Critique d’Avatar de James Cameron

affiche avatar

Dans 10h, Caroline et moi-même allons découvrir en projection de presse, le film évènement de l’année : Avatar de James Cameron. Depuis le début de la promo j’ai réussi à soigneusement éviter le moindre des extraits, films-annonces et autres vidéos du film diffusés sur le net ou ailleurs et il faut bien admettre que c’était très dur de resister à l’envie d’en voir plus, d’en savoir plus.

Il y a déjà plusieurs projection cette semaine, mais l’embargo de la Fox s’arrête à l’instant et je rageais de ne pas vous dire comment c’était. Comme vous êtes certainement au moins aussi accro ou impatient que moi, j’ai donc trouvé un moyen de vous faire la primeur d’un premier retour, grâce à un contact privilégié (que je remercie encore) qui a pu voir le film plus tôt cette semaine et qui partage ici ses premières impressions et voici donc notre première critique d’Avatar :

Tout le monde autour de moi ne parle que d’AVATAR, « the film » de cette fin d’année.
N’étant pas fan de science fiction et n’ayant pas du tout accrocher à la bande-annonce je suis allé le voir sans grande conviction, juste parce que j’avais l’opportunité de le voir en avant-première.

Et bien je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : c’était grandiose !!! L’image est tout simplement magnifique et ce mélange de personnages réels et de fiction m’a captivé : tout s’entremêle pour ne créer qu’un seul et même univers dans lequel on se laisse emporter au gré d’une merveilleuse musique. Bref, on ne voit absolument pas le temps passé !

On s’attache à la communauté des Na’vi, qui n’est pas sans rappeler le peuple des indiens d’Amérique. Les humains veulent aussi leur prendre leur richesse en essayant de les soudoyer, avant de s’apercevoir qu’ils ne sont pas corruptibles, et de décider d’employer la force pour les déloger.

En sortant de la projection on n’a qu’une seule envie s’endormir comme Jake et rejoindre les Na’vi qui vivent en totale harmonie avec la nature et les animaux : la communion est parfaite. Sur Pandora tout est possible et il n’y a pas d’actes gratuits. Par exemple, si on tue un animal on lui explique pourquoi : la communication est essentielle. Chacun peut faire entendre sa voix dans la communauté ; et le passé, les racines occupent une place importante au quotidien.
Tout ceci peut paraître utopique mais cela fait un bien fou de se dire qu’un tel monde peut exister. Ce film fait aussi écho aux problèmes d’environnement auxquels nous allons être confrontés et ils nous forcent à nous interroger sur notre comportement.

Bref, pour résumer j’ai adoré AVATAR et j’ai hâte d’aller le voir à nouveau !

Voilà, dans 10h nous allons donc découvrir Pandora, en VO et en 3D, et je vous ferai part de nos impressions plus en détails, en attendant, vous pouvez retrouver la retranscription de la conférence de presse du film chez nos amis de Cloneweb/ qui ont fait du bon boulot et qui devrait déjà aussi avoir leur petite opinion sur le film 😉

Critique du film Un Prophète et concours

un prophete

L’idée Générale :

Malik El Djebena, jeune homme de 19 ans vient d’écoper d’une peine de prison de 6 ans. A la centrale, il est malmené par les différents prisonniers. Il rencontre alors César Luciani qui se trouve à la tête d’un groupe de corses faisant régner sa loi dans la prison. Sous sa protection, il va gagner le respect et s’imposer chez les détenus.

Le bon :

Je retiendrais deux choses principales : le sujet du film et le casting.

Au centre de l’actualité française depuis déjà de nombreuses années, les prisons françaises sont constamment montrés du doigts pour leur surpopulation, la vétusté des installations, les suicides à la chaine des détenus et autres joyeuseté… et cette “centrale” que Jacques Audiard nous montre dans le film est criante de vérité. Le film devait d’ailleurs être tourné dans une ancienne prison, mais au final les décors ont été construits dans un bâtiment désaffecté et on peut dire que les techniciens et décorateurs ont fait un travail remarquable.

Mais les décors ne sont rien s’ils ne sont pas occupés par des acteurs. A ce titre, les acteurs principaux du films sont tous parfaits. Niels Arestrup n’est plus à présenter, mais Tahar Rahim et Reda Kateb, jeunes acteurs encore méconnus sont les vraies révélations. Tahar Rahim joue Malik, tandis que Reda joue un gitan trafiquant de drogues qui va nouer contacts avec Malik. On tient certainement avec ces deux là, au minimum une nomination pour le meilleur espoir masculin des prochains Césars.

Le moins bon :

Là, franchement je vois pas 🙂

Le bilan :

7 films. C’est la filmographie en tant que réalisateur de Jacques Audiard. Et ce n’est clairement pas avec ce 7ème film, qu’il va sortir du petit cercle des grand réalisateurs français en activité. Dérangeant, puissant, intéressant sont quelques adjectifs pour qualifier Un prophète. On ne peut pas sortir de la salle sans réfléchir sur ces problèmes de sociétés. Je prends déjà rendez-vous pour le 8ème.

Comme le film nous a beaucoup plus et qu’on aime bien partager notre passion, nous avons 3×2 places à vous faire gagner pour aller voir le film. Pour cela, c’est simple : les trois premiers commentaires sur cette critique repartirons avec deux places (merci de ne pas faire plusieurs commentaires pour gagner toutes les places, et n’oubliez pas de mettre une adresse mail valable, pour être contactés, sinon tant pis ;)).

[Exclusif] Critique de Wall-E le nouveau film de Disney-Pixar

Avertissement : Cette critique est garantie 0% spoiler, la presse classique (Première, Studio, Ciné Live et les autres que je salue au passage) étant sous embargo, elle n’a pas encore diffusé de critiques et la promo du film étant bien menée, peu d’éléments de l’histoire ont réellement été révélés et c’est tant mieux.

Enfin mes propos pourront vous paraître exagérés mais il n’en est rien, je n’ai rien pris, je suis clean, je sors juste d’un des meilleurs films de l’année et des plus enthousiasmants.

wall_e

Le synopsis :

Wall-E est le dernier être sur Terre et depuis 700 ans il fait ce pourquoi il a été conçu : il nettoie. Mais au fil des objets amassés, sa personnalité se développe, son caractère se forme et ses émotions naissent dont la solitude. Jusqu’à l’arrivée d’Eve qui elle aussi a une directive à exécuter.

Date de sortie : 30 Juillet 2008
Réalisé par Andrew Stanton et avec Ben Burtt, Fred Willard, Jeff Garlin.

Le bon :

Wall-E est le passage à l’âge adulte, après Ratatouille, la frontière entre film d’animation et film classique n’a définitivement plus lieu d’exister. Ou comment la complexité est au service de l’apparente simplicité.

Wall-E est un film somme, l’aboutissement de tous les précedents films de Pixar et Lasseter mais pas seulement comme on peut le voir dans le générique où l’on évoque modestement l’Histoire de l’Art.

On y retrouve des émotions héritées des films muets, des sentiments provenant des meilleures comédies musicales, de la réfléxions comme les meilleurs films de SF savent nous en donner.

Ajoutez à cela des personnages charismatiques et des références bien senties aussi bien cinématographiques que geeks et vous obtenez un film génial.

Lasseter peut partir tranquilou à la retraite, la boucle est bouclée.

Le moins bon :

Le film risque donc d’être un peu difficile d’accès pour les enfants. Même si je pense que la qualité de l’animation et son efficacité peut les toucher. Il faudra donc attendre de voir les réactions directement dans les salles en souhaitant que le film ait le succès qu’il mérite.

Le Bilan :

Vous vous en doutez, le film m’a beaucoup plu. C’est, je le pense sincèrement, une œuvre majeure de Pixar mais aussi du cinéma en image de synthèse, marquant une nouvelle étape pour le Cinéma tout court tel un aboutissement sous la forme d’une ouverture vers le futur.

Ce film est donc l’occasion idéale de sortir le label FG ! 🙂

A voir et à revoir, avec des enfants ou entre amis, au ciné puis en Blu-Ray.

Remerciements : Allociné pour l’excellente soirée et la surprise de taille, Heaven et Alain pour l’invitation et Buy n Large pour tout le reste.