Street Marketing Glow in the dark pour Esther

A l’occasion de la sortie le 30 décembre du film Esther (dont vous pouvez retrouver notre critique ici), la Warner Bros. France va lancer à partir du vendredi 11 décembre à Paris, une campagne de street marketing plutôt originale et en accord avec l’esprit du film.

esther day

Ainsi ils afficheront dans la rue des affiches du film d’apparence classique le jour, jusque là rien de terrible donc mais c’est une fois la nuit tombée que cela deviendra intéressant et qu’elles se mettront à briller grâce à une encre phosphorescente.

esther night

Simple mais efficace, je suis certain qu’elles feront leur petit effet et qu’il n’en restera pas beaucoup le samedi matin ! 🙂

Critique du film Esther

Une projection privée organisée par la Warner, qui plus est pour voir le prochain film d’horreur de Jaume Collet-Serra (La Maison de Cire), Esther (sortie le 30 décembre 2009), ça ne se refuse pas.
Et lorsqu’on apprend qu’on aura face à nous Peter Sarsgaard (Garden State, Jarhead, Dans la brume électrique), Vera Farmiga (Un Automne à New York, Les Infiltrés) et CCH Pounder (The Shield, NY Unité Spéciale, le prochain James Cameron Avatar), on en devient forcément plutôt impatient.

L’idée générale :
Après la perte du troisième enfant qu’elle attendait, et pour conjurer les cauchemars qui s’en sont suivis, Kate (Vera Farmiga) et son mari John (Peter Sarsgaards) décident d’adopter une jeune fille de 9 ans vivant dans un orphelinat et qui les attire étrangement: Esther (Isabelle Fuhrman, dans son premier rôle). Très élégante et bien éduquée, cette fillette prend alors tout son temps pour dévoiler à sa nouvelle famille sa côté pas si doux que ça.

"Tune vas pas me dénoncer, hein ?"
"Tu ne vas pas me dénoncer, hein ?"

Le bon

Ce que je retiens avant tout, c’est l’absence de fantastique. Jaume Collet Serra réalise ici une histoire certes à base d’hémoglobine et de chat noir qui fait sursauter, mais pas que ça, loin de là. Ici, donc, pas de bébête monstrueuse ou de présence de démons. Les secrets de chacun sont bien ancrés dans le réel (même si un peu tirés par les cheveux). L’intérêt d’un film d’horreur restant aussi « crédible » (d’ailleurs j’ai beau en chercher d’autres, je n’en vois pas vraiment), c’est d’insinuer une peur plus profonde, plus proche des angoisses concrètes que de peur primales, c’est de se dire en sortant « Dieu merci, ce n’est pas à moi que cela arrive! » (Vera Farmiga). Et dans ce sens, Esther se débrouille plutôt pas mal. La pression, pas tant visuelle que mentale, grimpe tout au long du scénario, tout doucement, jusqu’au final, méritant bien les applaudissement d’une salle sous haute tension qui ne souhaitait que la relâche finale.

Une des autres choses qui m’a frappé, dans la réalisation et la mise en scène, ce sont les association entre les angles et les zones lumineuses, en particulier en intérieur: on ne sait jamais trop si la gamine se planque dans le coin ou pas, à espionner la famille. On se sent à l’étroit dans cette grande maison, coincé aux côté d’Esther…

Enfin, la performance de la fillette (Isabelle Fuhrman) est excellente et de très bon augure, on la suivra avec plaisir dans ses prochains pas !

Le moins bon

Fan du genre, j’ai tendance à ne pas vraiment voir les défauts. S’il faut cependant en citer un, ce serait une certaine lenteur générale: on a plus que largement le temps de rentrer dansm’histoire, au point de parfois s’y ennuyer un peu. Cela ne gâche cependant pas l’ambiance générale, heureusement.

Le bilan

Esther est avant tout un film d’atmosphère, qui joue sur des codes simples mais efficaces: une bonne mise en scène, des pics de tension bien placés, une ambiance sonore comme il faut. Un bon film de genre, ne tombant pas dans la relative facilité du fantastique, comme j’aimerais en voir plus souvent.