Critique du film Super 8 de J.J. Abrams

Il y a des films comme ça où avant même leur sortie on sait que l’on va aimer, en rentrant dans la salle de cinéma on sait que le film va être bon, on en est persuadé et arrive la fin de la projection et on a aimé, beaucoup.

Super 8 fait partie de ces films. Dès le premier teaser sorti, qui voyait un train dérailler avec à son bord une mystérieuse créature essayant de fracasser le wagon dans lequel elle est enfermée, la machine était lancée. Ce teaser mystérieux n’était autre que l’oeuvre du surdoué de ces dernières années, J.J. Abrams.

J.J. Abrams est l’une des raisons qui m’a fait aimer le film avant même de l’avoir vu, l’autre raison est Kyle Chandler. Moins connu du grand public, Kyle Chandler a, pendant 5 ans, merveilleusement endossé le rôle du coach Eric Taylor dans la série américaine Friday Night Lights.

Son nom apparu au casting, j’étais alors déjà conquis et il n’a pas déçu, s’il est moins présent que la bande d’enfants héros du film, il reste d’une grande justesse dans son interprétation dans le rôle du shérif adjoint, plus ou moins proche de celui du coach Taylor.

Super 8 se déroule en 1979 dans une petite ville de l’Ohio où une bande de jeunes adolescents tournent un film en super 8 dans une petite gare abandonnée. En pleine prise d’une scène ils sont alors témoins d’un accident spectaculaire d’un train passant à ce moment là. Ils découvriront assez vite que cet accident n’en était pas vraiment un et seront témoins d’événements mystérieux.

Cinéastes amateurs ils vont devenir acteurs d’un scénario qu’ils n’avaient alors pas imaginé. Si le lien avec les Goonies (1985) est évident il est tout autant légitime, une bande de gamins partant seuls à l’aventure c’est du déjà vu certes mais Super 8 se trouve dans une optique année 80 purement assumée. L’association J.J. Abrams et Steven Spielberg rendant hommage aux classiques de ces années là ne pouvait que fonctionner. Si le film n’est alors pas forcément original, il puisse ses forces dans la méticuleuse mise en scène de J.J. Abrams rappelant cette période par certains cadrages ou dans sa direction des acteurs, il joue aussi de son habilité à mélanger action, humour et mystère. On est en plein dedans. Le film se veut un hommage à ces films que furent E.T., les Goonies par exemple et non pas une parodie sans âme.

Le film est servi par un casting excellent avec Joel Courtney, héros du film, interprétant son premier rôle au cinéma, Elle Fanning qui confirme son talent grandissant, ainsi que leurs jeunes amis. Le casting adulte n’est pas en reste avec Noah Emmerich en chef de l’armée prêt à tout pour arriver à ses fins, et bien sûr Kyle Chandler.

J.J. Abrams nous pond un film qui, s’il ne révolutionne pas le cinéma, arrive à nous fixer à notre siège pendant 2h avec une aventure, aux senteurs 80’s, passionnante sans véritable temps mort. Véritable hommage, le film tire ses références de classiques du genre sans jamais en faire trop pour notre plus grand bonheur.

Romain

La Montagne de Steven

Les petits gars de Personal Loans ont construit la montagne du succès de Steven Spielberg avec ses 20 plus gros succès sur le sol américain. Ca permet de faire un petit jeu de mot avec la syllabe « Berg » du nom du réalisateur américain. Ha ha ha.

Bref, le sketch est tout de même sympa donc on vous le fait tourner (et cliquer).

La Montagne de Steven

Les chiffres ne sont pas corrigés de l’inflation du prix du billet, ce qui signifie que si le même nombre de personnes allaient voir E.T. aujourd’hui que lors de la sortie du film, les recettes en salles auraient sans doute égalé celles d’Avatar, sans IMAX et sans 3D.

Armand