France Kbek : Interview de Lily Thibeault

Lily Thibeault - France Kbek

C’est ce lundi 5 mai 2014 que débute France Kbek sur OCS. Lors du tournage de la série en octobre dernier, Filmgeek a pu interviewer Lily Thibeault, l’une des actrices principales et celle par qui tout a commencé. Mais avant tout qu’est ce que France Kbek ? Véritable OVNI la série écrite par Jonathan Cohen et Jérémie Galan raconte le quotidien d’Audrey (Marie-Eve Perron), une jeune québécoise qui cache ses origines à tout son entourage et se fait passer pour une bretonne. Dans sa vie professionnelle, elle est déterminée à obtenir la place de numéro 2 de l’entreprise dans laquelle son patron voue une haine profonde à tout ce qui touche au Québec. Seul problème ? Sa meilleur amie (Lily Thibeault) débarque du Québec pour lui faire une surprise… A partir de là la vie d’Audrey va prendre un tournant pour le moins « WTF ».

Interview

Comment ce projet est-il né ? Est-ce tiré de votre propre vécu ?

Marie-Eve et moi prenions l’apéro à Paris, en échangeant sur nos expériences vécues en France…les relations personnelles et professionnelles entre Français et Québécois…et puis on a constaté qu’il y avait véritablement quelque chose à raconter à ce sujet !

Comment avec-vous rencontré Marie-Eve Perron ?  

Nous avions des amis comédiens en commun, nous nous sommes rencontrées pour la première fois à Montréal il y a plusieurs années.

Comment Jonathan Cohen et Jérémie Galan sont-ils arrivés sur le projet ? 

Marie-Eve connaissait Jonathan pour avoir bossé avec lui dans la série les Invincibles, c’est elle qui a eu l’idée de lui proposer de réaliser le projet.

Et Simon Astier ?

Je crois que c’est Jonathan qui le connaissait.

La série a presque totalement changée par rapport à ses débuts. Au départ France Kbek n’avait pas ce ton absurde et était plus girly, comment avez vous vécu ce changement et comment avez-vous collaboré dessus ?

En fait, la série avait déjà un côté absurde, mais il est vrai que cette facette a été multiplié avec la venue des garçons dans le projet. En fait, ce qui a changé c’est qu’au départ, il s’agissait d’une série écrite par deux Québécoises et puis maintenant, le point de vue est français. C’est la vision qu’ont les Français des Québécois. Marie-Eve et moi avons collaboré en développant les personnages et les intrigues, mais les garçons avait le dernier mot sur les décisions. Nous avons aussi beaucoup collaboré en proposant différentes idées pendant le tournage.

Pourquoi ce choix de mélanger ces deux cultures françaises et Québécoise ?

C’est venue avec nos expériences personnelles : Marie-Eve travaillait déjà beaucoup en France à ce moment et elle vivait déjà à Paris. Moi j’étais déjà venue une dizaine de fois en France et ma série web (LECOUPLE.TV) qui a remporté des prix au Festival de La Rochelle en 2010 m’a permis de faire des rencontres et travailler en France. Nous avons donc puisé dans nos expériences personnelles et anecdotes vécues chacune de notre côté. Aussi, il y a de nombreux Français qui s’établissent à Montréal, ce qui fait que nos deux cultures se côtoient au quotidien tant dans la vie de tous les jours que dans le boulot.

Comment intervenez vous dans le processus d’écriture ? A la façon des showrunners américains ?

Pas vraiment, les Américains mettent des mois voire des années à bosser sur leurs shows. Dans le cas de France Kbek, il y a eu des rencontres mais au final il y avait un auteur attitré à chaque épisode et la série s’est écrit relativement rapidement. Marie-Eve et moi avions écrit des épisodes dans les dernières années, qui ont servi de point de départ. Ensuite on est vraiment parti des personnages pour construire les enjeux de la série et Marie et moi avons soumis des propositions qui ont servi à bâtir les intrigues et les arches.

Pourquoi désir de créer une série pour la télévision française ?

La France offre de très belle opportunité, je pense au CNC qui offre un programme d’aide de financement au pilote, nous n’avons pas l’équivalent au Québec. Je trouve ça extraordinaire qu’une telle aide existe, c’est une belle chance pour la nouvelle génération de créateurs qui veulent se faire connaître. Aussi, la France a beaucoup de chaînes qui diffusent de la fiction si on compare au Québec où le marché est vraiment plus petit.

Quel regard portez vous sur la fiction française ?

Je la connais peu, mais j’ai eu de beaux coups de coeur, je pense à la série « Fortunes » par exemple, qui avait été diffusée sur ARTE en 2010. J’ai trouvé ça super intéressant de voir des protagonistes d’origines arabe. D’avoir accès à cette culture via une série française. J’ai aussi adoré la série BREF qui a fait un tabac chez nous. Sinon, il m’en reste beaucoup à voir avant de porter un réel jugement/regard, honnête.

Pouvez vous nous raconter votre parcours ?

J’ai étudié à l’école de théâtre au début de la vingtaine, j’ai ensuite participé à différents stage de jeu à la caméra et j’ai rapidement décroché des rôles à la télévision. En parallèle j’ai toujours fait de l’improvisation, j’en fait depuis maintenant 16 ans, il s’agit d’une de mes grandes passion. Je fais partie de la Ligue d’Improvisation Montréalaise (LIM). Le spectacle offert hebdomadairement par la LIM est d’une très grande qualité, les joueurs sont tous des comédiens professionnels et les improvisations présentées sont très fortes dramatiquement.  J’écris aussi depuis plusieurs années. Pendant 5 ans j’ai organisé des soirées de lecture de courtes pièces comiques et absurdes, laboratoire de création où les auteurs et acteurs étaient entièrement libres d’explorer des univers qu’ils n’ont pas nécessairement la chance d’aborder normalement dans leur carrière. Je suis toujours à la tête de plusieurs projets en même temps. J’aime créer et lorsque je découvre des artistes qui m’inspirent, j’ai envie de créer des événements/spectacles qui leur donneront la chance de se faire connaître. J’ai écrit et produit ma série web (LECOUPLE.TV saison I et II) en 2009 et en 2010. J’ai actuellement quelques projets en développement et je travaille toujours comme comédienne.

Romain

Télécharger 25 scripts de films de 2013/2014

La campagne pour les Oscar 2014 est ouverte depuis plusieurs semaines, ainsi les majors et les indés mettent à disposition gracieusement, for your consideration, les scénarios des films qu’ils aimeraient voir nommés dans les catégories « Meilleur scénario original » et « Meilleur scénario adapté« .

Cette année, il y a du très très bon dont Prisoners et Rush qui sont des modèles du genre.

Ils ne sont pas tous en ligne, mais voici les 24 premiers et comme l’année dernière on vous a fait un petit pack pour tout récupérer d’un coup : Scripts Oscar 2014

MAJ 4 : Ajout de All is lost, Labor Day, Nebraska et Short Term 12 qui étaient passés entre les mailles du filet. Total : 38 Scripts.

MAJ 3 : Ajout de deux très gros morceaux : The Wolf of Wall Street et Saving Mr. Banks. Nous avons donc 34 scripts dans notre Pack Scripts Oscars 2014.

MAJ 2 : Ajout des scénarios de Dallas Buyers Club, Philomena et August: Osage County, qui porte le total actuel à 32 scripts.

MAJ : Ajout de The Amstrong Lie, Tim’s Vermeer, One Chance et du court-métrage The Blue Umbrella.

 

Nommés pour le meilleur scénario original :

  1. Before Midnight 
  2. Philomena
  3. 12 Years a Slave
  4. The Wolf of Wall Street
  5. Captain Philips

Nommés pour le meilleur scénario adapté :

  1. Dallas Buyers Club
  2. Nebraska
  3. Her
  4. Blue Jasmine
  5. American Hustle

 

Tous les scripts :

Critique du film Iron Man 3 de Shane Black, avec Robert Downey Jr et Gwyneth Paltrow

Synopsis officiel

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

Commentaire et critique

Après avoir frôlé la mort à New-York (dans The Avengers), Tony Stark n’a plus goût à la fête. Enfermé dans son labo avec Jarvis et son équipement toujours plus hightech, renfermé sur lui-même, il ne dort plus, il doute de lui-même et compense en se vouant corps et âme à la création d’armures toujours plus perfectionnées. Rappelez-vous, dans The Avengers, il portait la Mark 7. Au début de Iron Man 3, l’ennui et la dépression lui ont donné le temps et les moyens de travailler sur bien d’autres modèles, puisqu’il met alors à l’essai le prototype de la Mark… 42. Cette dernière est une armure surpuissante et surprenante, mais encore imparfaite et incontrôlable, à l’image de son créateur. Mark 42 est son obsession, sa fuite… C’est le masque qui lui permet d’éviter de se confronter à la réalité de ce qu’il vit et ressent… En effet, il se pourrait bien que le désinvolte, le narcissique, le flamboyant Tony Stark ait un coeur, caché, là encore, sous l’électro-aimant qui lui permet de vivre. Mais entre (sur)vivre pour soi et vivre avec les autres, Tony devra faire un choix : celui de tomber le costume (de fer)…

Kiss Kiss Blank Blank ? :

Le meilleur ennemi de Tony Stark ne serait-il pas Iron Man (et réciproquement) ? Bien évidemment la question a été déjà posée et largement développée, dans Iron Man 2 comme dans The Avengers. Rien de bien nouveau encore ici, si ce n’est que cette fois-ci, Tony n’est plus seul. Ou du moins, il comprend enfin qu’il n’est désormais plus seul…

Pepper l’aime et vit avec lui, elle lui fait aveuglement confiance et le comprend comme aucun(e) autre (hormis peut-être le docteur Bruce Banner, mais ça, c’est une autre histoire que je fantasme). Quand Pepper est en danger, il n’est plus du tout question de rigoler. Tony s’inquiète, s’émeut, se déchaine… ce qui donne lieu à quelques séquences plus sensibles et subtiles que d’autres, mais aussi quelques répliques bien senties et parfois des réactions étonnantes…

Happy a pris du grade, puisqu’il n’est plus son garde du corps (Iron Man n’a pas besoin de garde du corps) mais désormais son chef de la sécurité ; cependant, l’amitié et la complicité entre les 2 n’en demeurent pas moins tendres et fraternelles. Et puis ils sont fans de Downton Abbey. Et ça, c’est sacré.

War Machine, qui avait largement pointé le bout de son masque dans le 2, revient ici en Iron Patriot, customisé par U.S. Air Force aux couleurs subtiles du drapeau américain. Donnant lieu à un certain nombre de plaisanteries et d’un second degré « patriotique » plutôt bienvenu (déjà bien présent dans Captain America et The Avengers), on regrettera pourtant que le personnage du Colonel Rhodes (Don Cheadle) soit si peu approfondi, ne servant que de faire valoir moral au puéril et excentrique Tony Stark. C’est peut-être ici le point faible du film concernant la « consolidation » de l’entourage proche de Stark/Iron Man : en effet, le traitement Rhodey/War Machine/Iron Patriot est malheureusement assez expéditif et approximatif, frustrant donc.

Cette frustration nous la retrouvons aussi largement en la présence du second rôle féminin interprété par Rebacca Hall, Maya Hansen, qui aurait pu être absolument géniale, si son rôle n’avait pas été si bêtement illustratif. Une jolie fille sympa qui serait AUSSI un génie scientifique ? ça annonçait du très bon dès la 1ère séquence du film (un peu à l’image de l’excellente Scarlett Johansson/Natasha Romanoff dans Iron Man 2), mais sur la longueur, les scénaristes (et les monteurs ?) ont dû trouvé cela trop peu crédible aux yeux des spectateurs et l’ont progressivement rangée dans le placard à plantes vertes. Certainement le plus grand gâchis du film…

Heureusement, les personnages d’Aldrich Killian (Guy Pearce, plutôt bon, bien que trop formaté) et surtout celui du Mandarin (Ben Kingsley, comme vous ne l’avez certainement jamais vu) permettent la construction d’une intrigue plus efficace que celle d’Iron Man 2 et moins risible que celle de The Avengers. Entre expérimentation militaire, nanotechnologies, complot d’envergure (inter)national et terrorisme anarchique, l’intrigue fait surtout appel à Extremis, sorte de virus permettant de transformer des hommes et des femmes en super-mercenaires quasi invincibles et indestructibles (et très enragés). On est très loin du serum de Captain America… Et cette nouvelle forme d’ennemis, on s’en doute, ne peut que donner du fil à retordre à Tony, qui va à nouveau devoir faire preuve d’intelligence et de tactiques de combat et de défense plus ou moins improvisées, donnant souvent lieu à des scènes particulièrement surprenantes et spectaculaires. Et ça tombe plutôt bien, c’est aussi pour ça qu’on va voir un film comme Iron Man.

Iron(ic) Man :

Un des points forts du film est certainement le personnage de ce petit garçon, Harley, qui va aider Tony à un moment où Mark 42 et Jarvis décident inopinément de prendre un peu de repos dans un trou perdu des Etats-Unis, après une scène de destruction remarquablement bien foutue (et presque émouvante) que je vous laisserai découvrir par vous-même. Alors, là aussi, rien de bien exceptionnel dans l’écriture de ce duo Tony/Harley, mais on y retrouve une « Shane Black Touch » plutôt réjouissante. C’est surtout dans ce moment du film que le buddy movie se fait sentir, évitant que le film traine en longueur à ce moment de l’intrigue contre Extremis et le Mandarin. Le détournement que Shane Black fait de sa propre marque de fabrique devient ainsi tout aussi drôle que grinçante, avec quelques répliques savoureuses.

Et alors donc, la grande question : Shane -L’Arme Fatale 1 et 2, Le Dernier Samaritain, Last Action Hero, Kiss Kiss Bang Bang- Black, ça vaut vraiment quoi, ici ? Reconnaissons que tout ce qui fait le nouvel intérêt d’Iron Man 3 – le petit plus à la recette qui ne change pourtant pas – c’est bien l’arrivée de Shane Black aux commandes. Enfin, aux commandes… La franchise parait parfois comme une armure vide géante tirée par les grosses ficelles des studios.

Mais… Shane Black, grâce à qui Robert Downey Jr avait ressuscité dans le génial Kiss Kiss Bang Bang (2005), a réussi à placer quelques fils supplémentaires là où généralement on ne trouvait plus grand chose. Jon Favreau et Joss Whedon, malgré tous leur mérites (un travail d’écriture plutôt sympa au niveau des interactions entre les personnages pour The Avengers, notamment), avaient malheureusement bien trop disparus derrière de grosses blagues potaches (efficaces, certes) et des idées visuelles marquantes, mais rongées par un excès d’effets en tout genre qui perdait le spectateur et le sens même du film.

Alors, soyons (voyons) clair, ce n’est pas non plus la panacée avec Shane Black, mais il s’en tire plutôt honorablement, même dans les scènes d’action. Comme dans les autres films, le climax est toujours aussi spectaculaire et virevoltant, dans l’excès permanent, mais ici, nous restons face à un excès « sous contrôle ». En effet, contrairement à la fin d’Iron Man 2 et de The Avengers où l’on bascule très vite dans un excès grotesque involontaire, ici, la mise en scène et l’écriture des scènes d’action parviennent à rester dans une certaine maîtrise (toute relative) du spectaculaire. L’écriture et la mise en scène de Shane Black permet ainsi au spectateur de toujours se situer dans l’espace et le déroulement des actions plus qu’impressionnantes, sans jamais perdre (ou presque) le contrôle de ce qu’il est en train de regarder et comprendre de la situation. Vous en aurez plein les yeux (surtout avec la 3D relief, très efficace), mais sans être pour autant aveuglé par le feu d’artifice permanent. Et c’est suffisant rare pour que cela soit souligné.

A coeur ouvert :

La sortie d’un nouveau film de chez Marvel, c’est la promesse d’un bon divertissement grand public, cool et spectaculaire : c’est par excellence la sortie entre potes et la sortie familiale (enfants, parents, grands-parents,…). La sortie d’un nouvel Iron Man (inclus The Avengers), c’est aussi la promesse d’un show inégalable de Robert Downey Jr, décomplexé à souhait, réjouissant d’extravagance, d’impertinence et d’auto-dérision. Un acteur (et un personnage) qui se veut, bien évidemment, davantage charismatique que Thor, Captain America et autres Hulk. Iron man 3 se lance ainsi assez fièrement au sommet de l’ensemble des derniers Marvels, plaçant la barre haut, barre que certainement seul The Avengers 2 cherchera à atteindre.

Rien de nouveau cependant sous le soleil de la franchise : la recette est toujours la même (mais elle fonctionne, pourquoi la modifier ?), cependant ici, quelques surprises et coups de théâtre (des spoilers sur lesquels je n’insisterai pas, vous verrez bien par vous-mêmes) permettent d’ajouter une saveur nouvelle, saveur un peu piquante que certains adoreront, que d’autres oublieront très vite après l’avoir goûtée.

Malgré la participation appréciée de Shane Black, l’intrigue d’Iron Man 3 aurait pu être davantage consolidée, mais dans le genre, on a rarement vu mieux. Alors le temps de la projection, ne boudons surtout pas notre plaisir ! Et promis, Robert Downey Jr réussira toujours à vous tirer un paquet de sourires et même quelques éclats de rire sincères et spontanés 🙂

Caroline

Vidéo de la conférence de presse parisienne d’Iron Man 3

2ième jour de notre semaine Iron Man 3 avec la vidéo intégrale de la conférence de presse de Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow, ainsi que la version audio pour écouter tranquilou au bureau avant la sortie du film demain et notre critique.

Photos de la conférence de presse française d’Iron Man 3

Mercredi sortira le 3ième opus de la saga Iron-Man qui lance officiellement la phase 2 de l’Univers cinématographique Marvel.

A cette occasion nous avons pu assister à l’avant-première privée du film au Grand Rex en présence de Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow ainsi qu’à la conférence de presse.

A évenement exceptionnel, dispositif exceptionnel : nous allons donc faire une semaine Iron Man avec aujourd’hui les photos exclusives de la conférence de presse et l’avant-première du film, suivies de la vidéo intégrale demain et de la critique du film mercredi.

Critique et conférence de presse du film Die Hard 5 : Belle journée pour mourir, de John Moore, avec Bruce Willis.

 

Le lundi 11 février, Filmgeek a été invité à découvrir le nouvelle opus de la saga Die Hard : « Die Hard 5 : Belle journée pour mourir », et à rencontrer ensuite les deux acteurs principaux  : Bruce Willis et Jay Courtney.

Comment dire non à Bruce Willis ? Comment dire non à John McClane ? [Il ne faut jamais dire non à John McClane…]

Un mot sur le film, tout d’abord. Promis, je ne me lancerai pas dans l’une des mes critiques à rallonge… Par contre, pour ceux qui tiennent absolument à voir le film et à garder toute forme de surprise, ce que je vais dire présente quelques spoils.

Comme certainement un grand nombre d’entre vous, je suis une fan absolue de Die Hard 1 : Piège de Cristal et Die Hard 3 : Une journée en Enfer. Films piliers de l’action spectaculaire badass, drôle et assez intelligemment écrite, j’avais été terriblement déçue par le quatrième volet de ce qui aurait dû VRAIMENT se limiter à une trilogie. Ce cinquième volet ne fait que confirmer le marasme dans lequel s’est enlisé John McClane en refusant de prendre définitivement sa retraite : des scènes si absurdement impressionnantes qu’elles en perdent toutes… impressions, toute sympathie, et n’en deviennent simplement d’un ennui profond. La spécialiste en effets spéciaux que je suis a certes été quelque fois agréablement surprise (les techniciens ont fait du très bon boulot), mais des effets spéciaux plutôt réussis ne font pas un bon film. Ou en tout cas, relativisons, ne font pas un film qui mérite d’appartenir  à la saga Die Hard.

Mais faut-il essayer de relativiser ce film aux scènes d’action trop longues, complètement crétines, si foutrement WHAT. THE. FUCK. ?! (tiens, si je démolissais un maximum de voitures moscovites et qu’en plus j’insultais les russes ? tiens, si je sautais du haut d’un immeuble de luxe sans subir la moindre égratinure ? tiens, si je faisais exploser Tchernobyl ?). Faut-il relativiser ce film qui tient lieu d’un non-sens abyssal, du début à la fin ?

Alors oui, on peut vaguement essayer de relativiser, parce qu’en cherchant bien, on peut trouver des choses intéressantes presque partout (je suis la Mère Thérésa du cinéma grand public). Bon, hormis les effets spéciaux bien foutus, parfois, il y a quelques bonnes idées de mises en scène, quelques blagues et situations dignes du grand John McClane (mais pitié, pas celle où il répète sans cesse qui faut pas le faire chier quand il est en vacances, non ça, c’est juste lourd).

Ce film est clairement un épisode de transition qui installe la « relève McClane » avec fortiche fiston et brave fifille, qui seront certainement tous deux au centre du sixième film, déjà en préparation. Le dernier plan du film, où l’on voit John McClane quasiment éjecté du cadre pour laisser la place à ses deux enfants, est peut-être finalement l’une des choses les plus intéressantes à voir, mais elle annonce clairement la fin de « notre » McClane au profit des rejetons. Et puis, peut-être que la faiblesse de ce papa vieillisant, un peu perdu avec ses gosses dont il a complètement raté l’enfance et l’éducation, réside en ce qui constitue le véritable sujet de fond du film : les relations familiales (et plus précisément ici père-fils). Cependant, on est bien loin de l’intensité que le personnage d’Holly (son ex-femme) présentait et de l’influence qu’elle avait dans la manière d’agir de McClane, dans Piège de Cristal ou 48 minutes pour Vivre, ou même dans Une Journée en Enfer. [Note de service : Holly, reviens quoi, fais quelque chose ! Tu es la seule à pouvoir tous les sauver !]

John McClane est un personnage complètement obstiné et en total décalage avec son époque, et c’était aussi pour cela qu’il était un héros sympathique, parce qu’il incarnait de manière assez exemplaire l’anti-héros qui n’avait rien demandé et qui ne faisait que se défendre ou répondre quand on l’attaquait, lui ou un membre de sa famille. Mais ici, ses traits de caractère sont tellement poussés dans la caricature qu’il en devient carrément antipathique : un vieux con bien réac’ (tendance Tea Party), qui va lui même se fourrer dans des conflits qui ne le regarde pas.

Et le problème, avec ce film, c’est qu’il est difficile de savoir ce qui appartient au premier degré ou au deuxième, de comprendre ce qui conscient ou inconscient…

 

Bref, heureusement qu’après la projection du film, il y a eu la conférence de presse. Je suis une fan des premiers Die Hard, je suis – j’étais surtout – une fan de Bruce Willis. Amour de mon adolescence, je n’avais pas de poster de Brad Pitt ou Leonardo Di Caprio dans ma chambre, mais des affiches de Bruce Willis partout. Oui, voilà, c’est #jeudivendrediconfession. Donc, pour une fois, avoir l’occasion de le voir en VRAI, en chair, en os, en viande (mais toujours pas en cheveux), c’était juste le bonheur pour l’adolescente qui réside encore en moi. Et oui, parfois Bruce joue dans des navets, mais il sait aussi être brillant dans des films plutôt bons (pour ne pas dire excellents) : avec, dernièrement, Looper et (merveille des merveilles) Moonrise Kingdom.

La conférence de presse s’est extrêmement bien passée, avec la présence d’un Bruce Willis très calme et disponible, mais aussi celle de l’australien Jay Courtney, incarnant à l’écran John « Jack » McClane Jr.

La conférence de presse a davantage porté sur le duo qu’ils incarnent à l’écran, la dynamique père/fils, mais aussi sur la manière dont ils ont travaillé lors du tournage (des vacances d’été pour Bruce Willis, qui a beaucoup insisté sur le travail remarquable effectué par les équipes des effets-spéciaux). Bruce, qui est producteur exécutif de ce film, nous a aussi fait « l’exclusité’ de l’annonce d’un sixième opus, que tout le monde savait déjà. A voir le film et les millions qu’il rapportera certainement malgré ses défauts, imaginer le contraire était juste improbable.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la conférence de presse ici :

Ainsi que quelques photographies de mon cru prises pendant la conférence :

 

Caro.

Compte-rendu du déjeuner de presse du film De l’autre côté du périph, de David Charhon, avec Omar Sy et Laurent Lafitte.

Lundi 10 décembre, j’ai été conviée au déjeuner de presse du film « De l’autre côté du périph« , où, pendant plus d’une heure, j’ai partagé un repas avec les deux comédiens principaux du film : Omar Sy et Laurent Lafitte, ainsi que le réalisateur : David Charhon.

Le film est un sympathique buddy movie, divertissant et un brin désinvolte, mettant en scène deux flics aux méthodes et aux caractères bien trempés mais radicalement différents, François Monge (Laurent Lafitte) et Ousmane Diakité (Omar Sy), révélant deux visages de la région parisienne : Paris et la banlieue. Un film donc sur la différence, sur l’intégrité, mais surtout sur l’amitié.

Le film repose sur deux principales références cinématographiques : Josse Beaumont, le dur-à-cuir(e) incarné par Jean-Paul Belmondo dans Le Professionnel de Georges Lautner et Alex Foley, le flic de Beverly Hills joué par Eddy Murphy. Mais ce sont finalement deux grandes tendances du cinéma policier qui s’entremêlent dans ce film, pour le pire comme pour le meilleur : les films policiers français des années 1970, ceux de Georges Lautner en tête, et tous les buddy movies du cinéma nord-américain des années 1980 à nos jours, des Armes Fatales à la « Bon cop, bad cop ».

D’entrée de repas et de jeu, on nous a servi Laurent Lafitte qui a attaqué très fort la discussion en parvenant à manger une salade de roquette de manière très élégante (ce que je n’ai, personnellement, pas su faire), tout en nous expliquant son rôle dans le film.
Ce qui lui a plu dans le scénario et ce qui lui a fait accepter de jouer son personnage, c’était la potentialité du film à aller au delà des clichés tout en s’y attaquant de front. En effet, le film n’a pas peur de la caricature, les situations de comédies naissant justement de cette confrontation avec les clichés, ce qui permet de les désamorcer habilement par la suite, en les ancrant dans un contexte plus sérieux. Ainsi, le personnage le plus moral n’est pas forcément celui qu’on croit, et inversement, ce qui a permis de créer des personnages complémentaires mais aussi plein de surprises.
Laurent Lafitte est ensuite revenu sur son engagement au sein de la Comédie Française, une situation nouvelle dont il est très fier et qui a modifié de nombreuses choses du côté de l’organisation de ses plannings de tournage, étant donné qu’il doit maintenant faire des demandes de congés pour faire des tournages. Il doit maintenant peser à chaque fois le pour et le contre : tournage ou théâtre ?
Il n’est pas du genre Actors Studio, mais il a expliqué que la présence d’un consultant de la police avait été nécessaire pendant le tournage de certaines scènes, afin qu’il soit sûr que ses gestes, ou ses sommations, soient les plus justes et réalistes possible. Il a aussi dû apprendre à manier une arme, une expérience qu’il a proprement détestée. Il nous a avoué qu’il n’a jamais été à l’aise avec les armes, contrairement à la nudité qui ne lui pose aucun problème (comme le prouvent plusieurs scènes du film).
Il nous a raconté ensuite comment il avait donné corps à son personnage à travers certains gestes. Pour lui, le personnage de François Monge est souvent persuadé d’avoir du style, alors qu’il est simplement ridicule. C’est un film qui fonctionne grâce aux différences et aux oppositions entre les personnages, ils sont souvent grotesques l’un et l’autre et dépassent ainsi les stéréotypes : un cliché (un ridicule) en annule un autre. Les situations de comédie surgissent de la confrontation des contradictions, l’action est pour cela traitée au premier degré, mais elle est toujours là pour nourrir la comédie. C’est un mode d’écriture qui, finalement, n’existe pas ou peu en France et, pour Laurent Lafitte, c’est là que réside la force et l’originalité de ce film français.

Après cette belle entrée en matière, nous sommes passés au plat de résistance, avec un Omar Sy servi sur un plateau (ou presque). Bien entendu, nous attendions tous de discuter avec Omar avec une certaine impatience, la plupart d’entre nous l’ayant déjà rencontré avant le succès d’Intouchables ou pour le S.A.V., c’est-à-dire avant l’explosion fulgurante de sa carrière. Et bien, qu’on se le dise, Omar n’a pas changé, il est toujours le même, aussi drôle et solaire qu’avant son succès international et son César, avant son année folle et son congé sabbatique passé à Los Angeles avec sa famille.
Lui aussi a parfaitement réussi à discuter tout en mangeant une délicieuse volaille sauce morille et ses petits légumes (les stars doivent certainement avoir des séances de coaching pour parvenir à manger de manière si élégante tout en parlant de leur travail en même temps).
Omar nous donc a expliqué que le tournage du film De l’autre côté du périph à commencer le lendemain du jour de sortie d’Intouchables, et qu’il avait accepté de faire ce film avant même le tournage d’Intouchables (ce qui explique que le film présente des similitudes -par anticipation- avec Intouchables). Il nous a confié que le tournage avait été pour lui été une période difficile, mais aussi une sorte de bouclier qui l’avait en quelque sorte « protégé » du déchaînement « Intouchables » : il n’avait pas d’autres choix que d’être aussi prêt que l’étaient David Charhon et Laurent Lafitte chaque matin sur le tournage, même s’il ne pouvait pas agir comme si les chiffres toujours plus hallucinants d’Intouchables n’existaient pas. Ce fut donc pour lui un bon exercice mental, afin de pouvoir garder les pieds sur terre et de continuer à faire la part des choses pour vivre le tout le plus sainement possible. Il savait que le succès lui donnait des ailes, mais il ne voulait surtout pas s’écraser en catastrophe. Ces « ailes », comme il aime appeler le succès, furent aussi et surtout pour lui l’occasion de prendre du temps, pour lui et sa famille, mais aussi de prendre du recul encore et toujours sur cette situation qui ne peut arriver qu’une seule fois au cours d’une vie.
Pour revenir au film en lui-même, il avait trouvé à la lecture du scénario que le projet de De l’autre côté du périph était plutôt moderne et ambitieux, en choisissant comme héros un flic de banlieue et en s’inspirant des comédies policières à l’américaine. Les détournements de clichés l’ont beaucoup amusé et il a expliqué qu’il était heureux d’être arriver dans une période intéressante de production dans le cinéma français qui lui permettaient de jouer de tels rôles. Le regard de la société sur la banlieue est en train de changer et il sait que c’est en partie grâce au cinéma qui en parle, de manière réaliste mais aussi en se moquant des clichés, comme le fait De l’autre côté du périph.
Contrairement à Laurent Lafitte, la manipulation des armes n’a pas été un problème pour lui : cela le renvoyait aux jeux de petits garçons, c’est ce qu’il l’a d’ailleurs le plus motivé à faire ce film : ce plaisir de  » faire semblant » de se bagarrer, de se pourchasser, de se tirer dessus, comme les jeux dans les cours d’école.
Par contre, la nudité lui pose problème car Omar est quelqu’un de très pudique. L’une des séquence de ce film a été la plus difficile à tourner pour lui, sur toute sa carrière (une scène dans un club libertin, où il se trouve en caleçon au milieu de dizaines de comédiens -dont Laurent Lafitte- et de figurants, qui sont complètement nus). Finalement, sa pudeur, qui l’a poussé à insister dans son refus auprès du réalisateur à se mettre lui aussi complètement nu, est devenue une force dans le film, puisque cela permet d’apporter une réelle profondeur au personnage et implique de nouveaux niveaux de lecture dans la psychologie des deux héros.
Il est ensuite revenu sur son prochain gros projet en tant qu’acteur, qui est L’Ecume des Jours de Michel Gondry. Ce film incarne pour lui les vraies conséquences de son succès après Intouchables, et son César. Il appelle d’ailleurs ce film son « premier projet de vrai acteur ». Sauf que travailler avec Michel Gondry est quelque chose de très atypique et le cinéaste est parvenu en quelques heures à démonter toutes les certitudes de jeu qu’Omar s’était construit en l’espace de plusieurs années, déstabilisant ainsi ses zones de confort, ce qu’il a particulièrement adoré comme expérience.
Il nous a expliqué être maintenant très surpris de la diversité des projets qu’on lui propose. Il  aimerait exploiter tous les champs des possibles qu’on lui propose : il n’a aucune limite maintenant (hormis les scènes de nu, donc) et il sait qu’il a le luxe de vraiment choisir ses rôles, en France, comme à l’étranger.

Sur ce, le dessert nous a été apporté avec le réalisateur David Charhon.
Sa première envie pour le film était de créer des personnages forts, afin qu’il y ait une opposition et une complémentarité entre eux ainsi qu’entre la comédie et l’action. Il s’est bien sûr inspiré des buddy movies, mais aussi -et surtout- des films français de Bebel et de Lautner. Il souhaitait créer un savant mélange avec les comédies d’action à l’américaine mais aussi tout le cinéma de divertissement produits en France dans les années 70 et 80. Pour cela, il a mis à l’écran et dans la bande son de nombreuses références implicites et explicites au cinéma français de  cette époque.
Toute la difficulté a été de contourner les clichés volontaires du film pour montrer un sujet de fond sérieux, complexe, avec une réalité sociale forte. Pour y parvenir, il a notamment tenu à tourner en banlieue et à travailler directement avec des jeunes de cité.
Tourner un polar est quelque chose de très contraignant et de très fatiguant. Il le savait mais il a tout de même tenu à tourner un maximum de scènes en extérieur, en plein hiver, afin de retrouver des ambiances qu’il avait adoré dans des films comme Un après-midi de chien, de Sidney Lumet. Il faut cependant savoir que dans le cinéma français, tourner en extérieur en hiver est quelque chose qui ne se fait pratiquement jamais, à cause des journées beaucoup plus courtes et de l’épuisement des acteurs et des équipes techniques/artistiques à rester des heures dans le froid. Mais pour David Charhon, le fait d’avoir ses comédiens subissant réellement le froid et des journées de travail courtes mais très chargées et stressantes, donnent une densité de jeu qui se voient à l’écran et apportent l’authenticité nécessaire à la crédibilité des personnages.
Zabou Breitman incarne un second rôle assez (d)étonnant dans le film, et le rôle n’était pas initialement aussi développé ni même prévu pour elle. C’est Laurent Lafitte qui l’a amenée sur le projet, après que lui et Zabou aient travaillé ensemble pour l’émission parodique « A votre écoute, coûte que coûte » sur France Inter (où était d’ailleurs intervenu Omar, pour une émission des plus fameuses). Zabou a elle-même proposé son personnage à David Charhon, qui a beaucoup apprécié travailler avec cette « guest ».
Le déjeuner s’est conclu avec l’évocation des prochains projets du réalisateur. Si le film fonctionne, David Charhon ne serait pas contre réfléchir à une suite, peut-être moins centrée sur l’action mais davantage sur les personnages, des personnages qu’il aime profondément et pour lesquels il y a encore matière à développer et des comédiens avec qui il apprécierait tourner à nouveau…

Le déjeuner fini, j’ai quitté Paris, ses beaux restaurants et ses décorations lumineuses de Noël, afin d’aller retrouver le béton gris de ma chère banlieue… de l’autre côté du périph’ !

Caro

  [NDLR – Disclaimer] J’ai bossé sur le film, mais je n’ai strictement retouché/imposé/censuré à Caro.
Flo

Vidéo et Photos de la Conférence de Presse d’Expendables 2

Il y a une semaine, nous avons eu la chance de voir en avant-première le film Expendables 2 : Unité Spéciale et d’assister ensuite à la conférence de presse du film en présence de Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jean-Claude Van Damme et Dolph Lundgren, rien que ça.

Y a des moments comme ça, où on retrouve son âme d’enfant ou plutôt d’ado, et se retrouver en face de ces mythes vivants du cinéma d’action en est un.

Alors bien-sûr ils n’ont plus les voix de l’époque (car elles appartiennent à Daniel Beretta, Patrick Poivey, Luc Bernard et Alain Dorval) et ils ont un peu vieilli, mais ils restent IMPRESSIONNANTS.

Je propose de voir l’intégralité de la conférence, comme si vous y étiez et de découvrir quelques images du photocall.

Voilà, c’était une folle journée, riche en émotion et j’ai même eu le droit à deux « petites » cerises sur le gâteau ! 😉

Merci encore à Metropolitan Films pour cette opportunité.

Hunger Games : Interview des acteurs

Autour d’une table ronde, entouré de quatre autres blogueurs, FilmGeek a rencontré Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth, Josh Hutcherson et Elizabeth Banks, les acteurs d’Hunger Games de passage en France pour la promotion du film. Nous avons pu leur poser quelques questions. Malheureusement, interdit de vidéo et de photos, l’interview ne prend la forme que d’une retranscription écrite.

Liam, dans ce premier film vous n’apparaissez que très peu, mais aurez plus de temps de vous faire voir lors des deux prochaines suites. Qu’elles sont les scènes que vous attendez le plus ?

Liam Hemsworth : J’aime les 3 livres mais le premier livre est mon préféré, mon personnage grandi à travers les 3 et est évidemment plus présent pendant le dernier durant la révolution, le soulèvement. Ce sera vraiment génial à tourner, je pense que ce sont ces scènes là dont j’ai le plus hâte.

Jennifer, Le roman est au point de vue de Katniss, on connaît ses pensées, ses réflexions ou analyses, comment avez vous approché cet aspect du personnage pour préparer votre rôle ?

Jennifer Lawrence : Je ne me suis pas trop posée de question, je suis entrée dans le personnage comme dans chaque film, jouer un personnage déjà pré-existant n’est pas si différent que de jouer un rôle original, même s’il est question ici d’un personnage que tous les fans connaissent avant même d’avoir vu le film. Tout était très clair dans le scénario de Gary (Ross, ndlr), on laisse de coté le livre et on se plonge dans le personnage écrit dans le scénario.

Vous apparaissez dans 2 grosses franchises actuellement, X-Men et Hunger Games, et vous jouez deux personnages féminins à la fois fortes et complexes, y’a t-il des actrices ou des héroïnes qui vous ont inspiré pour ces rôles ?

Jennifer Lawrence : Je suis toujours inspirée par des acteurs ou actrices, mon actrice préférée a toujours été Charlize Theron depuis que j’ai 14 ans, mais je ne crois pas m’être basée dessus pour mes personnages.

Elizabeth, qu’est ce qui vous a attiré dans le personnage d’Effie ? Et n’était-ce pas trop difficile de ne pas trop aller dans les extrêmes au regard de ce personnage assez excentrique ?

Elizabeth Banks : Il y a une mince frontière à ne pas traverser avec Effie, Suzanne Collins a écrit un personnage assez comique, excentrique, très maniérée et ayant un drôle d’accent, j’ai vraiment voulu capturer tout ça. Elle a beaucoup d’empathie en elle malgré le fait qu’elle travaille pour le Capitole, ce sont ses patrons. Avec Gary Ross on a beaucoup parlé d’un équilibre à trouver, du ton à employer pour jouer ce personnage.

Romain

Time Out – Critique et Conférence de Presse

Cela faisait bien longtemps que ce cher Andrew Niccol ne nous avait pas montré quelque chose au cinéma (6 ans exactement depuis Lord of War). Et le voici revenu sur un thème qui l’a fait découvrir au grand monde : la science-fiction « réaliste ».

Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé l’argent. Génétiquement modifiés, les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais à partir de cet âge, il faut « gagner » du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps par dizaines d’années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d’échapper à la mort. Un homme, accusé à tort de meurtre, prend la fuite avec une otage qui deviendra son alliée.

Pour être direct, mon avis sur le film est assez mitigé.

Andrew Niccol ayant signé certainement un des meilleurs films de Science Fiction réaliste des 20 dernières années avec Bienvenue à Gattaca, et avec cette idée de monétisation du temps, je n’étais qu’impatient de voir ce qui allait en retourner. Bien qu’ancré dans le futur, le film nous présente une critique bien acerbe de notre société actuelle : le refus de prendre une ride, la volonté de gagner toujours plus d’argent, le mépris que les hautes classes sociales peuvent avoir sur le peuple d’en bas. Et par dessus tout, le fait que nous courons aujourd’hui toujours contre le temps tous les jours.

Mais le problème selon moi dans le film c’est que les protagonistes passent leur temps justement à courir. Tel des robins des bois, nous sommes en présence d’un couple qui semble être un mix en Roméo et Juliette et Bonnie & Clyde, mais qui au lieu de nous faire découvrir en profondeur cette société qui ne fait clairement pas rêver, on ne reste qu’à la surface à la manière d’un The Island de Michael Bay.

De plus contrairement à Bienvenue à Gattaca, qui avait modifié les éléments d’architecture et d’environnement où évoluent les personnages, ici on se retrouve dans un futur qui n’est pas différent du notre : les voitures, les bâtiments ne sont que des éléments qu’on trouve aujourd’hui simplement maquillés. De mon point de vue ce n’est pas un détail qui peut être laissé de côté, car au final on essaye de nous montrer ce à quoi peut ressembler le futur : là on a plus l’impression d’être dans un monde parallèle qui a juste évolué différemment. Le film axe donc l’histoire sur de l’action « pure », alors qu’il laisse de côté toute la partie la plus intéressante pouvant expliquer pourquoi à un moment donnée la société a préféré remplacer le billet vert par le temps.

Je donne peut-être l’impression d’être un peu dur avec le film, mais c’est aussi parce que j’en attendais beaucoup : c’est loin d’être un navet, on se retrouve juste à un film d’action somme toute très correcte dans registre, mais il ne m’apparait juste pas à la hauteur ce qu’est capable de faire la réalisateur.

En bonus, vous trouverez l’enregistrement de la conférence de presse du film qui eu lieu début novembre à Paris en présence de Justin Timberlake et Amanda Seyfried, ainsi que quelques photos.


Time Out – Conférence de presse PARIS 04/11/2011 par FilmGeek-TV