film dramatique

  • Gagnant : The Descendants
  • Le Stratège
  • La Couleur des Sentiments
  • Hugo Cabret
  • Les Marches du Pouvoir
  • Cheval de Guerre 

 

Meilleure comédie ou comédie musicale 

  • Gagnant : The Artist
  • 50/50
  • Mes Meilleures Amies
  • Minuit à Paris
  • My Week With Marilyn

 

 Meilleur acteur dans un film dramatique

  • Gagnant : George Clooney pour The Descendants
  • Brad Pitt dans Le Stratège
  • Michael Fassbender dans Shame
  • Ryan Gosling dans Les Marches du Pouvoir
  • Leonardo DiCaprio dans J. Edgar

 

Meilleure actrice dans un film dramatique

  • Gagnante : Meryl Streep pour The Iron Lady
  • Glenn Close dans Albert Nobbs
  • Rooney Mara dans Millenium
  • Viola Davis dans La couleur des sentiments
  • Tilda Swinton dans We Need to Talk About Kevin


Meilleur acteur dans une comédie ou comédie musicale
  • Gagnant : Jean Dujardin pour The Artist
  • Joseph Gordon-Levitt dans 50/50
  • Ryan Gosling dans Crazy Stupid Love
  • Owen Wilson dans Minuit à Paris
  • Brendan Gleeson dans L’Irlandais

Meilleure actrice dans une comédie ou comédie musicale
  • Gagnante : Michelle Williams pour My Week with Marilyn
  • Jodie Foster dans Carnage
  • Kristen Wiig dans Mes Meilleures Amies
  • Charlize Theron dans Young Adults
  • Kate Winslet dans Carnage

Meilleur acteur dans un second rôle
  • Gagnant : Christopher Plummer pour Beginners
  • Kenneth Branagh dans My Week with Marilyn
  • Jonah Hill dans Le Stratège
  • Albert Brooks dans Les Marches du Pouvoir
  • Viggo Mortensen dans A Dangerous Method

Meilleure actrice dans un second rôle
  • Gagnante : Octavia Spencer pour La Couleur des Sentiments
  • Bérénice Bejo dans The Artist
  • Janet McTeer dans Albert Nobbs
  • Jessica Chastain dans La Couleur des Sentiments
  • Shailene Woodley dans The Descendants
Meilleur réalisateur
  • Gagnant : Martin Scorsese pour Hugo Cabret
  • Michel Hazanavicius pour The Artist
  • Woody Allen pour Minuit à Paris
  • George Clooney pour Les Marches du Pouvoir
  • Alexander Payne pour The Descendants

Meilleur scénario
  • Gagnant : Minuit à Paris
  • The Artist
  • Hugo Cabret
  • Les Marches du Pouvoir
  • The Descendants
  • Le Stratège

Meilleur film d’animation
  • Gagnant : Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne 
  • Cars 2
  • Rango
  • Le Chat Potté
  • Mission Noël : Les Aventures de la famille Noël

Meilleur film étranger
  • Gagnant : Une Séparation de  Asghar Farhadi
  • Le Gamin au vélo
  • Au Pays du sang et du miel
  • La Piel que Habito
  • The Flowers of War

Meilleure chanson originale
  • Gagnante : WE avec Masterpiece de Madonna
  • Albert Nobbs
  • La Couleur des Sentiments
  • Gnomeo et Juliette
  • Machine Gun Preacher

Meilleure Bande Originale
  • Gagnant : The Artist – Ludovic Bource
  • Cheval de Guerre – John Williams
  • Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Trent Reznor et Atticus Ross
  • WE – Abel Korzeniowski
  • Hugo Carbet – Howard Shore

Séries
Meilleure série dramatique
  • Gagnante : Homeland
  • Boardwalk Empire
  • Boss
  • Game Of Thrones
  • American Horror Story

Meilleure comédie ou comédie musicale
  • Gagnante : Modern Family
  • Enlightened
  • Glee
  • Episodes
  • New Girl

Meilleur acteur dans une série dramatique
  • Gagnant : Kesley Grammer – Boss
  • Steve Buscemi – Boardwalk Empire
  • Bryan Cranston – Breaking Bad
  • Jeremy Irons – The Borgias
  • Damian Lewis – Homeland

Meilleure actrice dans une série dramatique
  • Gagnante : Claire Danes Homeland
  • Mireille Enos – The Killing
  • Julianna Margulies – The Good Wife
  • Madeleine Stowe – Revenge
  • Callie Thorne – Necessary Roughness

Meilleur acteur dans une comédie ou comédie musicale
  • Gagnant : Matt LeBlanc – Episodes
  • Alec Baldwin – 30 Rock
  • Johnny Galecki – The Big Bang Theory
  • David Duchovny – Californication
  • Thomas Jane – Hung

Meilleure actrice dans une comédie ou comédie musicale
  • Gagnante : Laura Dern – Enlightened
  • Tina Fey – 30 Rock
  • Zooey Deschanel – New Girl
  • Amy Poehler – Parks & Recreation
  • Laura Linney – The Big C

Meilleur(e) mini-série ou téléfilm
  • Gagnante : Dowton Abbey
  • Cinema Verite
  • The Hour
  • Mildred Pierce
  • Too Big to Fall

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm
  • Gagnant : Idris Elba – Luther
  • Hugh Bonneville – Downton Abbey
  • Bill Nighy – Page Eight
  • William Hurt – Too Big to Fall
  • Dominic West – The Hour

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm
  • Gagnante : Kate Winslet – Mildred Pierce
  • Romola Garai – The Hour
  • Diane Lane – Cinema Verite
  • Elizabeth McGovern – Downton Abbey
  • Emily Watson – Appropriate Adult

Meilleur second rôle masculin dans une série, mini-série ou téléfilm
  • Gagnant : Peter Dinklage – Game Of Thrones
  • Eric Stonestreet – Modern Family
  • Paul Giamatti – Too Big to Fall
  • Guy Pearce – Mildred Pierce
  • Tim Robbins – Cinema Verite

Meilleur second rôle féminin dans une série, mini-série ou téléfilm
  • Gagnante : Jessica Lange – American Horror Story
  • Kelly MacDonald – Boardwalk Empire
  • Maggie Smith – Downton Abbey
  • Sofia Vergara – Modern Family
  • Evan Rachel Wood – Mildred Pierce
Romain

[Séries TV] Bilan de l’année 2011 : Comédies

Comme introduit dans l’article bilan précédent, cette année les comédies sont à l’honneur et plus que ça elles sont réussies. Même si, personnellement, celles ayant le plus grand succès ne me plaisent pas vraiment. Non pas par esprit de contradiction mais simplement parce qu’elles me paraissent soit trop vulgaire – pour 2 Broke Girls – soit trop cliché – pour Suburgatory – Ou simplement pas drôles. Evidemment c’est subjectif et ces deux séries ont trouvé leur public. Mais voilà, reprocher, par exemple, à Whitney d’être trop vulgaire et mal écrite pour ensuite rigoler devant 2 Broke Girls me parait un peu insensé.

Voici donc les 4 comédies qui m’ont fait le plus rire cette année.

Whitney

Détestée de beaucoup (trop) de monde Whitney apparaît comme la meilleure comédie de cette rentrée. Pourtant c’était pas gagné, le teaser montrant la première scène du pilote était raté. La faute à la scène choisie. Si il fallait en choisir une pour donner envie ce n’était certainement pas celle là. Mais tout ceci je l’avais déjà dit dans mon petit top 5 de mi-mi-saison. Mon avis n’a pas changé et au contraire s’est renforcé. La seconde partie de cette première partie de saison (vous suivez toujours ?) ne fait que s’améliorer d’épisodes en épisodes, renforçant à chaque fois ce sentiment d’improvisation des acteurs. Je vais me répéter mais la fraîcheur apportée par cette spontanéité est vivifiante (Au moins ça oui).

Happy Endings

Ce n’est pas à proprement parlé une nouveauté puisqu’elle en est déjà à sa seconde saison, mais elle est apparue sur ABC tard dans l’année, en Avril. Elle a donc sa place dans ce bilan. A première vue on peut se dire «Encore un Friends-like, vu et revu» Oui mais non, HE (Raccourci de Happy Endings, mais vous aviez compris. La parenthèse ne sert donc pas vraiment) est un véritable feel-good. On a envie de pencher sa tête de compassion devant la naïveté d’Alex, de devenir dingue avec Penny et d’être buddy avec Max. Un bémol, la série remplace Cougar Town et ça c’est pas «cool», d’autant plus que cette dernière n’a pas encore de date de retour. Je m’imagine un duo – improbable pour tellement de raison – Happy Ending et Cougar Town, et je souris bêtement.

New Girl

J’avoue que la principale raison qui m’a fait commencer New Girl est la charmante Zooey Deschanel. Raison qui en a tout autant rebuté certains, ce que je peux comprendre puisqu’elle peut paraître assez agaçante à leur yeux. Mais je n’y peux rien je craque pour ses jolis yeux bleus, son sourire, sa joie de vivre. Je m’égare (quoique, pas tant que ça), mais le personnage de Jess est tout ce que j’aime de l’actrice, pétillante à souhait. De l’autre coté nous avons ses 3 colocataires, tout d’abord un peu effacé face au Jess show mais qui prennent peu à peu de l’importance. Il y a peut être le personnage de Wilson qui semble un peu mis de coté pour laisser place à Nick et Schmitt.

Up All Night

Voilà une des séries que j’attendais le plus ! Peut être pas pour son pitch déjà vu et revu mais pour son casting. D’abord l’excellent Will Arnett qui m’avait déçu la saison dernière dans la très mauvaise Running Wilde, mais qui reste l’inoubliable Gob d’Arrested Development (et qui a récemment joué dans l’inégale série de son ami David Cross, The Increasingly Poor Decisions of Todd Margaret). Ensuite Christina Applegate a.k.a la naïve et – disons le – idiote Kelly Bundy de l’ancienne sitcom Mariés, Deux enfants. Concernant Maya Rudolph je dois dire que j’ai un peu de mal avec elle, que ce soit son personnage assez antipathique (avec ses moments touchants certes) ou l’actrice. Si je ne saisis peut être pas toutes les subtilités du couple néo parental, n’ayant moi même pas d’enfant, la bonne humeur des deux parents et leurs maladresse sont un véritable plaisir à suivre.

Pour finir cet article je me dois d’évoquer certaines comédies qui ont marqué cette année. D’abord The Office, qui a perdu son Boss Michael Scott, après le départ de Steve Carell. A l’heure actuelle on ne peut pas dire que le meilleur choix ait été fait pour cette saison 8, qui peine à retrouver son niveau d’antan. Sans Michael Scott, le tableau devient quelque peu terne. Autre départ qui a ébranlé ce petit monde des séries, celui de Charlie Sheen, dû à son interminable histoire avec Chuck Lorre le créateur de Two and a Half Men. Après plusieurs rumeurs sur sa succession, à savoir si le personnage allait être remplacé, ou si oncle Charlie allait rester sous les traits d’un autre acteur, c’est finalement Ashton Kutcher qui a été choisi pour jouer Walden un riche jeune homme rachetant la maison de feu Charlie.

N’oublions également pas la décision incompréhensible d’NBC de ne pas mettre Community dans son programme de mi-saison. Si la comédie enregistre de très décevantes audiences, elle se place comme l’une des plus drôles de ces dernières années. Malgré ça, le soutien énorme dont peut se vanter le show peut très certainement donner envie à NBC de faire marche arrière et de vite reprogrammer Community.

Coté comédies du câble It’s Always Sunny In Philadelphia retrouve un excellent niveau après une décevante saison 6.

Romain

 

[Séries TV] Bilan de l’année 2011 : Drames

En cette fin de mois de décembre, au lendemain de Noël, il est temps de faire un bilan de cette nouvelle année de séries. Après s’être gavé de foie gras, saumon, pommes duchesses et autres mets du réveillon, d’avoir ouvert les cadeaux apportés par le père Noël – Le vrai, on ne déconne pas chez moi lors des réveillons de Noël – on doit se remettre au travail.

La grosse déception de la saison dernière semble enfin digérée et on se retrouve cette année avec des séries de bien meilleure qualité. Cette rentrée se place un peu sous le signe de la comédie. Comédies qui tirent leur épingle du jeu niveau audience, notamment New Girl qui a démarré très fort puis est peu à peu rentré dans le rang. On peut également citer 2 Broke Girls sur CBS qui a très vite fait oublier le raté Shit My Dad Says de l’année dernière. Pourtant si il y avait une seule série à retenir de cette rentrée c’est incontestablement Homeland, la série de Showtime. Inspirée de la série israélienne Hatufim, elle met en scène l’agent de la CIA Carrie Mathison (Claire Danes), informée qu’un soldat américain a été retourné contre les Etats-Unis. Cette dernière nourrissant de gros soupçons sur un soldat (Damian Lewis) récemment libéré après 8 ans de captivité en Afghanistan.

Il y a 1 mois et demi j’avais fait un Top 5 des nouvelles séries de la rentrée que je préférais. Pour cet article je vais garder cette forme et diviser en deux catégories, un premier top 5 Drama et un top 5 comédies. Ces tops ne prendrons pas en compte seulement les séries de cette rentrée, mais également celles diffusées le reste de l’année 2011.

Grimm

Si on doit juger objectivement les qualités intrinsèques de Grimm elle n’aurait pas sa place dans les meilleures séries de l’année. Mais voilà, la série a été co-créée par un certain David Greenwalt, anciennement co-producteur exécutif de Buffy et co-créateur de son spin off Angel. Le Buffyverse et moi entretenons une grande histoire d’amour et quand j’ai entendu que David Greenwalt revenait cette année avec une série fantastique, mon sang n’a fait qu’un tour. A l’instar de Once Upon A Time sur ABC, Grimm touche aux contes de fée, ici des frères Grimm. Malgré des effets spéciaux un peu douteux, on suit avec plaisir les enquêtes du détective Nick Burkhardt qui découvre, par sa tante mourante, qu’il fait partie d’une longue lignée de Grimm, chasseurs de créatures surnaturelles. Dans la lignée de Buffy ou Angel on est loin d’être dans une série manichéenne, les créatures ne sont pas invariablement très méchantes.

Suits

Après la géniale Psych et la sympathique Royal Pains, voici une troisième série estampillée USA Network dont je tombe sous le charme. Le ton léger de cette chaîne fait encore son effet ici dans Suits. Ici c’est le monde de la justice dont il est question avec Mike Ross, alors non diplômé mais doté d’une grande intelligence, recruté par l’éminent avocat Harvey Spencer pour l’épauler dans ses affaires face aux grandes entreprises. Bien écrite et bien jouée, la série, dotée également d’un sympathique casting, est un véritable plaisir à suivre.

Game Of Thrones

HBO a été ambitieuse sur ce coup là, adapter la saga éponyme de George R. R. Martin à la télévision n’était pas une mince affaire. Histoire riche en personnages, en intrigues, en rebondissements, Game Of Thrones reste haletant tout au long de ses 5 tomes (édités à ce jour) et on pouvait légitimement penser qu’une saison aurait du mal à raconter l’entièreté d’un tome. Et pourtant, c’est réussi et la première saison fait plus que bien son travail, sans raccourcis trop faciles, elle arrive à raconter chaque intrigues et développer les personnages sans nous perdre ou nous ennuyer.

Boss

Après Steven Spielberg et Martin Scorsese c’est au tour de Gus Van Sant de faire des infidélités au cinéma pour venir produire une série télévisée. Boss, dont il réalise également le pilote, voit le maire de Chicago jongler entre sa vie professionnelle et ses difficultés personnelles. On a en face de nous un homme dur, ne voulant jamais perdre la face, ne flanchant jamais devant ses opposants. A l’inverse, il n’est pas tout à fait maître de sa vie personnelle. On se retrouve devant une véritable œuvre, dure, presque étouffante et clairement géniale. Diffusée sur la chaîne Starz, la série n’a rien à envier à celles diffusées sur des chaînes comme AMC ou HBO.

Homeland

Ai-je vraiment besoin de préciser pourquoi Homeland se trouve être la meilleure série de cette année ? Les créateurs de la série, Howard Gordon et Alex Gansa, anciens producteurs de 24, portent à l’écran un thriller paranoïaque haletant, porté par un casting 4 étoiles (voir 5 étoiles au guide Michelin). On se retrouve avec un croisement entre 24, moins le côté divertissement, et la série d’espionnage trop vite annulée Rubicon. Si le final est, pour moi, une toute petite déception par rapport au reste de la saison – avec certaines facilités qui m’ont déplu – la série reste passionnante de bout en bout et donne envie de rejoindre Marty McFly dans sa Delorean et voyager dans le temps direction l’automne 2012.

Demain les comédies seront à l’honneur.

Romain

[Festival] Paris International Fantastic Film Festival : Suite et fin

Comme dirait un certain Jean Louis-Aubert Voilà c’est fini, la première édition du PIFFF s’est achevé dimanche soir avec le film Détention de Joseph Kahn. Malgré quelques problèmes de ponctualité le festival s’est parfaitement déroulé dans une très bonne ambiance et aura accueilli 4600 spectateurs durant ces 5 jours. Ce succès assure  dès maintenant une seconde édition pour novembre 2012. On a hâte.

Après les micro-critiques de A Lonely Place to Die et Blind Alley voici celles des films restant du festival. Il proposait un programme diversifié à l’ensemble finalement enthousiasment. Pour être honnête j’avais un peu peur après la journée de samedi où aucun des films ne m’avaient passionné.

Avec Extraterrestre, réalisé par Nacho Vigalondo (Timescrimes), on se retrouve devant, peut être, la comédie de l’année. Julio (JulianVillagran) se réveille chez une jeune femme, Julia (Michelle Jenner), après une soirée certainement très (trop) arrosée. Il ne se souvient de rien et ne sait pas où il se trouve, il va alors devoir cohabiter avec elle, son copain et un voisin envahissant pendant qu’une invasion extraterrestre se prépare. Cette comédie romantique, aux dialogues intelligemment écrits, n’utilise le coté science fiction seulement comme une couverture servant aux nombreux quiproquos que nous offre le film. Extraterrestre utilise à merveille le jeux des différents acteurs en usant de tout leur talent comique, nous donnant alors des scènes tordantes. Comme cette scène lors d’un repas avec un jeu de regards habilement mis en scène.

Retreat, de Carl Tibbetts, est, malgré son casting, une véritable déception. Un couple (Cillian Murphy et Thandie Newton) décide de passer quelques jours dans une maison de campagne sur une île, loin de tout, pour fuir leurs problèmes. Tout se passe plutôt bien jusqu’à ce qu’un homme (Jamie Bell), blessé, débarque sur l’ile et est recueilli dans la maison. A partir de là le soldat va mettre la maison en quarantaine en leur annonçant qu’un virus a décimé la population. La difficulté des huis clos réside généralement dans le savoir faire de la tension et du jeu des acteurs (Puisque généralement ils doivent tenir le film à eux seuls), et là nous n’avons ni l’un, ni l’autre. Dans un premier temps, la tension n’est jamais vraiment palpable, la faute à de multiples rebondissements qui cassent à chaque fois un peu plus le rythme et nous sortent du film peu à peu (dans le cas où nous y étions déjà, ce qui n’est pas vraiment le cas). Le suspense n’est jamais vraiment présent et le scénario semble s’étirer en longueur, alors que certaines idées, bonnes à la base, ne sont jamais exploitées. Thandie Newton en fait des caisses, jouant une femme devenant de plus en plus histérique et finissant par être ridicule aux agissements semblant assez incohérents. Reste alors Cillian Murphy, qui, dans un rôle à contre emploi, s’en sort bien et Jamie Bell plutôt impressionnant qui porte le film quasiment à lui seul dans le rôle d’un soldat ayant les nerfs à vif et prêt à tout pour atteindre son but.

 

The Dead est un film de zombies des Frères Ford. L’histoire se situe en Afrique, où après le crash d’un avion le lieutenant Brian Murphy, seul survivant, doit survivre dans les plaines et désert d’un continent infesté par des zombies. Il tente de trouver un moyen de rentrer chez lui et retrouver sa famille. Il croisera la route de Daniel Dembele, un militaire local à la recherche de son fils. Le film a pour originalité de se dérouler en Afrique, dans des contrées encore jamais vues dans le genre Zombies. Malheureusement, avec quelques plans sublimes et un photo plutôt jolie, c’est le seul vrai bon point à retenir du film. The Dead s’avère beaucoup trop long pour ce qu’il raconte et semble étirer au maximum certaines scènes. On peut rajouter à ça un vrai manque de tension, dû en partie à la lenteur des revenants et d’un manque de mise en danger des protagonistes. Les frères Ford ont voulu faire ce film en pensant également à une ambiance Western plutôt lourde et quelque peu oppressante. Finalement peu efficace et un peu trop long, The Dead est également bien trop premier degré pour pouvoir fonctionner.


Après House of the Devil, le jeune réalistateur Ti West revient avec The Inkeepers, une histoire de fantôme se déroulant dans un hôtel condamné à devenir un parking dans les jours suivants. Lors de leur dernière nuit de garde Claire (Sara Paxton) et Luke (Pat Healy) partent à la chasse aux fantômes dans cet hôtel considéré comme l’un des plus hantés du pays. Le film mélange humour et horreur sans pour autant réussir à nous accrocher vraiment. On se retrouve un peu le cul entre deux chaises en attendant qu’il se passe réellement quelque chose. Malheureusement cette attente est vaine, la fin ne nous proposant aucune surprise. Ti West a voulu détourner les codes du genre sans que ça ne paraisse véritablement efficace.

Cassadaga de Anthony DiBlasi, raconte l’histoire d’une jeune professeur d’école déménageant dans la ville de Cassadaga en Floride après la mort accidentelle de sa petite soeur. Elle va essayer d’entrer en contact avec son esprit mais va attirer un autre esprit, celui d’une victime d’un tueur psychopathe. Le film alterne le fantastique et le thriller, entre apparition de l’au delà, visions subliminales et enquête sur le tueur fanatique. Anthony DiBlasi, après avoir adapté Dread et produit Midnight Meat train, tous deux de l’auteur Clive Barker, revient avec ce scénario original, qui, malheureusement, ne fonctionne que très rarement. Si il y a de bonnes idées elle sont sous exploitées. Une de ces bonnes idées,  l’héroïne est sourde, sait parler parfaitement mais n’entend absolument rien de ce qu’il se passe autour d’elle, n’est finalement pas vraiment utilisé, que ce soit comme effet de réalisation ou dans l’histoire, mise à part peut être une scène où elle cherche des indices et fait tomber son téléphone sans s’en rendre compte. Malheureusement la scène semble déjà vue et n’amène pas véritablement de tension. Le film n’arrive pas à gérer ce mélange des genres et se termine dans un grand n’importe quoi sans consistance.

Rejetée lors d’une audition une jeune actrice se vois proposer de passer un entretient pour rejoindre une école privée pour comédiens. Ecole qui révélera certaines méthodes assez marginales. Masks, Giallo allemand, réalisé par Andreas Marschall rend hommage au Suspiria de Dario Argento (La scène où l’héroïne arrive à l’école de théatre en est d’ailleurs directement inspirée). En plus de son ambiance malsaine, perverse, crade, le coté allemand amène d’intéressants jeux d’ombres inspiré de l’expressionnisme. On rajoute à ça une assez bonne tension pendant une grosse partie du film et un whodunit efficace et on a un des meilleurs films du festival. Prix du Public et prix du meilleur film pour Ciné + Frisson

Ensuite, Bellflower. Gros coup de coeur, je ne l’attendais pas forcément et il m’a très agréablement surpris. On est dans un genre assez hybride, de par son histoire et son esthétique. On se retrouve dans un film « pré-apocalyptique » où deux potes, influencés par Mad Max veulent construire un lance flamme et une voiture suffisamment puissante pour être un peu les « rois » en cas de fin du monde, à la Mad Max, donc. Bien sûr on est loin de l’apocalypse, et on est là à suivre leurs mésaventures. A coté de ça on à l’histoire d’amour destructrice de Woodrow (Evan Glodell, également réalisateur et scénariste. Il a décidé de faire ce film après une histoire d’amour qui s’est très mal terminée). Finalement le coté apocalypse du film se trouve dans la caractérisation des personnages, qui se trouvent dans une sorte de cycle autodestructeur. On sent beaucoup de générosité de la part du réalisateur dans cette oeuvre et le résultat est plutôt grandiose. A voir absolument. Prix du jury (Jaume Balaguero, Christophe Gans, Roger Avary et Lucile Hadzihalilovic).

4:44 Last Day On Earth de Abel Ferrara. Celui là j’en attendais rien et c’était clairement un film d’auteur chiant où il ne se passe pas grand chose. Et finalement très bonne surprise ! On se fait chier pourtant pendant les 10, 15 premières minutes mais d’un coup sans trop savoir pourquoi l’atmosphère change et on s’intéresse à ce couple, se déchirant, se réconciliant, essayant de régler leur problème à quelques heures de la fin du monde. Assez bonne perfomance de Willem Defoe, acteur fétiche de Ferrara.

Et enfin, le film de cloture Détention de Joseph Kahn, le réalisateur du très mauvais Torque. Alors là gros délire, une sorte de Scott Pilgrim sous acide qui se passe dans un lycée, mêlant slasher, voyage dans le temps, teen movies. C’est avant tout une comédie totalement nawak, sous ses airs pop qui se fout de la gueule d’absolument tout et d’abord de lui même (il se bâche avec Torque). Si Scott Pilgrim jouait sur les références des jeux vidéos, Détention joue sur celles de… Tout. Des films, de la musique, des modes, etc… C’est ultra référencé et vraiment bien construit. Kahn, qui a lui même écrit le film, arrive à chaque fois à retomber sur ses pattes malgrè un scénario assez dense. Long story short, on s’éclate devant ce film totalement barge et hilarant.

[Festival] Paris International Fantastic Film Festival : A Lonely Place to Die – Blind Alley

Depuis mercredi 23 Novembre (et jusqu’au dimanche 27) se tient à Paris, et plus précisément au Gaumont Capucines à Opéra, le PIFFF. Ce drôle de sigle est celui du Paris International Fantastic Film Festival.

La cérémonie d’ouverture du festival s’est faite avec le nouveau film de Jaume Balaguero, Malveillance. Le réalisateur de La Secte Sans Nom et co-réalisateur de REC 1 & 2 revient cette fois ci avec un thriller brillamment orchestré, à l’ambiance assez crade et malsaine emmené par un fascinant Louis Tosar. On notera également que ce film est hors compétition.

FilmGeek y est présent, par mon intermédiaire, et essayera de voir le plus de films possible. A noter que celui de minuit The Violent Kind, samedi 26 est déjà proscrit. Sinon je ne pourrais pas rentrer chez moi, ce serait bête.

Le premier film en compétition était A Lonely Place To Die

Quatrième film du réalisateur Julian Gilbey, A Lonely Place To Die nous place dans les vertigineuses montagnes des Highlands en Ecosses. Cinq randonneurs avides de sensations fortes vont voir leur escapade en montagne tournée au drame lorsqu’ils viendront en aide à une petite fille séquestrée.

Commence alors la partie survival du film, avec une course poursuite effrénée dans les montagnes. Les deux kidnappeurs veulent récupérer la fille et sont prêt à tout pour ça. Partie extrêmement efficace où Julian Gilbey sait nous surprendre par des séquences assez spectaculaires et où les spectateurs ayant le vertige en prendront pour leur grade. Il sait manier sa caméra et ça se voit, notamment lors des scènes de courses poursuites en forêt où on savoure la lisibilité de l’action. Cette première partie arrive à nous surprendre, plusieurs fois et comme je le disais, de manière efficace. Là où ça coince c’est le changement de ton, de genre que prend le film. Après ce coté survival le métrage part du coté du Thriller et abandonne les hautes altitudes pour une zone un peu plus urbaine. Mais ça ne marche pas, la chute de la tension est assez rapide et le film part un peu dans le grand-guignolesque où on sent que Julian Gilbey a voulu mettre en scène tous les genres qu’il aimait. Finalement d’un survival réussi et plein de tension on fini avec un thriller pas très original et maladroit. Dommage, le potentiel était là.

Je vous conseille tout de même d’y aller, le film vaut le coup d’oeil (Aaah ses plans larges magnifiques) et Mélissa George s’en sort plus que bien.

Le second film a entrer en compétition fut Blind Alley

On quitte maintenant les hauteurs d’Ecosse pour rejoindre le lavomatique d’une impasse glaude en Espagne. Rosa, une jeune femme de ménage passant des castings pour être comédienne se retrouve séquestrée (décidément) dans un lavomatique d’une sombre impasse.

Blind Alley est le premier film du scénariste Antonio Trashorras (L’échine du Diable, Agnosia). Il fut d’abord écrit pour être une épisode dans la série Masters Of Horror, et être réalisé par Guillermo Del Toro. Finalement Antonio Trashorras a décidé d’en faire un long métrage (1h15) et ainsi rallongé le scénario, et ça se sent tant le film tire en longueur. Beaucoup de moments sont très longs, pour un si court film c’est le comble !

Le réalisateur a également voulu nous montrer toute sa panoplie de références, mais c’est soit kitch (comme en témoigne le générique), soit lourd. On rajoute à cela un casting qui en fait des caisses (on les sent quasiment en roue libre), des pseudo twists pas efficaces pour un sous, et vous avez Blind Alley.

Bon, on retiendra aussi un peu de positif dans ce film avec une photographie très soignée et des split-screens plutôt bien pensés qui donnent au film un coté pop pas désagréable. Pas désagréable, comme l’actrice principale, Ana de Amas. Oui bon ça va, c’est pas sur toutes mes critiques que je me permet de finir sur une phrase sexiste.

Romain