[Festival] Paris International Fantastic Film Festival : A Lonely Place to Die – Blind Alley

Depuis mercredi 23 Novembre (et jusqu’au dimanche 27) se tient à Paris, et plus précisément au Gaumont Capucines à Opéra, le PIFFF. Ce drôle de sigle est celui du Paris International Fantastic Film Festival.

La cérémonie d’ouverture du festival s’est faite avec le nouveau film de Jaume Balaguero, Malveillance. Le réalisateur de La Secte Sans Nom et co-réalisateur de REC 1 & 2 revient cette fois ci avec un thriller brillamment orchestré, à l’ambiance assez crade et malsaine emmené par un fascinant Louis Tosar. On notera également que ce film est hors compétition.

FilmGeek y est présent, par mon intermédiaire, et essayera de voir le plus de films possible. A noter que celui de minuit The Violent Kind, samedi 26 est déjà proscrit. Sinon je ne pourrais pas rentrer chez moi, ce serait bête.

Le premier film en compétition était A Lonely Place To Die

Quatrième film du réalisateur Julian Gilbey, A Lonely Place To Die nous place dans les vertigineuses montagnes des Highlands en Ecosses. Cinq randonneurs avides de sensations fortes vont voir leur escapade en montagne tournée au drame lorsqu’ils viendront en aide à une petite fille séquestrée.

Commence alors la partie survival du film, avec une course poursuite effrénée dans les montagnes. Les deux kidnappeurs veulent récupérer la fille et sont prêt à tout pour ça. Partie extrêmement efficace où Julian Gilbey sait nous surprendre par des séquences assez spectaculaires et où les spectateurs ayant le vertige en prendront pour leur grade. Il sait manier sa caméra et ça se voit, notamment lors des scènes de courses poursuites en forêt où on savoure la lisibilité de l’action. Cette première partie arrive à nous surprendre, plusieurs fois et comme je le disais, de manière efficace. Là où ça coince c’est le changement de ton, de genre que prend le film. Après ce coté survival le métrage part du coté du Thriller et abandonne les hautes altitudes pour une zone un peu plus urbaine. Mais ça ne marche pas, la chute de la tension est assez rapide et le film part un peu dans le grand-guignolesque où on sent que Julian Gilbey a voulu mettre en scène tous les genres qu’il aimait. Finalement d’un survival réussi et plein de tension on fini avec un thriller pas très original et maladroit. Dommage, le potentiel était là.

Je vous conseille tout de même d’y aller, le film vaut le coup d’oeil (Aaah ses plans larges magnifiques) et Mélissa George s’en sort plus que bien.

Le second film a entrer en compétition fut Blind Alley

On quitte maintenant les hauteurs d’Ecosse pour rejoindre le lavomatique d’une impasse glaude en Espagne. Rosa, une jeune femme de ménage passant des castings pour être comédienne se retrouve séquestrée (décidément) dans un lavomatique d’une sombre impasse.

Blind Alley est le premier film du scénariste Antonio Trashorras (L’échine du Diable, Agnosia). Il fut d’abord écrit pour être une épisode dans la série Masters Of Horror, et être réalisé par Guillermo Del Toro. Finalement Antonio Trashorras a décidé d’en faire un long métrage (1h15) et ainsi rallongé le scénario, et ça se sent tant le film tire en longueur. Beaucoup de moments sont très longs, pour un si court film c’est le comble !

Le réalisateur a également voulu nous montrer toute sa panoplie de références, mais c’est soit kitch (comme en témoigne le générique), soit lourd. On rajoute à cela un casting qui en fait des caisses (on les sent quasiment en roue libre), des pseudo twists pas efficaces pour un sous, et vous avez Blind Alley.

Bon, on retiendra aussi un peu de positif dans ce film avec une photographie très soignée et des split-screens plutôt bien pensés qui donnent au film un coté pop pas désagréable. Pas désagréable, comme l’actrice principale, Ana de Amas. Oui bon ça va, c’est pas sur toutes mes critiques que je me permet de finir sur une phrase sexiste.

Romain

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E01

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C’est la rentrée, même si Filmgeek peine à reprendre le rythme certains dans notre alliance sont déjà à fond dedans, alors c’est le moment de reprendre le best of et d’entamer la saison 3 (oui déjà !).

Au menu cette semaine : un méchant coup de vieux, un prophète et une carte.

Cartographie de la science fiction et du fantastique à la TV

Alors que FilmGeek était en pause estivale ces quelques jours avant d’attaquer sa troisième année, les gens de chez io9 “un peu tarés” ne l’étaient pas : ils ont décidé d’analyser les séries TV traitant de Science Fiction et  de Fantastique après la création de Star Trek.

Au programme :

  • 300 séries analysées depuis 1970 (la liste ici)
  • 6 thèmes principaux : extraterrestres, voyages spatiaux, robots, voyages dans le temps et magie.

Ce graphe montre que les thèmes évoluent de façon similaire au fil des ans, avec presque toujours en tête des séries parlant d’extraterrestres ou de mutants. On remarque également, un gros “TV boom” dans les années 90 avec comme tête d’affiche X-Files, Babylon 5, Buffy ou encore Stargate SG1.

Ce boom semble être fini en 2009, pour revenir à des niveaux équivalents aux années 80. Vu le nombres de séries qui sont lancées sur le marché chaque année, cela tend à montrer que les networks américains se tournent principalement vers des thèmes plus réalistes, ou en tout cas plus proches de la réalité qui nous entoure.

tvthemes

(Via)