Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E07

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Episode 7 : Cette semaine sur FG vous avez pu suivre les derniers jours du Festival International du Film de Ghent 2009 jusqu’à son palmarès pendant ce temps Paranormal Activity cartonnait au box-office US et Disney dévoilait des images de son line-up en France.
Sinon pour les joueurs, je vous rappelle qu’il y a 5×2 places pour Sin Nombre à gagner ici et ailleurs sur la cinéblogosphère, ainsi qu‘un trip à Las Vegas sur le site officiel d’Away We Go.

World Soundtrack Awards

Hier soir se terminait le festival de Ghent, avec la cérémonie des World Soundtrack Awards diffusée en direct sur un canal Belge. Divers prix furent distribués alors que la cérémonie était dédiée à Maurice Jarre, qui nous a quitté cette année.

Sans plus attendre, les résultats !

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Ghent Episode V: le pire strikes back (Astroboy)

Ma journée d’hier s’était admirablement terminée avec une projection de My Dearest Enemy, un chouette film sud-coréen goûtu et bien mis en scène. Ce matin, une petite gueule de bois m’empêche d’arriver à l’heure pour  Marching Band de, et en présence de, Claude Miller.
Tant pis, il me reste Astroboy à 11h45.

Astroboy, c’est la version feature film d’Astro le petit Robot qu’une part d’entre-vous a vu étant gamin. A la base, Astroboy est un manga d’Ozamu Tezuka qui date de 1952. La série TV arriva sur les écrans japonais dans les années 60. Après diverses adaptations, Summit Entertainment achète les droits et c’est le studio d’animation Imagi (TMNT Tortues Ninjas) qui développe le film sous la direction de David Bowers. Bowers n’en est pas à son coup d’essai en film d’animation CG puisqu’il a co-dirigé Souris City pour le compte de DreamWorks et Aardaman.

Je ne sais pas si Astroboy est vraiment fidèle au manga, mais apparemment on retrouve les mêmes thèmes.
Le fils du professeur Tenma, Toby, disparaît au cours d’un test qui tourne mal et Tenma décide de créer un humanoïde avec les « souvenirs » de Toby (merci d’ADN) mais tuné avec des fusées, armes etc (sauf les néons sous la caisse). Il est animé par une matière bleue extraterrestre positive. La création de cette matière est contrebalancée par la force rouge, néfaste, que le méchant-militaire-avide-de-pouvoir-veut-piquer. En plus, Toby 2.0 est renié par papa parce qu’il n’est qu’un robot. Astro est dégagé de Metropolis, la cité volante, et tombe sur à la surface (poubelle de Metropolis). Là il va rencontrer des gens nianianiania, considération humaniste, environnementale… Classique.

Bonne adaptation ou pas, Astroboy reste un film à destination exclusive des enfants. Malgré quelques personnages prévisibles mais marrants, le film enfile stéréotypes et situations convenues. Difficile de ne pas bailler durant la dernière demi-heure du film. Après Robots en 2005 et Wall-E en 2008, tous deux jouant dans des registres différents, le challenge était difficile à relever pour les studios impliqués. Le constat d’échec est implacable. Visuellement, le film n’a aucun brio et Robots est toujours plus impressionnant, malgré ses 4 ans d’âge. Ne parlons pas de Wall-E qui frôlait la perfections. Les doubleurs font correctement leur boulot à l’exception de Nicolas Cage qui cabotine plus que de raison.

C’est définitivement l’absence d’émerveillement visuel qui laisse le film de Bowers englué dans son message sans finesse. John Ottoman assure de son côté à la BO sans parvenir à transcender le film. A l’impossible, nul n’est tenu.

Je ne puis donc pas vous conseiller d’aller voir Astroboy, sauf si vos enfants veulent aller le voir, que vous n’avez pas déjà vu Up ou qu’il n’y a rien d’autre sur grand écran. Enfin si vous avez une grosse TV, passez-vous le bluray de Wall-E.

Le wiki d’Astroboy: http://en.wikipedia.org/wiki/Astro_Boy

Ghent Episode IV: a new post

Les prix du festival ont été attribués ce midi à l’hotel de ville de Ghent.

Le jury, composé de Filip Peeters (acteur belge), Wang Quan’an (réalisateur chinois), Niki Reiser (compositeur suisse et président du jury) et Laszlo Nemes (réalisateur Hongrois), a décerné le Grand Prix De Grote au réalisateur Haim Tabakman pour son film Eyes Wide Open.

Haim Tabarkman.
Crédit photo: Aurélien van Welden


Le film, que j’ai vu hier, raconte l’histoire d’amour impossible entre deux hommes juifs. Je n’ai pas vu tous les films en compétition, mais mon vote aurait plutôt été pour Altiplano. Malgré tout, le film de Tabarkman est une oeuvre engagée et courageuse qui mérite amplement son prix.

Les autre prix ont été attribués à Min Din – The Children of Diyarbakir de Miraz Bezar (prix spécial du jury), Nathan Larson pour son travail sur A Rational Solution de Jörgen Bergmark (Prix Georges Delerue pour la meilleure musique), Eran Merzav pour son film Zion and his Brother (prix SABAM du meilleur scénario) et Amor de Thomas Wangsmo dans la catégorie meilleur court métrage européen.

Gauche à droite: Nathan Larson, Haim Tabarkam et Eran Merzav
Crédit photo: Luk Monsaert

Il me reste encore pas mal de films à voir afin de comparer le grand prix à ses opposants. Mon classement perso. plus tard.

Ghent Episode III, la revenche des, euh…, films

Hier j’ai vu 5 films entre 9h30 et 22 heures et quelques… Voici quelques critiques expresses de ces films.

Every Little Step, d’Adal Del Deo et James D. Stern

Le film, qui sort en DVD aux USA cette semaine, est un documentaire dédié au revival de la comédie musicale « A Chorus Line« , made in Broadway.

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Ghent Film Festival Ep. 2 : Anvil ! The Story of Anvil

Qui connaît Anvil ? Même parmi les amateurs de heavy metal, peu nombreux sont ceux qui connaissent ce groupe qui fut pourtant un précurseur.

Le film Anvil! The story of Anvil montre le quotidien de ce groupe qui joue depuis plus de 30 ans avec la même énergie et la même passion, sans avoir jamais percé dans le milieu. Le film débute sur les témoignages de quelques poids lourds du heavy metal comme Lars Ulrich de Metallica ou l’inénarrable Lemmy de Motörhead, avant de montrer le quotidien du lead singer Steve « Lips » Kudlow.
Le film montre également le fiasco de la tournée 2005 et l’inépuisable énergie et foi qui animent Anvil. Certaines scènes sont surréalistes d’autres très touchantes. Sacha Gervasi, fan du groupe, réalise un excellent documentaire, à la mise en scène ambitieuse.
Le film n’est pas à destination uniquement des fans de metal car le réalisateur délivre également une vision sociale qui donnerait du bon matériel à Ken Loach et qui rappelle le Wrestler d’Aronofsky.

Les documentaires sur le metal ne sont pas légions. En 2003, Metallica faisait sa psychothérapie dans Some Kind of Monster alors qu’en 2006 Metal, a Headbanger’s Journey décrivait avec talent la passion qui anime les fans de metal.
Anvil! The story of Anvil se positionne comme le plus touchant et abouti film de son genre grâce à son humanisme et à la sympathie instantanée que l’on éprouve pour Lips et ses potes.

Festival International du Film de Gent – Episode 1

Salut à tous !

Je suis actuellement à Gent (aka Gand ou Ghent) pour le Festival International du Film. On en avait déjà parlé sur FilmGeek, le festival de Gent est un festival qui, en sus d’une classique compétition filmique, est également centré sur la musique de film avec une série de concerts et un entretien de plus de 3 heures avec Mr Umebayasi, compositeur, entre autres, d’In the Mood for Love. Cette année, le cinéma asiatique est mis à l’honneur.
Le festival a commencé le 6, mais il était impossible pour moi d’arriver avant hier soir. Après un voyage cumulant les retards (merci l’inefficacité indolente du personnel de KLM à Schipol), j’ai posé mes valises dans le centre de Gand.
Cette arrivée tardive va m’empêcher de voir la majorité des films en compétition, mais permettra néanmoins de découvrir de belles choses. Le festival est bien organisé et fonctionnel, gageons qu’il gagnera ses galons de festival européen plus connu des cinéphiles et mélomanes !

Aujourd’hui, donc, J1 pour ma présence à Gent. J’en profite pour remercier mes autres partenaires UniverCiné et Armand LeHess Autofunding Corp. (NDF : un peu plus est ça faisait ALACON) 😉

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Début tranquille avec un des films que je voulais vraiment voir : le nouveau documentaire d’Oliver Stone.
Intitulé South of the Boarder, le film du réalisateur américain veut mettre en lumière les profondes mutations socio-politiques qui ont réuni les principaux pays d’amérique du Sud dans une démarche démocratique, socialiste et dans une volonté de refus de l’hégémonie du Fond Monétaire International (FMI) et des Etats Unis.

Au cours de l’introduction de son exposé, Stone rappelle le matraquage médiatique anti-Chavez (principalement) sous l’administration Bush, dans des termes extrêmistes dont nous n’avons pas tellement eu vent en France.
L’heure trente qui suit est utilisée par Stone pour présenter ses entretiens avec Chavez le Vénézuélien, mais également les dirigeants du Brésil, de l’Argentine, de la Bolivie ou encore de Cuba. Stone a l’intelligence d’aller voir les « nouveaux » dirigeants qui veulent une Amérique du Sud unifiée et autonome, qui sont tous issus de minorités sociales ou ethniques.

Pour avoir passé quelque mois au Vénézuéla entre 2004 et 2007, j’ai apprécié la peinture plutôt juste donnée par le métrage de Stone. Au contraire d’un Moore qui provoque, Stone nous propose une vision qui semble être objective, même s’il abuse parfois d’effets de style ou d’artefacts musicaux telles que l’utilisation du thème de Medal of Honor (oui la BO du jeu vidéo composée par Giacchino) pour donner un ton patriotique à une scène du film. Tout n’est bien évidemment pas aussi rose que le ton optimiste du film pourrait nous le faire croire, mais Stone est clair dans son approche: il ne discute pas des conditions de vie du peuple, mais uniquement des changement d’approche politique et pourquoi ces pays sont déclarés comme des dictatures par les Etats Unis.
J’essaierai de faire un écrit plus complet quand j’aurai digéré les propos et réuni des arguments solides pour soutenir et/ou réfuter les propos de Stone.
Je vous conseille néanmoins ardemment la vision de ce documentaire car l’Amérique du Sud unifiée et stable sera un interlocuteur des plus importants dans les années à venir et pas uniquement de par les ressources naturelles (enjeu d’un contrôle Américain of course) phénoménales dont ces pays disposent.
Le Brésil, grâce à son pétrole et à titre d’exemple, a effacé sa dette au FMI et dispose de suffisamment d’argent pour racheter les dettes de l’Etat Français (tout comme la Norvège d’ailleurs)…

Après ce moment plutôt intellectuel, j’ai visité l’exposition « Anime ! Hi Art-Pop Culture » (cliquer pour lire le dossier de presse).

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Cette exposition, qui ne s’est pas beaucoup montrée, retrace les grandes évolutions de l’histoire de l’animation japonaise, les grands hommes et grand studios tout en présentant rapidement les grands genres d’animes. Cette exposition est issue d’une collection personnelle d’une grande richesse avec moults croquis de maîtres. On regrettera que la présentation ne sorte pas du cadre des supports disponibles pour être exhaustif: si l’on y parle de Studio Ghibli (avec Takahata et Myiazaki), on ne parle pas de Studio IG. Akira est montré, mais nulle trace de Ghost in the Shell qui me semble pourtant un incontournable. Je ne suis ni un grand fan ni un grand connaisseur d’anime ou des très nombreuses séries issues des studios japonais, mais j’ai néanmoins apprécié la visite de cette exposition qui rentre dans le cadre thématique du festival et qui se visite gratuitement.

Demain s’annonce plus chargée avec 5 films dans la journée, dont une bonne partie est déjà passée en avant première en France. Ca ne m’empêchera pas d’en parler.
Allez, zou ! Une douche et les trappistes m’attendent !

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E03

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On reprend enfin un rythme de publication plus soutenu et on essaie de varier un peu le contenu grâce au gros boulot d’Armand 🙂

Au menu cette semaine : un tribute, une promo et un festival.

Film Festival de Ghent, J-15

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Le Festival International du Film de Ghent (ou Gand en Français) n’est pas le plus célèbre des festivals du monde, mais il a deux particularités. La première, c’est de se dérouler chez nos amis belges, la seconde c’est d’être l’un des seuls, voire le seul festival à être très centré sur les musiques de films (BO et/ou scores).

Cette année, FilmGeek couvrira quelques jours de l’événement. Je tenterai de faire un compte rendu journalier du festival. Ca se déroule du 06 au 17 octobre (dans un peu plus de deux semaines donc) et, si le programme des films ne comporte pas de gros film, une partie du gratin de la composition musicale mondiale sera présente. Lors du Salon du Cinéma de Paris 2008 (on y sera encore en janvier prochain), une partie des membres de FilmGeek/Pixiel avaient pu participer à un chouette moment en compagnie de Gabriel Yared (37,2 le Matin, Chambre 1408 entre autres). A Gent, c’est le Français Desplat qu’il sera possible de rencontrer, en sus d’autres artistes de renom. De nombreux concerts sont organisés et je suis impatient de voir Kevin Costner et son groupe folk-rock.

Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site du fetival http://www.filmfestival.be/.

Cette année, le thème du festival est l’Asie et l’on retrouvera donc beaucoup d’animations directement issues de la prolixe production orientale. Les fans d’Anime iront visiter l’exposition Exhibition Anime! High Art – Pop Culture, qui sera visible les 09 et 10 octobre. J’irai y faire un tour le 10, arrivant à Gand le 09 (difficile de prendre plus de 12 jours de vacances et budget serré oblige). A noter que cette expo. a été montée seulement à Frankfort et Los Angeles. Un moment à ne pas rater, donc. Des classiques des studios Ghibli seront diffusés (l’occasion pour moi je voir Ponyo).