[Festival] Séries Mania Saison 4

Du 22 au 28 avril 2013 Séries Mania nous convie au Forum des Images pour la 4ème édition de son festival et nous propose un riche programme. Rendez vous majeur des sériesphiles, entre fans et professionnels, Séries Mania offre l’opportunité de découvrir des séries internationales inédites en France en présence d’acteurs et producteurs et de participer à divers débats lors de différentes tables rondes.

Filmgeek, qui sera évidemment de la partie pour couvrir chaque jour du festival, vous propose les événements les plus notables du festival (Le programme entier est disponible sur le site du forum des images, ici).

Lundi 22 Avril 

La saison 4 de Séries Mania s’ouvre à 16h avec une table ronde organisée par Allociné et interroge sur la créativité des séries à l’heure des adaptations, reboots et autres remakes. À la suite de ce débat, les festivaliers sont invités à se rendre à la soirée d’ouverture ou seraont projetés les 4 épisodes de la série britannique The Fear, en présence de l’acteur Peter Mullan.

Mardi 23 Avril

Découvrez la saison 2 de Showrunners, série documentaire consacrée aux… Showrunners. David Benioff et D.B. Weiss (Game of Thrones), Michael Patrick King (Sex and the City) et David Chase 1re partie (Les Soprano) sont à l’honneurs lors des 3 premiers épisodes. Après ça prenez un peu d’adrénaline et suivez Anthony Starr, anti-héros de la survoltée Banshee produite par Alan Ball (Six Feet Under, True Blood) lors des deux premiers épisodes. Hannibal, créée par Bryan Fuller (Pushing Daisies) et diffusée sur NBC  sera diffusée à 21h avec deux épisodes. Elle suit la jeunesse d’Hannibal Lecteur, célèbre cannibale de la littérature américaine.

Mercredi 24 Avril

Deuxième partie de Showrunners avec la fin de David Chase suivit de Lena Dunham (Girls) et Tom Fontana (Oz). La soir, après un repas rapide et le ventre plein plusieurs choix s’offrent à vous. D’abord House Of Card, séries récemment diffusée par Netflix. Une petite révolution dans le monde des séries puisque la plateforme a proposé simultanément les 12 épisodes de la saison. Découvrez les deux premiers épisodes de ce show politique emmené par un brillant Kevin Spacey et mis en scène par David Fincher. Autre choix, Please Like Me, comédie Australienne de Josh Thomas prosant avec justesse et tendresse son regard sur l’homosexualité. Les trois épisodes seront suivis par un débat avec Debra Lawrence, actrice de la série et Todd Abbott, producteur.

Jeudi 25 Avril

Boss est à l’honneur ce jeudi puisque les deux premiers épisodes de la seconde et ultime saison seront projectés, suivit d’une rencontre avec Farhad Safinia, son créateur. Game of Thrones entame en ce moment même sa troisième saison et Séries Mania propose ses deux premiers épisodes à partir de 21h.

Vendredi 26 Avril

À 14h30 Jérémy Pouilloux, président de Transmedia Immersive University animera une table ronde consacrée aux séries transmédia. Il questionnera leurs enjeux et leurs réalités en compagnie de créateurs et diffuseurs de ces nouveaux formats. À 16h15 la série anglaise Ripper Street nous replonge dans le mythe de Jack l’Éventreur avec 2 épisodes (sur 8). À l’instar de Friday Night Light l’année dernière, Six Feet Under sera explorée lors d’une conférence proposée par l’écrivain et philosophe Tristan Garcia. Dans le même temps, dans une autre salle, les curieux pourront découvrir Odysseus, co-production européenne racontant le périple d’Ulysse avec une approche inédite, l’attente de Pénélope sur Ithaque et sa situation critique en attendant son héros.

 Samedi 27 Avril

Le journaliste Olivier Joyard animera une table ronde autour des secrets de fabrication de la série française événement de la fin d’année 2012, Les Revenants en présence de l’équipe de la série. À 18h c’est Tom Stoppard, scénariste de Shakespeare in Love et Anna Karenina qui viendra présenter son adaptation de Parade’s End, précédé par la projection des deux premiers épisodes. Pour les insomniaques la nuit du samedi au dimanche offrira l’habituel marathon The Walking Dead, avec les 10 premiers épisodes de la saison 3.

 Dimanche 28 Avril

Voilààà c’est fini, mais avant de partir Séries Mania nous offre une rencontre avec Agnieszka Holland, créatrice de Burning Bush et réalisatrice d’épisodes de Treme, The Killing U.S et The Wire. Pour terminer son festival en beauté, Séries Mania diffusera lors de la soirée de clôture les 3 premiers épisodes de la saison 2 de Girls de la talentueuse Lena Denham.

Romain

Critique du film Mariage à l’Anglaise de Dan Mazer

 

 

Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Ce qui ne les a pas empêchés d’être réunis par un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent… Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?

Scènariste principal de l’acteur Sasha Baron Cohen pour (Ali G, Borat et Bruno), Dan Mazer passe pour la première fois à la réalisation avec Mariage à l’Anglaise. Titre mal choisi puisque I Give it a Year, l’original est bien plus évocateur. Le réalisateur n’hésite pas, dès le début du film, à s’amuser des clichés en détournant tous les codes de la comédie romantique habituelle. L’histoire prend donc les amateurs de ce genre à contre pied en racontant comment un couple, n’ayant aucun point commun, va tout faire pour éviter le mariage. C’est évidemment sans compter sur deux personnages, Chloe, interprétée par Anna Farris et Guy, joué par le séduisant Simon Baker, usant de leur charme pour leur mettre des bâtons dans les roues… Ou il serait plus juste de dire qu’ils viennent leur enlever une belle épine du pied.

Doté d’un humour irrévérencieux et vulgaire, le film parvient à le faire fonctionner parfaitement en y mêlant un ton décalé bien british et donne lieu à des séquences très drôles. Le réalisateur parvient à ne jamais tomber dans la niaiserie et réussi à nous faire rire jusqu’à la dernière situation. Le casting est une des grandes réussites du film, Rose Byrne et Rafe Spall sont parfaits dans leur rôle de couple incompatible, tandis qu’Anna Farris et Simon Baker apportent avec eux leur fraicheur. Sans oublier le pétillant et déjanté assortiment des seconds rôles, notamment Stephen Merchant (camarade de Ricky Gervais) qui, à chacune de ses apparitions, jète un malaise autour de lui, pour le plus grand bonheur des zygomatiques du public.

Au final Dan Mazer nous offre une comédie typiquement anglaise sans tomber dans les stéréotypes du genre et ne retombe jamais dans les travers de la comédie romantique (Comédie dans sa première partie, plus romantique dans sa seconde) et arrive à nous faire rire aux éclats de bout en bout.

Romain

Critique du Monde Fantastique d’Oz de Sam Raimi

Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…

Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ?

Quatre ans après son retour au genre horrifique avec Jusqu’en Enfer, Sam Raimi reprend sa caméra et va conquérir le monde fantastique d’Oz. Produit par Disney, on pouvait craindre la même débâcle arrivée au Alice de Burton, mais il n’en est rien tant Raimi nous offre un formidable divertissement enrichi de son style si particulier, malgré des limites évidentes imposées par Disney.

74 ans après, Sam Raimi rend un vibrant hommage au Magicien d’Oz de Victor Fleming, véritable chef d’oeuvre, aujourd’hui toujours ancré au plus profond de la culture américaine. A commencer par son introduction en noir et blanc. Mais bien plus que ça, Raimi s’intéresse au cinéma des premiers temps et plus particulièrement celui des attractions. Propos qui reviendra tout au long du film à travers ce personnage truqueur, trompeur qu’est Oscar «Oz» Diggs l’illusionniste et qui trouvera son point culminant dans un climax explosif, au sens propre du terme. Après ce premier acte qui se termine sur une spectaculaire scène de tornade, Oz, brillamment interprété par James Franco, se retrouve dans ce monde inconnu, coloré et enchanteur qu’est Oz. De la même façon que Dorothy, le personnage rencontrera ses compagnons de route tout au long de sa quête, qui, malheureusement, manque quelque peu d’ampleur. On part donc à la rencontre de l’hilarant Zach Braff, prêtant sa voix à Finley le singe volant, la touchante Joey King qui double une petite fille de porcelaine, la belle Michelle Williams la douce et vertueuse sorcière Glinda, mais également Mila Kunis et Rachel Weisz dans la peau des deux soeurs Theorodra et Evanora. Sans oublier évidemment le caméo habituel de Bruce Campbell, acteur fétiche de Sam Raimi et légendaire Ash d’Evil Dead.

S’il fallait trouver un défaut au film il faudrait chercher du côté d’un scénario peut être un peu trop simpliste, sans véritable surprise. Pour autant, le film possède une histoire restant limpide et attrayante. D’autant plus que la réalisation est à la hauteur et amène ce divertissement à un autre niveau. Raimi réussi à imposer son style, parcourant tout le film, et nous gratifie de quelques fulgurances horrifiques. Malgré ça, le côté «tout numérique» du film peut être un argument rédhibitoire et certains effets semblent trop visibles. Cependant j’ai envie de me dire que ces truquages apparents sont assumés et trouvent écho directement dans le cinéma des attractions dont Raimi fait l’éloge tout au long des 2h du long métrage. L’utilisation d’un semblant de matte painting sur certains plans et d’une séquence en surimpression pourrait valider cette théorie. La 3D sublime le tout tant elle est réussie et rend certains décors impressionnants de beauté, notamment Chinatown, le village de la petite fille de porcelaine.

Au final Le Monde Fantastique d’Oz est un film intelligent, drôle et mis en scène par un magicien du cinéma. Il dégage un parfum enchanteur et s’avère être un excellent divertissement pour tous. Les amateurs du Magicien d’Oz y trouveront leur compte puisque ce prequel est truffé de références, plus ou moins subtiles.

Romain

Spring Breakers Alternative Posters

A l’occasion de la sortie de Spring Breakers, Mars a demandé à des créas de s’inspirer du film pour réaliser des visuels « fan-arts » qui constituent autant d’affiches alternatives dans l’esprit du trip visuel d’Harmony Korine et de ses filles. Le résultat est à l’image du film : fluo, flashy, psyché, violent et sexy. Vanessa Hudgens, Selena Gomez, Ashley Benson, Rachel Korine et James Franco seront au ciné le 6 mars.

Critique et conférence de presse du film Die Hard 5 : Belle journée pour mourir, de John Moore, avec Bruce Willis.

 

Le lundi 11 février, Filmgeek a été invité à découvrir le nouvelle opus de la saga Die Hard : « Die Hard 5 : Belle journée pour mourir », et à rencontrer ensuite les deux acteurs principaux  : Bruce Willis et Jay Courtney.

Comment dire non à Bruce Willis ? Comment dire non à John McClane ? [Il ne faut jamais dire non à John McClane…]

Un mot sur le film, tout d’abord. Promis, je ne me lancerai pas dans l’une des mes critiques à rallonge… Par contre, pour ceux qui tiennent absolument à voir le film et à garder toute forme de surprise, ce que je vais dire présente quelques spoils.

Comme certainement un grand nombre d’entre vous, je suis une fan absolue de Die Hard 1 : Piège de Cristal et Die Hard 3 : Une journée en Enfer. Films piliers de l’action spectaculaire badass, drôle et assez intelligemment écrite, j’avais été terriblement déçue par le quatrième volet de ce qui aurait dû VRAIMENT se limiter à une trilogie. Ce cinquième volet ne fait que confirmer le marasme dans lequel s’est enlisé John McClane en refusant de prendre définitivement sa retraite : des scènes si absurdement impressionnantes qu’elles en perdent toutes… impressions, toute sympathie, et n’en deviennent simplement d’un ennui profond. La spécialiste en effets spéciaux que je suis a certes été quelque fois agréablement surprise (les techniciens ont fait du très bon boulot), mais des effets spéciaux plutôt réussis ne font pas un bon film. Ou en tout cas, relativisons, ne font pas un film qui mérite d’appartenir  à la saga Die Hard.

Mais faut-il essayer de relativiser ce film aux scènes d’action trop longues, complètement crétines, si foutrement WHAT. THE. FUCK. ?! (tiens, si je démolissais un maximum de voitures moscovites et qu’en plus j’insultais les russes ? tiens, si je sautais du haut d’un immeuble de luxe sans subir la moindre égratinure ? tiens, si je faisais exploser Tchernobyl ?). Faut-il relativiser ce film qui tient lieu d’un non-sens abyssal, du début à la fin ?

Alors oui, on peut vaguement essayer de relativiser, parce qu’en cherchant bien, on peut trouver des choses intéressantes presque partout (je suis la Mère Thérésa du cinéma grand public). Bon, hormis les effets spéciaux bien foutus, parfois, il y a quelques bonnes idées de mises en scène, quelques blagues et situations dignes du grand John McClane (mais pitié, pas celle où il répète sans cesse qui faut pas le faire chier quand il est en vacances, non ça, c’est juste lourd).

Ce film est clairement un épisode de transition qui installe la « relève McClane » avec fortiche fiston et brave fifille, qui seront certainement tous deux au centre du sixième film, déjà en préparation. Le dernier plan du film, où l’on voit John McClane quasiment éjecté du cadre pour laisser la place à ses deux enfants, est peut-être finalement l’une des choses les plus intéressantes à voir, mais elle annonce clairement la fin de « notre » McClane au profit des rejetons. Et puis, peut-être que la faiblesse de ce papa vieillisant, un peu perdu avec ses gosses dont il a complètement raté l’enfance et l’éducation, réside en ce qui constitue le véritable sujet de fond du film : les relations familiales (et plus précisément ici père-fils). Cependant, on est bien loin de l’intensité que le personnage d’Holly (son ex-femme) présentait et de l’influence qu’elle avait dans la manière d’agir de McClane, dans Piège de Cristal ou 48 minutes pour Vivre, ou même dans Une Journée en Enfer. [Note de service : Holly, reviens quoi, fais quelque chose ! Tu es la seule à pouvoir tous les sauver !]

John McClane est un personnage complètement obstiné et en total décalage avec son époque, et c’était aussi pour cela qu’il était un héros sympathique, parce qu’il incarnait de manière assez exemplaire l’anti-héros qui n’avait rien demandé et qui ne faisait que se défendre ou répondre quand on l’attaquait, lui ou un membre de sa famille. Mais ici, ses traits de caractère sont tellement poussés dans la caricature qu’il en devient carrément antipathique : un vieux con bien réac’ (tendance Tea Party), qui va lui même se fourrer dans des conflits qui ne le regarde pas.

Et le problème, avec ce film, c’est qu’il est difficile de savoir ce qui appartient au premier degré ou au deuxième, de comprendre ce qui conscient ou inconscient…

 

Bref, heureusement qu’après la projection du film, il y a eu la conférence de presse. Je suis une fan des premiers Die Hard, je suis – j’étais surtout – une fan de Bruce Willis. Amour de mon adolescence, je n’avais pas de poster de Brad Pitt ou Leonardo Di Caprio dans ma chambre, mais des affiches de Bruce Willis partout. Oui, voilà, c’est #jeudivendrediconfession. Donc, pour une fois, avoir l’occasion de le voir en VRAI, en chair, en os, en viande (mais toujours pas en cheveux), c’était juste le bonheur pour l’adolescente qui réside encore en moi. Et oui, parfois Bruce joue dans des navets, mais il sait aussi être brillant dans des films plutôt bons (pour ne pas dire excellents) : avec, dernièrement, Looper et (merveille des merveilles) Moonrise Kingdom.

La conférence de presse s’est extrêmement bien passée, avec la présence d’un Bruce Willis très calme et disponible, mais aussi celle de l’australien Jay Courtney, incarnant à l’écran John « Jack » McClane Jr.

La conférence de presse a davantage porté sur le duo qu’ils incarnent à l’écran, la dynamique père/fils, mais aussi sur la manière dont ils ont travaillé lors du tournage (des vacances d’été pour Bruce Willis, qui a beaucoup insisté sur le travail remarquable effectué par les équipes des effets-spéciaux). Bruce, qui est producteur exécutif de ce film, nous a aussi fait « l’exclusité’ de l’annonce d’un sixième opus, que tout le monde savait déjà. A voir le film et les millions qu’il rapportera certainement malgré ses défauts, imaginer le contraire était juste improbable.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la conférence de presse ici :

Ainsi que quelques photographies de mon cru prises pendant la conférence :

 

Caro.

Concours Passion de Brian De Palma

 

On fait rarement de concours sur FilmGeek, mais quand c’est pour le retour au cinéma d’un de mes réalisateurs préférés, je ne pouvais pas manquer une occasion de témoigner une fois de plus toute mon admiration pour son oeuvre dont le dernier film en est presque la synthèse.

Passion reprend une grand partie de ses thèmes de prédilection comme vous pouvez le lire partout, mais plus encore, il prouve que ces thèmes sont intemporels et que je ne me lasserai jamais de voir le réalisateur les disséquer.

Je ne veux pas vous en dire plus sur le film car je fais un véritable blocage critique (trop de choses à dire et pas assez de talent et de temps) mais je vous propose de gagner des places pour Passion afin de faire votre propre idée au cinéma :

  • Pour gagner 5×2 places pour Passion, envoyez “Je veux gagner 2 places pour Passion  à concoursfilmgeek [chez] gmail [point] com avec vos coordonnées postales.
  • Doublez vos chances en tweetant : “Gagnez 2 places pour Passion de Brian De Palma sur #Filmgeek ! http://bit.ly/ConcoursPassion
  • Triplez vos chances en likant notre page FB : http://www.facebook.com/filmgeek.fr
  • N’oubliez pas de mettre dans le mail le lien vers votre tweet et votre nom si vous likez afin que l’on puisse bien prendre en compte votre participation !
  • Les gagnants seront choisis le 13 février 2013 jour de la sortie du film.

Critique du pilote de la série The Following

FilmGeek a eu l’occasion de voir le pilote de The Following en avant première dans les locaux de TF1. La série qui débarquera sur les écrans américains le lundi 21 janvier sera disponible dès le lendemain sur la plateforme VOD MyTF1VOD en France.

The Following suit Joe Carroll (James Purefoy) et Ryan Hardy (Kevin Bacon). Le premier, grand fan de l’écrivain Edgar Allan Poe est également tueur en série. Il a poignardé et retiré les yeux de 14 jeunes femmes suivant ses cours de littératures à la fac. Le second est l’agent du FBI qui l’a arrêté après ses effroyables faits. Maintenant à la retraite, il est dans l’obligation de reprendre du service lorsque Carroll s’échappe de prison. Cette fois-ci la donne change. Si Hardy réussi à retrouver rapidement la trace de son ancien némésis,  le dessein du serial killer semble prendre de l’ampleur à la découverte d’un véritable culte qu’il a mis en place via internet. Des fidèles qui suivront à la lettre les directives de Carroll afin de mettre en place sa vengeance sur Hardy et de continuer sa série de meurtres.

Doté d’un casting solide, Kevin Bacon (X-Men : Le Commencement), James Purefoy (Episodes, Rome), Natalie Zea (Justified), Nico Tortorella (Scream 4) The Following est l’une des séries les plus attendues de l’année. Elle sort de la tête de Kevin Williamson, déjà créateur de Dawson, The Vampire Diaries et scénariste de Scream.

Dans une atmosphère proche des années 90, le pilote plante rapidement le décors et tout s’enchaîne vite. L’épisode est structuré par des flashbacks, nous permettant de replacer l’histoire dans son contexte et le rythme ne cesse de s’accélérer. Peut être un peu trop ? C’est là qu’arrive le premier défaut. Ce fut déjà le cas avec le pilote de Last Resort, beaucoup trop dense et qui aurait mérité un double épisode de lancement. Pourtant pour The Following c’est différent et ce défaut n’en est finalement pas vraiment un. L’enquête pour appréhender Carroll est, certes, beaucoup trop rapide mais ce rythme élevé sert la narration. Le but de ce premier épisode n’est pas une introduction à l’enquête sur l’évasion de Carroll, mais la découverte de sa secte par Hardy et le FBI. Carroll ne veut pas retrouver sa liberté, il ne cherche pas à se cacher, il tient seulement à finir ce qu’il avait commencé et à lancer sa toute nouvelle «entreprise». Reste à espérer que le rythme des enquêtes ne sera pas aussi rapide pour les épisodes suivants.

Le pilote réussit son pari en utilisant parfaitement les codes du thriller tout en n’omettant pas l’installation d’une trame que l’on suivra tout au long de cette saison. C’est là qu’arrive la difficulté. Si la tension est maitrisé dans cet épisode avec notamment un magnifique face à face final au montage alterné, la suite devra être à la hauteur. Et pour cela elle devra d’une part trouver son rythme de croisière, d’autre part éviter de tomber dans «Le tueur en série de la semaine» en laissant de côté l’intrigue principale. L’un des points forts de ce pilote reste son ambiance et la volonté de Williamson d’aller au bout des choses. Dans ce sens il parvient à nous surprendre et nous donner l’envie de continuer cette prometteuse série.

Romain

L’Hebdo des Blogs Ciné – Numéro 2

A la Une de notre numéro numéro de L’Hebdo des Blogs Ciné : Luigi Comencini, les Oscar et les Golden Globes ainsi que The Master.

Golden Globes 2013 Drinking Game

Tina Fey et Amy Poehler ont dévoilé les règles du Drinking Game des Golden Globes 2013, qu’elles présenteront dans la nuit de dimanche à lundi (retransmis en direct  à partir d’1h sur le site de MyCine+) :

  • Any time an actress cries in a speech, drink
  • Any time you see a person actively not listening to someone onstage, drink
  • Any time someone says, “I didn’t prepare anything!” drink
  • Any time anyone thanks Harvey Weinstein, eat a meatball sub
  • Any time they show Judi Dench, take off an article of clothing
  • Any time Maggie Smith wins, take off an article of clothing