Golden Globes 2013 Drinking Game

Tina Fey et Amy Poehler ont dévoilé les règles du Drinking Game des Golden Globes 2013, qu’elles présenteront dans la nuit de dimanche à lundi (retransmis en direct  à partir d’1h sur le site de MyCine+) :

  • Any time an actress cries in a speech, drink
  • Any time you see a person actively not listening to someone onstage, drink
  • Any time someone says, “I didn’t prepare anything!” drink
  • Any time anyone thanks Harvey Weinstein, eat a meatball sub
  • Any time they show Judi Dench, take off an article of clothing
  • Any time Maggie Smith wins, take off an article of clothing

[Festival] Film from the South

Le festival des Films du Sud  se déroule du 04 au 14 Octobre à Oslo. Le festival, qui fête ses 22 ans, a pour objectif de montrer le meilleur du cinéma non-occidental. Le but du festival est d’apporter à notre partie du globe des films uniques et qui font s’agiter et cogiter. En sus des traditionnelles projections, de nombreux événements sont associés au festival tels que des cosplay pour la section manga, des tables rondes sur le co-financement des films en Afrique, des expositions. Plus qu’un festival, FFS se veut un lieu d’échange culturel entre l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Latine. Plus de 100 films de fiction et documentaires seront diffusés au cours des 10 jours du festival.

Le site officiel: http://www.filmfrasor.no/en/

Pour suivre le déroulement en direct sur twitter (mais en anglais): @thundershelly

Après un démarrage sous le signe du soleil avec un concert brésilien jeudi soir, j’ai participé à l’ouverture de la rétrospective Nikkatsu (le plus vieux studio Japonais), en présence de l’ambassadeur du Japon en Norvège. Quelques films emblématiques du studio seront diffusés tout au long du festival.

Pour l’ouverture de la rétrospective, nous avons pu assister  à la diffusion de A Diary of Chuji’s Travels, chef d’oeuvre muet de 1927! Une diffusion unique qu’il ne fallait rater sous aucun prétexte.

J’essaierai de faire une critique au cours du week end (enfin demain matin). Cet après midi, je vais voir Kokuriko-zaka kara de Goro Miyazaki, avec du Cosplay puis Omar m’a Tuer et My Brother The Devil.

Armand

Doctor Who sort de la nuit

Il y a quelques mois un projet mystère était en cours de développement, un projet au nom tout aussi mystérieux, Elmer. Ce secret a finalement été dévoilé il y a quelques semaines et nous avons donc appris qu’il s’agissait d’une soirée… Pardon, d’une NUIT toute entière consacrée à Doctor Who !

Cette nuit Doctor Who sera diffusée le 19 mai à 20h35 sur France 4 et permettra, en plus de voir le début de  la saison 6, de découvrir les origines de la série, bien avant son retour en 2005. Voici le programme de cette émission réalisée par 8 Art City et France 4 :

  • Les 4 premiers épisodes de la saison 6 : The Impossible Astronaut, Day of the Moon, The Curse of the Black Spot et The Doctor’s Wife.
  • Le tout premier épisode de Doctor Who «2005» Rose – Avec Christopher Eccleston dans le rôle du Docteur.
  • Les 6 épisodes composant «La Genèse des Daleks» appartenant à la saison 12 (1975) et avec Tom Baker dans le rôle du quatrième Docteur.
  • 2 épisodes formant «The Edge of Destruction» de la saison 1 diffusé en 1964 où William Hartnell prenait les traits du tout premier Docteur.
  • «City Of Death» (1979) se déroulant en 4 épisode durant la saison 17 où on retrouvera Tom Baker.

 

En plus de ce déjà très joli programme nous aurons également droit à des reportages sur la série :

  • Le phénomène Doctor Who
  • Les origines de Doctor Who
  • Les 11 docteurs de la série
  • Les compagnons du docteur
  • L’avenir de Doctor Who

 

Si nous n’avons pas encore la date de diffusion nous savons déjà que la nuit sera d’anthologie.

Sources : 8 art City, France 4

Romain

[Bilan] Oscars 2012 : Le triomphe Français

L’homme qui trouvait que Saturnin c’était un nom de canard, qui avait comme hobby de «casser» les gens (du nord au sud, ou de l’est à l’ouest ça dépendait des fois), qui aime se battre, qui ne connaît pas 6 en arabe, qui aime se beurrer la biscotte. Celui qui a commencé dans la troupe de comédien des Nous C Nous, qui se faisait appeler Loulou dans Un Gars une Fille. Jean Dujardin est venu conquérir Hollywood et l’a fait de la plus belle des manières en remportant l’oscar du meilleur acteur pour The Artist face à une grosse concurrence.

Dans une soirée, plutôt amusante , présentée par Billy Cristal la 84ème cérémonie des Oscars a vu The Artist et Hugo Cabret rafler la majorité des prix. Les 2 films ont tenu leur rang de favoris avec chacun 5 Oscars pour 10 et 11 nominations.

Nous avons vécu cette nuit quelque chose d’historique avec le premier triomphe de l’histoire d’un film français lors des Oscars. En remportant les statuettes du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur musique et meilleurs costumes, The Artist envoie le cinéma Français dans la stratosphère. Si Michel «Le Grand Détournement» Hazanavicius est le deuxième français à remporter la statuette – après Roman PolanskiJean Dujardin est le tout premier acteur Français à conquérir l’Oscar du meilleur acteur et ponctue par la même occasion son discours par un presque jouissif «Ouah putain génial Merci ! Formidable». Et franchement ça fait énormément plaisir et me met en joie.

Le concurrent le plus sérieux à The Artist était Hugo Cabret qui repart donc également avec 5 Oscars, techniques quant à eux. Le film de Martin Scorsese pouvait faire peur à celui d’Hazanavicius dans la mesure où la cérémonie commençait avec une rafale de prix pour Hugo Cabret, meilleure photographie, meilleur son, meilleurs effets spéciaux, meilleurs décors et meilleur montage sonore, tout y passait tandis que The Artist pointait à peine le bout de son nez avec un prix pour les meilleurs costumes et un pour la meilleure musique pour Ludovic Bource et son accent yaourt. On connaît la suite de l’histoire (surtout parce que je viens de l’écrire un peu plus haut).

Du coté des autres récompenses, Meryl Streep remporte le 3ème oscar de sa carrière pour son rôle de Margaret Tatcher dans le pourtant mauvais La Dame de Fer. Octavia Spencer repart avec celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour La Couleur des Sentiments et Christopher Plummer, meilleur second rôle masculin pour Beginners.

Le grand perdant de la soirée est The Descendants qui n’obtient qu’un seul Oscar, celui du meilleur scénario adapté. Au vu des résultats des Golden Globes il y a quelques semaines on aurait pu penser que le film allait offrir une sérieuse concurrence à The Artist. Et pourtant, même George Clooney n’a pas fait le poids face à Jean Dujardin.

Tout ceci est bien gentil mais rentrons maintenant dans le vif du sujet avec l’oscar qui a été le plus disputé, où le suspense était à son paroxysme, celui de la meilleure chanson. Avec pas moins de 2 nommés la catégorie était certainement la plus importante de la soirée et a vu Man or Muppet de The Muppet l’emporter dans une féroce bataille face à Real in Rio de Rio. Tout ça présenté par Zach Galifianakis et Will Ferrell jouant avec des cymballes dans une cacophonie assez drôle.

Pour revenir au sérieux, la 9ème présentation des Oscars par Billy Cristal était plus ou moins réussie. Si le petit film d’ouverture était sans surprise et aux effets visuels un peu douteux, son petit numéro de chant était plutôt sympathique, même s’il ne nous fait pas oublier Hugh Jackman. On retiendra aussi les très drôles séquences d’Emma Stone et Ben Stiller où l’actrice savourait pleinement le fait de remettre un prix tandis que ce dernier tentait de l’assagir,  ainsi que Robert Downey Jr qui inventait un documentaire sur sa personne, en compagnie de Gwyneth Paltrow.

Le seul gros point noir de la soirée est venu de Canal + avec ses présentateurs Laurent Weil et Didier Allouche qui semblaient globalement paumés. Ils sont restés sur le tapis rouge durant toute la cérémonie, racontant d’inintéressantes histoires et ne trouvant personne à interviewer.

Palmarès

 

Meilleur film

The Artist

The Descendants
Hugo Cabret
Extrêmement fort et incroyablement près
Minuit à Paris
Cheval de guerre
Le Stratège
The Tree of Life
La Couleur des sentiments

 

Meilleur réalisateur

Michel Hazanavicius (The Artist)

Martin Scorsese (Hugo Cabret)
Alexander Payne (The Descendants)
Woody Allen (Minuit à Paris)
Terrence Malick (The Tree of Life)

 

Meilleur acteur 

Jean Dujardin (The Artist)

Gary Oldman (La Taupe)
Brad Pitt (Le Stratège)
Demian Bichir (A Better Life)
George Clooney (The Descendants)

 

Meilleure actrice

Meryl Streep (La Dame de fer)

Michelle Williams (My Week with Marilyn)
Viola Davis (La Couleur des sentiments)
Rooney Mara (Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes)
Glenn Close (Albert Nobbs)

 

Meilleur acteur dans un second rôle

Christopher Plummer (Beginners)

Kenneth Branagh (My Week with Marilyn)
Nick Nolte (Warrior)
Max von Sydow (Extrêmement fort et incroyablement près)
Jonah Hill (Le Stratège)

 

Meilleure actrice dans un second rôle

Octavia Spencer (La Couleur des sentiments)

Bérénice Bejo (The Artist)
Jessica Chastain (La Couleur des sentiments)
Melissa McCarthy (Mes meilleures amies)
Janet McTeer (Albert Nobbs)

 

Meilleur scénario original

Minuit à Paris (Woody Allen)

The Artist (Michel Hazanavicius)
Une séparation (Asghar Farhadi)
Mes meilleures amies (Kristen Wiig et Annie Mumolo)
Margin Call (J. C. Chandor)

 

Meilleure adaptation

The Descendants (Alexander Payne, Nat Faxon et Jim Rash)

Hugo Cabret (John Logan)
Les Marches du pouvoir (George Clooney, Grant Heslov et Beau Willimon)
Le Stratège (Steven Zaillian, Aaron Sorkin et Stan Chervin)
La Taupe (Bridget O’Connor et Peter Straughan)

 

Meilleure musique

The Artist (Ludovic Bource)

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne (John Williams)
Hugo Cabret (Howard Shore)
Cheval de guerre (John Williams)
La Taupe (Alberto Iglesias)

 

Meilleure chanson

Les Muppets (Bret McKenzie, « Man or Muppet »)

Rio (Sergio Mendes, Carlinhos Brown et Siedah Garrett, « Real in Rio »)

 

Meilleure photographie

Hugo Cabret (Robert Richardson)

Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Jeff Cronenweth)
The Artist (Guillaume Schiffman)
Cheval de Guerre (Janusz Kaminski)
The Tree of Life (Emmanuel Lubezki)

 

Meilleurs décors

Hugo Cabret (Dante Ferretti et Francesca Lo Schiavo)

Harry Potter et les reliques de la mort – partie II (Stuart Craig et Stephenie McMillan)
The Artist (Laurence Bennett et Robert Gould)
Cheval de guerre (Rick Carter et Lee Sandales)
Minuit à Paris (Anne Seibel et Hélène Dubreuil)

 

Meilleurs costumes

The Artist (Mark Bridges)

Jane Eyre (Michael O’Connor)
W.E. (Arianne Phillips)
Anonymous (Lisy Christl)
Hugo Cabret (Sandy Powell)

 

Meilleur montage

Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Angus Wall et Kirk Baxter)

Hugo Cabret (Thelma Schoonmaker)
The Artist (Anne-Sophie Bion et Michel Hazanavicius)
The Descendants (Kevin Tent)
Le Stratège (Christopher Tellefsen)

 

Meilleur montage sonore

Hugo Cabret (Philip Stockton et Eugene Gearty)

Drive (Lon Bender et Victor Ray Ennis)
Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Ren Klyce)
Transformers 3 – La Face cachée de la Lune (Ethan Van der Ryn et Erik Aadahl)
Cheval de Guerre (Richard Hymns et Gary Rydstrom)

 

Meilleur son

Hugo Cabret (Tom Fleischman et John Midgley)

Le Stratège (Deborah Adair, Ron Bochar, David Giammarco et Ed Novick)
Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes (David Parker, Michael Semanick, Ren Klyce et Bo Persson)
Transformers 3 – La Face cachée de la Lune (Greg P. Russell, Gary Summers, Jeffrey J. Haboush, Peter J. Devlin)
Cheval de Guerre (Gary Rydstrom, Andy Nelson, Tom Johnson et Stuart Wilson)

 

Meilleurs maquillages

La Dame de fer (Mark Coulier et J. Roy Helland)

Albert Nobbs (Martial Corneville, Lynn Johnson et Matthew W. Mungle)
Harry Potter et les reliques de la mort – partie II (Nick Dudman, Amanda Knight et Lisa Tomblin)

 

Meilleurs effets visuels

Hugo Cabret (Robert Legato, Joss Williams, Ben Grossmann et Alex Henning)

Real Steel (Erik Nash, John Rosengrant, Danny Gordon Taylor et Swen Gillberg)
La Planète des singes : les origines (Joe Letteri, Dan Lemmon, R. Christopher White et Daniel Barrett)
Transformers 3 – La Face cachée de la Lune (Scott Farrar, Scott Benza, Matthew Butler et Daniel Barrett)
Harry Potter et les reliques de la mort – partie II (Tim Burke, David Vickery, Greg Butler et John Richardson)

 

Meilleur film d’animation

Rango

Une vie de chat
Chico & Rita
Kung Fu Panda 2
Le Chat Potté

 

Meilleur film étranger

Une séparation

Sous terre
Bullhead
Footnote
Monsieur Lazhar

 

Meilleur film documentaire

Undefeated

Hell and Back Again
If a Tree Falls: A Story of the Earth Liberation Front
Paradise Lost 3: Purgatory
Pina

 

Meilleur court métrage

The Shore

Pentecost
Raju
Time Freak
Tuba Atlantic

 

Meilleur court métrage d’animation

The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore

Dimanche
La Luna
A Morning Stroll
Wild Life

 

Meilleur court métrage documentaire

Saving Face

The Barber of Birmingham: Foot Soldier of the Civil Rights Movement
God Is the Bigger Elvis
Incident in New Baghdad
The Tsunami and the Cherry Blossom

 

Romain

[Festival] Paris International Fantastic Film Festival : Suite et fin

Comme dirait un certain Jean Louis-Aubert Voilà c’est fini, la première édition du PIFFF s’est achevé dimanche soir avec le film Détention de Joseph Kahn. Malgré quelques problèmes de ponctualité le festival s’est parfaitement déroulé dans une très bonne ambiance et aura accueilli 4600 spectateurs durant ces 5 jours. Ce succès assure  dès maintenant une seconde édition pour novembre 2012. On a hâte.

Après les micro-critiques de A Lonely Place to Die et Blind Alley voici celles des films restant du festival. Il proposait un programme diversifié à l’ensemble finalement enthousiasment. Pour être honnête j’avais un peu peur après la journée de samedi où aucun des films ne m’avaient passionné.

Avec Extraterrestre, réalisé par Nacho Vigalondo (Timescrimes), on se retrouve devant, peut être, la comédie de l’année. Julio (JulianVillagran) se réveille chez une jeune femme, Julia (Michelle Jenner), après une soirée certainement très (trop) arrosée. Il ne se souvient de rien et ne sait pas où il se trouve, il va alors devoir cohabiter avec elle, son copain et un voisin envahissant pendant qu’une invasion extraterrestre se prépare. Cette comédie romantique, aux dialogues intelligemment écrits, n’utilise le coté science fiction seulement comme une couverture servant aux nombreux quiproquos que nous offre le film. Extraterrestre utilise à merveille le jeux des différents acteurs en usant de tout leur talent comique, nous donnant alors des scènes tordantes. Comme cette scène lors d’un repas avec un jeu de regards habilement mis en scène.

Retreat, de Carl Tibbetts, est, malgré son casting, une véritable déception. Un couple (Cillian Murphy et Thandie Newton) décide de passer quelques jours dans une maison de campagne sur une île, loin de tout, pour fuir leurs problèmes. Tout se passe plutôt bien jusqu’à ce qu’un homme (Jamie Bell), blessé, débarque sur l’ile et est recueilli dans la maison. A partir de là le soldat va mettre la maison en quarantaine en leur annonçant qu’un virus a décimé la population. La difficulté des huis clos réside généralement dans le savoir faire de la tension et du jeu des acteurs (Puisque généralement ils doivent tenir le film à eux seuls), et là nous n’avons ni l’un, ni l’autre. Dans un premier temps, la tension n’est jamais vraiment palpable, la faute à de multiples rebondissements qui cassent à chaque fois un peu plus le rythme et nous sortent du film peu à peu (dans le cas où nous y étions déjà, ce qui n’est pas vraiment le cas). Le suspense n’est jamais vraiment présent et le scénario semble s’étirer en longueur, alors que certaines idées, bonnes à la base, ne sont jamais exploitées. Thandie Newton en fait des caisses, jouant une femme devenant de plus en plus histérique et finissant par être ridicule aux agissements semblant assez incohérents. Reste alors Cillian Murphy, qui, dans un rôle à contre emploi, s’en sort bien et Jamie Bell plutôt impressionnant qui porte le film quasiment à lui seul dans le rôle d’un soldat ayant les nerfs à vif et prêt à tout pour atteindre son but.

 

The Dead est un film de zombies des Frères Ford. L’histoire se situe en Afrique, où après le crash d’un avion le lieutenant Brian Murphy, seul survivant, doit survivre dans les plaines et désert d’un continent infesté par des zombies. Il tente de trouver un moyen de rentrer chez lui et retrouver sa famille. Il croisera la route de Daniel Dembele, un militaire local à la recherche de son fils. Le film a pour originalité de se dérouler en Afrique, dans des contrées encore jamais vues dans le genre Zombies. Malheureusement, avec quelques plans sublimes et un photo plutôt jolie, c’est le seul vrai bon point à retenir du film. The Dead s’avère beaucoup trop long pour ce qu’il raconte et semble étirer au maximum certaines scènes. On peut rajouter à ça un vrai manque de tension, dû en partie à la lenteur des revenants et d’un manque de mise en danger des protagonistes. Les frères Ford ont voulu faire ce film en pensant également à une ambiance Western plutôt lourde et quelque peu oppressante. Finalement peu efficace et un peu trop long, The Dead est également bien trop premier degré pour pouvoir fonctionner.


Après House of the Devil, le jeune réalistateur Ti West revient avec The Inkeepers, une histoire de fantôme se déroulant dans un hôtel condamné à devenir un parking dans les jours suivants. Lors de leur dernière nuit de garde Claire (Sara Paxton) et Luke (Pat Healy) partent à la chasse aux fantômes dans cet hôtel considéré comme l’un des plus hantés du pays. Le film mélange humour et horreur sans pour autant réussir à nous accrocher vraiment. On se retrouve un peu le cul entre deux chaises en attendant qu’il se passe réellement quelque chose. Malheureusement cette attente est vaine, la fin ne nous proposant aucune surprise. Ti West a voulu détourner les codes du genre sans que ça ne paraisse véritablement efficace.

Cassadaga de Anthony DiBlasi, raconte l’histoire d’une jeune professeur d’école déménageant dans la ville de Cassadaga en Floride après la mort accidentelle de sa petite soeur. Elle va essayer d’entrer en contact avec son esprit mais va attirer un autre esprit, celui d’une victime d’un tueur psychopathe. Le film alterne le fantastique et le thriller, entre apparition de l’au delà, visions subliminales et enquête sur le tueur fanatique. Anthony DiBlasi, après avoir adapté Dread et produit Midnight Meat train, tous deux de l’auteur Clive Barker, revient avec ce scénario original, qui, malheureusement, ne fonctionne que très rarement. Si il y a de bonnes idées elle sont sous exploitées. Une de ces bonnes idées,  l’héroïne est sourde, sait parler parfaitement mais n’entend absolument rien de ce qu’il se passe autour d’elle, n’est finalement pas vraiment utilisé, que ce soit comme effet de réalisation ou dans l’histoire, mise à part peut être une scène où elle cherche des indices et fait tomber son téléphone sans s’en rendre compte. Malheureusement la scène semble déjà vue et n’amène pas véritablement de tension. Le film n’arrive pas à gérer ce mélange des genres et se termine dans un grand n’importe quoi sans consistance.

Rejetée lors d’une audition une jeune actrice se vois proposer de passer un entretient pour rejoindre une école privée pour comédiens. Ecole qui révélera certaines méthodes assez marginales. Masks, Giallo allemand, réalisé par Andreas Marschall rend hommage au Suspiria de Dario Argento (La scène où l’héroïne arrive à l’école de théatre en est d’ailleurs directement inspirée). En plus de son ambiance malsaine, perverse, crade, le coté allemand amène d’intéressants jeux d’ombres inspiré de l’expressionnisme. On rajoute à ça une assez bonne tension pendant une grosse partie du film et un whodunit efficace et on a un des meilleurs films du festival. Prix du Public et prix du meilleur film pour Ciné + Frisson

Ensuite, Bellflower. Gros coup de coeur, je ne l’attendais pas forcément et il m’a très agréablement surpris. On est dans un genre assez hybride, de par son histoire et son esthétique. On se retrouve dans un film « pré-apocalyptique » où deux potes, influencés par Mad Max veulent construire un lance flamme et une voiture suffisamment puissante pour être un peu les « rois » en cas de fin du monde, à la Mad Max, donc. Bien sûr on est loin de l’apocalypse, et on est là à suivre leurs mésaventures. A coté de ça on à l’histoire d’amour destructrice de Woodrow (Evan Glodell, également réalisateur et scénariste. Il a décidé de faire ce film après une histoire d’amour qui s’est très mal terminée). Finalement le coté apocalypse du film se trouve dans la caractérisation des personnages, qui se trouvent dans une sorte de cycle autodestructeur. On sent beaucoup de générosité de la part du réalisateur dans cette oeuvre et le résultat est plutôt grandiose. A voir absolument. Prix du jury (Jaume Balaguero, Christophe Gans, Roger Avary et Lucile Hadzihalilovic).

4:44 Last Day On Earth de Abel Ferrara. Celui là j’en attendais rien et c’était clairement un film d’auteur chiant où il ne se passe pas grand chose. Et finalement très bonne surprise ! On se fait chier pourtant pendant les 10, 15 premières minutes mais d’un coup sans trop savoir pourquoi l’atmosphère change et on s’intéresse à ce couple, se déchirant, se réconciliant, essayant de régler leur problème à quelques heures de la fin du monde. Assez bonne perfomance de Willem Defoe, acteur fétiche de Ferrara.

Et enfin, le film de cloture Détention de Joseph Kahn, le réalisateur du très mauvais Torque. Alors là gros délire, une sorte de Scott Pilgrim sous acide qui se passe dans un lycée, mêlant slasher, voyage dans le temps, teen movies. C’est avant tout une comédie totalement nawak, sous ses airs pop qui se fout de la gueule d’absolument tout et d’abord de lui même (il se bâche avec Torque). Si Scott Pilgrim jouait sur les références des jeux vidéos, Détention joue sur celles de… Tout. Des films, de la musique, des modes, etc… C’est ultra référencé et vraiment bien construit. Kahn, qui a lui même écrit le film, arrive à chaque fois à retomber sur ses pattes malgrè un scénario assez dense. Long story short, on s’éclate devant ce film totalement barge et hilarant.

[Festival] Paris International Fantastic Film Festival : A Lonely Place to Die – Blind Alley

Depuis mercredi 23 Novembre (et jusqu’au dimanche 27) se tient à Paris, et plus précisément au Gaumont Capucines à Opéra, le PIFFF. Ce drôle de sigle est celui du Paris International Fantastic Film Festival.

La cérémonie d’ouverture du festival s’est faite avec le nouveau film de Jaume Balaguero, Malveillance. Le réalisateur de La Secte Sans Nom et co-réalisateur de REC 1 & 2 revient cette fois ci avec un thriller brillamment orchestré, à l’ambiance assez crade et malsaine emmené par un fascinant Louis Tosar. On notera également que ce film est hors compétition.

FilmGeek y est présent, par mon intermédiaire, et essayera de voir le plus de films possible. A noter que celui de minuit The Violent Kind, samedi 26 est déjà proscrit. Sinon je ne pourrais pas rentrer chez moi, ce serait bête.

Le premier film en compétition était A Lonely Place To Die

Quatrième film du réalisateur Julian Gilbey, A Lonely Place To Die nous place dans les vertigineuses montagnes des Highlands en Ecosses. Cinq randonneurs avides de sensations fortes vont voir leur escapade en montagne tournée au drame lorsqu’ils viendront en aide à une petite fille séquestrée.

Commence alors la partie survival du film, avec une course poursuite effrénée dans les montagnes. Les deux kidnappeurs veulent récupérer la fille et sont prêt à tout pour ça. Partie extrêmement efficace où Julian Gilbey sait nous surprendre par des séquences assez spectaculaires et où les spectateurs ayant le vertige en prendront pour leur grade. Il sait manier sa caméra et ça se voit, notamment lors des scènes de courses poursuites en forêt où on savoure la lisibilité de l’action. Cette première partie arrive à nous surprendre, plusieurs fois et comme je le disais, de manière efficace. Là où ça coince c’est le changement de ton, de genre que prend le film. Après ce coté survival le métrage part du coté du Thriller et abandonne les hautes altitudes pour une zone un peu plus urbaine. Mais ça ne marche pas, la chute de la tension est assez rapide et le film part un peu dans le grand-guignolesque où on sent que Julian Gilbey a voulu mettre en scène tous les genres qu’il aimait. Finalement d’un survival réussi et plein de tension on fini avec un thriller pas très original et maladroit. Dommage, le potentiel était là.

Je vous conseille tout de même d’y aller, le film vaut le coup d’oeil (Aaah ses plans larges magnifiques) et Mélissa George s’en sort plus que bien.

Le second film a entrer en compétition fut Blind Alley

On quitte maintenant les hauteurs d’Ecosse pour rejoindre le lavomatique d’une impasse glaude en Espagne. Rosa, une jeune femme de ménage passant des castings pour être comédienne se retrouve séquestrée (décidément) dans un lavomatique d’une sombre impasse.

Blind Alley est le premier film du scénariste Antonio Trashorras (L’échine du Diable, Agnosia). Il fut d’abord écrit pour être une épisode dans la série Masters Of Horror, et être réalisé par Guillermo Del Toro. Finalement Antonio Trashorras a décidé d’en faire un long métrage (1h15) et ainsi rallongé le scénario, et ça se sent tant le film tire en longueur. Beaucoup de moments sont très longs, pour un si court film c’est le comble !

Le réalisateur a également voulu nous montrer toute sa panoplie de références, mais c’est soit kitch (comme en témoigne le générique), soit lourd. On rajoute à cela un casting qui en fait des caisses (on les sent quasiment en roue libre), des pseudo twists pas efficaces pour un sous, et vous avez Blind Alley.

Bon, on retiendra aussi un peu de positif dans ce film avec une photographie très soignée et des split-screens plutôt bien pensés qui donnent au film un coté pop pas désagréable. Pas désagréable, comme l’actrice principale, Ana de Amas. Oui bon ça va, c’est pas sur toutes mes critiques que je me permet de finir sur une phrase sexiste.

Romain

Hommage à Isabella Rossellini au Festival Paris Cinéma 2011

C’est le 2 juillet 2011 que s’est ouvert le Festival Paris Cinéma pour sa 9e édition. Ce festival a la particularité d’être ouvert au public : rétrospectives, avant premières, films en compétitions, ressortis de l’été…vous pourrez découvrir tous ces films pour la somme de 5 euros ou acheter un pass à 30 euros qui vous donne accès à toutes les séances. Cette année le Mexique était mis à l’honneur pour l’occasion de nombreux films mexicains sont projetés et la présence de Gael Garcia Bernal est à noter.

Un hommage a Isabella Rossellini (Blue Velvet, The saddest music in the world) s’est déroulé le dimanche 3 juillet. J’ai pu assister à trois séances dont deux en sa présence. Actrice italo-américaine, fille de Roberto Rossellini et d’Ingrid Bergman, c’est dans un français parfait qu’elle est venue présenter un film de son père et son film 3 fois 20 ans pour son avant première.

Avant sa venue est projeté un documentaire que la comédienne a réalisé sur sa vie et sa carrière. Elle revient  sur ses débuts en tant que journaliste puis mannequin avant de devenir actrice, sur sa relation avec ses parents où l’on peut ressentir une profonde admiration pour le travail de son père dans ses propos. Elle évoque également Green Porno, ses courts métrage sur la vie sexuelle est insectes, inspiration écologique demandée par Robert Redford pour le Festival Sundance.

Elle vient ensuite présenter un film réalisé par son père «La Machine à tuer les méchants» de 1948. Elle nous dit qu’on lui demande souvent pourquoi elle joue dans des films où le réel n’a pas une grande importance contrairement aux films de son père qui s’attache à l’authenticité du monde réel. «Mais ce film montre bien que mon père ne montrait pas toujours le réel». Et en effet il met en scène une comédie où un photographe se découvre le pouvoir de tuer les gens en prenant en photo une photo de la future victime.

Vient l’avant première de son prochain film «3 fois 20 ans» qui sortira dans nos salles le 13 juillet. Cette comédie de Julie Gavras met en scène Mary et Adam, un couple avec une famille de 3 enfants, qui arrivent sur leurs 60 ans. Ils commencent à réaliser qu’ils vieillissent et réagissent de manière opposé, Mary essayant de l’acceptant au mieux et Adam en étant frappé d’une crise de «jeunisme». C’est avec un humour très «Woody Allen» que la réalisatrice aborde ce sujet. C’est une véritable réussite, on s’attache très vite aux personnages que ce soit le couple ou les personnages secondaires tout aussi drôles.

Sarah

Festival international du film d’animation d’Annecy 2011, épisode 3.

Voici la troisième partie du compte-rendu illustré du Festival international du film d’animation d’Annecy 2011 par Emilie (hop les liens pour la première partie et seconde partie), cliquez sur les images pour les passer en plein écran !

Continuer la lecture de « Festival international du film d’animation d’Annecy 2011, épisode 3. »

Comic Con France : Programme et Plan de la convention

Aujourd’hui premier jour du Comic Con France et nous vous proposons le programme de ces 4 jours de convention ainsi qu’une carte bons plans/mauvais plans gentiment fournie par Raton Laveur !

Programme :

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Continuer la lecture de « Comic Con France : Programme et Plan de la convention »

Festival international du film d’animation d’Annecy 2011, suite.

Voici le second épisode du compte-rendu illustré du Festival international du film d’animation d’Annecy 2011 par Emilie et comme pour la première partie il faut simplement cliquer sur les images pour en profiter en grand format.

  • 3# Festival d’Annecy – mardi 13 juin
    mots clés : séance pourrie – Café des Arts – The Prodigies

Il est 9h00, les portes s’ouvrent, chacun s’empresse de trouver une place pour assister à l’interview des réalisateurs de courts-métrages passés la veille.

14H Court métrage en compétition 2

Les courts métrages en compétition 2, une des pires séances que j’ai faite.

Difficile d’écrire, de manière générale, mais encore plus sur cette séance navrante.

Ça commençait pourtant assez bien avec un film de Maw Porter et Ru Kawata Something Left, Something taken

Les personnages (qui ne sont autres que les réalisateurs eux-même)  sont attachants et expressifs.  L’animation est chouette et les dialogues aussi.  L’univers est réalisé  à l’aide d’un mélange de techniques stop motion, flash, after effect qui nous plonge dans un univers riche et inventif.

L’idée plutôt sympa, nous renvoie aux moments de panique où nous nous imaginons le pire, avec en tête des scénarios aussi effrayants les uns que les autres.

Le seul souci c’est la fin du film, qui est terriblement décevante.

Domashnij Romans de Irina LITMANOVICH

Je ne sais pas pourquoi, mais pour moi les films de l’Est dépassant les 10mn riment avec sieste. …

The Waterwalk de Johannes RIDDER

Je me suis réveillée pour « ça ». Pire encore j’ai été hypnotisée, tant le court métrage est mauvais et sans intérêt. Un homme vert et nu marche près de la mer, d’autres hommes verts et nus avancent aussi mais avec des démarches différentes. Le tout en chanson. Consternant.

Pourquoi un film pareil se retrouve à Annecy et qui plus est en compétition? Je soupçonne le jury d’avoir jouer à «  cap ou pas cap’ de le sélectionner ?»

Je ne vais pas parler du reste tant je suis déçue par ce que j’ai vu.

Je m’arrête là.

Je vais boire 2 litres de café pour survivre à cette journée.

20H30 The Prodigies – La nuit des enfants Rois –Antoine CHARREYRON

Long Métrage Hors compétition 1 –

La grande salle de Bonlieu est pleine et le public trépigne. Le film semble très attendu.

Je sors de la salle secouée, les tympans explosés malgré mes index encastrés dans mes oreilles pendant tout le film. Je remercie l’organisation d’Annecy d’avoir réduit mon audition de 50%. 😉

Le film est très physique et violent : il est interdit au moins de 12 ans seulement, ce qui m’étonne beaucoup.

J’ai l’impression de m’être pris des coups de poing pendant plus d’une heure.

Il faut l’avouer, le résultat est impressionnant. Mais la profondeur des personnages laisse à désirer. Le seul personnage possédant un peu de relief est Jimbo. Les autres sont à l’image de leur design, bien lisses et même ratés pour ce qui concerne le garçon roux. Rappelons que le réalisateur vient du jeu vidéo et a opté pour une 3D sobre, sans texture. Ce choix assumé rend l’émotion artificielle. D’autant plus que durant tout le film les personnages sont extrêmement brutalisés mais ne prennent pas de bleu, ils ont toujours le teint frais et impeccable. Par contre quand quelqu’un leur tire dessus… ils saignent.

Les faux raccords inondent le film, le scénario un peu creux n’aide pas à rattraper cela. Moi qui ai pu voir l’exposition du film, avec des croquis d’ambiance et des décors magnifiques en 2D, je suis très déçue du final.

En somme une journée pas terrible, mercredi sera mieux. Annecy c’est aussi ça, nous ne pouvons pas voir que des films qui nous plaisent.

Pour finir la journée comme il se doit je vais au Café des Arts, lieu incontournable des festivaliers.

Emilie