[Raoul à Cannes] Vendredi 20 mai 2011

Raoul est notre envoyé spécial pour le 64ième Festival de Cannes, vous pouvez suivre ses aventures en direct ici : http://www.twitter.com/Filmgeek_fr et ses comptes-rendus sur Filmgeek :

Et voilà, c’en est terminé pour cette édition 2011. J’ai trouvé que c’était un très bon cru, même si j’ai l’impression que la Quinzaine était encore un peu faible cette année. Beaucoup de beaux films et de vrais coups de cœur comme  » La guerre est déclarée », « Take Shelter », « Le Havre », « L’exercice de l’État » ou « Les géants ». Mais ce n’est pas fini car dès que je rentre je vais mater « Le gamin au vélo » et Tree of life », histoire de compléter la sélection. Surtout que j’attendais le Mallick avec impatience, mais je préfère le voir dans les meilleurs conditions, loin de la fatigue et de la frénésie cannoise.
Voici donc les trois derniers films vus ce jour.


Drive – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film du danois Nicolas Winding Refn (Pusher, Le guerrier silencieux) tourné cette fois-ci aux États-Unis. Un homme conduit des voitures pendant des braquages, et est aussi cascadeur sur des tournages. Un pur film de genre nourri par les multiples influences du réalisateur. On pense bien sûr à Michael Mann ou à « Bullit », mais aussi à Cronenberg par moment. Le casting est vraiment bien, et j’ai pris beaucoup de plaisir pendant la projection.


This must be a place – Sélection officielle (compétition)
Nouveau film de Paolo Sorrentino (Les conséquences de l’amour, Il divo), dont l’histoire de déroule en Irlande. Sean Penn (excellent !) joue une ex-rockstar, Cheyenne, avec un maquillage très Robert Smith des Cure. Son personnage totalement décalé évolue dans un monde où il a du mal à trouver sa place. La deuxième partie devient un road movie aux États-Unis qui lorgne du côté du « Broken flowers » de Jarmush. Le film est assez beau, même s’il est très loin de l’esthétique ultra-léché de ses précédentes réalisations. Du coup le film a une image indé assez agréable. Cheyenne est très touchant et l’humour innérant à son personnage fait mouche. Une réussite !


Les géants – Quinzaine des réalisateurs
Nouveau film de Bouli Lanners (Eldorado) qui s’est entouré de trois gamins pour réaliser sa jolie fable.
Les ados se retrouvent sans parents et glandent à gauche, à droite dans les Ardennes belges. Influencé par Mark Twain et « La nuit du chasseur », le film dégage une sincérité et une poésie vraiement agréable. Les trois jeunes acteurs sont excellents et l’humour est omniprésent. Un très beau moment de cinéma !