Critique du film La Rafle, de Roselyne Bosch

la rafle

Le 21 janvier dernier, j’ai été invitée par Gaumont (merci Pingoo) avec une petite dizaine d’autres blogueurs à aller découvrir La Rafle et sa réalisatrice Roselyne Bosch. J’avais vu la bande-annonce au cinéma et j’avais trouvé l’idée ambitieuse et originale. Avant de voir le film, Roselyne Bosch, qui finalisait le mixage avec son équipe, prit le temps de nous expliquer le sujet de son film : montrer la rafle du Vel’ d’Hiv’, qui n’avait jamais été abordée au cinéma français. Son choix de départ était de prendre le point de vue d’un enfant qui avait vécu la rafle, le Vel d’Hiv’, les camps français, mais qui avait échappé aux camps de la mort. Après des années de recherches auprès des rares survivants, elle trouva celui qu’elle cherchait dans un enregistrement d’émission télé : Joseph Weismann. Il y expliquait qu’il avait pu fuir le camp français juste avant que les autorités ne les envoient dans les camps d’extermination. L’idée de départ de la réalisatrice pouvait se concrétiser et bénéficier de toute la crédibilité d’une histoire vraie. La passion de la réalisatrice pour son projet était très communicative et c’était avec un grand respect et beaucoup de curiosité que je voulais découvrir son film.

Malheureusement, j’ai plus eu les larmes aux yeux en écoutant Roselyne Bosch qu’en regardant La Rafle. Alors oui, c’est toujours gênant d’avouer qu’on a pas aimé un film sur la shoah. En fait, ce n’est pas la première fois que ça arrive. Je n’ai pas aimé La Liste de Schindler et La Vie est Belle. Voilà c’est dit. Certains pourront peut-être penser que je suis un monstre insensible mais à un moment, il faut distinguer Cinéma et Histoire. Et La Rafle, comme tant d’autres films sur le sujet, est en déséquilibre complet entre sa volonté de représenter la terrible Histoire dans toute sa vérité tout en reprenant tous les codes de mises en scène et d’écriture d’une œuvre de fiction.

Alors oui, il y a des scènes très intéressantes dans La Rafle, parce qu’inédites : le Vel d’Hiv, sublimement reconstitué et le rôle des infirmières françaises (comme Annette, jouée par Mélanie Laurent), des médecins juifs (Dr. Sheinbaum, joué par Jean Reno, excellent dans ce rôle) et des pompiers (notamment le Capitaine Pierret, joué par Thierry Frémond) jusqu’à l’arrivée dans le camp français. Ces deux scènes m’ont captivée et émue, elles m’ont interrogée et m’ont donnée envie d’en apprendre plus. Mais ces deux scènes ne durent tout au plus qu’une demi-heure du film (alors qu’elles en sont pourtant le sujet même).

Le reste n’est que mise en scène clichée et « tire-larmes » alternant scènes intimes et empathiques des familles juives et des Justes et fausses images d’archives d’Hitler avec sa famille (écoutant du Wagner…) et de Pétain et Laval complotant dans leur bureau parisien. Le pire arrivant dans les dernières secondes du film, où je me suis rarement sentie aussi mal à l’aise dans une salle de cinéma : colère, non pas à cause du sujet traité dans le film (je ressens cette colère depuis l’adolescence à travers les livres et les documentaires sur les sujets concernant l’holocauste) mais dans ce choix cinématographique jurant comme une ultime fausse note dans une partition déjà bien hésitante. Pourquoi ? Dans quels buts ? Je ressens encore une grande colère pour ce film qui est passé à côté de quelque chose de grand, se réduisant qualitativement parlant à un téléfilm de France Télévisions. On ressent le travail documentaire de la réalisatrice, mais celui-ci est submergé par les vagues de pathos trop présentes, trop… grand public. Ce que je reproche finalement aussi à La Liste de Schindler et La Vie est Belle. Il y a des choses qu’on ne peut qu’évoquer, pas représenter.

Pourtant, tout comme ses prédécesseurs, je sais que ce film est nécessaire, et que le public se déplacera en masse, notamment les profs accompagnés de collégiens et lycéens. Le devoir de mémoire, que ce soit sous une forme ou une autre, est trop important pour condamner trop durement ce film. Et c’est peut-être tout simplement ça qui me met en colère : qu’on ait encore besoin de faire des films pareils, uniquement pour ne pas « oublier »…

Caro

A Single Man, un film de Tom Ford

affiche a single man

Aujourd’hui sort en salle la première œuvre cinématographique de Tom Ford (qui en est à la fois scénariste, réalisateur et producteur). Tom Ford, c’est le couturier texan qui remit sur pied Gucci dans les années 90, donna un souffle nouveau à la maison Yves Saint Laurent dont il fut le directeur artistique au début des années 2000 et qui décida, au sommet de sa gloire de styliste, de se mettre au cinéma.

tom ford
Tom Ford
propose régulièrement pour ses produits des campagnes de pub « porno-chic » parfois censurées car pas toujours du meilleur goût (je vous laisse faire un tour sur google images pour apprécier par vous-même).

A Single Man est l’adaptation d’une nouvelle de Christopher Isherwood, Un Homme au Singulier (en français), publié en 1964, qui traite d’un professeur homosexuel qui ne parvient pas à faire le deuil de son compagnon. Christopher Isherwood est aussi connu pour avoir écrit la nouvelle « Adieu à Berlin » en 1939, que Bob Fosse adapta en 1972 avec son flamboyant Cabaret.
Le film est aussi produit par Chris Weitz (connu entre autres pour American Pie, The Golden Compass, Twilight 2).

On aurait pu s’attendre à ce que tous ces éléments nous offrent un film trivial, frivole, outrancier.
A Single Man
est un film sensible, maitrisé, élégant. Continuer la lecture de « A Single Man, un film de Tom Ford »

Interview avec Mark Strong, le bad guy de Sherlock Holmes

sherlock holmes mark strong blackwood

Le 15 Janvier dernier au Bristol à Paris, j’ai la chance d’être convié par Allociné à l’interview de Mark Strong aka Lord Blackwood dans le dernier film de Guy Ritchie : Sherlock Holmes. Quelques jours auparavant, la Warner nous a fait découvrir le film en avant première (lire la critique de Caro sur le film).

Entourée de 3 autres bloggeurs (Marc de Cloneweb, Valérie de Shunrize, et Chandleyr de BuzzMyGeek) ainsi que de l’équipe d’Allociné, nous attendons sagement l’acteur qui est d’après les attachés de presse ravi d’être interviewé par des bloggeurs. Un petit résumé de la rencontre.

Mark Strong rentre et nous sommes immédiatement charmés par sa présence bienveillante. L’homme est simple. Il se présente et sert la main à tout le monde et prend sa place. Petite pointe de professionnalisme, il veille à ce que tous nos enregistreurs numériques puissent l’entendre.
La première chose frappante quand on le voit : il n’a physiquement rien à voir avec son personnage. Lord Blackwood est imposant avec ses cheveux noirs jais, sa carrure épaisse. Mark Strong est un homme fin, distingué, dégarni.
C’est ma toute première interview alors je laisse mes camarades commencer.
L’interview débute. Valérie de Shunrize fait un parallèle entre ce fameux Lord Blackwood et les méchants de la Hammer. L’acteur est flatté et il nous révèle que le travail avec Guy Ritchie sur ce personnage a été l’apparence. Beaucoup de recherche sur la texture des vêtements (un peu SM), sur sa posture, sa coiffure. Le personnage devait dégager puissance, présence et force pour justifier son emprise sur ses serviteurs. Tous ces éléments rapprochent effectivement Blackwood de Dracula.
A la fin de la première question, on découvre un Mark Strong ouvert, patient et consciencieux de répondre à nos questions. Notre anglais approximatif est loin de le rebuter.
Chandleyr de Buzzmygeek enchaîne après Valérie et comme son nom l’indique, c’est un geek . En une question, il réussit à nous sortir les 5 derniers films dans lesquels joue Mark Strong. Une constance se révèle : Mark Strong est abonné aux méchants. N’est il pas effrayé d’être enfermé dans cette catégorie de rôle ?
Et là on voit la sagesse des acteurs britanniques. Cela fait 25 ans qu’il pratique ce métier. Il a fait beaucoup de théâtre et de télévision en Angleterre ce qui lui a permis d’essayer toutes sortes de rôles. La variété : il connaît alors il est juste content de pouvoir travailler sur des projets intéressants avec des réalisateurs dont il aime le travail. S’il doit être le méchant dans des films intéressants, ça ne lui pose aucun problème. Il trouve même les méchants plus intéressants à jouer. Chandleyr lui donne même l’idée de devenir le nouveau méchant de James Bond.
Au passage, on apprend qu’il connaît Danny Boyle, Ridley Scott, Guy Ritchie depuis ces années théâtre et que Daniel Craig est le parrain de son fils.
Marc de Cloneweb continue les questions notamment sur les stars du film : le duo Robert Downey Junior et Jude Law. On apprend qu’il connaît Jude Law depuis longtemps et qu’il a découvert Robert Downey Junior à l’occasion de la lecture du scénario avec Guy Ritchie. Pour l’interprète de Lord Blackwood, ce sont des acteurs extrêmement professionnels et des personnes tout à fait accessibles et aimables.
Marc de Cloneweb est très renseigné sur les futurs projets de Mark Strong notamment le très attendu « Robin des bois » de Ridley Scott (qu’il nous promet surprenant), le prochain Andrew Stanton (réalisateur de Wall-E) John Carter of Mars dont le tournage n’a pas commencé. Marc a même essayé de dégoter une exclusivité : la participation de l’acteur dans le prochain Alex de la Iglesia mais ce n’était malheureusement qu’une rumeur.
Mon tour est arrivé et les autres ont posé des questions très intéressantes alors je reviens aux bases. Comment aborde t il son travail d’acteur ? Que pense t il du style Guy Ritchie dans l’univers de Sherlock Holmes ? Et enfin ses scènes préférées dans le film.
Mark Strong est un acteur de théâtre qui apprend à se fondre dans son personnage avec les accessoires. En regardant, l’acteur dans ses autres films, on ne le reconnaît pas. Il a comme Russel Crowe, Edward Norton une faculté à se transformer pour devenir son rôle.
Guy Ritchie est un réalisateur qu’il connaît bien (3 collaborations depuis 2005). Son implication dans Sherlock est une idée tout à fait judicieuse pour dépoussiérer ce mythe et après avoir vu le film, Mark pense qu’il a fait avec brio.
Ses scènes préférées sont celles qui privilégient les face à face Sherlock Holmes face à la fiancé de Watson jouée par Kelly Reilly et Sherlock Holmes face à Blackwood dans la prison.
L’attaché de presse nous signale gentiment la fin de l’interview et Mark Strong termine par une boutade « Je suis le seul du film que vous rencontre ? Oh je suis désolé pour vous ». So british ! Un acteur qu’on va voir souvent et qui le mérite.

[MAJ] Hop, la vidéo de l’entretien dans la suite : Continuer la lecture de « Interview avec Mark Strong, le bad guy de Sherlock Holmes »

Festival Franco Coréen du Film

Après le Festival du Film Asiatique que nous avons pu découvrir il y a quelques mois à Deauville, cette semaine avait lieu le 4ème Festival Franco Coréen du Film, qui avait lieu au cinéma parisien l’Action Christine (du 4 au 17 novembre). A l’Action Christine, mais pas que… un petit cinéma peuplé d’irréductibles cinéphiles banlieusards a pu proposer une soirée exceptionnelle dans le cadre de ce festival. Je parle bien entendu du Bijou, à Noisy le Grand, devenu la deuxième maison de l’équipe Filmgeek.

festival franco coréen du film

Notamment grâce à Hwarim Cho et à l’Université de Marne la Vallée, nous avons pu voir mardi soir trois films et rencontrer leur réalisateur sud-coréen Lee Myung-Se. Les films étaient choisis sous la thématique de l’Amour. Histoire sûrement de contrebalancer ce cliché d’un cinéma coréen violent… Et puis ça tombe bien, en ce moment je suis d’humeur fleur bleue… Continuer la lecture de « Festival Franco Coréen du Film »

Avant-première du film Le Concert au théâtre du Châtelet

Le Concert Châtelet (12 sur 26)

Le soirée du vendredi 23 octobre est à classer au rayon de mes plus belles expériences rocambloguesques, pas très loin du frisson de la poignée de main de Quentin Tarantino, de la rencontre bouleversante avec Pascale la neumbeur ouane, d’un cri enthousiaste de Terry Gilliam (j’y reviendrai dans les prochains jours) et j’en oublie pas mal (Zack Snyder, J.J. Abrams, etc.).

Grâce à EuropaCorp, nous avons eu avec Caro le précieux sésame nous permettant d’accèder à la première officielle du film Le Concert de Radu Mihaileanu avec Mélanie Laurent, Aleksei Guskov, Dimitry Nazarov, Valeri Barinov, François Berléand, Miou-Miou, Lionel Abelanski et Alexander Komissarov.

Directement après le boulot, j’ai donc rejoint Caro, SandraEmmanuelle et Nicolas devant le tapis rouge où il y avait déjà foule plus d’une heure avant la séance. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps avant de voir commencer le défilé de people : on m’avait pourtant prévenu mais je crois qu’on a vu passer tout le gratin du ciné parisien. Voici la vidéo officielle tournée sur le tapis rouge :

Le Châtelet était ce soir ze place to be mais je ne ferai pas de name-dropping car l’important n’était pas là ce soir, la star était le lieu lui-même qui a offert des conditions exceptionnelles le théâtre s’est ainsi transformé le temps d’un soir en une salle de cinéma fantastique, amplifiant les émotions par une mise en abîme évidente jusqu’au final à coupé le souffle, quand une fois le générique achevé, l’écran se léva pour laisser apparaître les 55 musiciens de l’orchestre Lamoureux pour interpréter le fameux concerto pour violon et orchestre opus 35 de Tchaïkovski. La boucle est bouclée, je vous laisse en juger pas vous même !

En ce qui concerne le film lui-même, ce n’est pas le chef d’oeuvre annoncé, loin de là même car hésitant trop souvent entre comédie et drame la faute à un scénario pas assez solide (les exemples les plus flagrants étant la révélation finale qui tombe complètement à plat ou bien le cas du nouveau riche russe expédié dans le concert final dont le montage des plans est un cas d’école de bricolage raté). Il laisse ainsi sur le carreau la majorité de son casting secondaire en les sous-exploitant à l’exception donc de Mélanie Laurent qui prend de plus en plus d’étoffe et du trio Aleksei GuskovDimitry NazarovValeri Barinov qui transmettent la fameuse âme slave chère au réalisateur, mais on s’attendait à beaucoup beaucoup plus ambitieux de sa part après Va, Vis et Deviens.

Mais bon je chipote car on a quand-même ici un film chaleureux, humain, qui recèle quelques jolies séquences et qui fera passer un agréable moment (et qui passe encore mieux avec le sourire de Mélanie ^^).

Encore merci EuropaCorp pour cette soirée !

Le Concert Châtelet (25 sur 26)

Retrouvez l’intégralité des photos dans la suite et les autres vidéos: Continuer la lecture de « Avant-première du film Le Concert au théâtre du Châtelet »

Conférence de Presse de Bruce Willis pour Clones

conference_clones bruce willis

Le 1er Octobre, Bruce Willis était de passage à Paris pour la conférence de presse sur son dernier film Clones et grâce à Walt Disney Studios Motion Pictures France nous avons eu la chance d’y participer et de croiser cette icône vivante de l’action flicks.
Adaptation du comics Surrogates dont on vous a déjà parlé sur FG, ce thriller, plus cyber que punk, de Jonathan Mostow, il interprète l’agent Greer qui enquête sur un double homicide ayant touché à la fois des clones et leurs propriétaires.

Sans plus attendre, voici la transcription complète de la conf suivie d’une galerie photos  : Continuer la lecture de « Conférence de Presse de Bruce Willis pour Clones »

Sin Nombre, entretien avec Cary Fukunaga

affiche sin nombre

Sin Nombre sort demain. Ce film intense est peut-être un des meilleurs films que j’ai vu cette année mais je ne vais pas en faire ici la critique (qui ne serait que dithyrambique), je vais vous parler de ma rencontre avec son réalisateur, Cary Fukunaga.

Filmgeek a beaucoup de lectrices, avec un clin d’œil appuyé, j’insiste beaucoup sur le fait que je l’ai rencontré en tête à tête, merci Cinéfriends et Diaphana 😉 Je ne sais pas ce qui m’a le plus marqué dans cet entretien : le talent et l’intelligence de ce réalisateur, ou sa beauté, sa gentillesse et sa disponibilité. Bref, une de ses rencontres qui sortent largement du lot et qui impressionnent fortement. Il en reste, plusieurs semaines après, la très belle impression que j’ai eu de la chance en le rencontrant à ses débuts car il est incontestable que ce jeune homme a une carrière prometteuse qui s’annonce.

Cary Fukunaga

Voici dans la suite, un compte-rendu de la vingtaine de minutes passée en sa compagnie : Continuer la lecture de « Sin Nombre, entretien avec Cary Fukunaga »

Rencontre avec Alexandre Astier autour de la Table Ronde

Alexandre Astier

C’est autour de la Table Ronde d’Allociné qu’Alexandre Astier nous a reçu, tels des preux chevaliers, pour se prêter au jeu de nos questions sur la sortie prochaine du tant attendu Livre VI de Kaamelott. En exclusivité voici un retour sur cette rencontre « royale »!

Comme une bonne surprise n’arrive jamais seule, Arthur est escorté du chevalier Karadoc (Jean-Christophe Hembert). Et ça, c’est quand même la classe de sa mère (la race de sa grand-mère) !

Pour ceux qui n’ont jamais osé allumer leur télé sur M6, Kaamelott retrace les aventures du Roi Arthur et de ses acolytes dans la quête du Graal. Les références historiques sont choisies, selectionnées avec précisions dans les différentes versions de la légende arthurienne.
Une fois de plus Alexandre Astier nous montre son attachement à mener son oeuvre dans l’ensemble de sa réalisation. Il créée, écrit, réalise, joue, écrit et interprete les musiques, rien n’est laissé au hasard. Il explique cela simplement: « c’est mon métier, si je tourne un épisode, j’en fait le montage et pendant le montage je sais comment je vais inclure les séquences de musique. J’ai toujours fait ainsi, depuis tout petit je fais tout, tout seul ».

Le livre VI vient raconter non pas la suite du Livre V (trop facile) mais la genèse de l’histoire d’Arthur et des différents personnages de la sére. Le dernier opus présente le début de l’histoire… Référence à Star Wars? Oui de loin, comme un bon geek, c’était une évidence pour Astier cette chronologie atypique: « Depuis le début je savais que le Livre VI présenterait le point de départ pour comprendre comment Arthur en arrive là, à se suicider à la fin du Livre V », pour le spectateur c’est permettre de comprendre comment Arthur arrive au pouvoir et dans quelles conditions, la nature des liens entre Arthur et son entourage,…

Enfin ! Le Livre VI est prêt, il est diffusé sur nos petits écrans à partir du 17 octobre. 9 épisodes dont 8 ne concernant que le passé (attention, pas de flashback non, mais réellement la narration de la jeunesse d’Arthur) et le 9ème qui reprend la fin du Livre V et qui à la fois clôt la vie télévisuelle de Kaamelott tout en faisant le pont avec son avenir cinématographique.
Alexandre Astier travaille (beaucoup!) sur la Trilogie Kaamelott version ciné. Le premier volet est en cours d’écriture. Le projet présente 3 volets qui sont 3 périodes distinctes de la vie kaamelotienne. Astier est bien clair: « il ne s’agit pas d’un dérivé de la série mais d’une suite et d’une fin ».

Mais Alexandre Astier ce n’est pas que Kaamelott. Quelques passages au cinéma comme acteur ces derniers temps (Comme t’y es belle, LOL) où il cherche autant que possible le contre emploi. N’être « que » l’acteur d’un film c’est certes « reposant, mais aussi frustrant, j’ai du mal à lâcher prise, mais si un scenario me plait alors je me jete dans le film. Et puis quand je retourne m’asseoir sur ma chaise, je vais parfois dans ma loge et continue à travailler sur d’autres projets! ».
Acharné du boulot, avec plaisir, passion, implication et simplicité, des projets il en a. Certains ont capoté (Alain Delon se désistant 15 jours avant le début du tournage d’un film écrit sur mesure) et d’autres qui murissent tranquillement dont une nouvelle série sur la pègre lyonnaise (retour dans la ville dont il est originaire), autour des vagues d’immigration italienne des années 20.
Astier se défend d’être un humoriste, loin de là, il écrit ce qu’il veut, selon les inspirations de son univers artistique. Et même si certains joueront à cataloguer son travail dans les comédies, la vue d’ensemble de son oeuvre nous montre le potentiel de ce passionné accompli. Ce à quoi un spectateur averti répondra: « C’est pas faux »!

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’entretien chez nos confrères de Cloneweb et un grand merci à Allociné et AlAmine pour l’opportunité ! 🙂

MP