Critique et conférence de presse du film Die Hard 5 : Belle journée pour mourir, de John Moore, avec Bruce Willis.

 

Le lundi 11 février, Filmgeek a été invité à découvrir le nouvelle opus de la saga Die Hard : « Die Hard 5 : Belle journée pour mourir », et à rencontrer ensuite les deux acteurs principaux  : Bruce Willis et Jay Courtney.

Comment dire non à Bruce Willis ? Comment dire non à John McClane ? [Il ne faut jamais dire non à John McClane…]

Un mot sur le film, tout d’abord. Promis, je ne me lancerai pas dans l’une des mes critiques à rallonge… Par contre, pour ceux qui tiennent absolument à voir le film et à garder toute forme de surprise, ce que je vais dire présente quelques spoils.

Comme certainement un grand nombre d’entre vous, je suis une fan absolue de Die Hard 1 : Piège de Cristal et Die Hard 3 : Une journée en Enfer. Films piliers de l’action spectaculaire badass, drôle et assez intelligemment écrite, j’avais été terriblement déçue par le quatrième volet de ce qui aurait dû VRAIMENT se limiter à une trilogie. Ce cinquième volet ne fait que confirmer le marasme dans lequel s’est enlisé John McClane en refusant de prendre définitivement sa retraite : des scènes si absurdement impressionnantes qu’elles en perdent toutes… impressions, toute sympathie, et n’en deviennent simplement d’un ennui profond. La spécialiste en effets spéciaux que je suis a certes été quelque fois agréablement surprise (les techniciens ont fait du très bon boulot), mais des effets spéciaux plutôt réussis ne font pas un bon film. Ou en tout cas, relativisons, ne font pas un film qui mérite d’appartenir  à la saga Die Hard.

Mais faut-il essayer de relativiser ce film aux scènes d’action trop longues, complètement crétines, si foutrement WHAT. THE. FUCK. ?! (tiens, si je démolissais un maximum de voitures moscovites et qu’en plus j’insultais les russes ? tiens, si je sautais du haut d’un immeuble de luxe sans subir la moindre égratinure ? tiens, si je faisais exploser Tchernobyl ?). Faut-il relativiser ce film qui tient lieu d’un non-sens abyssal, du début à la fin ?

Alors oui, on peut vaguement essayer de relativiser, parce qu’en cherchant bien, on peut trouver des choses intéressantes presque partout (je suis la Mère Thérésa du cinéma grand public). Bon, hormis les effets spéciaux bien foutus, parfois, il y a quelques bonnes idées de mises en scène, quelques blagues et situations dignes du grand John McClane (mais pitié, pas celle où il répète sans cesse qui faut pas le faire chier quand il est en vacances, non ça, c’est juste lourd).

Ce film est clairement un épisode de transition qui installe la « relève McClane » avec fortiche fiston et brave fifille, qui seront certainement tous deux au centre du sixième film, déjà en préparation. Le dernier plan du film, où l’on voit John McClane quasiment éjecté du cadre pour laisser la place à ses deux enfants, est peut-être finalement l’une des choses les plus intéressantes à voir, mais elle annonce clairement la fin de « notre » McClane au profit des rejetons. Et puis, peut-être que la faiblesse de ce papa vieillisant, un peu perdu avec ses gosses dont il a complètement raté l’enfance et l’éducation, réside en ce qui constitue le véritable sujet de fond du film : les relations familiales (et plus précisément ici père-fils). Cependant, on est bien loin de l’intensité que le personnage d’Holly (son ex-femme) présentait et de l’influence qu’elle avait dans la manière d’agir de McClane, dans Piège de Cristal ou 48 minutes pour Vivre, ou même dans Une Journée en Enfer. [Note de service : Holly, reviens quoi, fais quelque chose ! Tu es la seule à pouvoir tous les sauver !]

John McClane est un personnage complètement obstiné et en total décalage avec son époque, et c’était aussi pour cela qu’il était un héros sympathique, parce qu’il incarnait de manière assez exemplaire l’anti-héros qui n’avait rien demandé et qui ne faisait que se défendre ou répondre quand on l’attaquait, lui ou un membre de sa famille. Mais ici, ses traits de caractère sont tellement poussés dans la caricature qu’il en devient carrément antipathique : un vieux con bien réac’ (tendance Tea Party), qui va lui même se fourrer dans des conflits qui ne le regarde pas.

Et le problème, avec ce film, c’est qu’il est difficile de savoir ce qui appartient au premier degré ou au deuxième, de comprendre ce qui conscient ou inconscient…

 

Bref, heureusement qu’après la projection du film, il y a eu la conférence de presse. Je suis une fan des premiers Die Hard, je suis – j’étais surtout – une fan de Bruce Willis. Amour de mon adolescence, je n’avais pas de poster de Brad Pitt ou Leonardo Di Caprio dans ma chambre, mais des affiches de Bruce Willis partout. Oui, voilà, c’est #jeudivendrediconfession. Donc, pour une fois, avoir l’occasion de le voir en VRAI, en chair, en os, en viande (mais toujours pas en cheveux), c’était juste le bonheur pour l’adolescente qui réside encore en moi. Et oui, parfois Bruce joue dans des navets, mais il sait aussi être brillant dans des films plutôt bons (pour ne pas dire excellents) : avec, dernièrement, Looper et (merveille des merveilles) Moonrise Kingdom.

La conférence de presse s’est extrêmement bien passée, avec la présence d’un Bruce Willis très calme et disponible, mais aussi celle de l’australien Jay Courtney, incarnant à l’écran John « Jack » McClane Jr.

La conférence de presse a davantage porté sur le duo qu’ils incarnent à l’écran, la dynamique père/fils, mais aussi sur la manière dont ils ont travaillé lors du tournage (des vacances d’été pour Bruce Willis, qui a beaucoup insisté sur le travail remarquable effectué par les équipes des effets-spéciaux). Bruce, qui est producteur exécutif de ce film, nous a aussi fait « l’exclusité’ de l’annonce d’un sixième opus, que tout le monde savait déjà. A voir le film et les millions qu’il rapportera certainement malgré ses défauts, imaginer le contraire était juste improbable.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la conférence de presse ici :

Ainsi que quelques photographies de mon cru prises pendant la conférence :

 

Caro.

Critique du film Expendables 2 : unité spéciale

Après un premier épisode hyper-déceptif, car tout simplement pas à la hauteur de la promesse vendue, les Expendables reviennent, plus nombreux encore : welcome Jean-Claude Van Damme, Chuck Norris, Scott Adkins, Nan Yu et le petit nouveau Chris Hemsworth (exit Rourke et les décédés du précédent opus).
Stallone, lui, abandonne la réalisation pour laisser la place au tâcheron Simon West : c’est plutôt un bon choix, Sly se concentre ici à mettre en valeur ses coéquipiers entre 2 explosions.

Plus qu’une bromance explosive, Expendables 2 est un meta film, mise en abîme plus ou moins fine sur la carrière de ces action-heroes, prisonniers de leur image passée. Ainsi, chaque personnage à le droit à une ou deux scènes de gloire et de comédie, essentiellement basée sur une punchline culte tirée de leur filmo testostéronée et ne cache jamais le poids des années.

Ils en deviennent d’ailleurs presque touchants : Sly/Schwarzie/Bruce en tête se posent comme les parrains de l’action 80’s, passant le flambeau à Statham ou Hemsworth, dignes héritiers qui, eux aussi, ont moins de mal à massacrer des centaines de mercenaires et manipuler des tonnes de plutonium qu’à parler à une femme.

D’ailleurs, en parlant d’anciens et de méchants, mention d’honneur à JCVD qui assure dans le rôle de Vilain (oui, c’est son nom) : radical, froid, il incarne une menace à la hauteur de l’unité spéciale. Par contre pour ses acolytes, leur seul moyen de survivre un peu étant d’avoir une ligne de dialogue, ils ont une espérance de vie trop réduite pour pouvoir se faire un avis sur leurs performances.

Enfin, on regrettera l’abus d’effets numériques et de fusillades au détriment des bonnes vieilles cascades et des affrontements au corps à corps d’antan ici trop rares. C’est d’autant plus dommage car le propos du film est justement de prôner un certain esprit de l’action à l’ancienne.

Mais arrêtons de chipoter : on a enfin ici le Expendables attendu, drôle, WTF, bourrin, régressif, JOUISSIF et il serait dommage de bouder son plaisir coupable.

Le producteur évoque déjà l’idée d’un troisième opus avec Harrison Ford, Clint Eastwood, Nicolas Cage et Wesley Snipes (quand il sortira de prison)… Est-ce bien nécessaire maintenant, après un tel bouquet final ?
Non : ils ont montré qu’ils étaient tous encore vaillants et qu’ils méritaient de tourner la page et qu’on leur propose de nouvelles aventures.

PS : Je parie que vous n’avez même remarqué que nous n’avions pas mis de synopsis, pitch ou autres bribes de « scénario ».

The Expendables Body Count

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Est-ce que la somme des individualités d’un groupe est supérieure à sa valeur totale collective ?

Là se situe la véritable question de fond du nouveau film de Sylvester Stallone : The Expendables. Ce schéma tente d’y répondre en faisant le compte des cadavres laissés derrière chacune des individualités.

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Via

La Grande Question FilmGeek: Sam Worthington

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Sans en avoir parlé au Rédac. chef (bouhou je suis vilain), je lance cette nouvelle rubrique sans tabour ni trompette. Il ne s’agit pas de musique (arf arf arf l’humour), mais plutôt de questions existentielles sur le cinéma. Ou pas.

C’est surtout l’occasion de micro-débattre avec vous chers lecteurs, sur un sujet/film/personne/ObiwanKenobi.

Pour ce premier billet qui, je l’espère déchaînera un flot de commentaires, concerne un homme, un vrai. Un Terminator. Il s’agit du petit Sam Worthington. Immanquable au cinéma cette année, le petit Sam n’est pas tout à fait un jeune premier: il a 33 ans et quelques films derrière-lui (dont le reptilien Rogue), mais pas de succès notable avant 2009.

La Grande Question FilmGeek est :

Sam Worthington deviendra-t-il une superstar ?

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Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E09

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Conférence de Presse de Bruce Willis pour Clones

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Le 1er Octobre, Bruce Willis était de passage à Paris pour la conférence de presse sur son dernier film Clones et grâce à Walt Disney Studios Motion Pictures France nous avons eu la chance d’y participer et de croiser cette icône vivante de l’action flicks.
Adaptation du comics Surrogates dont on vous a déjà parlé sur FG, ce thriller, plus cyber que punk, de Jonathan Mostow, il interprète l’agent Greer qui enquête sur un double homicide ayant touché à la fois des clones et leurs propriétaires.

Sans plus attendre, voici la transcription complète de la conf suivie d’une galerie photos  : Continuer la lecture de « Conférence de Presse de Bruce Willis pour Clones »

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E05

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Cette semaine aura été un peu particulière avec la projection privé de Rapt suivie d’un débat avec Lucas Belvaux, la projection de presse et la conférence de presse de Clones en présence de Bruce Willis himself et enfin la masterclass annulée de Terry Gilliam. On reviendra sur tout ça prochaiement, en attendant, voici un retour sur l’actu de la semaine dernière.

Au menu de ce best-of : un démarrage, un trip et un bilan.

Willis, Schwarzie et Sly ensemble à l’écran ?!

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Je viens de voir ça sur current.com et ça devrait faire plaisir à 100% de l’humanité. C’est un rêve d’ado que de voir John McLane, Terminator et Rambo ensemble à l’écran et c’est ce bon vieux Sly qui concocterait cette scène à caméos pour son très attendu The Expandables. Willis attend un coup de fil de Sly pour avoir des détails.

Le film, qui doit sortir en avril prochain aux States, réunit un casting d’action-stars et de gueules inculant Dolf Lundgren, Jet Li, Jason Statham ou encore Mickey Rourke. Un casting  fully packed with testosterone.

The Expandables est définitivement le film que j’attends le plus en 2010 (edit ;).

Un peu de footage :

Zoom (rapide, en traveling arrière) sur Joel Silver

commando
Qui connaît le producteur Joël Silver ? Si je vous dit L’Arme Fatale, Piège de Cristal, Prédator, Matrix ou V pour Vendetta, ça vous rafraîchit la mémoire ? Ou alors l’ultimate, version codifiée du jeu au frisbee ? Ouais, il a co-inventé dans les années 70 !

joelsilver

Sur FilmGeek ce soir, on va parler un peu business et production, puisque les prochaines productions de Joël Silver font parler d’elles : tout d’abord Ninja Assassin, mais également Sherlock Holmes et Le Livre d’Eli.

Joël Silver a aujourd’hui 57 ans. Avant de lancer Silver Pictures en 1985, il a produit pour Fox et Paramount, notamment des films de Walter Hill et en particulier deux de ses films majeurs : Les Guerriers de la Nuit (dont Tony Scott veut faire un remake) et 48hrs.

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Saturday posters : Surrogates et Priest

Vite fait bien fait, le nouveau poster de Surrogates, le film SF de Mostow avec Bruce Willis. Je le trouve particulièrement bien foutu.

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