Critique du film Avengers de Joss Whedon

Synopsis : Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents. Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité…

Après 4 ans de mise en place et 5 films, Marvel sort enfin ce qui s’apparente à son plus gros projet jamais fait, The Avengers le film. Et pour cela ils ont confié les rênes à Joss Whedon. Et si il y a bien quelqu’un qui peut faire cohabiter autant de super-héros dans un film sans que celui ci se casse la gueule, c’est bien lui.

S’il y a bien une chose dont on pouvait avoir peur c’était de savoir comment allait être géré tous ces égos à l’écran, on connaît par exemple le coté très narcissique et grande gueule de Tony Stark (Robert Downey Jr) a.k.a Iron Man, qui aurait pu tout à fait éclipser tous les autres à l’écran. Mais ce ne fut, heureusement, pas le cas grâce à l’énorme travail d’écriture de ce cher Joss Whedon. En effet, le créateur de Buffy contre les Vampires (et Angel, et Firefly, et Dollhouse, que de grandes séries), très grand scénariste (il n’y a aucun débat là dessus, je pense), a su parfaitement faire exister chacun des super-héros Marvel, leur donnant notamment 1 ou 2 plans/scènes d’iconisations chacun. Il en est de même pour les personnages qu’on connaît un peu moins, Hawkeye (Jeremy Renner), Black Widow (Scarlett Johansson) ou encore Maria Hill (Cobie Smulders), qui ont au moins une scène les mettant en valeur, notamment un plan sur Hawkeye absolument sublime. On connaît le sens du dialogue de Whedon et là il imprègne totalement le film de sa patte, punchlines, références geeks, doubles sens, tout y passe. Sur ce point il n’y avait aucun doute à avoir, quand on voit son travail sur la série Buffy on se dit que ce monsieur sait écrire ses histoires et leur donner toutes leurs grandeurs. Durant 2h20 on sent qu’il maîtrise ses personnages, il les connaît et il arrive à leur donner plus de consistance que dans chacun de leur film. Il n’hésite pas un instant à faire passer ses figures héroïques par des moments de doutes les rendant presque humains, ou disons, moins surhumains.

Si l’univers cinématographique que Marvel a mis en place depuis l’Incroyable Hulk commençait légèrement à piquer du nez avec, malgré la réussite de Captain America (joué par Chris Evans), un très décevant Iron Man 2 et un anecdotique Thor (la moitié du film était un assez gros raté), The Avengers lui redonne toute sa grandeur. On ne s’ennuie même pas devant sa longue exposition avant un dernier act totalement jouissif, sur le fond et sur la forme (notamment un immense plan séquence suivant chacun héros au combat, sublime). Parlons en de la forme, s’il y a un point sur lequel on pouvait douter c’est la façon dont Whedon allait diriger sa caméra et pourtant le réalisateur s’en sort plutôt bien, s’il n’y a rien de transcendant il se permet quelques fulgurances et des moneyshots à tomber par terre. Si ILM s’occupe de la plupart des plans à effets spéciaux c’est bien sous les directives de Whedon.

On retrouve un casting composé d’acteurs qui auront fait, plus ou moins, la part belle aux films précédents des studios Marvel, avec cependant une modification. Bruce Banner/Hulk est cette fois ci joué par Mark Ruffalo, éclipsant sans moindre mesure Edward Norton et Eric Bana tant il s’approprie le personnage dès la première seconde du film. Et après avoir vu The Avengers on espère tous un troisième volet d’Hulk avec Mark Ruffalo. On retiendra aussi le reste du casting interprétant leurs personnages avec une grande justesse, grâce, encore une fois, à Whedon qui dirige d’une main de maître ses acteurs.

On assiste là à un film généreux, jouissif, enthousiasment, maîtrisé. Joss Whedon a réussi le pari de faire de ce The Avengers un très grand blockbuster là où les sceptiques pensaient que le film allait se casser la gueule. Les fans de comics et autres symboles de la pop-culture seront aux anges tant les références geeks fusent à toute allure. Le film mets une gentille claque à ces blockbusters se prennant un peu trop au sérieux et n’assumant qu’à moitié leur coté fun. Car il s’agit bien de ça, un film totalement fun, s’approchant par moment des meilleurs gags de Tex Avery. Un petit point noir est à relever, le grand méchant du film, Loki (demi frère du dieu Thor), est en retrait et ne semble pas être une grande menace, traité de façon pas vraiment sérieuse, s’il reste dans le ton du film il est simplement dommage que ses actes ne suivent pas son discours. Malgré ce petit accrochage le bolide Avengers nous ferait presque monter au ciel et nous faisant retrouver nos yeux d’enfant découvrant un fascinant cadeau de Noël sous le sapin. Merci Joss Whedon.

Romain

PS : Nos amis de CinéComics organisent un concours de ouf avec à la clef l’Arc reactor de Stark, le bouclier de Cap et le Mjolnir !

Critique de Captain America de Joe Johnston

 

En terme de Super Héros l’année 2011 a été bien remplie. Après Thor, X-Men ou encore Green Lantern c’est au tour de Captain America de voir son film sortir au cinéma.

Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Leader des Avengers (réalisé par Joss Whedon et qui sortira pendant l’été 2012) Captain America est le dernier à apparaitre au cinéma après Iron Man 1 et 2, Hulk ou encore Thor cette année et honnêtement on pouvait craindre le pire. D’une part parce que les précédents films Marvel s’avèrent seulement moyens biens et on avait peur que le Cap’ suive cette route. Et d’autre part parce que le bonhomme s’appelle tout de même Captain America, plus symbolique il n’y a pas et la peur d’un trop fort patriotisme se faisait ressentir. Pourtant il n’y a rien de tout ça puisque Captain America est la meilleure adaptation de Marvel à ce jour.

L’une des raisons de cette réussite c’est que le film ne se contente pas d’introduire son personnage, Steve Rogers, en seulement quelques minutes. La psychologie et le caractère de ce dernier sont vraiment travaillés pour bien faire comprendre ses motivations. On comprend que malgré son statut de gringalet, sa motivation, son courage et sa détermination vont s’avérer payant puisqu’il va intégrer l’armée et devenir un Super Soldat.

L’autre raison est l’époque dans laquelle se déroule le long métrage. Si les autres films estampillés Marvel se situaient dans notre époque celui ci se situe dans le passé. Puisqu’il faut creuser les origines du héros autant le faire bien et à fond. C’est pourquoi nous ne sommes pas en 2011 mais en 1941 en pleine seconde guerre mondiale. Et comme je le disais plus haut, le film ne son contente pas d’une petite introduction du personnage à cette époque, non. Le film se déroule intégralement dans les années 40 (On notera tout de même que les 2 premières minutes du film et les 5 dernières se passent à notre époque).

Ici il n’est pourtant pas question d’affronter les Nazis mais plutôt une sorte de succursale du régime nazi, l’HYDRA, dirigée par Red Skull (Hugo Weaving). Ce dernier est à la recherche du cube cosmique, que l’on retrouve à la toute fin de Thor (les liens continuent de se tisser). Si Captain America n’est pas d’une originalité folle – son histoire étant basiquement la même que tout film de super héros, où ce dernier doit détruire son ennemi qui est prêt à tout pour prendre le pouvoir – l’histoire nous offre tout de même de bons moments et ce coté aventure qu’on ne trouvait pas dans les précédents films Marvel.

Il faut dire qu’à la direction ce n’est pas n’importe qui puisque Joe Johnston a travaillé en tant que directeur artistique sur la trilogie Star Wars et sur Les Aventuriers de l’Arche Perdue. Il a également réalisé Jumanji et Rocketeer, film de super héros dans les années 90. Johnston sait donc ce qu’il nous amène sur le tapis.

Le fait de placer l’intrigue dans le passé aurait pu s’avérer difficile mais l’atmosphère est parfaitement retranscrite, que ce soit dans les décors extérieure, les habitudes des personnages, les costumes, etc…

Le casting y est également pour beaucoup. Chris Evans nous fait très vite oublié son dernier passage chez les super héros des 4 Fantastiques tant il sublime le personnage du Captain. Entre bonhomme chétif et leader incontesté, il est crédible dans tout ce qu’il entreprend dans le film. Hayley Atwell joue le rôle de Peggy Carter, officier dans l’armée aidant au recrutement de Steve Rogers. L’actrice se trouve être parfaite pour le rôle. Le fait qu’elle ne soit pas vraiment connue est un vrai plus qui donne une grosse crédibilité au personnage. Personnage féminin qui n’est pas ici la potiche de service mais une femme de caractère qui ne se laisse pas faire et qui sait ce qu’elle veut. D’autant plus qu’il y a une forte alchimie entre ces deux acteurs et personnages. Hugo Weaving qui retrouve Joe Johnston après Wolfman joue donc Red Skull (ou Crâne Rouge en français) et qui se trouve être assez convaincant en grand méchant du film. On retrouve également Tommy Lee Jones en colonel Chester Philips qui va tout d’abord en faire baver à Steve Rogers pour finalement montrer son grand coeur et rallier sa cause. La présence du personnage d’Howard Stark est une surprise pour moi, ne sachant pas du tout qu’il allait apparaître dans le film. Cette surprise s’est vite transformé en satisfaction en voyant que Papa Stark (interpreté par un Dominic Cooper ressemblant fortement à notre Tony Stark) n’était pas seulement là pour faire de la figuration mais a un véritable rôle à jouer.

Malgré quelques effets spéciaux ratés, notamment les explosions, Captain America par son audace et son casting parfait se retrouve dans le haut du panier des adaptations de tous super héros confondus. Entre clins d’oeil et hommages le film apporte un charme inédit dans ce genre d’adaptation. On se ravira du fait que le patriotisme n’est en aucun cas exacerber malgré toute la symbolique du personnage. L’action y est bien présente et peut se croire devant un film de guerre plus qu’une film de super héros, donnant encore plus de consistance aux personnages. En attendant les Avengers l’année prochaine on peut se réjouir d’une telle réussite.

Romain

Le Cinéma se met au Parfum

Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais ces dernières semaines, ça s’est amplifié : le luxe et le cinéma s’entendent à merveille.

Avec ces trois exemples, on atteint un paroxysme. Ils reprennent clairement et directement tous les codes du cinéma : on parle de « film publicitaire », de date de sortie, de grands réalisateurs, des acteurs principaux, le vocabulaire (trailer, director’s cut, making-of, version longue, etc.) sans oublier de soigner la bande-originale.

Voici donc les derniers « films » en date avec derrière la caméra Martin Scorsese, Guy Ritchie et Frank Miller, ainsi que quelques bonus.

Chanel est une marque qui vient souvent chercher des réalisateurs de ciné, après Luc Besson ou plus récemment Jean-Pierre Jeunet, l’enseigne a fait très fort en engageant Martin Scorsese himself, accompagné de Gaspard Ulliel. Voici donc le film « Bleu » en version longue et son Making Of :

La suivante est signée Guy Ritchie dont le style cinématographique est déjà très marqué par la publicité. Intitulée Un Rendez-Vous, cette publicité pour Dior Homme est interprétée par Jude Law et Michaela Kocianova sur une musique de MUSE – Exogenesis: Symphony Part 1 (Overture).

La dernière tape dans le bling-bling avec Gucci Guilty de Frank Miller qui ressort ses fonds verts pour y coller Evan Rachel Wood et Chris Evans. A défaut de la pub complète qui ne sort que 12 septembre, je vous montre le trailer et le making of.

La campagne Gucci est plus complexe que cela et très axée sur internet et Facebook. Mais le film reste classique en reprenant comme les précédents les codes du cinéma et de gros moyens financiers. Le seul problème actuellement étant que l’on frise l’overdose car en ce moment, on ne peut pas y échapper, même sur Filmgeek.

Nouvelle affiche pour Scott Pilgrim Vs. The World

On fait parti des rares à ne pas en avoir encore parler, non pas que l’on ne soit pas fan, mais juste que j’ai peur qu’en en faisant encore des caisses, on risque d’être un peu déçu. Je fais allusion bien-sûr à Scott Pilgrim Vs The World, l’adaptation du célèbre comics de Bryan Lee O’Malley. De la BD, au réalisateur Edgar Wright en passant par les acteurs choisis (Michael Cera, Mary Elizabeth Winstead, Chris Evans, Brandon Routh, Mark Webber, Ellen Wong et Brie Larson.) : tout est fait pour brosser le geek dans le sens du poil. Reste à savoir si l’affaire tiendra sur 1h30 !

Scott Pilgrim

Pour rappel, voici les précédentes affiche qui étaient tout aussi fun et fidèle au matériau d’origine :
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Chris Evans sera Captain America

Je ne sais pas si vous avez suivi l’actualité récente de Marvel, mais il y avait une certaine effervescence en Californie pour le rôle convoité de Captain America.

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La Sélec du mercredi – Semaine 6

la selec du mercredi

En ce mercredi 4 février 2009  sortent et ressortent 17 films, voici donc La de Filmgeek selon les règles afin de vous aider à faire votre choix.

Cette semaine est particulièrement embouteillée avec pas moins de 6 films « grand public », malheureusement dans le lot peu en sortiront avec des salles pleines.

Mon choix de la semaine : 

Morse
De Tomas Alfredson et avec Kare Hedebrant, Lina Leandersson

Puis le nouveau Fincher car c’est toujours un évenement :

L’Etrange histoire de Benjamin Button
De David Fincher et avec Brad Pitt, Cate Blanchett

Sinon, pour la famille :

Volt, star malgré lui (à voir en 3D si possible)
De Chris Williams et avec Richard Anconina, Gilles Lellouche

Les Grands frères (voir notre double critique)
De David Wain et avec Seann William Scott, Paul Rudd

LOL (laughing out loud) ®
De Lisa Azuelos et avec Sophie Marceau, Christa Theret

Pour un peu d’actionrespectivement avec un peu ou sans réflexion :

Trahison
De Jeffrey Nachmanoff et avec Don Cheadle, Guy Pearce

Push
De Paul McGuigan et avec Chris Evans, Dakota Fanning, Camilla Belle

Et le restes de sorties du mercredi 4 février 2009

L’Autre
De Patrick Mario Bernard et avec Dominique Blanc, Cyril Gueï

Elève libre
De Joachim Lafosse et avec Jonas Bloquet, Jonathan Zaccaï

Puisque nous sommes nés
De Jean-Pierre Duret

Of Time and the City
De Terence Davies

Picnic
De Adrian Sitaru et avec Adrian Titieni, Ioana Flora

Des illusions
De Etienne Faure et avec Aurélien Wiik, Catherine Wilkening

Les Prédateurs
De Tony Scott et avec Catherine Deneuve, David Bowie

Lucifer et moi
De Grand-Jouan et avec Jean-François Balmer, Claude Chabrol

Un aller simple pour Maoré
De Agnès Fouilleux

Johnny Guitar
De Nicholas Ray et avec Joan Crawford, Sterling Hayden

Nouvelles News et Rumeurs en Vrac #11

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  • Ci-dessus, une nouvelle image de Snake Eye dans l’adaptation live de G.I. Joe (via)
  • Un poster impressionnant de Chapter 27, le prochain film de Jared Leto (via)
  • La franchise Fantastic Four pourrait être mise en standby selon les dires de Chris « Human Torch » Evans (pas un mal vu le traitement des deux premiers films…) (via)
  • Les prochains films d’animation de Dreamworks pourront être projetés en 3D (via)
  • Et pour finir Michael Bay qui aime l’autodérision 🙂 (via)