Critique du film de Transformers 3 : La Face Cachée de la Lune de Michael Bay

Michael Bay est l’un des réalisateurs qui aura marqué ces 5 dernières années, pas tant par la qualité de ses films mais par l’adaptation au cinéma des Transformers, jouets de la marque Hasbro sortis avec la série animée en 1985. Et également par le combat incessant que se livrent les « pro » Bay et « anti » Bay.

Si la franchise est un succès commercial, la critique quant à elle est plutôt divisée et après un Transformers 2 plus ou moins raté suite à un scénario trop fouillis et les excuses de Michael Bay, ce dernier a décidé d’arrêter un temps avec Transformers et a déclaré lors d’une conférence de presse en 2009 qu’il ne voulait pas que le 3 soit son prochain film. Ce n’était, malheureusement pour lui, pas vraiment l’avis du président de la Paramount qui a alors forcé M. Bay à faire ce 3ème opus et nous voilà en 2011 avec Transformers 3 : La Face Cachée de la Lune.

C’est alors une bien jolie réponse qu’il a fournit à ses détracteurs et au président de la Paramount justement, avec ce film.

Dès les bandes annonces le film annonçait du très lourd niveau action et surtout effets spéciaux et notamment son impressionnant serpent Decepticon détruisant un immense bâtiment de Chicago. Et pour tout vous dire, ce n’est qu’une infime partie du spectaculaire du film puisqu’on a le droit à une heure d’action pure et dure, avec explosions dans tous les sens, affrontements entre Autobots et Decepticons, intervention de l’armée menée par Tyrese Gibson et Josh Duhamel qui sont de retour et bien sûr notre cher Sam Witwicky qui tente pour la 3ème fois de sauver le monde.

Parlons du casting tout d’abord, Megan Fox qui a quitté la franchise, pour les raisons que l’on connaît, a été remplacée par la mannequin anglaise Rosie Huntington-Whiteley qui rempli plus ou moins le même rôle, une Megan Fox 2.0 blonde en gros. Le reste du casting d’origine est présent dans ce troisième volet et si certains s’en sortent convenablement ce n’est pas le cas pour d’autres. D’abord Shia LaBeouf qui, même si plus hystérique encore que les précédents films, est pour ma part bien ancré dans un rôle qui lui va plutôt bien. C’est, par contre, moins bon pour John Turturro et les parents de Sam qui sont tout trois plus insupportables que jamais, le premier se permet même d’entrer dans une auto-parodie assez ridicule.

Les nouveaux venus maintenant, John Malkovich et Ken Jeong apportent la grosse touche comédie du film dans un humour encore plus hystérique (à l’image de Sam) que les précédents films et permettent de passer un bon moment lors de la première partie du film. Après Red je suis définitivement conquis par un Malkovich à l’humour absurde. Même si son rôle est trop lisse et pas assez exploité j’ai apprécié la performance de Patrick Dempsey, je n’attendais rien de lui, c’est une bonne surprise. Autre rôle assez creux, celui de Frances McDormand (Les frères Coen ont fait un lâché d’acteurs !).

Le film compte donc bien 1h finale d’action et d’effets numériques à n’en plus finir mais le début du film n’a pas vraiment à rougir avec une introduction aussi renversante que belle techniquement. Le scénario mélange également habilement l’Histoire avec sa propre histoire.

Les astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin sont envoyés sur la lune pour une mission bien spéciale dont les américains n’en verront que les premiers pas et la célèbre phrase «C’est un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité ». Va alors commencer une guerre, sur Terre, sans précédent entre les Autobots et les Decepticon qui démolira une bonne partie de Chicago. Les robots sont évidemment les véritables protagonistes du film et nous découvrons celui qui était le mentor d’Optimus Prime, Sentinel Prime. Doublé par Leonard Nimoy c’est un tout vieux robot à la psychologie plutôt travaillée qui en fait un des grands personnages du film (au sens propre comme au figuré ^^), du coté des Decepticons c’est Shockwave qui impressionne par son charisme, là où seul Megatron impressionnait dans les précédents films.

Un petit mot sur la 3D qui – et je ne pensais jamais dire ça – est une réussite. Elle n’assombrit pas l’image, elle permet à Michael Bay d’être moins nerveux dans sa réalisation et permet une meilleure visibilité des affrontements.

Il est évident qu’on ne va voir ce film seulement que par pur divertissement, pour ses scènes d’actions (et parce qu’honnêtement il bombarde) et non pour son scénario ou son histoire. Le film est très loin d’être parfait, à l’image de la saga, mais il redonne un coup de boost après un 2 raté et s’imposera sans problème comme LE blockbuster de l’année.

images Paramount ©

Romain

 

Critique de Pirates des Caraïbes 4 : La fontaine de Jouvence

Quatre ans après la fin de la trilogie, Pirates des Caraïbes revient avec une 4ème opus avec une nouveauté derrière la caméra puisque c’est Rob Marshall (Nine, Chicago) qui prend la suite de Gore Verbinski.

Ce 4ème film nous emmène à la recherche de la célèbre et tant convoitée fontaine de jouvence. Mais avant d’y arriver Jack Sparrow croisera la route d’un ancien amour, la piquante Angelica (Penélope Cruz), ainsi que du redoutable Barbe Noire (Ian McShane).

Autant le dire tout de suite c’est un vrai plaisir de retrouver le thème musical et surtout le Capitaine Jack Sparrow et ses grimaces. Si le personnage semble moins inspiré que lors des précédents opus le show Jack Sparrow est toujours présent et on sent que Johnny Depp prend toujours autant de plaisir à jouer ce personnage. Personnage qui a d’ailleurs fait des émules avec Ian Somerhalder et son personnage de Damon dans la série The Vampire Diaries qui reprend clairement des grimaces et des gestuelles identiques à celles du Capitaine.

Si le scénario s’avère assez simpliste il ne s’embarque heureusement pas dans de multiples intrigues comme l’avaient fait les épisodes précédents. L’histoire se concentre alors exclusivement sur la recherche de la fontaine de jouvence, que ce soit du coté de Barbosa ou de Barbe Noire et Jack Sparrow. Seule l’histoire d’amour entre le missionnaire (Sam Claflin) et la sirène (Astrid Berges-Frisbey) sort un peu de la quête principale mais elle est au mieux anecdotique, au pire vide d’intérêt.

Une autre partie décevante du film serait le peu de batailles, qu’elles soient peu présentes sur terre ou inexistantes sur mer. On prend tout de même du plaisir durant le combat à l’épée de Jack Sparrow et de son mystérieux usurpateur d’identité (pour ne pas spoiler 😉 ) faisant suite à une sympathique course poursuite dans les rues entre Jack Sparrow et la garde du roi.

On passera sur la 3D qui est – comme à son habitude – parfaitement inutile. Ainsi que sur le renouveau annoncé par le changement de réalisateur, qui finalement n’a pas eu lieu. Mais on ne va pas vraiment s’en plaindre puisque, malgré quelques longueurs – tout de même moins présentes que dans le 3 – le film remplit son rôle de blockbuster divertissant et drôle et c’est bien là tout ce qu’on lui demande.

Et surtout restez bien après le générique avec une scène annonçant très certainement  un cinquième opus qui, selon les déclarations récentes de Johnny Depp, pourrait se faire sans Jack Sparrow. Mais on ose pas trop y croire.

 

Romain

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E05

best of blog cinema

Cette semaine aura été un peu particulière avec la projection privé de Rapt suivie d’un débat avec Lucas Belvaux, la projection de presse et la conférence de presse de Clones en présence de Bruce Willis himself et enfin la masterclass annulée de Terry Gilliam. On reviendra sur tout ça prochaiement, en attendant, voici un retour sur l’actu de la semaine dernière.

Au menu de ce best-of : un démarrage, un trip et un bilan.

Predators

Ca fait beaucoup de news de films de bestioles d’un seul coup sur FilmGeek… Faut dire que les blockbusters 2009 sont pour la plupart sortis ou sur le point de sortir (tel que le nouvel Harry Potter qui devrait être assez impressionnant).

Aujourd’hui, on parle d’une espèce extraterrestre qui est arrivée sur nos écrans à la fin des années 80 pour chasser Schwarzie et ses potes dans la jungle :

Quelques années plus tard, le producteur Joel Silver (pas encore passé chez Warner) concocte une suite plus urbaine :

En 2004 et 2007, le Predator rencontre l’Alien pour s’étriper sur Terre dans Alien vs Predator et Alien vs Predator: Requiem. Avec seulement deux films lui étant exclusivement dédié, le Predator était un peu le parent pauvre de ce mariage sanglant. Un reboot devait donc arriver un jour au l’autre. Et c’est un vieux script de Robert Rodriguez qui a eu les faveurs de la Fox. Le film s’appellera donc Predators, en référence à Aliens (avec un « s ») dans la saga Alien. Rodriguez étant booké comme réalisateur pour les deux prochaines années avec Machete et Sin City 2, le film sera confié à Nimrod Antal, qui sort Armored cette année. Le film sera réalisé au moins à 60% dans les studios de Rodriguez au Texas, pour bénéficier du programme d’incitation à la production. Cela permettra au réalisateur-producteur-monteur-directeur de la photo-compositeur d’avoir le contrôle sur le film. Verdict l’année prochaine.

Cooontaaaaaaact !

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #14

Aujourd’hui dimanche, Filmgeek, dans le cadre d’une alliance avec 2 autres cinéblogueurs de renom (CinéFeed et Cinéblogywood), vous propose une sélection de leurs meilleurs articles de la semaine afin de vous faire découvrir la crème des blogs ciné.

Au menu cette semaine : un trailer jokerisé, un iceberg ch’ti et un guide badass :

Le Guide Filmgeek 2008 des Blockbusters

Blockbusters

Avec la sortie ce mercredi d’Iron Man c’est la saison des blockbusters qui s’ouvre et cette année 2008 s’annonce riche en émotions et en explosions.

Bien-sûr cela fait plusieurs mois que l’on vous tient au courant de l’actu jour après jour de ses superproductions mais il est peut-être utile de vous faire une petite piqûre de rappel, afin de n’en oublier aucun, sous forme de récapitulatif exhaustif.

Voici donc les 56 films qui sortiront cet été aux US, dans les prochains mois en France et que nous attendons avec la plus grand impatience.

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Mon Top 10 :

  • Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
  • The Dark Knight – Chevalier Noir
  • Iron Man
  • X-Files : I Want to Believe
  • L’Incroyable Hulk
  • Hellboy II: The Golden Army
  • Wall-E
  • Tropic Thunder
  • Speed Racer
  • Hancock

dark knight poster banner

Mais aussi les autres gros films :

Pineapple Express, Star Wars : The Clone Wars, Get Smart, What happens in Vegas, Les Chroniques de Narnia : Le Prince Caspian, Sex and the City, You don’t mess with the Zohan, Kung Fu Panda, The Love Guru, Wanted, Voyage au centre de la Terre 3D, Meet Dave, Mamma Mia!, Space Chimps, La Momie 3, He’s just not that into you, Crossing Over, The Accidental Husband et Fly me to the Moon.

Pendant ce temps, de grands noms de la réalisation en profiteront pour sortir leurs nouveaux films, on les attend forcément un peu au tournant : The Happening (de M. Night Shyamalan), The Fall (de Tarsem Singh), Redbelt (de David Mamet), The Mother of Tears (de Dario Argento), Towelhead (d’Alan Ball), Bangkok Dangerous (des frères Pang) et Babylon A.D. (de Mathieu Kassovitz).

A suivre : Les surprises éventuelles (on vous aura prévenu)

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Roy Scheider (1932-2008)

roy scheiderRoy Scheider est décédé dimanche à l’âge de 75 ans alors qu’il se trouvait à l’hôpital universitaire de Little Rock, dans l’Arkansas où il était traité depuis deux ans pour un cancer de la moëlle épinière.

Roy Scheider avait débuté comme acteur il y a 50 ans et il avait été deux fois nominé pour les Oscars, en 1971 pour le film à suspense The French Connection et en 1979 pour All That Jazz.

Il restera aussi dans les annales pour avoir fait entrer Hollywood dans l’air des blockbusters avec Jaws qui a été le premier film à franchir la barre des 100 millions de dollars de recettes.

Roy est le genre d’acteur qui n’a donc pas tourné 20 chefs-d’oeuvre mais qui marqua des générations entières pour avoir explosé le requin blanc le plus flippant de l’histoire du cinéma, tout en ayant été le coéquipier d’un des flics au nom le plus con du cinéma avant de danser pour Bob Fosse.

La Grande Classe.
RIP Roy

Blockbuster pour le Larousse 2008

Tel le Larousse qui accueille en son sein le mot « BlockBuster » pour son édition 2008, je vous prie donc d’accueillir Max et Lex, deux amis Cinéphiles et Geek (entre autres :)) qui tenteront de blogger ici-même pendant mon séjour à Toulouse.

Eh bien mes amis, c’était dla bonne transition non ?

Harry Potter écrase James Bond et Darth Vader

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Il y a 15 jours, Warner Bros a révélé ses recettes cumulées pour la saga Harry Potter qui atteignent les 3,22 milliards d’euros (série en cours !) battant de ce fait le précédent détenteur du record : James Bond.

Avec 22 films à son actif, James a rapporté quant à lui 3,20 milliards d’euros, tandis que Darth Vader est aussi arrivé à dépasser la barre des 3 milliards mais reste à la troisième position avec 3,02 milliards d’euros de recettes en 6 épisodes.

Ces chiffres ne tiennent pas compte ni du merchandising, ni des ventes de DVD ou autres, seulement des entrées en salles.

Si on pousse un peu plus loin, on remarquera que c’est le premier opus des aventures du sorcier qui a le plus rapporté avec 703 millions d’euros pour Harry Potter et l’école des sorciers, mais qu’il reste loin derrière les 1,33 milliards d’euros du plus gros succès de tous les temps : Titanic.

Par contre, on peut s’attendre à ce que les 2 prochains numéros de la série cartonnent aussi au Box-Office. Avec en moyenne 640 millions d’euros par films, Harry peut prétendre rapporter un total de 4,48 milliards en fin de course après la sortie du septième et dernier film : Harry Potter et les reliques de la mort.

Il faudrait donc encore quelques films au Commander et à l’Empereur pour reprendre la première place, mais combien exactement ? Bien-sûr on ne peut plus trop se fier à la moyenne par film car les temps ont changé depuis Goldfinger en 1964 ou même Star Wars Episode 4 : Un Nouvel Espoir qui était sorti sur 43 écrans en 1977 contre 4300 écrans pour le dernier Harry en date ! Prenons donc la moyenne des 3 derniers épisodes de chaque saga : 305,6 millions de $ pour Q et M contre 807,9 million de $ pour Yoda. Soit selon la bourse du jour (1$ pour 0.707€), respectivement 216 et 571,2 millions d’euros.

Il faudrait donc encore 6 James Bond et 2,5 Jedis pour égaler le total du sorcier : la baguette l’emporte donc largement sur le Walter PPK et le sabre laser. CQFD