Fucking Kassovitz : Lost in Babylon A.D.

Si la galère du tournage de Babylon A.D. est de notoriété publique, je n’ai découvert l’existence de « Fucking Kassovitz » qu’il n’y a 2 semaines dans l’interview de Kassovitz de Première.

Forcément j’ai tout de suite cherché à le voir, sans succès, jusqu’au post de Dans les coulisses du MO qui montrait deux extraits et qui laissait espérer de pouvoir en voir plus, très bientôt.

C’était sans compter le sens du marketing aiguë de Kasso, qui profite du petit buzz autour de ce making-of tantôt « interdit » tantôt « inédit » pour le publier sur sa chaîne Daily à l’occasion de la sortie de L’Ordre et la Morale.

Et comme prévu, ce making-of est assez énorme, à la manière d’un Lost in la Mancha, terriblement déprimant et excitant à la fois, sauf qu’ici, on peut constater l’étendue des dégâts puisque le film est sorti en salle et d’ailleurs ce docu m’a donné très envie de le revoir.

Le réalisateur François-Régis Jeanne ne rejette donc ici la faute à personne, mais on peut tout de même regretter certaines absences : j’aurais aimé avoir le point de vue de Vin Diesel et encore plus celui d’Alain Goldman, déjà producteur des Rivières Pourpres, (autre tournage difficile et autre Making of intéressant) ou de la Fox.

Mais au fond ce n’était peut-être pas nécessaire : le mystère du naufrage de Babylon AD n’aurait certainement pas été résolu.

Enfin, je vous invite à découvrir le making-of de L’Ordre et la Morale, moins « mythique » mais tout aussi bon :

PS : Les making-of de Kasso sont toujours intéressants, comme lui-même d’ailleurs, un jour je lui ferai le post déclaration d’amour qu’il mérite.

Les nouveaux blockbusters sont sur console.

Alors que la saison des blockbusters ciné US s’achèvent avec Tintin, celle des cartons français continuent entre The Artist, Polisse et Intouchables (qui démarre en trombe avec 1 732 190 entrees en 5 jours et seulement 508 copies.), les nouveaux blockbusters arrivent aux rayons jeux-vidéo non pas seulement du point de vue de la mise en scène des jeux elle-même ou bien des bénéfices engrangés mais au niveau des teasers où ils reprennent les armes du cinéma et la concurrence est rude !

Tout d’abord avec la guerre des FPS : Battlefield 3 Versus Modern Warfare 3 qui sortent à quelques jours d’intervalle (merci le cassage d’embargo des magasins de JV) et s’affrontent à grands coups d’affichages et de vidéos spectaculaires, remisant les films de genre les plus bourrins au rang de films d’auteur intimistes. Le dernier spot de promo en date pour MW3 en est l’exemple parfait avec son casting de luxe : Sam Worthington, Jonah Hill et Dwight Howard sobrement intitulé « The Vet and the N00b« .

Les jeux de voitures ne sont pas en reste avec Need for Speed : The Run. Et qui est le spécialiste des poursuite des caisses épileptique et élu client de l’année à vie des carrosseries de Californie ?

Eh oui, c’est bien-sûr Michael Bay himself qui se colle à la mise en scène de ce trailer/machinima :

Vous êtes plutôt film d’aventure ? Les critiques de Tintin font beaucoup trop référence à Indiana Jones alors que le vrai chaînon manquant se situe sur PS3 et se nomme Nathan Drake, et il revient d’ailleurs pour un troisième épisode d’Uncharted.

Enfin, Batman Arkham City vous fera patienter entre TDK et TDKR.

La liste du Père Noël va être longue cette année !

Bonus : La « bande-annonce » de GTA 5

Top 10 des films les plus piratés de tous les temps

Chez Filmgeek on aime les chiffres, les stats, le box-office bien-sûr mais pas que. Il y a deux semaines, TorrentFreak sortait son top 10 des films les plus piratés de tous les temps et on voulait vous en parler.

Tout d’abord, TF y va un peu vite car pour remettre ce top à sa place il s’agit surtout du top 10 des films les plus téléchargés sur bittorrent depuis 2006, le site n’ayant pas de stats avant cette année, les stats de torrent ne couvrant bien-sûr pas le Direct Download qui est pourtant en pleine expansion en France par exemple grâce/à cause d’Hadopi, mais bon j’imagine que les films doivent être à peu près les mêmes.

  • 1 – Avatar (2009) – 21 millions – 2 782 millions $
  • 2 – The Dark Knight (2008) – 19 millions – 1 001 millions $
  • 3 – Transformers (2007) – 19 millions – 709 millions $
  • 4 – Inception (2010) – 18 millions – 825 millions $
  • 5 – The Hangover (2009) – 17 millions -467 millions $
  • 6 – Star Trek (2008) – 16 millions – 385 millions $
  • 7 – Kick-Ass (2010) – 15 millions – 96 millions $
  • 8 – The Departed (2006) – 14 millions – 289 millions $
  • 9 – The Incredible Hulk (2008) – 14 millions – 263 millions $
  • 10 – Pirates des Caraïbes 3 (2007) – 14 millions – 963 millions $

Et voici le Top 10 de location de Netflix sur ces 24 millions d’abonnés à titre de comparaison :

  • 1 – The Blind Side (2009)
  • 2 – Crash (2004)
  • 3 – The Bucket List (2007)
  • 4 – The Curious Case of Benjamin Button (2008)
  • 5 – The Hurt Locker (2008)
  • 6 – The Departed (2006)
  • 7 – Sherlock Holmes (2009)
  • 8 – Inception (2010)
  • 9 – Iron Man (2008)
  • 10 – No Country for Old Men (2007)

Que peut-on déduire de ces tops ?

On peut tout d’abord le comparer au chiffres du BO puis au top établit par Netflix sur les locations de vidéos et a priori la plus grosse victime du piratage est Kick-Ass dont le ratio téléchargement/recette est énorme alors qu’il n’est même pas dans le top Netflix, top qui ne partagent d’ailleurs que deux films en commun avec celui de TF : Inception et The Departed.
Accessoirement, la 3D était censée réduire un peu le piratage : Avatar est au top tandis qu’il n’est donc pas non plus dans le top de Netflix.
Les abonnés de Netflix qui semblent surtout influencés par les nominations aux Oscars qui doivent être mise en avant par le service.

Je ne prétends pas faire une analyse poussée, mais plus ouvrir une conversation en mettant ces classements et chiffres en parallèle avec plusieurs tendances : l’éditorialisation et la recommandation influe beaucoup sur la comportement des clients de VOD tandis que le nombre d’abonnés Netflix US chute et que ces derniers tentent l’export au RU et en Irlande mais toujours pas en France où débarque la SVOD (ou SVàD, Service de vidéo à la demande avec abonnement) avec CanalPlay Infinity et iCinéma, là où l’offre VOD est trop dispersée pour ne pas dire explosée.

Ça bouge donc pas mal du côté de l’offre légale en France mais sans parler de service unique, il manque vraiment une offre claire et limpide, avec un choix exhaustif mais à travers lequel le client serait guidé (moteur de recommandation, choix éditorial, etc.) et économiquement intéressant pour offrir une alternative viable au téléchargement illégal, la SVOD est peut-être donc une bonne voie.

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Le Congrès des Exploitants, une semaine après, que reste-t-il ?

Il y a une semaine s’est déroulé à Lyon le 66ième congrès des exploitants et en particulier la journée de distributeurs, pendant laquelle, 2200 professionnels de la profession devant lesquels la majorité des distributeurs français sont invités à présenter leur line-up de novembre à 2012.

Soit environ 8h de bandes-annonces, d’extraits exclusifs, promoreel et autres teasers dont certains sont dévoilés pour la première fois et présentés par les équipes. C’est ainsi une sorte de défilé de paons, à celui qui aura la plus belle, la plus grande queue.

A ce petit jeu, certains sont sortis du lot, d’autres ont franchement déçu et nous y revenons, une semaine après, une fois le tout bien décanté, avec quelques images exclusives à partager, pour vous présenter l’ESSENTIEL.

La journée a commencé très fort avec le line-up de StudioCanal : le premières images d’Hollywoo (dont on vous a déjà parlé ici) ont été très efficaces et le speech de Florence Foresti et Jamel Debbouze a achevé de convaincre l’audience. Le FA de La Taupe (8 février 2012) m’a aussi beaucoup plu entre son casting exceptionnel et son ambiance bien pesante, c’est un des films que j’attends le plus pour le premier semestre 2012. Enfin, le teaser de Cloclo (14 mars 2012) dans lequel Jérémie Renier m’a collé des frissons, tout simplement.

Pour le reste on va faire dans l’ordre alphabétique et on continue donc avec la 20th Century Fox dont le line-up est un des plus complets et hétéroclites, on retiendra Time Out, les premières images plutôt convaincantes de Star Wars 3D et l’absence d’image de Prometheus. Sinon le court-métrage annonçant L’Age de Glace 4 marche toujours aussi bien.

Passons à Ad Vitam qui m’a surtout marqué avec les images Take Shelter et Confession d’un enfant du siècle, et son casting original, réalisé par Sylvie Verheyde dont j’avais beaucoup aimé Stella, son précédent film.

Autre « petit » : Epicentre dont je retiendrai le documentaire Les nouveaux chiens de gardes dont on entendra j’espère un peu parler dans les médias puisque c’est le sujet du film.

On arrive maintenant à EuropaCorp qui a sorti la machine de guerre, avec un léger manque de modestie (ce n’étaient pas les seuls) et qui a surtout titillé ma curiosité avec l’adaptation de L’Amour dure 3 ans, par Frédéric Beigbeder himself… après le reste… bref, ça frime beaucoup.

Par contre Eurozoom, qui entre El Chino avec l’excellent Ricardo Darin, le film d’animation Colorful et le docu Freakonomics adapté d’un de mes livre de chevet, a de quoi être fier lui !

De Gaumont on retiendra deux choses : le trailer explosif des Lyonnais (qui jouaient à domicile) et le promoreel de 8 minutes d’Intouchables qui a véritablement conquis l’audience.

Gebeka et Kanibal m’ont alléché respectivement avec Le Tableau et The Black Power Mixtape 1967-1975 qui gagne aussi le prix du titre de film le plus chiant à retenir.

Mars Distribution a scotché tout le monde avec les extraits des Infidèles (dont on vous a déjà parlé là) et rassuré aussi avec du solide : Lioret, Cronenberg, Kahn, Gondry, Allen, Ozon… du très LOURD !

La Metropolitan ne nous a rien montré de nouveau sur Hugo Cabret mais je reste charmé et confiant, mais le reste du catalogue ne m’a guerre emballé à l’exception de Rhum Express dans lequel Depp renoue avec les démons d’Hunter S. Thomson.

MK2 est ma seconde grosse déception : c’est bien simple, à part leurs restaurations (Metropolis, Méliès, Chaplin, Jules et Jim…) rien de nouveau ne m’a vraiment plu.

Copyright / Crédit Photo : © Chez Wam – Nicolas Guiraud

On en vient à Pathé dont le trailer de Sur la piste du Marsupilami ne m’a pas du tout emballé (c’est le moins que l’on puisse) et fut à peine rattrapé par la présentation d’Alain Chabat et Jamel Debbouze.

La surprise est plutôt venue de La Dame de Fer et l’espoir de Nous York qui verra revenir l’équipe de Tout ce qui brille pour transformer l’essai.

Un de mes préférés de la journée a sans doute été Pretty Pictures qui a fait un carton plein pour moi en éveillant ma curiosité et mon envie sur leurs quatre films présentés : A la une du New York Times, Terri, Perfect Sense et surtout Detachment avec Adrian Brody et réalisé par Tony Kaye qui aborde cette fois le thème du système éducatif américain après son brûlant American History X.

Rezo Films a dévoilés un programme varié entre Takashi Miike, Artus de Penguern et le prochain Julie Delpy pour 2 days in New York dont le premier extrait a très bien fonctionné.

SND a du gros encore et bizarrement c’est un petit film qui a cartonné avec L’Irlandais qui a ravi le public avec un Brendan Gleeson en grande forme.

Sony cette année c’était surtout Tintin, Le Stratège et Millenium.

Sophie Dulac a été fidèle a sa réputation et sa ligne de conduite : c’est pas trop ma came mais je conçois parfaitement que cela puisse plaire.

UGC a fait venir Kassovitz pour L’Ordre et la Morale, ça ne compte pas quand-même car on l’a déjà vu cet été et à part un ENORME problème général d’interprétation, le film est très bien réalisé et signe le retour de Kasso aux affaires sérieuses.
Et le reste ? Quel reste ?

Le line-up d’Universal m’a laissé de glace et ne me déçoit pas vraiment puisque je n’en attendais rien, surtout pas Battleship qui a l’air totalement à côté de la plaque.

Walt Disney m’a cueilli avec le trailer de Félins, les fourbes ! Ajoutez à ça : Cheval de Guerre de Spielberg, John Carter et The Avengers. STFU and take my money !

Warner Bros avait peut-être le plus gros catalogue de la journée et ne l’a pas caché. Même Les Seigneurs a convaincu avec son casting en forme de best-of comédie populaire. Mais entre J. Edgar, The Dark Knight Rises, ils n’ont pas trop de soucis à se faire pour les prochains mois.

Wild Bunch était attendu au tournant pour une seule raison : Astérix et Obélix au service de sa majesté. Et ils ont réussi à planter leur trailer. Espérons que ça n’augure pas du pire pour le film dont le scénario était assez bon car là tout le monde faisait cette tête :

Au rayon déception on retiendra donc le teaser pas drôle d’Astérix et Obélix au service de sa majesté et la bande-annonce de Sur la piste du Marsupilami ainsi que les line-up d’EuropaCorp et d’MK2 comparés aux autres.

Ce qu’il reste une semaine après : le solide line-up de Pretty Pictures, le promoreel d’Intouchables et l’accueil très chaleureux de toute la salle, les extraits des Infidèles et ses éclats de rire spontanés ainsi que ceux des extraits de L’Irlandais.

Bonus : Le sac cadeau remis cette année aux participants était un énorme barda militaire remplis de DVD et de bouquins donnant aux quais de la gare de Lyon des airs de départ sur le front.

Thomas Langmann est partout

Depuis plusieurs semaines, Thomas Langmann est encore plus présent dans le cinéma français l’accoutumée, pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ?

Dans le désordre : Monsieur Langmann a produit et sort en cette rentrée, deux des plus gros films français de l’année mais aussi deux films antipodes artistiques, comme un grand écart cinématographique avec La nouvelle guerre des boutons et The Artist. Deux films tournés vers le passé, mais au traitement diamétralement opposé, pas la peine d’aller dans les détails, l’essentiel étant surtout dans la construction de la filmographie de leur producteur.

Ainsi il jongle depuis ses débuts en produisant ou co-produisant alternativement des films d’auteurs avec des superproductions moins pointues dirons-nous :

  • 1999 : Astérix et Obélix contre César
  • 2002 : Astérix & Obélix: Mission Cléopâtre
  • 2002 : Le boulet
  • 2004 : Blueberry: L’expérience secrète
  • 2004 : Double zéro
  • 2005 : Foon
  • 2006 : Nos jours heureux
  • 2007 : Steak
  • 2008 : Astérix aux jeux olympiques
  • 2008 : L’instinct de mort et L’ennemi public n°1
  • 2010 : Le mac
  • 2011 : Mon père est femme de ménage
  • 2011 : La Nouvelle Guerre des Boutons
  • 2011 : The Artist

Il se construit une filmographie sinusoïdale, tel un métronome, tantôt dans un sens tantôt à son opposé, le box-office suivant sa propre courbe et qu’importe si de temps en temps un collègue produit le même film au même moment.
Le cas de La guerre des boutons ne sera pas le dernier puisqu’il vient d’annoncer son envie de tourner un film sur l’affaire Ilan Halimi alors qu’Alexandre Arcady travaille déjà depuis plusieurs mois sur le sujet. D’ailleurs, il ne se contentra pas de le produire mais il l’écrira et le réalisera, ce qui pourrait surprendre mais il a déjà co-réalisé Astérix 3 et co-écrit LNGDB, alors pourquoi ne pas tout faire pour le prochain (sauf acteur, cette carrière est derrière lui) ?

Et quand il ne produit/écrit/réalise pas, il gagne quand-même de l’argent sur les films qu’il n’a pas produit : de cette manière, la veille de la sortie de LNGDB, il a appris avoir gagné 12 millions d’euros, soit 30% des recettes de Pathé sur le film Rien à déclarer, suite à une décision judiciaire à propos d’un contrat signé par son père, non respecté par la firme au coq.

Son prochain challenge ? Les Oscars, rien que ça, et avec les Weinstein en pilote de la campagne de The Artist, on peut dire qu’il a toutes les chances de son côté.

 

Le placard en Platane d’Eric et Canal

On vous avait déjà parlé, il y a deux ans, de la fameuse publicité de Canal Plus et son scénariste dans le placard et de leurs détournements d’affiches de films, cette fois, Canal Plus s’auto-détourne en reprenant Lucas, leur scénariste préféré, avec Eric Judor en guest de luxe pour le lancement de sa nouvelle série, Platane, en septembre sur la chaîne cryptée.

Et je vous propose de voir toutes les versions ci-dessous ! Continuer la lecture de « Le placard en Platane d’Eric et Canal »

De la 3D réaliste, mais pas trop !

La semaine dernière, la nouvelle bande annonce des aventures de Tintin réalisées par Steven Spielberg et produites par Peter Jackson a frappé le net.
Nous avions eu l’occasion de voir quelques images, mais pour la première fois, nous avons pu avoir une idée de ce à quoi le film allait ressembler. Et ce que l’on peut remarquer immédiatement, c’est un style graphique étonnant qui ressemble à de la 3D réaliste, mais pas trop.
En effet, à l’instar d’un Rango sorti en salles voici quelques mois, les deux réalisateurs de génies, que sont Spielberg et Jackson ont pris le parti de mettre en images les aventures du jeune reporter dans un style au rendu réaliste, sur des personnages qui eux, de par leurs visages, ou expressions, le sont beaucoup moins.
Et cela, croyez-moi, n’est pas une mince affaire !

Lorsque l’on voit un Toy Story, un Monster Inc, ou un Kung Fu Panda, nous sommes dans des univers graphiques très marqués, au style et au design bien définis, établis après un long travail de concepts, de recherches, et d’études de couleurs.
On est loin d’une reproduction de la réalité, que ce soit dans les textures des objets, leurs formes, les décors, les animations de personnages, ou la lumière environnante.
Dans Tintin, ou dans Rango, si l’on enlève les personnages, on pourrait parfois se croire dans un film réel tant la lumière qui baigne la scène, les ombres, les couleurs, les réflexions et les details sont réalistes. Pourtant, il reste ce petit truc en plus qui nous fait savoir que l’on est face à un film d’animation.

L’année dernière, j’ai eu la chance de travailler sur le film Rango, je me suis occupé d’un plan d’extérieur, une vue d’ensemble du désert, sous un coucher de soleil, ou l’on voyait les personnages courir sur leurs drôles d’autruches. La consigne pour créer ce plan etait de faire quelque chose de réaliste, mais pas trop, d’un peu stylisé, mais qui utilisait surtout des photos…
C’est la première fois que je recevais ce genre de brief, et pour cause, cela va à l’encontre de ce que l’on fait d’habitude. C’est assez déroutant.
Lorsque l’on fabrique un décor de toute pièce, comme dans Toy Story, on n’utilise aucune photographie, tout est peint à la main, en utilisant des couleurs bien définies, sur des géométries au style plus ou moins cartoon. On souhaite enlever tous les petits details futiles, les erreurs, les accidents, pour présenter une version édulcorée, magnifiée, ou infantilisée du lieu.
Dans un film en revanche, c’est l’inverse, on essaye de peindre un minimum de choses pour au contraire utiliser des photos qui nous permettrons, par la présence de toutes ces petites imperfections, de renforcer le coté naturel et vrai de l’environnement. On est en recherche de ce petit detail qui fera oublier le trucage et permettra au spectateur de complètement oublier qu’il est en face d’un décor créé de toute pièce.
C’est donc un vrai challenge que de produire des images dans ce nouveau type de film d’animation. Il faut toujours peser ce qui fait vrai, enlever ce qui le fait trop, magnifier sans dénaturer, et c’est un vrai casse tête.

Il en est de même pour les personnages eux mêmes, en particulier leur animation. Lorsque l’on voit le visage de Haddock, on voit bien qu’il ne s’agit pas d’un vrai acteur. Ses proportions, son nez, ou ses yeux ne sont pas réalistes. Pourtant, son animation, les expressions de son visage, elles, le sont. On utilise des technique de motion capture pour reproduire des mouvements réalistes, tirés de vrais acteurs jouant la scène, et on les calque sur des personnages qui eux ne sont pas réalistes. On se retrouve dans le même paradoxe que pour les décors. Il faut que cela fasse vrai, mais pas trop.
L’Uncanny Valley est une hypothèse dont on se sert dans la robotique, et dans l’animation. On s’est en effet rendu compte que lorsqu’on reproduisait presque parfaitement un humain, mais qu’il n’était pas réaliste a 100%, il faisait peur et provoquait dégoût et répulsion.

Voila quelques années, des films comme Polar Express, Final Fantasy ou Beowulf tentaient de s’approcher au maximum de la réalité. Et c’est à cause du dégoût que certain ont eu à l’encontre de ces personnages qui semblaient plus morts que vivants, que le secteur de l’animation a choisi de revenir à un style plus cartoon dans ses personnages, quitte à leurs laisser des mouvements réalistes, mais en redonnant un coté stylisé à leur visage.
Dans Rango, aucun soucis, les héros sont des animaux, mais dans Tintin, on voit bien qu’on n’a pas cherché à faire de véritables humains.

Ludovic

Festival international du film d’animation d’Annecy 2011, suite.

Voici le second épisode du compte-rendu illustré du Festival international du film d’animation d’Annecy 2011 par Emilie et comme pour la première partie il faut simplement cliquer sur les images pour en profiter en grand format.

  • 3# Festival d’Annecy – mardi 13 juin
    mots clés : séance pourrie – Café des Arts – The Prodigies

Il est 9h00, les portes s’ouvrent, chacun s’empresse de trouver une place pour assister à l’interview des réalisateurs de courts-métrages passés la veille.

14H Court métrage en compétition 2

Les courts métrages en compétition 2, une des pires séances que j’ai faite.

Difficile d’écrire, de manière générale, mais encore plus sur cette séance navrante.

Ça commençait pourtant assez bien avec un film de Maw Porter et Ru Kawata Something Left, Something taken

Les personnages (qui ne sont autres que les réalisateurs eux-même)  sont attachants et expressifs.  L’animation est chouette et les dialogues aussi.  L’univers est réalisé  à l’aide d’un mélange de techniques stop motion, flash, after effect qui nous plonge dans un univers riche et inventif.

L’idée plutôt sympa, nous renvoie aux moments de panique où nous nous imaginons le pire, avec en tête des scénarios aussi effrayants les uns que les autres.

Le seul souci c’est la fin du film, qui est terriblement décevante.

Domashnij Romans de Irina LITMANOVICH

Je ne sais pas pourquoi, mais pour moi les films de l’Est dépassant les 10mn riment avec sieste. …

The Waterwalk de Johannes RIDDER

Je me suis réveillée pour « ça ». Pire encore j’ai été hypnotisée, tant le court métrage est mauvais et sans intérêt. Un homme vert et nu marche près de la mer, d’autres hommes verts et nus avancent aussi mais avec des démarches différentes. Le tout en chanson. Consternant.

Pourquoi un film pareil se retrouve à Annecy et qui plus est en compétition? Je soupçonne le jury d’avoir jouer à «  cap ou pas cap’ de le sélectionner ?»

Je ne vais pas parler du reste tant je suis déçue par ce que j’ai vu.

Je m’arrête là.

Je vais boire 2 litres de café pour survivre à cette journée.

20H30 The Prodigies – La nuit des enfants Rois –Antoine CHARREYRON

Long Métrage Hors compétition 1 –

La grande salle de Bonlieu est pleine et le public trépigne. Le film semble très attendu.

Je sors de la salle secouée, les tympans explosés malgré mes index encastrés dans mes oreilles pendant tout le film. Je remercie l’organisation d’Annecy d’avoir réduit mon audition de 50%. 😉

Le film est très physique et violent : il est interdit au moins de 12 ans seulement, ce qui m’étonne beaucoup.

J’ai l’impression de m’être pris des coups de poing pendant plus d’une heure.

Il faut l’avouer, le résultat est impressionnant. Mais la profondeur des personnages laisse à désirer. Le seul personnage possédant un peu de relief est Jimbo. Les autres sont à l’image de leur design, bien lisses et même ratés pour ce qui concerne le garçon roux. Rappelons que le réalisateur vient du jeu vidéo et a opté pour une 3D sobre, sans texture. Ce choix assumé rend l’émotion artificielle. D’autant plus que durant tout le film les personnages sont extrêmement brutalisés mais ne prennent pas de bleu, ils ont toujours le teint frais et impeccable. Par contre quand quelqu’un leur tire dessus… ils saignent.

Les faux raccords inondent le film, le scénario un peu creux n’aide pas à rattraper cela. Moi qui ai pu voir l’exposition du film, avec des croquis d’ambiance et des décors magnifiques en 2D, je suis très déçue du final.

En somme une journée pas terrible, mercredi sera mieux. Annecy c’est aussi ça, nous ne pouvons pas voir que des films qui nous plaisent.

Pour finir la journée comme il se doit je vais au Café des Arts, lieu incontournable des festivaliers.

Emilie

51ème Festival de la Télévision de Monte Carlo

 

Intro : Voici un nouvel article invité, avec une nouvelle rédactrice et il s’agit de Sarah, grande amatrice de séries TV et habituée du Festival de Télévision Monte-Carlo, qui nous fait son compte-rendu de l’édition 2011. -Flo

A l’annonce de la liste des invités de ce 51ème festival de la Télévision de Monte-Carlo, la première réaction des habitués du festival a été la déception. Pourtant du beau monde était annoncé : Felicity Huffman (Desperate Housewives), William H. Macy (Shameless), Jesse Williams (Grey’s anatomy), Jesse Tyler Ferguson (Modern Family), Sean Bean (Game of Thrones)…mais l’effet du 50ème anniversaire du festival l’année dernière qui nous avait amené des stars à ne plus savoir les compter (Julie Benz, Elizabeth Mitchell, Jane Lynch, Cote de Pablo, Michael Weatherly, Jorge Garcia…pour ne citer qu’eux) nous a rendu plus exigeants !

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe de ce festival, c’est simple, les acteurs et producteurs des séries américaines et de d’autres nationalités viennent en faire la promotion, il y a deux plateaux extérieurs pour les interviews auxquels on peut assister (notons la présence d’un seul plateau cette année) et des interviews et tables rondes à l’intérieur du Grimaldi Forum où se déroule le festival. Des soirées sont organisées pour le public (projection en présence des acteurs), cette année Nikita et Game of Thrones étaient à l’honneur. Continuer la lecture de « 51ème Festival de la Télévision de Monte Carlo »

Celio fait la promo de sa collection Star Wars avec un vaisseau de Battlestar Galactica

C’est ce qu’on appelle un EPIC FAIL :

Alors que Celio c’était pas mal débrouillé avec sa collection de T-Shirt DC Comics, ils ont décidé de remettre ça avec la juteuse licence Star Wars et son vivier infini de personnages et de vaisseaux.

Car a priori ça n’a pas suffit, car pour lancer la promo de cette nouvelle collection, Celio a publié une vidéo sur le net qui met en scène un superbe Viper Mark II, tout droit sorti non pas de la flotte de l’Empire mais des Douze Colonies de Battlestar Galactica.

La vidéo a été très vite retirée et beau joueur, ils se sont fendus d’un petit message sur Facebook :

Maintenant je suis quand-même très curieux de voir le rendu de leurs tshirts et je pense que George Lucas aussi d’ailleurs.

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