Comic Con Paris 2011 : Interview de Brian Azzarello

On revient 3 mois en arrière, lors du Comic Con Paris 2011 et je vous propose l’interview de Brian Azzarello, réalisée lors de l’événement.

Pour la petite histoire, Brian Azzarello est un scénariste américain de comic-books. Il est surtout connu pour avoir créé la sombre et violente série 100 Bullets. Il a également travaillé sur Joker et Lex Luthor : Man of Steel.

Interview

Préférez-vous travailler sur un univers totalement inventé par vous même ou sur un univers déjà en place comme peuvent l’être ceux de Batman ou Superman par exemple ?

Je préfère travailler sur mes propres projets. Parce que je créé mes propres règles, voilà pourquoi. J’adore travailler sur des projets comme Batman, mais je préfère travailler sur mes propres histoires.

100 Bullets possède une histoire dure, très riche et complexe. Et elle me rappelle un peu la série TV The Wire. Et j’ai entendu que la série pourrait être adapté à la télévision sur Showtime par David S. Goyer. Est-ce toujours en discussion ?

Il y’a toujours des discussions, ce n’est pas encore fait. Mais quand je verrais des affiches de promotions placardés sur les bus, je saurais que la série arrive (rires).

Quelle sera votre place dans ce projet ?

A l’heure actuelle c’est à moi de décider de la place que j’occuperai. Peut être scénariserai-je quelques épisodes, je ne sais pas encore.

The Walking Dead a été un véritable succès lors de sa diffusion sur AMC, mais nous avons pu voir les limites de la transposition du comic book à l’écran. Ce succès vous conforte t-il dans l’idée de faire l’adaptation de 100 Bullets ou les limites vous inquiète ?

Ce qui m’inquiète le plus c’est à quel point la chaîne peut laisser aller la série dans le sombre, il y a beaucoup d’histoires très dures dans 100 Bullets. On espère qu’on pourra aller aussi loin que le comic-book, ne serait-ce qu’émotionnellement. Je ne sais pas encore si la chaîne va nous limiter, mais je ne l’espère pas.

Votre futur projet est Wonder Woman. Sera t-il un reboot de la franchise ?

Ce sera un léger reboot, il y aura toujours une part de l’histoire originale, mais quelques nouveaux détails seront apportés.

Quels sont vos futurs projets après Wonder Woman ?

Je vais retrouver Eduardo Risso avec lequel j’ai travaillé sur 100 Bullets pour un projet nommé Spaceman, qui sera édité par Vertigo (Editions DC Comics).

Pensiez vous qu’à la base 100 Bullets ferait 100 numéro en tout ?

Oui, j’avais confiance dans le fait qu’on y arriverait à ces 100 numéros. Quand j’ai signé mon contrat avec DC c’était seulement pour 12 épisodes, et que si ça ne marchait pas on devait terminer l’histoire à l’épisode 12.

Votre femme a travaillé sur Wonder Woman, allez vous travailler avec elle sur votre projet Wonder Woman ? Lui demander conseils, ou échanger des idées ?

Non. Vous savez comment rester marier ? Ne jamais travailler ensemble (rires).

Avec tous les films de Super Héros qui sortent ces dernières années au cinéma, avez vous pour ambition de rejoindre ce mouvement et travailler en tant que scénariste peut être ?

Oui, pourquoi pas.

Vos univers sont assez sombres, voir très sombres. Est-ce que ce sera la même chose pour Wonder Woman ?

L’histoire sera sombre oui.

Pour Batman et Superman vous avez travaillé sur Joker et Lex Luthor : Man of Steel, vous préférez travailler sur ce genre de personnages que sur les super héros ? Pourquoi ?

J’adore travailler sur les méchants, ils sont plus intéressants ! Je peux m’identifier à ces personnages, alors que je ne peux pas m’identifier aux héros (rires). J’aime travailler sur ces personnages parce qu’ils ne sont pas parfaits, ils font des erreurs, comme nous.

Pour Joker, y a t-il un lien avec le film The Dark Knight ?

Non, nous avons commencé à travailler sur le comic book avant que le film ne soit fait. On devait appeler le comic book Joker The Dark Knight mais le studio nous a poussé à changer de nom. Ils ne voulaient pas qu’on voit une quelconque connexion avec le film.

Si un studio vous propose un film consacré au Joker, seriez vous interessé de rejoindre le projet ?

(rires) Oui je serais intéressé.

 

Romain

Conférence de presse de Real Steel : Hugh Jackman et Shawn Levy

 

Après l’avant première du film Real Steel qui a eu lieu hier soir au Grand Rex, Hugh Jackman et le réalisateur Shawn Levy était présents ce matin dans un hôtel parisien pour la conférence de presse. Compte rendu.

Real Steel est un film qui devrait être un film qui plaît à tout le monde au vu des noms qui y sont associés : Shawn Levy, Hugh Jackman et Steven Spielberg qui produit le film.

Le réalisateur répond – Presque en français ! Mais ce sera pour plus tard – qu’il a reçu un appel du studio et de Steven Spielberg alors qu’il était encore sur la post-production de la comédie Date Night (Crazy Night). Spielberg lui a dit qu’il voulait faire un film de robot, mais qu’il soit différent du reste, c’est à dire donner un coté humain. Faire un film avec de l’action mais pas seulement où les machines se mettent sur la gueule et se détruisent. Faire aussi un film pleins d’émotions qui peuvent toucher tout le public. C’est pour cela que Steven Spielberg a fait appel à Shawn Levy pour la réalisation du film.

Une fois la traduction de la réponse faite, Shawn Levy prend la parole de prononce un plaisant «Je vais essayer de répondre en français comme ça, ça ira plus vite, on pourra faire plus de questions» devant une salle riante.

La deuxième question est adressée à Hugh Jackman, en anglais. Ce dernier le fait remarquer à la traductrice en lui demandant si elle a besoin de traduire la question, ce qui ne manque pas de faire rire Shawn Levy et toute la salle.

La question est donc, comment les enfants de Hugh Jackman ont réagi à la scène de baiser entre Charlie (Hugh Jackman) et Bailey (Evangeline Lilly).

Il répond que c’est la première fois qu’il peut emmener ses enfants à un de ses films parce qu’il n’y a pas de violence pure, de sang, etc. Et il s’est dit qu’il peut le faire pour Real Steel parce qu’en plus il n’y a pas de scène d’amour ou de baiser… Mais en fait si et devant la scène du toit Hugh s’est dit «Ok… Peut être qu’il y en a une finalement». Puis il a regardé sa femme qui regardait leurs enfants. Son fils avait dit sur le moment «wow you’re in trouble», sa fille elle bien qu’étant bouche bée devant, ça ne l’a dérangeait pas vraiment. Il nous dit ensuite que ses enfants ont vraiment adoré le film, sont tombé amoureux du robot, voulaient des robots après ça.

Après une question, Shawn Levy nous explique ensuite, en français (!) que certains combats on été raccourcis durant le film. Et des scènes vraiment émotionnelles ont été coupées où on voit, par exemple, Max avec des papillons reçu de sa mère décédée. Il nous dit qu’il ne faut pas rendre le film trop émotionnel, comme il ne faut pas rendre le film trop violent. Trouver la bonne balance entre les deux.

Ce qui est drôle c’est que pendant ses réponses le réalisateur switch entre l’anglais et le français, toujours dans le sourire. Ca fait toujours plaisir à voir des artistes qui prennent du plaisir à être là et répondre aux questions, en s’amusant presque.

Par la suite Hugh Jackman parle de la relation qu’il avait avec son père par rapport à la boxe. Ce dernier, boxeur, ne laissait pas Hugh et ses frères regarder des matchs de boxe étant plus jeunes. Il explique ensuite que son père va adorer le film parce que pour le film il s’est fait entraîné par Sugar Ray, un grand boxeur.

Ensuite le réalisateur nous dit qu’il y a de la violence dans Real Steel, mais la réaction des personnes ayant vu le film lui ont fait plaisir. Il savait que les hommes allaient aimer le film, mais il s’est aperçu que les femmes ont été très enthousiaste aussi par rapport au film. Elles ont pris du plaisir dans les combats parce que justement il n’y avait pas de sang. Le sang est remplacé par l’huile, le corps par la ferraille des robots.

Le film est véritablement chargé en émotion parce que ce n’est pas simplement une histoire de robot mais il faut aussi croire aux humains qui sont sur le coté aussi.

Hugh Jackman a vraiment été impressionné par le jeune Dakota Goyo qui joue Max, le fils de Charlie. Pour lui il était nécessaire que la relation père/fils fonctionne puisque c’est le colonne vertébrale du film. Et pour lui ce garçon est très différents des autre enfants acteurs et le feeling est passé immédiatement entre les deux.

Pour Shawn Levy Dakota dans la vie de tout les jours est un enfant normal, comme les autres, mais une fois à l’écran il se transcende, il y a de la magie. Ou plutôt «il y a du magique là».

Le réalisateur nous explique ensuite que le film est autant réussi qu’il le voulait et qu’il veut que le film ait l’âme de Rocky et l’immense succès de Transformers. L’idée était de faire un film sportif, un peu dans la lignée de Rocky, Raging Bull, etc… Sans lesquels Real Steel n’aurait peut être pas vu le jour.

Pour Hugh Jackman qui est un grand fan de la franchise Rocky c’était une grosse opportunité pour lui de jouer dans ce film. Le fait que l’histoire parle d’un outsider qui va petit à petit monter les échelons lui a beaucoup plus et la difficulté qu’une histoire comme ça peut avoir.

La dernière question a beaucoup fait rire Hugh Jackman à cause de l’accent du journaliste «I love hear my name in french : Hugues».

Finalement la conférence de presse s’est vraiment bien passée et c’était un véritable plaisir d’y assister quand on voit la bonne humeur des deux invités.

 

Romain

Comic Con Paris 2011 : Master Class de Steven Moffat

 

Deuxième article sur le Comic Con et celui là concerne THE invité du festival, Monsieur Steven Moffat, scénariste et producteur anglais… Ecossais pardon.

Cette Master Class se concentre exclusivement sur son métier de scénariste et non sur Doctor Who. La conférence qu’il a donné sur Doctor Who aura son compte rendu plus tard sur FilmGeek.

Photo prise par Ceridwen

Il a commencé à travailler pour la télévision en 1989 pour la série Press Gang. Il a ensuite créé la sitcom Coupling, Jekill et Sherlock l’année passée. Il est depuis une saison et demi le showrunner de Doctor Who.

Ce qu’il faut savoir sur ce bourreau de travail c’est qu’avant Sherlock il écrivait tous les épisodes des séries qu’il a créé.

Steven Moffat travaille chez lui où un espace est aménagé à l’étage. Il commence ses journées lorsque la nourrice s’occupe de ses enfants. Il nous dit qu’il n’a pas réellement de journée type puisqu’il occupe plusieurs postes, à la fois producteur et scénariste. Certains jours sont pleinement consacrés à l’écriture, d’autres à son rôle de producteur où il doit assister à diverses réunions.

Ce compte rendu se fera en plusieurs parties, chaque partie sera consacrée à une série sur laquelle il travaille ou a travaillé.

Press Gang


Steven Moffat nous explique que la série se concentre sur des adolescents écrivant pour un journal appelé «Junior Gazette». Comme dit plus haut Il en a écrit entièrement les 43 épisodes de la série. Il s’est dit désolé que la série ne soit pas du tout connue en France mais qu’il n’est jamais trop tard pour la découvrir.

Coupling

Il nous déclare ensuite que la série Coupling est basée sur sa vie, sur sa rencontre avec sa femme Sue. De ce fait il pense que personne n’aurait pu écrire des épisodes à part lui parce que c’est une série à propos de sa vie. Coupling est une très bonne série parce que c’est lui qui écrit la série sur sa propre vie. Alain Carrazé et Romain Nigita lui parle ensuite du lien évident entre sont couple (Steven et Sue et les personnages Steve et Susanne et il répond alors que la presse à l’époque, avec toute sa perspicacité, ne s’était rendu compte de rien.

Même si certaines fois il est dans l’obligation d’écrire des épisodes dans le désordre par rapport à la diffusion, à cause d’emploi du temps des acteurs par exemple, il préfère écrire dans le bon ordre, suivre la trame de l’histoire.

«On commence avec un plan mais il peut changer en cours de route de ce fait on finit toujours avec un plan mais pas le même»

A l’instar de The Office, Coupling a eu droit à un remake américain. Mais contrairement à The Office Coupling US n’a pas du tout fonctionné et a été annulée après seulement 3 épisodes. La raison qu’a évoqué Steven Moffat, en blaguant à moitié, sur le succès de The Office et le non-succès de Coupling US est tout simplement parce que la première est très bonne et le seconde pas si bonne. Plus sérieusement il nous dit ensuite qu’il avait vu un montage des épisodes avant que ce soit diffusé et c’était très drôle. Cependant le network a décidé de remonter les épisodes et les diffuser avec ce nouveau montage et ce fut beaucoup moins drôle.

Alain Carrazé a ensuite fait remarquer que la série a eu droit à une adaptation Grecque dont Steven Moffat ne se souvient plus exactement si il a vu des épisodes, mais il se souvient très bien avoir voyagé gratuitement là bas et pris quelques jours de vacances. D’ailleurs il accepterait n’importe qu’elle adaptation d’un pays si il a droit à un voyage gratuit de quelques jours dans ce pays. Il a totalement raison, pourquoi ne pas mêler travail et plaisir surtout si c’est dans un beau pays !

Si il y a une chose dont il est fan c’est de jouer avec le temps. On le voit bien dans Doctor Who mais également dans Coupling. Un rapide exemple avec des épisodes ou deux personnages racontent ce qu’il s’est passé quelques heures plus tôt avec chacun leur point de vue. Pour lui quand vous vivez des choses, ça ne se passe jamais vraiment dans l’ordre, quand vous racontez les choses à vos amis par exemple vous ne les racontez jamais vraiment dans l’ordre, vous essayez de vous souvenir de tout mais certaines fois revenez sur des faits antérieurs à des faits juste raconté l’instant d’avant.

Jekyll

Il a décidé d’écrire Jekyll dans une réalité où le monde connaît la nouvelle L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde.

A l’instar de Sherlock le but est de moderniser une icône britannique, mais c’est une  pure coïncidence que Sherlock et Jekyll, qui sont des personnages Victoriens, arrivent tout deux en si peu de temps. Il blague ensuite sur le fait que sa prochaine adaptation sera la Reine Victoria sous le titre de Queen Victoria Investigations !

De ces 3 séries il est créateur, producteur et scénariste. Pour lui ce n’est pas si différent d’écrire pour sa propre création ou pour une autre série puisqu’il faut écrire, pour ces dernières, comme si l’histoire, les personnages lui appartenaient. Il faut vraiment s’approprier le personnage et l’histoire. C’est pourquoi il dit aux scénaristes qui écrivent sur Doctor Who par exemple qu’ils sont responsables de leur propre épisode.

D’ailleurs il dit que Doctor Who tire bénéfice de l’écriture de plusieurs scénaristes puisque chacun apporte son propre style et ses propres idées. Certaines fois Steven Moffat leur impose ses idées, d’autres fois ceux sont eux qui lui proposent leurs idées.

Il affirme qu’être scénariste n’est pas une chose facile, quand tu écris un scénario que tu crois excellent il ne l’est pas forcément, il faut persévérer jusqu’à trouver l’histoire parfaite. Ecrire un personnage est tout autant difficile car il faut faire en sorte que le public s’attache au personnage, crée un lien avec, que le personnage soit crédible.

Sherlock

Mark Gatis et lui aimaient beaucoup Sherlock Holmes et avaient l’idée d’une adaptation. Mais quand ils ont vu le film de Guy Richie sortir au cinéma ils étaient agacés par le fait que quelqu’un leur ai piqué l’idée. C’était sans compter sa femme qui lui a dit de le faire quand même.

Concernant les 90 min par épisodes c’est le meilleur choix pour eux car ça leur laisse beaucoup de temps pour développer leur histoire et surtout la relation entre Sherlock et Watson. Ils ne voulaient pas la compresser. Ce format de 3x 90 min (Et non 6 épisode comme l’a annoncé Alain Carrazé qui s’est gentiment fait huer par la foule ^^) lui semble le format parfait pour cette série.

Une question venant du public demandait comment ont été choisi les acteurs. Pour Sherlock Holmes, Benedict Cumberbatch était un choix évident pour Steven Moffat et sa femme après l’avoir vu dans un film. Il a accepté dès la lecture du scénario. En ce qui concerne Watson un casting a été fait mais la relation entre Benedict Cumberbatch et Martin Freeman était déjà là, l’alchimie était présente. Petite anecdote, Matt Smith (Le docteur actuel de Doctor Who) avait été pressenti.

Sur les infos sur la saison 2 Steven Moffat a répondu un bon et gros «NO» qui a résonné dans la salle !

Mais dans un élan de gentillesse nous a tout de même donné les 3 titres de cette saison 2 :

– A Scandale in Belgravia

– The Hound of the Baskervilles

– The Reichenbach Fall

Tintin


Enfant il pensait que c’était une bande dessinée britannique, c’était tellement bien écrit et excitant.

Ce fut donc fantastique de travailler dessus surtout avec des grands hommes tels que Steven Spielberg et Peter Jackson. Mais il n’a pas eu beaucoup de contact direct avec eux, il a surtout parlé via web cam, tout le travail qu’il a fait c’était chez lui

Pour écrire l’histoire du film ils ont relus tous les albums pour savoir quels éléments ils allaient utiliser dans le scénario. Des scénaristes européens ont été choisi pour la touche d’humour européenne et la sensibilité qui la caractérise. Evidemment c’est un blockbuster  d’Hollywood mais avec le charme européen conservé.

Cependant avec son travail sur Sherlock et Doctor Who il a du quitter le projet et s’est fait remplacé par Edgar Wright et Joe Cornish. Il a toujours quelques contacts par mail avec l’équipe, Spielberg et Jackson.

Nous n’avons pas eu d’information en plus sur le film, d’autant plus que lui même ne sait pas si ce qu’il a écrit sera présent dans le film.

Projet Adam & Eve

C’est un projet qu’il a proposé et qui a eu le feu vert pour entrer en production mais Sherlock est arrivé et son travail sur cette dernière et Doctor Who était assez gros pour pouvoir s’occuper d’Adam & Eve, de ce fait le projet est resté un peu dans les carton mais il veut qu’un jour la série se fasse.

Il nous a quand même donné l’histoire de la série : 2 personnes qui n’arrivent jamais à se rencontrer au bon moment, ils tombent amoureux d’autres personnes, leur relation n’arrive jamais. Garanti sans happy ending.

Voilà pour cette masterclass qui fut réellement très intéressante devant un public conquis et heureux d’être là, en face de Steven Moffat. Un bon tier de la salle était d’ailleurs déguisé en Docteur, le scénariste a même fait une blague sur deux personnes au premier  rang, l’une habillé en Matt Smith et l’autre en David Tennant, disant que ceci n’arrive que dans les rêves du docteur !

Conférence animée par Alain Carrazé et Romain Nigita.

(la vidéo arrivera plus tard).

Romain

Comic Con Paris 2011 : Conférence de Gale Anne Hurd, Productrice de The Walking Dead

«I’m a geek»

Gale Anne Hurd est une productrice ayant travaillé pour des films comme Terminator, Aliens, Abyss, Armageddon et bien sûr The Walking Dead pour la télévision. Elle était une des grandes invitées du Comic Con Paris 2011.

Voici un compte rendu de cette conférence qui a eu lieu le 1er Juillet.

La productrice semblait contente d’être là et s’est rapidement prise au jeu des questions/Réponses d’Alain Carrazé et Romain Nigita ainsi que celles du public.

Avant The Walking Dead

Tout d’abord elle déclare être geek, bien avant que le terme ne devienne à la mode. Depuis petite elle lit des comic books d’abord grâce à son demi frère dont elle lisait sa littérature SF et Fantastique. Elle regardait également des séries TV telles que Dark Shadows, The Twilight Zone ou encore Lost In Space. Elle a découvert The Walking Dead dans un magasin de Comic Books Golden Apple Comics à Hollywood. Son fournisseur de Comics lui a recommandé et elle a de suite adoré ce qu’elle lisait.

Elle nous dit ensuite qu’elle a réellement découvert il y a deux ans que les histoires les plus intéressantes ne se trouvent pas au cinéma mais à la télévision et notamment sur le câble américain. Etant fan de films/séries de genre elle voulait produire une série de genre et elle s’est rappelée le comic book qu’elle avait adoré, The Walking Dead, dont elle apprendra, en cherchant un auteur, que Franck Darabont détient les droits.

Ce qui ressortait beaucoup dans ce qu’elle disait c’est qu’elle est plus intéressée par comment des gens ordinaires se retrouvent dans des situations incroyable notamment dans des mondes post-apocalyptiques. Comment la psychologie de ces personnes ressort et évolue en fonction d’un événement tel qu’une apocalypse.

Frank Darabont a commencé dans le domaine artistique et était triste de ne pas avoir travaillé pour Terminator. Il a un grand respect pour le cinéma de genre et est très en connexion avec des matériau tels que les livres de Stephen King. Il sait raconter des histoires et possèdent des personnages à la psychologie solide.

Elle nous dit ensuite que Robert Kirkman et Frank Darabont avaient proposé un projet à NBC mais la chaîne ne trouvait pas les zombies assez sexy, comme peuvent l’être les vampires.

The Walking Dead

La productrice déclare que Robert Kirkman, dès le départ, voulait être véritablement impliqué dans le projet, à l’élaboration et au développement de la série.

Etant productrice exécutive elle travaille en collaboration avec Franck Darabont et Robert Kirkman et les autres scénaristes pour parler de ce qui va se raconter chaque saison.

Une journée type de travail pour elle en ce début de production de la saison 2 : Levée à 5h – arrivée à 7h sur le plateau de tournage puis réunion avec l’équipe de tournage – une partie de la journée est consacrée au casting de nouveaux personnages – scéance d’habillage – lecture des nouveaux scripts.

Gale Anne Hurd fait ensuite une petite pause nous apprenant que Jon Bernthal, qui joue Shane dans la série, est devenu papa depuis peu et fait une photo de l’audience pour son bébé. Petite séquence  sympathique montrant la bonne humeur qui se dégage de cette conférence.

Par la suite, une fois les questions reprises elle nous apprend qu’AMC possède en octobre une case horaire «Fear Fest» où ils diffusent des films d’horreur, de science fiction et voulaient lancer une série inédite, c’est alors que Franck Darabont leur propose le pilote de The Walking Dead et la chaîne a été directement emballée. Il faut dire que voir un officier de police tuer une petite fille (zombifiée certes) fait son petit effet !

Elle a par ailleurs comparé les différences de libertés au cinéma et à la télévision, disant qu’il y avait moins de liberté au cinéma, plus vraiment de prise de risque. C’est à la télévision que les risques se prennent maintenant et depuis quelques années. Les réalisateurs arrivent d’ailleurs à la télé depuis quelques temps avec Spielberg, Scorsese, ou Darabont donc. Cette liberté permet de faire évoluer les personnages tout au long d’une saison et comprendre la quête qui anime chacun d’entre eux. Puisque The Walking Dead avant d’être une série sur des zombies, c’est une série parlant d’humains essayant de survivre dans un monde dévasté.

Il faut dire qu’une série, sur le câble tout du moins, peut développer les personnages sur 13h par saison, alors qu’un film n’en possède que 2h30. Ce n’est pas la seule grosse différence puisque 13 épisodes de The Walking Dead, par exemple, coûtent beaucoup moins cher que 50 M$ alors qu’un blockbuster de 2h – 2h30 coûte dans les 200M$.

Elle nous apprend ensuite que si la série devait continuer encore quelques temps elle ne risquait pas de manquer de matériel puisque Kirkman a des idées pour 200 numéros de The Walking Dead, sachant qu’il en y a pour le moment 80 numéros.

The Walking Dead Saison 2

Gale Anne Hurd nous a fait quelques révélations sur la saison 2 de The Walking Dead suite à la question d’Alain Carrazé.

Il y aura donc beaucoup plus de scénaristes puisque la saison fera 13 épisodes. On peut compter parmis les nouveaux Evan Reilly (Rescue Me),  Scott Gimple (Flashforward), Angela Kang (Terriers) et quelques autres. Concernant Stephen King qui désire écrire un épisode, elle nous apprend que ça ne se fera pas lors de cette seconde saison.

Coté casting de nouveaux personnages feront leur apparition puisque lors de cette saison 2 il y aura la ferme d’Hershell, Scott Wilson interprétera ce dernier tandis que Lauren Cohan (Chuck, The Vampire Diaries) tiendra le rôle de Maggie Greene.

Ensuite concernant Michael Rooker (Merle) Il y a toujours des discussions quant à son retour, sachant que seuls les 5 derniers épisodes de la seconde saison n’ont pas encore été écrits mais ce qui est sûr c’est qu’il ne sera pas de retour en tant que gouverneur malgré certaines rumeurs.

Pour finir une exclusivité pour la saison à venir, Greg Nicoreto, qui s’occupe du magnifique maquillage des zombies, va réaliser un épisode !

Mais la vraie exclue c’est que Gale Anne Hurd est une grande fan de Football et avait un maillot du Paris Saint Germain lors de cette conférence ! Ah bon ce n’est pas important ? Bon…

Voilà pour le compte rendu de cette conférence intéressante et instructive. Conférence animée par : Alain Carrazé et Romain Nigita.

Voici pour finir quelques minutes de la conférence en vidéo


Conférence de Gale Anne Hurd, productrice de The… par FilmGeek-TV

Romain

La Traque d’Antoine Blossier : Critique et rencontre avec le réalisateur.

 

Une nuit, plusieurs cerfs se jettent inexplicablement sur la clôture électrique d’une exploitation agricole. Apercevant de profondes traces de morsures sur les cadavres des bêtes, les propriétaires de l’exploitation comprennent qu’un prédateur sévit dans les bois alentours. Décidée à le chasser, la famille d’agriculteurs s’enfonce au coeur de la forêt voisine. Mais petit à petit les chasseurs deviendront proies et les sangliers chasseurs.

Si il y a une chose de certaine c’est que le cinéma de genre n’a pas la côte en France. Du moins le cinéma de genre français. Puisque les films américains d’horreur, de science fiction ou fantastique marchent très bien, eux. Antoine Blossier signe avec La Traque (autrefois «Proie») un film de genre français purement de série B. Il est rare de voir ces films distribués en France, ce qui fait que celui là l’est c’est surtout pour son exposition à l’étranger. Il a d’ailleurs plutôt bien fonctionné aux Etats Unis.

Comme beaucoup de film de genre La Traque n’a pas eu droit à un budget énorme et cela se ressent dans le film, ce que le réalisateur nous confirmera lors de la rencontre à la suite de la projection. Et on sent alors que le scénario a été plusieurs fois retravaillé et possède des lacunes. Antoine Blossier voulait au départ nous faire voir le village dans lequel la famille habite et faire un final dans l’usine familiale mais cela coûtait beaucoup trop cher. Evidemment la psychologie familiale n’est donc pas aussi poussée qu’il le souhaitait mais ce qui est développé dans le film suffit à la comprendre. Si certains films ont besoin d’une longue durée pour suffisamment développer ses personnages, La Traque réussi à nous introduire les enjeux de chacun des personnages en quelques minutes seulement. Les personnages sont clairement et vite définis.

Le problème de cette branche du film, et il pèse assez lourd, se trouve dans jeu des acteurs. Si le casting est plutôt sympathique à la base (Bérénice Béjo, François Levantal, Fred Ulysse, Joseph Malerba et Grégoire Colin) leurs prestations déçoivent. L’autre problème du scénario c’est le coté prévisible de la chose, ce qui est dommage si on compte en plus de cela l’évolution un peu trop rapide et abrupte d’un personnage. Le réalisateur nous expliquera malgré tout par la suite que cette évolution se fait de façon plus subtile, plus lente si on fait bien attention, et en y repensant il n’a pas tort.

Malgré tous ces défauts plus ou moins gros le film possède de bonnes choses et particulièrement la réalisation et les partis pris du réalisateur. Coté réalisation une scène a particulièrement retenue mon attention, la séquence dans la cabane vers la fin du film. Aussi la décision de filmer caméra à l’épaule est une bonne idée pour ce genre de film et aide à l’immersion. Tout comme le parti pris de ne pas montrer les sangliers féroces. De ce fait, de même que les chasseurs, nous ne savons ou et quand les sangliers vont apparaître et attaquer.

Si je dois donner mon avis je n’aime pas beaucoup aimé le film mais j’en garde tout de même du positif, d’autant plus qu’on sent l’envie de bien faire du réalisateur, l’envie de faire une petite série B sans prétention, une certaine fraîcheur apportée dans le cinéma français. Mais ne prenez pas en compte mon avis ! Allez voir le film ! C’est déjà très rare, comme je l’ai dit, qu’un film de ce genre sorte au cinéma en France, cette sortie est donc bienvenue. C’est une sorte de cercle sans fin, si le film ne fonctionne pas moins de budget sera attribué et de ce fait moins de réalisateurs iront au bout de leurs projets et moins de films sortirons. Il faut vraiment encourager ce genre de film. Allez vous faire votre propre avis, le film sort le 13 juillet au cinéma.

 

Rencontre

Après la projection du film nous étions quelques bloggeurs à rencontrer le réalisateur du film Antoine Blossier. Pour cette occasion il nous a donné sa vision de son film et nous a parlé plus généralement du cinéma de genre en France. Il fait partie de la génération des réalisateurs qui lisent tout ce que les blogs écrivent, notamment parce que lui même a commencé à écrire des critiques il y a plus de 10 ans.

 

La Traque

Pour La Traque son plus gros regret fut le manque de moyen. Il a du faire plusieurs versions du script avec notamment une version épique du film, le but était de débrider l’histoire, le problème c’est qu’il ne pouvait pas se permettre toutes les folies. Montrer plusieurs sangliers par exemple, mais parti pris de n’en montrer finalement aucun est intéressant, est-ce que les voir aurait apporter un plus au film ? Pas sûr. Il nous dit par ailleurs avoir eu la meilleur remarque du monde : «C’est comme le bébé de Rose Mary (dans Rosemary’s Baby) on a l’impression de l’avoir vu» mais il n’est pas forcément d’accord avec ça.

Le manque de budget a aussi eu pour effet une coupe importante dans l’histoire. En effet Le film devait commencer et se terminer avec des scènes se déroulant dans l’usine familiale où on voyait les déchets être expulsés dans la forêt. D’ailleurs les problèmes familiaux qui ressortent sont assez élaboré pour que le film marche bien sans les sangliers. Une idées lui était venu un moment, et si lors de la découverte des dépôts les personnages s’entre-tuaient lors de la chasse ?

Finalement le film devait être plus social, avec par exemple des scènes du village vivant grâce à l’usine et donc tout ce qu’impliquerait la fermeture de cette dernière. Mais encore une fois le manque d’argent fait qu’il y avait moins de possibilité de développer ça. 3 minutes de scène dans l’usine équivalait à un jour de tournage supplémentaire, ce qui revenait beaucoup trop cher en terme de matériel mais également de déplacement d’équipe.

Ce qui ressort dans la discussion c’est qu’il regrette surtout le manque de budget dans les détails plus que dans la globalité parce que le film est cohérent et arrive à raconter une histoire. Il aurait voulu 3 ou 4 journées de plus pour pouvoir peaufiner la mise en scène car il n’est pas vraiment satisfait de certains plans.

La première affiche du film qu’il a eu représentait une bute avec un sanglier en haut avec un bas un portable qui sonne. C’était très iconographique, mais ils ont finalement opté pour une affiche plus simple.

«Le but était d’avoir des tronches»

Concernant le casting du film Antoine Blossier nous dit que les deux actrices du film, Bérénice Béjo et Isabelle Renauld ont très vite aimé le projet. Pour Joseph Malerba il a vu quelques vidéos des casting d’Olivier Marshall parce qu’il voulait un acteur avec une «gueule». François Levantal était lui aussi très intéressé par le scénario et voulais que son personnage ne soit pas agressif mais plutôt un gros lâche. Et finalement pour le patriarche Fred Ulysse a été conseillé par le producteur.

 

Ses Projets

Lors de cette discussion a été évoquer une possible carrière à l’internationale, il y a des sirènes qui commencent à venir des Etats Unis. Bien sûr il rêve d’aller aux Etats Unis voyant la réussite d’Alexandre Aja et sachant que les films de genres sont très prisés aux USA. mais il préfère prendre son temps. Il se sent prêt à réalisé un film à plusieurs millions de dollars mais rien ne dit qu’il le soit vraiment. Il travaille actuellement sur un thriller et essaye de créer une efficacité de narration, en essayant de faire en sorte de rien pouvoir changer dans le scénario.

Il a également pour projet de réaliser une comédie à la sauce Jude Apatow dont il est fan. Sauf que Jude Apatow ça ne marche pas en France, pas assez connu et surtout ça ne parle pas à beaucoup de monde. Une comédie française se rapprocherait de cet univers c’est Les Beaux Gosses mais on est tout de même loin des comédies de l’américain. Mais c’est un projet vraiment intéressant qui, on l’espère, ira au bout et redonnera un coup de fouet aux comédies en France.

 

Le film de genre en France

Le réalisateur est revenu un peu sur le film genre en France, qui a déjà eu sa chance avec Les Rivières Pourpres et Le Pacte des Loups qui furent de véritables succès à l’époque, et qui du coup a précipité une vague de film du même style au cinéma, comme Belphegor qui n’ont pas du tout marché et ont fait replonger les films de genre aux oubliettes. Le fait est, comme nous l’a fait remarquer Antoine Blossier, qu’il ne faut pas stigmatiser le film de genre et se concentrer sur l’histoire. Ne pas cloisonner les choses. Il y a aussi un problème avec internet et les bloggeurs. Selon lui, Internet demande une auto rigueur, il n’y a pas de rédacteurs en chef dans les blogs, de ce fait ils écrivent ce qu’ils veulent et critiquent sans vraiment de sens critique. Il y a une décomplexion problématique qui ne fait pas la part entre un film fragile et un film solide (exemple Harry Potter). Une critique négative pour Harry Potter ne changera pas les choses, le films sera une réussite au box office. C’est différent pour un film «fragile» comme La Traque qui, si il se fait démonter gratuitement, pourrait voir ses entrées diminuer assez rapidement.

 

Pour terminer ce fut une rencontre très enrichissante, discuter du film avec son réalisateur, qu’il nous donne sa vision des choses permet de prendre un peu de recul sur le film et voir des trucs qu’on avait pas forcément vu ou compris. Merci à Antoine Blossier et Cinefriends.

Romain

La Planète des Singes : Les Origines. Apes are getting smarter.

Début juin je suis parti à Los Angeles pour un gros événement pour la promotion du film La planète des Singes : Les Origines. Je vous avez un peu teasé avec cet article The Rise 50 Event et je vais maintenant vous en dire un peu plus sur ce qui nous a été dit lors de ces petites rencontres.

Vous vous rappelez très certainement du film de 1968 avec Charlton Heston qui s’écrase sur une mystérieuse planète où les singes semblent avoir pris le pouvoir et tiennent les humains en esclavage. Il se rend compte à la fin qu’il s’agit en fait de la planète Terre en voyant une partie de la statue de la Liberté ensevelie dans le sable.

Jusque là je ne vous apprends rien… Ou si ?… Zut. Ayant maintenant connaissance de cette information la première question qui nous vient à l’esprit c’est : Comment le monde en est arrivé là ? Comment les singes sont-ils devenus si intelligents ?

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Festival international du film d’animation d’Annecy 2011, suite.

Voici le second épisode du compte-rendu illustré du Festival international du film d’animation d’Annecy 2011 par Emilie et comme pour la première partie il faut simplement cliquer sur les images pour en profiter en grand format.

  • 3# Festival d’Annecy – mardi 13 juin
    mots clés : séance pourrie – Café des Arts – The Prodigies

Il est 9h00, les portes s’ouvrent, chacun s’empresse de trouver une place pour assister à l’interview des réalisateurs de courts-métrages passés la veille.

14H Court métrage en compétition 2

Les courts métrages en compétition 2, une des pires séances que j’ai faite.

Difficile d’écrire, de manière générale, mais encore plus sur cette séance navrante.

Ça commençait pourtant assez bien avec un film de Maw Porter et Ru Kawata Something Left, Something taken

Les personnages (qui ne sont autres que les réalisateurs eux-même)  sont attachants et expressifs.  L’animation est chouette et les dialogues aussi.  L’univers est réalisé  à l’aide d’un mélange de techniques stop motion, flash, after effect qui nous plonge dans un univers riche et inventif.

L’idée plutôt sympa, nous renvoie aux moments de panique où nous nous imaginons le pire, avec en tête des scénarios aussi effrayants les uns que les autres.

Le seul souci c’est la fin du film, qui est terriblement décevante.

Domashnij Romans de Irina LITMANOVICH

Je ne sais pas pourquoi, mais pour moi les films de l’Est dépassant les 10mn riment avec sieste. …

The Waterwalk de Johannes RIDDER

Je me suis réveillée pour « ça ». Pire encore j’ai été hypnotisée, tant le court métrage est mauvais et sans intérêt. Un homme vert et nu marche près de la mer, d’autres hommes verts et nus avancent aussi mais avec des démarches différentes. Le tout en chanson. Consternant.

Pourquoi un film pareil se retrouve à Annecy et qui plus est en compétition? Je soupçonne le jury d’avoir jouer à «  cap ou pas cap’ de le sélectionner ?»

Je ne vais pas parler du reste tant je suis déçue par ce que j’ai vu.

Je m’arrête là.

Je vais boire 2 litres de café pour survivre à cette journée.

20H30 The Prodigies – La nuit des enfants Rois –Antoine CHARREYRON

Long Métrage Hors compétition 1 –

La grande salle de Bonlieu est pleine et le public trépigne. Le film semble très attendu.

Je sors de la salle secouée, les tympans explosés malgré mes index encastrés dans mes oreilles pendant tout le film. Je remercie l’organisation d’Annecy d’avoir réduit mon audition de 50%. 😉

Le film est très physique et violent : il est interdit au moins de 12 ans seulement, ce qui m’étonne beaucoup.

J’ai l’impression de m’être pris des coups de poing pendant plus d’une heure.

Il faut l’avouer, le résultat est impressionnant. Mais la profondeur des personnages laisse à désirer. Le seul personnage possédant un peu de relief est Jimbo. Les autres sont à l’image de leur design, bien lisses et même ratés pour ce qui concerne le garçon roux. Rappelons que le réalisateur vient du jeu vidéo et a opté pour une 3D sobre, sans texture. Ce choix assumé rend l’émotion artificielle. D’autant plus que durant tout le film les personnages sont extrêmement brutalisés mais ne prennent pas de bleu, ils ont toujours le teint frais et impeccable. Par contre quand quelqu’un leur tire dessus… ils saignent.

Les faux raccords inondent le film, le scénario un peu creux n’aide pas à rattraper cela. Moi qui ai pu voir l’exposition du film, avec des croquis d’ambiance et des décors magnifiques en 2D, je suis très déçue du final.

En somme une journée pas terrible, mercredi sera mieux. Annecy c’est aussi ça, nous ne pouvons pas voir que des films qui nous plaisent.

Pour finir la journée comme il se doit je vais au Café des Arts, lieu incontournable des festivaliers.

Emilie

51ème Festival de la Télévision de Monte Carlo

 

Intro : Voici un nouvel article invité, avec une nouvelle rédactrice et il s’agit de Sarah, grande amatrice de séries TV et habituée du Festival de Télévision Monte-Carlo, qui nous fait son compte-rendu de l’édition 2011. -Flo

A l’annonce de la liste des invités de ce 51ème festival de la Télévision de Monte-Carlo, la première réaction des habitués du festival a été la déception. Pourtant du beau monde était annoncé : Felicity Huffman (Desperate Housewives), William H. Macy (Shameless), Jesse Williams (Grey’s anatomy), Jesse Tyler Ferguson (Modern Family), Sean Bean (Game of Thrones)…mais l’effet du 50ème anniversaire du festival l’année dernière qui nous avait amené des stars à ne plus savoir les compter (Julie Benz, Elizabeth Mitchell, Jane Lynch, Cote de Pablo, Michael Weatherly, Jorge Garcia…pour ne citer qu’eux) nous a rendu plus exigeants !

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe de ce festival, c’est simple, les acteurs et producteurs des séries américaines et de d’autres nationalités viennent en faire la promotion, il y a deux plateaux extérieurs pour les interviews auxquels on peut assister (notons la présence d’un seul plateau cette année) et des interviews et tables rondes à l’intérieur du Grimaldi Forum où se déroule le festival. Des soirées sont organisées pour le public (projection en présence des acteurs), cette année Nikita et Game of Thrones étaient à l’honneur. Continuer la lecture de « 51ème Festival de la Télévision de Monte Carlo »

Festival international du film d’animation d’Annecy 2011


Festival international du film d’animation d’Annecy 2011

Intro : Emilie, étudiante en cinéma, a assisté pour la 3ième fois, au Festival international du film d’animation d’Annecy et nous a très gentiment proposé de nous faire un petit compte-rendu de l’édition 2011, illustré par ses soins et forcément on a accepté (avec grand plaisir ^^).
PS : Cliquez sur les images pour en profiter en grand format.

Comme chaque année le Festival international du film d’animation a lieu d’Annecy. Au programme longs et courts métrages en ou hors compétition, films de télévision et de fin d’études, mais aussi hommages et rétrospectives, Travelling et avant-premières et projections en plein air sur écran géant…

Ainsi pendant une semaine, armée d’un carnet de croquis, 3 stylos et un appareil photos, je me suis mise à gribouiller et commenter ce que j’ai pu voir et faire pendant ce festival.

En voici la première partie.

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The Rise 50 Event

Il y a deux mois filmgeek publiait cet article présentant un teaser d’un nouveau film de la franchise Planète des singes, Rise Of The Planet Of The Apes. On était alors en Avril et seulement ce teaser et quelques artworks étaient sortis. Il y a alors clairement un gros problème sur la promotion du film puisque qu’à 4 mois de la sortie du film il n’y avait que ces quelques éléments pour faire parler du film.

La Fox l’a vite compris et a organisé il y a quelques jours un événement exceptionnel «The Rise 50 Event» et FilmGeek y était convié. Il s’agissait évidemment d’un gros coup de pub pour la promotion du film dans quelques pays du monde. Parce que oui, mis à part des bloggeurs (et Vloggeurs) des Etats Unis, des bloggeurs internationaux étaient aussi conviés, ainsi étaient présents le Brésil, l’Espagne, la Corée, l’Angleterre et le Mexique. La France, aussi, bien entendu.

Cet événement se déroulait dans les locaux de la 20th Century Fox à Los Angeles les 2 et 3 Juin. Il y avait au programme des interventions du réalisateur Rupert Wyatt, du producteur Peter Chernins, de Joe Letteri de WETA, etc…

Durant ces deux mois qui précédent la sortie du film (10 Aout 2011) seront publiés sur FilmGeek des articles, des photos, vidéos. Chaque article reviendra un peu plus en détails sur ces deux jours incroyables.

 

En attendant voici le nouveau trailer sorti il y a moins d’une semaine :

Romain