Ghent Film Festival Ep. 2 : Anvil ! The Story of Anvil

Qui connaît Anvil ? Même parmi les amateurs de heavy metal, peu nombreux sont ceux qui connaissent ce groupe qui fut pourtant un précurseur.

Le film Anvil! The story of Anvil montre le quotidien de ce groupe qui joue depuis plus de 30 ans avec la même énergie et la même passion, sans avoir jamais percé dans le milieu. Le film débute sur les témoignages de quelques poids lourds du heavy metal comme Lars Ulrich de Metallica ou l’inénarrable Lemmy de Motörhead, avant de montrer le quotidien du lead singer Steve « Lips » Kudlow.
Le film montre également le fiasco de la tournée 2005 et l’inépuisable énergie et foi qui animent Anvil. Certaines scènes sont surréalistes d’autres très touchantes. Sacha Gervasi, fan du groupe, réalise un excellent documentaire, à la mise en scène ambitieuse.
Le film n’est pas à destination uniquement des fans de metal car le réalisateur délivre également une vision sociale qui donnerait du bon matériel à Ken Loach et qui rappelle le Wrestler d’Aronofsky.

Les documentaires sur le metal ne sont pas légions. En 2003, Metallica faisait sa psychothérapie dans Some Kind of Monster alors qu’en 2006 Metal, a Headbanger’s Journey décrivait avec talent la passion qui anime les fans de metal.
Anvil! The story of Anvil se positionne comme le plus touchant et abouti film de son genre grâce à son humanisme et à la sympathie instantanée que l’on éprouve pour Lips et ses potes.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #24

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Aujourd’hui dimanche, Filmgeek, dans le cadre d’une alliance avec 2 autres de renom (CinéFeed et Cinéblogywood), vous propose une sélection de leurs meilleurs articles de la semaine afin de vous faire découvrir la crème des blogs ciné.

Au menu de ce dernier best-of avant la rentrée : un Chevalier Noir, un accessoiriste et un documenteur.

Merci à mes deux collègues pour cette espace de partage et de découverte et rendez-vous à la rentrée !

La Vie est une goutte suspendue d’Hormuz Kéy

christian-de-rabaudy

Sorti il y a plus d’un mois sur quelques écrans parisiens, La Vie est une goutte suspendue est passé relativement inaperçu pour le grand public mais pas pour les critiques ni dans les festivals.Car le film d’Hormuz Kéy, réalisateur franco-iranien, a reçu un accueil quasi-unanime dans la presse avec son audacieux documentaire qui suit les derniers jours de Christian de Rabaudy, prof de philo à la retraite et personnage.

Ainsi, en lisant les critiques même et non seulement en se fiant au peu d’étoiles (qui montrent là une fois de plus leurs limites), on peut y voir, de Ciné Live aux Cahiers en passant par Première et les Inrocks, tout le bien qu’ils pensent du docu : http://www.lavieestunegouttesuspendue.com/revue-de-presse.php.

J’ai eu Monsieur Kéy en professeur lors de ma licence de ciné et il nous avait alors montré un premier bout-à-bout de son projet, il se dessinait déjà des véritables problèmatiques et pistes de réflexions sur la nature même d’un documentaire et de ses limites, qualités qui sont bien-sûr toujours présentes dans le montage final.

Grâce à tout cela, le film continue sa vie au cinéma, accompagné par son réalisateur et si vous n’avez pas encore eu la chance de le voir, il passe encore à Paris dans quelques, donc voici les prochaines séances :

  • une projection + débat en présence du réal le vendredi 14 décembre à 19h au cinéma Espace St. Michel 7, place St Michel 75005 Paris (Métro St. Michel)
  • une projection le samedi 15 décembre à 15h 55 au cinéma L’ENTREPÔT 7/9 rue Francis de Pressensé 75014 Paris (Métro Pernety)

Maintenant on ne peut que souhaiter une seconde vie à ce film, en France, à l’international et à la télé, car il mérite d’être vu et il mérite débats et conversations après sa vision !

Voulez-vous en savoir plus ?
http://www.lavieestunegouttesuspendue.com

Sicko de Michael Moore

Sicko

Après la déception Palmée Fahrenheit 9/11, Michael Moore, l’empêcheur de tourner en rond américain est de retour. Cette fois, il s’attaque au système de santé américain contrôlé par le lobby des mutuelles privées.

Le trublion ne s’intéresse pas tant aux 47 millions d’américains qui n’ont aucune couverture médicale, mais aux millions d’autres qui se croient couverts et qui sont victimes de la politique de profit des compagnies.

Moore alterne donc témoignages de victimes du système aberrant avec les chiffres chocs comme il sait si bien le faire afin de transmettre son message d’alerte.

Malgré son intention certainement honnête et juste, le réalisateur perd en efficacité en tombant dans ses travers larmoyant et en montant des faits et des affirmations approximatifs, décrédibilisant de ce fait son propos. Ajoutez à cela quelques longueurs au milieu du documentaire et les trop rares bonnes idées (le trip à Cuba par exemple) et on obtient un documentaire nécessaire, parfois hallucinant, mais globalement moyen, la faut à son réal qui ne se renouvelle pas assez.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Verdict : 3/5